2. Extraits des sources
 


2. Extraits des sources

 

 

 

Sept jours durant, vous mangerez des pains azymes ; et surtout, avant le premier jour, vous ferez disparaître tout levain de vos maisons. Car tout celui qui mangerait du pain levé, depuis le premier jour jusqu'au septième, serait retranché d'Israël.

Le premier jour sera jour de fête sanctifié et le septième jour sera jour de fête sanctifié ; aucun travail ne pourra être fait ces jours-là ; toutefois, ce qui sert de nourriture de chacun, cela seul vous pourrez le faire.

Observez ce jour-là comme une institution perpétuelle, d'une génération à l'autre.

Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des azymes, jusqu'au vingt-et-unième jour du mois au soir. (Exode, chap. 12, v. 15-18)

Et Moïse dit au peuple : "Qu'on se souvienne de ce jour où vous êtes sortis de l'Egypte, de la maison de la servitude, alors que, par la puissance de son bras, l'Eternel vous a fait sortir d'ici ; et que l'on ne mange point de pain levé. C'est aujourd'hui que vous partez, dans le mois d'Aviv.

Donc, lorsque l'Eternel t'aura fait entrer dans le pays du Cananéen, du Héthéen, de l'Amoréen, du Hévéen et du Jébuséen, pays qu'il a juré à tes pères de te donner, pays ruisselant de lait et de miel, tu célébreras cette cérémonie dans ce même mois.

Sept jours durant, tu te nourriras d'azymes et le septième jour sera fête en l'honneur de l'Eternel.

(Exode, chap. 13, v. 3-6)

Au premier mois, le quatorzième du mois, au soir, la Pâque sera offerte au Seigneur.

Et au quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des Azymes pour le Seigneur : durant sept jours, vous mangerez des azymes.

Le premier jour sera pour vous jour de fête sanctifié ; vous ne ferez aucun travail servile.

Vous offrirez un sacrifice au Seigneur sept jours de suite.

Le septième jour sera jour de fête sanctifié ; vous ne ferez aucun travail servile.

(Lévitique, ch. 23, v. 5-8)

Rabbi Eliezer ha-Kappar enseigne :
C'est en vertu de quatre choses que les Hébreux furent délivrés d'Egypte : ils ne changèrent pas leurs noms, ils ne changèrent pas leur langage, ils ne révélèrent pas leurs secrets et ils n'abolirent pas la circoncision.

(Midrash Zohar Tov, 114)

Rabbi Yishmaël a comparé l'exode d'Egypte à une colombe fuyant un oiseau de proie ; sur le point de se refugier au creux d'un rocher, la colombe constata qu'un serpent y nichait. Entrer dans le creux du rocher, c'était s'exposer à coup sûr à la morsure du serpent ; mais reculer c'était tomber dans les serres de l'oiseau de proie.

Comment la colombe résolut-elle le dilemme ? Elle se mit à émettre des bruits et à battre des ailes jusqu'à ce que le propriétaire du colombier vienne à la rescousse. C'est ainsi que les Israélites agirent lorsqu'ils durent affronter leur dilemme.

Ils ne pouvaient avancer dans la mer puisque les eaux ne s'étaient pas encore fendues ; ils ne pouvaient pas non plus reculer puisque Pharaon et son armée avançaient rapidement. Que firent-ils ? (Exode, ch. 14, v. 10) "Remplis d'effroi, les enfants d'Israël jetèrent des cris vers l'Eternel."

Aussitôt (Exode ch. 14, v. 30), "L'Eternel sauva Israël en ce jour".

(Shir ha-Shirim Rabba, 2)

A cet instant, les anges officiants voulurent entonner un chant devant le Saint béni soit-il. Mais le Saint béni soit-il leur dit : "Les créatures que j'ai créées sont en train de périr noyées et vous voulez chanter devant moi ?!

(Midrash Avkir, Meguilla 10)

A chaque génération, tout individu doit se considérer comme s'il était lui-même sorti d'Egypte. Certaines personnes posent des questions difficiles :

"Que nous a apporté l'exode, puisque nous sommes opprimés par d'autres puissances ? Quelle différence y a-t-il entre l'Egypte et les autres dominations ?"

Or je vous dis que lorsque les enfants d'Israël sortirent d'Egypte, ils reçurent l'essence même du bien [bien="existence réelle" dans le langage du Maharal] au point qu'ils étaient désormais aptes à être libres de par leur qualité même. Et c'est là la qualité éternelle d'Israël : il leur revient d'être libres de par leur essence même.

(Le Maharal de Prague)

PESSAH - MOTS COMPOSES

Pessah-Rishon (Pessahim 9, 3)

La Pâque célébrée le 14 du mois Nissan. Egalement appelé Pessah-Gadol ou Pis'ha Rabba.

Pessah-Shéni (Pessahim 9, 3)

La Pâque célébrée le 14 du mois Iyar par des personnes qui étaient rituellement impures ou se trouvaient trop éloignées du Temple pendant Pessah et n'avaient donc pu célébrer la fête à la date prescrite. Egalement appelé Pessah-Katan (Halla 4, 11) ou Pis'ha Zeira.

Pessah-Mitsraïm (Pessahim 9, 5)

La Pâque d'Egypte, la première Pâque célébrée par les enfant d'Israël lors de la sortie d'Egypte. Pessah-Dorot (Pessahim 9, 5) La Pâque célébrée chaque année.

Pessah-Meu'hin (Pessahim 64, 2)

"La Pâque de l'écrasé", nom donné à une Pâque qui eut lieu au temps du Second Temple. Sur le mont du Temple, se pressait une foule si nombreuse qu'un vieil homme fut écrasé dans la cohue.

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