Le Mandat britannique

 

 



 


Le Mandat britannique

par David Mendelsson

 


[Le Mandat britannique][Correspondance MacMahon-Hussein]
[Accord Sykes-Picot][La Déclaration Balfour]
[L'administration militaire britannique en Palestine]
[
Le Mandat britannique sur la Palestine]
[Les haut-commissaires][Les Livres blancs]
[La Commission d'enquête Haycraft][Le Livre blanc de Churchill][La Commission Shaw]
[Le Rapport Hope-Simson][Le Livre blanc de Passfield][La Commission Peel]
[La Commission Woodhead][Le Colloque de St. James][ Le Livre blanc de MacDonald]
[La Commission d'enquête anglo-américaine][Le Plan Morrison-Grady]
[Le Comité spécial des Nations Unies en Palestine (UNSCOP)]
[Fin du Mandat britannique]



Le Mandat britannique :

Le Mandat est l'un des éléments d'une conception de la Société des Nations, selon laquelle "les peuples qui ne sont pas encore capables de se gouverner" devront être administrés par les "nations avancées". Ces nations -- principalement les pays alliés-- transmettront ultérieurement le pouvoir aux populations locales. Dans l'histoire de la Palestine, le Mandat s'étend sur la période de 1920 à 1948; ses frontières excluent la Transjordanie à partir de 1922.

Depuis 1902, Herzl et Weizmann avaient prévu que c'était la Grande-Bretagne qui avait le plus de chances --et le plus de motivation-- de contrôler le territoire de la Palestine, si l'Empire ottoman, qui se trouvait sur son déclin, venait à prendre fin. Le transfert du pouvoir eut lieu comme conséquence de la Première guerre mondiale, dont les Anglais furent victorieux.

La période du Mandat commença heureusement pour la communauté juive, mais sa fin fut amère, du fait de l'opposition arabe croissante, et de la déception du Mouvement Sioniste, qui se vit incapable de venir au secours du judaïsme européen expose à l'anéantissement, et d'obtenir l'assurance de la création d'un État juif. Ce processus historique est décrit dans les documents ci-dessous.

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1915-16 - Correspondance MacMahon-Hussein :

Échange de lettres entre Sir Henry MacMahon, haut-commissaire britannique pour l'Egypte, et le shérif Hussein de la Mecque pendant la période 1915-16. MacMahon propose au shérif une aide de l'Angleterre pour favoriser l'indépendance nationale du monde arabe; celui-ci devra, en échange, organiser une rébellion contre l'armée turque.
Les deux points importants sont les suivants :

  • Les frontières précises du futur État arabe ne seront pas fixées, en particulier parce que les Anglais ne tiennent pas à nuire aux intérêts de la France, son alliée.
  • La Palestine n'est pas mentionnée nommément dans cette correspondance, et il existe une controverse parmi les historiens sur le fait de savoir si elle est considérée comme incluse dans le territoire arabe, dans cette correspondance.

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1916 - Accords Sykes-Picot :

Accord secret entre les gouvernements français et anglais, concernant le partage de l'Empire ottoman entre les pays alliés dans la guerre (mai 1916. La Russie prend part elle aussi aux délibérations, et en accepte les termes. Les Italiens accepteront également cet accord. Celui-ci stipule que la France exercera un contrôle direct sur la plus grande partie de la Galilée, tandis que l'Angleterre contrôlera le petit territoire de la baie Haïfa-Acre. Le reste de la Palestine --à l'exclusion de Beersheva et du Néguev-- sera placé sous administration internationale.

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1917 - La Déclaration Balfour :

Déclaration officielle, sous forme de lettre, adressée par Lord Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, à Lord Lionel Walter Rothschild, et datée du 2 novembre 1917 : "Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif".

La plupart des historiens estime que cette déclaration a pour but de promouvoir les intérêts militaires et stratégiques de l'Angleterreau Moyen Orient, en particulier pour accroître son influence à la suite de l'Accord Sykes-Picot. Le représentant du Mouvement Sioniste, impliqué dans la négociation qui mène à l'octroi de cette Déclaration, est Le Dr. Haïm Weizmann.

Le Document du Mandat, tel qu'il sera ratifié par la Société des Nations in 1922, contiendra le texte intégral de la Déclaration Balfour.

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1918-20 - L'administration militaire britannique en Palestine :

A la suite de la conquête britannique de la Palestine et des contrées voisines, les Anglais établissent une administration militaire, appelée "Administration des territoires ennemis occupés" (O.E.T.A.- Occupied Enemy Territory Administration).

Malgré l'octroi de la Déclaration Balfour en novembre 1917, ils continuent a appliquer la législation ottomane en Palestine. Ce n'est qu'après que la Conférence de Paix de Paris (1919), et la Conférence de San Remo (1920) auront ratifie le principe selon lequel la Palestine deviendra un territoire du Mandat britannique, que l'administration civile sera mise en place.

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1920-48 - Le Mandat britannique sur la Palestine :

C'est à la Conférence de San Remo, en 1920, que la Société des Nations accorde à la Grande Bretagne le Mandat sur la Palestine, mais les termes de celui-ci ne seront ratifiés que deux ans plus tard. Les Anglais ont la responsabilité de mettre en oeuvre la Déclaration Balfour, en menant des négociations avec l'Agence Juive, "pour faciliter l'immigration juive... et promouvoir le peuplement de la terre." Le Mandat reconnaît aussi le lien historique du peuple juif avec la Palestine.

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Les haut-commissaires :

Titre donné au chef de l'Administration britannique en Palestine, entre juillet 1920 et mai 1948. Il y aura sept haut-commissaires; le premier d'entre eux est Sir Herbert Samuel, un Juif et un sioniste (voir aussi : Le Livre blanc de Churchill). Les haut-commissaires jouissent d'une large sphère d'autorité, dans presque tous les domaines du gouvernement local, bien que les décisions soient prises en dernier ressort par le Gouvernement britannique.

Les successeurs de Herbert Samuel sont : Lord Palmer, Sir John Chancellor, Arthur Wawchope, Sir Harold MacMichael, Lord Gort, Sir Alan Cunningham.

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Les Livres blancs :

Les "Livres blancs" sont des prises de position officielles du gouvernement britannique sur des problèmes politiques. Chaque Livre blanc concernant la Palestine porte le nom du ministre des Colonies en poste lors de sa promulgation, par exemple, le Livre blanc de Churchill (1922), le Livre blanc de Passfield (1930), le Livre blanc de MacDonald (1939).

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1921 - La Commission d'enquête Haycraft :

Sir Herbert Samuel crée cette commission dans le but d'apaiser l'atmosphère en Palestine à la suite des émeutes arabes de mai 1921. La commission déclare que les Arabes sont responsables du déclenchement de la violence, mais elle ajoute que les racines des troubles résident dans l'anxiété des Arabes, face aux engagements pro-sionistes pris par les Anglais. La Commission d'enquête Haycraft est une étape du processus menant à la publication du Livre blanc de Churchill.

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1922 - Le Livre blanc de Churchill :

Document politique officiel qui redéfinit l'interprétation donnée par les Anglais a leurs responsabilités envers la création d'un foyer national juif. Le document établt que le gouvernement ne souhaite pas voir la Palestine devenir "aussi juive que l'Angleterre est anglaise", mais souhaite plutôt créer "un centre auquel le peuple juif dans son ensemble puisse, pour des raisons de religion ou de race, éprouver de l'intérêt et de l'orgueil".

Le Livre blanc confirme le droit des Juifs à immigrer en Palestine, tout en stipulant que le nombre des immigrants ne devrait pas être supérieur a la capacité d'intégration du pays. Il recommande la création d'un Conseil législatif qui comprendrait douze membres élus et dix membres officiels. Bien que ce document porte le nom de Churchill, il relève surtout de l'influence du haut-commissaire, Sir Herbert Samuel.

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1929-30 - La Commission Shaw :

Commission d'enquête envoyée en Palestine fin 1929, à la suite des émeutes arabes. La Commission publie son rapport en mars 1930, bien que l'un de ses quatre membres, Lord Snell, ait rédigé une opinion différente. Les recommandations principales de la commission sont : la demande d'une déclaration d'intentions immédiate des Anglais à propos de la Palestine, d'un réexamen de la politique d'immigration, la création d'une commission d'enquête scientifique, chargée d'étudier l'utilisation de la terre et son potentiel (voir : Rapport Hope-Simpson), ainsi qu'une clarification des relations de l'Organisation Sioniste avec le Mandat.

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1930 - Rapport Hope-Simpson :

Commission comportant un seul membre, fondée sur la recommandation de la Commission Shaw pendant l'été 1930, pour étudier la capacité économique d'intégration de la Palestine. Hope-Simpson s'intéresse particulièrement aux potentiel de développement agricole du pays. ll conclut que l'achat de terres par les Juifs aurait pour résultat la privation de propriété pour une partie croissante de la population arabe. Par conséquent il estime qu'il faut réduire l'immigration des Juifs et leurs achats de terres. Le Livre blanc de Passfield adoptera ces recommandations.

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1930 - Le Livre blanc de Passfield :

Prise de position politique du gouvernement britannique a la suite des émeutes du 21 octobre 1930, et des recommandations de la Commission Shaw et du rapport Hope-Simpson. Passfield appelle à renouveler la tentative de créer le Conseil législatif, et soutient les conclusions de Hope-Simpson sur l'utilisation de la terre et son potentiel agricole. Sur la question cruciale de l'immigration, l'esprit de ce Livre blanc s'oppose à une politique généreuse envers les sionistes.

Le Mouvement Sioniste organise une campagne à grande échelle contre le Livre blanc, et, dans une lettre ouverte à Haïm Weizmann, en février 1939, Ramsay Mac Donald, premier ministre britannique, s'engage implicitement à faire abroger ce document (engagement qui ne sera pas suivi d'effet).

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1936-7 - La Commission Peel :

commission royale désignée en août 1936 par le gouvernement britannique pour étudier le problème de la Palestine à la suite de l'éclatement de la révolte arabe. Earl Peel est le président de la commission, mais le plus influent de ses membres est le professeur d'Oxford Reginald Coupland. La commission entend plus de 30 témoins : Juifs, sionistes, Arabes de Palestine et d'autres nationalistes arabes. Dans son rapport, publié en juillet 1937, elle recommande le partage de la Palestine en un État juif (le long d'une partie de la plaine côtière, incluant la vallée de Jezreel et la plus grande partie de la Galilée) et un État arabe (comprenant la plus grande partie des territoires restantsainsi que la Transjordanie), avec un corridor contrôlé par les Britanniques, allant de Jérusalem jusqu'à Jaffa. Afin de résoudre le problème délicat de l'équilibre des populations juive et arabe dans l'Etat juif envisagé, elle propose l'idée d'un transfert de populations.

Le plan de partage est rejeté par les Arabes, à l'exception d'Abdallah de Transjordanie, et il divise le Mouvement Sioniste. De toutes façons, le gouvernement britannique rejettera ce plan, comme on le voit à l'évidence à propos de la Commission Woodhead et du Livre blanc de MacDonald.

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1938 - La Commission Woodhead :

Officiellement créée pour étudier la possibilité concrète de partager la Palestine, suivant la recommandation de la Commission Peel. Mais il ne fait aucun doute que cette enquête est entreprise avant tout pour faire face à l'opposition grandissante des Arabes au Mandat britannique, aussi bien à l'intérieur de la Palestine (où la révolte arabe a repris) qu'à l'extérieur). Dans son rapport, publié en automne 1938, la commission aboutit à la conclusion que le partage n'est pas réalisable.

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1939 - Le Colloque de Saint-James :

La Table ronde de St.James Palace, qui a lieu à Londres en février 1939, est réunie officiellement par MacDonald, le ministre britannique des Colonies, pour résoudre l'impasse entre Arabes et Juifs au sujet du partage. Toutefois les Anglais sont très conscients du fait qu'il y a peu d'espoir de concilier les deux camps. Ce fait est illustré par le refus de la délégation arabe de s'asseoir à la même table que les délégués sionistes.

Haïm Weizmann dirige la délégation juive. La délégation arabe comprend les représentants de cinq pays, et celle des Arabes de Palestine.

Les deux parties mènent un dialogue de sourds :
La délégation juive réclame un accroissement de l'alya (des quotas d'immigration plus élevés), plus d'implantations juives et la création d'une force de défense légale. Les Arabes rejettent la Déclaration Balfour, et demandent l'interdiction de l'immigration juive et de l'achat de terres par les Juifs. Le secrétaire aux Colonies, MacDonald, déclare que le gouvernement de Sa Majesté a l'intention de mettre fin au Mandat, et de créer un État Palestinien allié à l'Angleterre.

Les historiens s'accordent à penser que ce colloque était, en fait, une partie d'un plan calculé pour permettre aux Anglais de se présenter comme un élément impartial dans la négociation, bien qu'en réalité ils aient déjà été engagés dans une politique de conciliation envers les Arabes, devant la perspective de la deuxième guerre mondiale. Les Anglais savaient que les Arabes allaient rejeter l'idée du partage, et ils avaient besoin d'un forum pour démontrer qu'il s'agissait d'une option irréalisable avant de la rejeter eux-mêmes officiellement.

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1939 - Le Livre blanc de MacDonald :

Prise de position politique du gouvernement britannique, publiée le 17 mai 1939. A la suite des conclusions de la Commission Woodhead déclarant que le partage était irréalisable, et l'échec du Colloque de St. James Palace, une nouvelle politique est instaurée en Palestine.

Connue sous le nom de "Livre blanc de MacDonald", cette politique propose la création dans les dix ans d'un État unique en Palestine, avec des frontières allant de la Méditerranée jusqu'au Jourdain. Le Livre expose aussi un plan de cinq ans pour l'immigration de soixante-quinze mille juifs (dix mille personnes par an et vingt-cinq mille réfugiés par la suite), mais ensuite, il n'y aura plus d'immigration sans l'accord des Arabes. Dans le Règlement foncier, présenté en mars 1940 devant le Parlement britannique, la possibilité de vente de terres aux Juifs fait l'objet de sévères restrictions

Le Mouvement Sioniste considère le Livre blanc comme "un acte de trahison", "estimant qu'il condamnera la population juive a un statut minoritaire dans le pays, et mettra fin à tout espoir de voir un Etat juif se créer.

La publication du Livre blanc doit être comprise dans le contexte plus large des intérêts politiques anglais face à l'escalade des hostilités qui précèdent l'éclatement de la seconde guerre mondiale, mais son texte ne tient pas compte de la gravité des menaces que le nazisme fait peser sur les Juifs d'Europe. Dans la perspective de la guerre, il clair pour les experts du ministère des Affaires étrangères que les Anglais n'ont pas intérêt a offenser les Arabes ou le monde musulman. La politique britannique au Moyen Orient se fonde jusqu'en 1947 sur le Livre blanc de Mac Donald jusqu'au ce vote de l'ONU sur le partage de la Palestine le 29 novembre).

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1945-6 - La Commission d'enquête
anglo-américaine
:

Après la seconde guerre mondiale, et la dette contractée par les Anglais envers les États Unis (qui sont venus à leur secours), le Gouvernement Attlee désire fortement associer les Américains aux décisions prises à propos de la Palestine. Un comité est créé, comportant un nombre égal de délégués anglais et américains, avec la mission officielle de trouver une solution au problème des réfugiés juifs, dans le contexte général du problème de la Palestine.

La recommandation principale du comité, publiée en avril 1946, appelle le gouvernement britannique à autoriser l'immigration immédiate de 100,000 réfugiés juifs en Palestine. Elle recommande aussi l'abolition du Règlement foncier de 1940, et l'adoption d'une Administration autonome pour la Palestine. Le gouvernement britannique rejette ces propositions.

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1946 - Le Plan Morrison-Grady :

Proposition britannique pour une solution au problème de la Palestine, fondée sur une fédéralisation ou une cantonisation. Ce plan est élaboré en août 1946 par Herbert Morrison, vice-premier ministre britannique, et Henry Grady, ambassadeur des USA.

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1947 - Le Comité spécial des Nations Unies en Palestine (UNSCOP) :

L'UNSCOP (United Nations special Committee on Palestine) est fondé en avril 1947, lorsque le gouvernement britannique présente le problème de la Palestine aux Nations Unies. Les onze membres de ce comité d'enquête ne parviennent pas à se mettre d'accord sur une solution et, à la place, publient des rapports majoritaires et minoritaires. Le point de vue majoritaire recommande le partage de la Palestine en deux États, l'un juif et l'autre arabe. Il conseille aussi que Jérusalem devienne une ville internationale.

C'est ce rapport qui est présenté a l'Assemblée générale de l'ONU le 29 novembre 1947, et qui est adopté comme Résolution 181. Trente-trois pays votent pour ce plan, treize s'y opposent et dix s'abstiennent. Evénement historique inhabituel, les États Unis et l'Union Soviétique soutiennent la résolution, tandis que l'Angleterre s'abstient, promettant seulement d'évacuer ses troupes jusqu'en août 1948. En fait, les Anglais partiront trois mois plus tôt, le 14 mai.

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Fin du Mandat britannique :

Les motifs du départ des Anglais font l'objet de nombreux débats parmi les historiens. Certains pensent que les Anglais évacuent la Palestine à la suite des actes de violence commis par certaines organisations de résistance juive. ll s'agit en particulier du bombardement de l'Hôtel Kig David (juillet 1946), et de la pendaison de deux sergents (juillet 1947) 1947) --tous deux perpétrés par le Etzel (Irgoun)-- et qui auraient dissuadé les Anglais de rester dans la région. D'autres pensent que c'est à cause de l'entreprise d'immigration illégale menée par la Hagana qu'ils décident de quitter la Palestine, parce que celle-ci constitue une source d'embarras considérable pour le gouvernement britannique.

Mais d'autres historiens considèrent le retrait britannique de Palestine comme une part de sa liquidation de l'Empire, due à la situation économique désastreuse qui suit la guerre. Pendant la période 1945-48, l'Angleterre se retire de parties très importantes de son Empire, et même des Indes, le "joyau de la Couronne". La situation économique de l'Angleterre place ce pays sous la dépendance des USA, qui a donc son mot à dire sur le problème de la Palestine. Dans ce contexte, l'opinion juive américaine se rallie très efficacement à la cause sioniste : Truman, qui assure la présidence des USA après la mort de Roosevelt, cherche un soutien public à la fois pour les élections au Congrès et pour les élections présidentielles, et il est donc réceptif aux demandes du lobby juif.

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Updated: April 06 ,1997
 

 


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