TRUMPELDOR Joseph
Trumpeldor naquit en Russie, le 4 décembre 1880, et
trouva une fin tragique dans le combat de Tel Haï, le
29 février 1920. Il était la personnification de
l'esprit pionnier et de l'héroïsme juif.
Trumpeldor était issu d'une famille assimilée. Il
choisit la carriére militaire et quand éclata*la
guerre russo-japonaise, en 1904, il fut promu officier,
une distinction très rare pour un Juif sous le régime
des Tsars. Il perdit son bras gauche au siège de
Port-Arthur, mais continua à servir dans l'actif
quelque temps encore.
C'est à cette époque que Trumpeldor entra en relation
avec les milieux sionistes et il s'identifia aussitôt,
et avec enthousiasme, à la cause nationale juive. A la
Conférence de Romni, en 1911, il fut l'orateur
principal et y soumit un projet de fondation
d'implantations collectivistes. En 1912, après avoir
achevé ses études universitaires, Trumpeldor vint en
Palestine pour mettre en pratique ses idées.
Durant la première guerre mondiale, il conçut l'idée
d'une Unité de combat juive pour lutter aux côtés des
Alliés et il contribua activement à la formation du
"Corps des Mulletiers de Sion", dans lequel il
combattit à Gallipoli en tant qu'officier.
A la fin de la guerre, Trumpeldor rentra en Russie et
se consacra à l'organisation de l'émigration de la
jeunesse juive en Palestine. C'est dans ce but qu'il
fonda le Mouvement pionnier Hehaloutz.
Trumpeldor revint en Palestine en 1919, et contribua à
l'unification des deux Mouvements ouvriers juifs
parallèles.
Dans les premières années qui suivirent la guerre de 1914-1918,
les troubles étaient fréquents dans la Palestine septentrionale;
la frontière
avec la Syrie n'était pas encore fixée entre les Anglais et les
Français. Des bandes de Bédouins armés maraudaient
dans cette zone litigieuse, où se trouvaient deux implantations collectivistes
nouvellement fondées, Kfar Guiladi et Tel-Haï. Trumpeldor assuma
l'organisation de leur défense et c'est à Tel-Haï qu'il trouva
la mort, à côté de cinq camarades, dont deux femmes. Certains
disent aue ses derniers mots furent : "Il est bon de mourir pour notre
pays".
Source : Les constructeurs de la patrie,
Publications du Département de la Jeunesse de
l'Organisation Sioniste
©1998 Le Centre Pédagogique
Created: 11/12/97
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