Sktrad
Extrait de : SOUKOTH - MATERIEL DE DOCUMENTATION ET
SUGGESTIONS D'ACTIVITES, édité par le Département Jeunesse
et Hehaloutz de l'Organisation Sioniste Mondiale sous la
direction d'Eliahou Eilon.
LA BIBLE DEVOILE LES SIGNIFICATIONS DE SOUKOTH
LE TEXTE DE REFERENCE :
LE CHAPITRE 23 DU LEVITIQUE
"L'Eternel parla à Moïse en ces termes: "Parle ainsi aux
enfants d'Israël le quinzième jour de ce septième mois
aura lieu la fête des Cabanes, durant sept jours, en
l'honneur de l'Eternel. Le premier jour : convocation
sainte, vous ne ferez aucune oeuvre servile. Sept jours
durant, vous ferez des sacrifices à l'Eternel. Le huitième
jour, vous aurez encore une convocation sainte et vous
offrirez un sacrifice à l'Eternel : c'est une fête de
clôture, vous ne ferez aucune oeuvre servile!... Mais le
quinzième jour du septième mois, quand vous aurez rentré
la récolte de la terre, vous fêterez la fête du Seigneur
qui durera sept jours. Vous prendrez le premier jour du
fruit de l'arbre hadar des branches de palmier, des
rameaux de l'arbre aboth et des saules de rivière; vous
vous réjouirez, en présence de l'Eternel votre Dieu
pendant sept jours. Vous la fêterez, cette fête du
Seigneur, sept jours chaque année, règle immuable pour vos
générations; c'est au septième mois que vous la
célébrerez. Vous demeurerez dans des tentes durant sept
jours; tout indigène en Israël demeurera sous la tente,
afin que vos générations sachent que j'ai donné des tentes
pour demeure aux enfants d'Israël, quand je les ai fait
sortir du pays d'Egypte, moi, l'Eternel, votre Dieu !"
(Lévitique 23:33-43)
SOUKOTH EST AUSSI LA FETE DE L'AUTOMNE
C'est la dernière des trois fêtes liées à l'année
agricole; c'est la célébration de la fin des récoltes :
"Trois fois par an, tu célébreras des fêtes en mon
honneur. Et d'abord, tu célébreras la fête des Azymes :
durant sept jours, tu mangeras des pains azymes (ainsi que
je te l'ai ordonné) à l'époque du mois de la germination,
car c'est alors que tu es sorti de l'Egypte; et l'on ne
paraîtra point devant ma face les mains vides. Puis, la
fête de la moisson, fête des prémices de tes biens, que tu
auras semés dans la terre; la fête de l'automne au déclin
de l'année, lorsque tu rentreras ta récolte des champs"
(Exode 34:22).
SOUKOTH EST LA FETE PAR EXCELLENCE
C'est pourquoi on l'appelle aussi :
- LE TEMPS DE NOTRE JOIE (Zman simhateinou)
- LA FETE DE DIEU (Hag Hashem) (Lévitique 23:39
- ou tout simplement : "LA FETE" (Ezéchiel 45:25)
"...et tu te
réjouiras pendant la fête et avec toi, ton fils et ta
fille, ton serviteur et ta servante, et le lévite,
l'étranger l'orphelin qui seront dans tes murs"
(Deutéronome 16:13-14).
Commentaire du Midrash : "Il est fait trois fois allusion
à la joie, à propos de la fête (de Soukoth): "et tu te
réjouiras pendant la fête... et tu pourras t'abandonner à
la joie... et vous vous réjouirez en présence de l'Eternel
votre Dieu" (Lévitique 23:40; Deutéronome 16:14/16:16),
mais à propos de la fête de Pessah il n'est pas même une
fois fait mention de la joie. Pourquoi cela ? Parce qu'à
Pessah la récolte est l'objet du jugement divin et l'homme
ne sait pas si l'année lui apportera une récolte
fructueuse ou non. De même, à propos de a fête des
Semaines (Shavouoth), il n'est fait mention qu'une seule
fois de la joie. (...) Pourquoi ne mentionne-t-on qu'une
fois la joie ? Parce qu'on rentre la récolte. Et pourquoi
alors, n'est-il pas fait mention deux fois de la joie?
Parce qu'à cette époque, c'est le produit des arbres
fruitiers qui est l'objet du jugement divin. Mais, pour la
fête, on a rentré les récoltes et les fruits, et c'est
pour cela qu'il est fait trois fois allusion à la joie que
l'homme doit éprouver."
Autre explication : "Parce qu'à Pessah les Egyptiens ont
été exterminés. Et en effet au cours des sept jours de la
fête nous disons le Hallel, tandis qu'à Pessah nous ne le
disons que la veille et le premier jour de la fête.
Pourquoi ? Parce qu'il est écrit : "Lorsque ton ennemi
tombe, ne te réjouis point; s'il succombe, que ton coeur
ne jubile pas!" (Proverbes 24:17) (Yalkouth Shimoni - Emor
23).
LE PREMIER ET LE SECOND TEMPLE ONT ETE INAUGURES A
L'OCCASION DE SOUKOTH
"Alors Salomon convoqua les anciens d'Israël tous les
chefs de tribu et chefs de famille des enfants d'Israël
près du roi Salomon à Jérusalem, pour procéder au
transfert de l'Arche d'alliance de l'Eternel à la cité de
David, qui est à Sion. Tous les citoyens d'Israël se
réunirent auprès du roi Salomon dans le mois des Ethanim,
c'est-à-dire le septième mois, pendant la fête. (...) On
transporta l'Arche du Seigneur, la tente d'assignation et
tous les objets sacrés qui s'y trouvaient; prêtres et
lévites les transportèrent ensemble. (...) Or, lorsque les
prêtres sortirent du lieu saint, une nuée s'étendit dans
la maison du Seigneur et les prêtres ne purent, par suite,
s'y tenir pour faire leur service parce que la majesté
divine remplissait la maison du Seigneur. Alors, Salomon
dit: "L'Eternel a promis de résider dans cette brume;
c'est donc bien pour toi, Eternel, que j'ai bâti cette
demeure; elle sera à jamais le siège de ta résidence!"
Puis, le roi tourna sa face et bénit toute l'assemblée
d'Israël, celle-ci restant debout" (Rois 8:1-14).
"A l'arrivée du septième mois, les enfants d'Israël étant
installés dans les villes, tout le peuple se rendit
ensemble, comme un seul homme, à Jérusalem. Alors, Yehuda,
fils de Jocadak, et ses frères les prêtres, Zorobabel,
fils de Chealtiel et ses frères se mirent a bâtir l'autel
du Dieu d'Israël pour y offrir des holocaustes, comme cela
est prescrit dans la loi de Moïse, l'homme de Dieu. Ils
rétablirent l'autel sur son (ancien) emplacement, bien
qu'ils eussent à redouter les populations des pays
(voisins), et ils offrirent des sacrifices à l'Eternel,
les holocaustes du matin et du soir. Ils célébrèrent aussi
la fête des Cabanes, comme cela est prescrit; et jour par
jour ils offrirent la quantité d'holocaustes requis pour
chaque jour" (Ezra 3:1-4).
"Le deuxième jour, les chefs des familles de tout le
peuple, prêtres et lévites se rassemblèrent autour d'Ezra
pour se rendre compte des paroles de la Torah. Ils
trouvèrent écrit ans cette Torah que l'Eternel avait
ordonné, par l'organe de Moïse, que les Hébreux devaient
demeurer dans des cabanes pendant la fête qui arrive au
septième mois, et qu'ils devaient publier et faire passer
dans toutes leurs villes ainsi qu'à Jérusalem l'avis
suivant: "Répandez-vous dans la montagne et rapportez-en
des feuilles d'olivier, des feuilles de l'arbre qui donne
de l'huile, des feuilles de myrte, des feuilles de
palmier, des feuilles d'arbres touffus, pour faire des
cabanes comme il est écrit." Le peuple sortit et en
apporta. Ils se dressèrent des cabanes, chacun sur son
toit, dans leurs cours et dans les parvis du Temple de
Dieu, sur la place devant la porte de l'Eau et sur la
place devant la porte d'Ephraïm. Toute la communauté de
ceux qui étaient revenus de captivité établirent des
cabanes et y demeurèrent aussi bien depuis les jours de
Josué, fils de Noûn, jusqu'a ce jour, les enfants d'Israël
n'avaient pas agi de la sorte.
La joie fut donc extrêmement grande. Et jour par jour, du
premier jour de la fête jusqu'au dernier, on lut dans le
livre de la loi de Dieu. Ils célébrèrent ainsi la fête
durant sept jours, et le huitième, ce fut une solennité de
clôture, conformément à la règle" (Néhémie 8:13-18).
APRES SA VICTOIRE SUR ANTIOCHUS, JUDA MACCABEE INSTITUE LA
FETE DE HANOUKA A L'IMAGE DE CELLE DE SOUKOTH
"Juda Maccabée et ses compagnons avec l'aide de Dieu,
s'emparèrent du Temple et de la ville: ils détruisirent
les autels qui avaient été édifiés sur l'emplacement de
Temple par les étrangers, ainsi que leurs idoles. Dans le
but de purifier le Temple, ils construisirent un autel
neuf en pierres imbriquées, puis apportèrent des animaux
pour les sacrifier, firent brûler de l'encens et des
bougies, puis déposèrent des pains sur l'autel.
"Après avoir accompli tout cela, ils prièrent devant Dieu
et le supplièrent de ne plus leur envoyer de tels
malheurs, et s'ils venaient encore a pécher, qu'il les
châtie dans sa Sagesse, mais qu'il ne les livre plus aux
mains des peuples étrangers. Et le Temple fut purifié à la
date même du jour où il avait été profané par les
idolâtres, le 24 Kislev. Et ils fêtèrent huit jours dans
la joie, comme pour la fête de Soukoth, dans les montagnes
et dans les grottes, comme les animaux des champs. (...)
Et tous s'assemblèrent et décidèrent que le peuple juif en
entier célébrerait d'année en année ces jours-là."
(2Maccabées 10:1-9)
Note : Les livres des Maccabées ne sont pas inclus dans le
canon juif de la Bible.
A LA FIN DES TEMPS, TOUS LES PEUPLES VIENDRONT CELEBRER SOUKOTH
"Et quiconque aura survécu, parmi tous les peuples qui
seront venus contre Jérusalem, devra s'y rendre chaque
année pour se prosterner devant le Roi, l'Eternel-Cebaot,
et pour célébrer la fête des Tentes. Et celle des familles
de la terre qui n'irait pas à Jérusalem pour se prosterner
devant le Roi, l'Eternel-Cebaot, celle-là ne sera pas
favorisée par la pluie. Que si la famille d'Egypte n'y
monte pas pour faire ce pèlerinage, elle non plus ne sera
pas indemne; mais elle subira la fléau dont l'Eternel
frappera les (autres) peuples, pour n'avoir pas fait le
pèlerinage de la fête des Tentes" (Zacharie 14:16-19).
Traduction: LA BIBLE traduite du texte original par les
membres du Rabbinat français.
SOUKOTH, FETE DE L'EAU
Lorsque le Temple existait encore à Jérusalem, la Joie de
la libation d'eau (Sim'hat beit hashoeva) était la
manifestation la plus grandiose et la plus joyeuse de la
fête de Soukoth. On disait de cette cérémonie: "Celui qui
n'a pas vu la Joie de la libation d'eau n'a pas connu la
joie."
Les détails de cette fête sont décrits dans la Mishna (la
première partie du Talmud, composée aux 1er et 2ème
siècles de l'ère chrétienne) et la Guemara (le commentaire
de la Mishna, compose entre les 3ème et 6ème siècles, à
Babylone et en Israël). Il s'agit du Traité Soukoth, dans
le Seder Moed.
HOSHANA RABA AU TEMPLE DE JERUSALEM
Le quatrième chapitre du Traité Soukoth relate
en détail la cérémonie de Hoshana Raba telle qu'elle étit célébrée au Temple :
"Voici comment on accomplissait le précepte de la branche
de saule : Il y avait au-dessus de Jérusalem une localité
appelée Motza, ou l'on se rendait pour couper de longues
branches de saule. On les apportait et les dressait auprès
de l'autel, de façon à ce que le sommet et les extrémités
des branches viennent se pencher sur l'autel. On sonnait
le shofar, des coups rapides et des coups prolongés.
"Chaque jour de la fête des Cabanes, on faisait une fois
le tour de l'autel en disant: "O Eternel, secours-nous, ô
Eternel, fais-nous prospérer" (Psaume 118:25). Au jour
spécial des saules (le septième de la fête), on faisait
sept fois le tour de l'autel."
LA LIBATION D'EAU AU TEMPLE
"Les libations d'eau avaient lieu pendant sept jours, de
la façon suivante : on prenait une bouteille en or d'une
contenance de trois log (un log se définit comme une
mesure liquide équivalente au contenu de 6 oeufs), que
l'on remplissait à la fontaine voisine, la fontaine de
Siloé. En arrivant à la Porte de l'Eau, on sonnait des
coups rapides et prolongés. En montant l'escalier de
l'autel, on tournait à gauche, où se trouvaient deux
bassins d'argent (...). Ils étaient perforés de deux
petits trous semblables à des narines, dont l'un était
plus grand que l'autre, de façon à ce que les liquides
versés s'écoulent en même temps (parce que l'eau se vide
plus vite que le vin). Le trou de l'ouest était celui de
l'eau, celui de l'est était du vin. (...)
"On engageait celui qui versait à lever haut la main, afin
de bien laisser voir qu'il répandait le liquide dans le
bassin (et non pas à terre à la façon des Saducéens); car
un jour, l'officiant versa la libation à ses pieds, et
tout le peuple le lapida avec les cédrats. La cérémonie
était la même, que ce soit en semaine ou le samedi, mais
dans ce dernier cas, on remplissait des la veille un
tonneau d'or non consacré auprès de la source de Siloé,
que l'on déposait dans une cellule."
LA FETE DU PUISAGE DE L'EAU AU TEMPLE (SIM'HATH BEITH HASHOEVA)
Le 5ème chapitre du Traité Soukoth est tout
particulièrement consacré à la narration des festivités
qui se déroulaient au sein du Temple. Il relate en premier
lieu, la fête qui se déroulait pendant le puisage de l'eau
qui servait aux libations, la fête la plus grandiose de
l'année.
Maïmonide décrit également cette fête dans son Mishné
Torah : "Les fidèles jouaient de la flûte, du violon, de
la harpe et des cymbales ou de tout autre instrument. Une
joyeuse animation régnait. La foule exprimait sa joie par
des danses et par des chants vocaux et instrumentaux."
Ce n'était pas seulement une cérémonie, mais une véritable
joie populaire. Les élèves, les sages et les prêtres se
mêlaient au peuple, dansaient dans les rues et versaient
l'eau et le vin sur l'autel, dans l'allégresse générale.
La joie de la libation d'eau est symbolisée par les
cérémonies de l'eau et du feu. Les fidèles dansaient, des
torches à la main. On raconte que Rabbi Siméon ben Gamliel
était passé maître dans ce genre d'exhibition: "il
réussissait à projeter en l'air huit torches simultanément
et à les rattraper sans que les unes touchassent les
autres."
SOUS LE SIGNE DE LA PLUIE
La fête de la Libation d'Eau attirait à Jérusalem des
milliers de pèlerins, de paysans et de travailleurs de la
terre venant de toutes les régions du pays. Alors que la
fête de la récolte symbolise la bénédiction des
agriculteurs pour les moissons de l'année écoulée, la Joie
de la libation d'eau exprimait l'espoir que fondaient les
travailleurs de la terre, au seuil de la nouvelle année
agricole.
La pluie est le plus grand bienfait pour l'agriculteur.
Sur la terre d'Israël située dans un climat semi-aride, la
sécheresse peut entraîner la famine pour toute la
population. Un traité entier de la Mishna, le Traité
Ta'anith ("des jeûnes") rappelle les cérémonies qui
avaient lieu à Jérusalem, à l'époque du Temple, pendant
les périodes de sécheresse : toute la population jeûnait
trois jours par semaine, revêtue de sacs et la tête
couverte de cendre, jusqu'a l'arrivée des pluies.
L'absence de pluie était considérée comme une malédiction,
et elle suscitait ces véritables cérémonies de deuil.
Au sujet des PRIERES POUR LA PLUIE, voir les paragraphes Hoshana
Raba et Shemini Atsereth dans le dossier SOUKOTH DANS LA
VIE JUIVE.
©1997 Le Centre Pédagogique
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The Pedagogic Center
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Updated:
Monday, October 02,
2000 10:04:52