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No 9 - 28 Adar I 5760 5 mars 2000

Le Congrès international des médias juifs, parrainé par l’Organisation Sioniste et l’Agence Juive

La «ligne rouge» de Barak

Dans cette édition:
L’enquête sur l’attentat meurtrier de 1994 en Argentine
Le soutien du CRIF à Lionel Jospin
Pour libérer les Juifs iraniens
L’antisémitisme en Hongrie
Le journal d’Eichmann
Des indemnités suisses en Asie centrale
Savez-vous que...
Tsahal à la recherche des parents de victimes
Des mariages «conservative» et réformés
La belle vie au Luxembourg
Retour aux sources juives en Turquie
Judaïsme et spaghettis
Des ingénieurs d’origine éthiopienne
La communauté juive du Zimbabwe
L’enseignement de l’hébreu à Tachkent
La semaine dernière en Israël
Un rescapé de l’enfer tchétchène
Un peu d’humour juif
Le tapis volant
Bon appétit

Le Premier ministre, Ehud Barak, Sallai Meridor, président de l’Agence Juive pour Israël, le rabbin Joseph Wernick, président du Département des Activités Sionistes de l’Organisation Sioniste Mondiale et président du Congrès, Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste Mondiale

«Aucune manœuvre parlementaire n’empêchera le peuple d’Israël de poursuivre le processus actuel de paix», a déclaré Ehud Barak, le Premier ministre israélien, suite aux scores remportés par les partis d’opposition au vote préliminaire sur le projet de loi visant à assurer une majorité relative d’opposants au référendum sur le retrait du Golan.

Ehud Barak a fait cette déclaration au cours de la séance de clôture du VIIIe Congrès international des médias juifs qui s’est déroulé la semaine dernière à Jérusalem sous l’égide de l’Organisation sioniste mondiale, de l’Agence Juive, du Keren Kayemet, du Keren Hayessod, du ministère des Affaires étrangères, du Jerusalem Post et de la Banque Hapoalim.

Outre le Likoud, les partis Israel Bealiya, le parti national religieux Mafdal, le Shas, deux députés du Shinoui ainsi que le député Maxime Lévy, frère du ministre des Affaires étrangères du parti Israel Ehad, ont voté pour ce projet de loi. Les membres de la coalition, pour leur part, critiquent violemment ce projet qu’ils taxent d’anti-démocratique car retirant leur influence aux voix arabes et avantageant l’opposition au retrait du Golan, puisqu’il n’accorde pas aux Israéliens résidents à l’étranger le droit de se prononcer sur le référendum.

Soulignons que ce projet de loi risque fort d’être neutralisé par la Commission législative de la Knesset, où le gouvernement et les partis arabes possèdent la majorité.

Barak a saisi l’occasion de ce discours pour rappeler les grandes lignes de son programme politique en matière de paix, de sécurité, d’économie, de société et de solidarité du peuple juif.

En matière de sécurité, le Premier ministre a précisé qu’Israël est la principale puissance de la région, dans un rayon de 1500 km autour de Jérusalem. De par la nature des régimes qui l’entourent, Israël est tenu, même avec la garantie d’accords de paix, de veiller à concentrer ses forces militaires. Avec le processus actuel de paix s’ouvrent des opportunités qui ne dureront pas éternellement, d’autant que des pays islamistes extrêmistes tels l’Irak et l’Iran acquièrent de plus en plus d’armements non conventionnels. «J’ai été élu à une majorité sans précédent après avoir présenté ma plateforme politique, et je suis bien décidé à promouvoir le processus de paix et à parvenir à des accords avec nos partenaires arabes, Syriens compris,» a souligné le Premier ministre.

A propos de la Syrie et du Liban, E. Barak a ajouté: «Je me suis engagé à évacuer le Liban jusqu’en juin, si possible dans le cadre d’un accord de paix avec la Syrie.

Le Premier ministre israélien, qui n’a pas fait de référence directe à la question controversée du retrait du Golan sur les frontières du 4 juin 1967, a tout de même précisé que le tracé des frontières devra prendre en compte les exigences de sécurité, les moyens de dissuasion, les ressources hydrauliques, etc. Il a ajouté que seules des négociations directes entre le gouvernement israélien et celui de Damas sont susceptibles d’aboutir à un accord de paix.

Barak a précisé qu’Israël n’a pas peur de la guerre, mais que son peuple préfère de loin saisir l’occasion actuelle de négocier avec la Syrie.

Concernant l’état des pourparlers avec les Palestiniens, Barak a précisé les limites que son gouvernement s’est fixé en matière de concessions: 1. Pas de retour aux frontières de 1967. 2. Jérusalem restera unie et sous souveraineté israélienne. 3. La plupart des habitants des implantations pourront rester vivre chez eux. 4. Pas de déploiement d’une armée arabe à l’ouest du Jourdain. 5. Les réfugiés palestiniens ne pourront être «rapatriés» en territoire israélien. «Je pense que nous parviendrons à un accord avec Arafat dans l’espace d’un an, mais cela ne dépend pas seulement de nous. Pour danser le tango, il faut être deux.»

Le Premier ministre a souligné que les accords de paix stimuleront le développement économique et social d’Israël: «Pour combler les écarts de notre société, il nous faut redoubler de croissance et d’investissements, à raison de plusieurs milliards, c’est plus facile en temps de paix.»

Sur le plan de l’éducation: la matière grise étant la seule matière première que possède Israël, il est essentiel d’investir massivement dans ce domaine.

Pour ce qui est du peuple juif: nous risquons de perdre des segments entiers de notre peuple du fait des mariages mixtes, et c’est pourquoi il nous faut œuvrer de façon systématique à l’approfondissement de l’identité juive et à la multiplication des visites en Israël de jeunes Juifs par le biais des programmes conçus par l’Agence Juive, «Taglit» notamment, conjointement avec les communautés juives du monde entier.

Ariel Sharon, chef de l’opposition, a déclaré au cours de la conférence de presse donnée au Congrès avant la prestation d’Ehud Barak, qu’il envisage favorablement le retrait immédiat du Liban et le redéploiement des forces le long de la frontière nord d’Israël. Sharon a souligné la nécessité de distinguer le problème libanais des négociations avec la Syrie, Assad utilisant le Hezbollah comme un atou contre Israël.

Le chef du Likoud, qui soutient le mouvement d’opposition au retrait du Golan, a également été le principal concepteur du projet de loi sur le référendum en cas de traité avec la Syrie.

Sallai Meridor, président de l’Agence Juive, s’est prononcé au Congrès contre tout amendement à la Loi du Retour et a souligné l’importance de l’unité du peuple juif et de son soutien à l’État d’Israël. Il a également préconisé des efforts conjoints pour étayer l’identité juive et l’éducation sioniste et renforcer les liens entre Israël et la Diaspora.

Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, a pour sa part fait appel aux journalistes juifs pour qu’ils joignent leurs efforts à ceux de l’Organisation Sioniste Mondiale contre la menace que constitue Haider et son parti en Autriche. Selon lui, la démission de Haider n’est qu’une manipulation visant à détourner l’attention de l’opinion publique. Chesler est convaincu qu’il faut continuer à lutter jusqu’à ce que le parti des Libertés de Haider soit exclu de la coalition du gouvernement autrichien.

Les ministres Natan Sharansky, Yuli Tamir, Shimon Peres, le rabbin Malchior, l’ambassadeur sortant d’Israël aux Etats-Unis Zalman Shoval et l’ambassadeur d’Israël en Jordanie Oded Eran (qui dirige la délégation israélienne aux négociations avec les Palestiniens) ont prononcé des allocutions au cours du Congrès. Les journalistes juifs ont visité le Golan où ils se sont entretenus avec la population locale, ainsi que les sites proches de Jérusalem où l’Agence Juive est particulièrement active.

Dans cette édition:

L’attentat terroriste contre le bâtiment de communauté juive de Buenos Aires: arrestation d’un nouveau suspect

Un citoyen argentin d’origine syrienne, récemment arrêté à Buenos Aires, est suspecté de complicité dans l’attentat sanglant de 1994 qui a détruit l’édifice de la communauté juive de la ville. Kito Hasson, chef de la délégation de l’Agence Juive en Amérique latine, rapporte que l’enquête de la police a débouché sur de nouvelles arrestations, dont des fonctionnaires de police qui étaient censés assurer la sécurité de l’édifice.

La communauté juive argentine est la plus importante d’Amérique latine, avec ses 200 000 membres, dont la grande majorité résident à Buenos Aires. Les institutions communautaires pâtissent depuis plusieurs années d’une crise grave et les sources de financement de la communauté ont considérablement diminué.

L’impuissance de la police locale à arrêter les coupables de l’attentat de 1992 perpétré contre l’ambassade d’Israël, puis de 1994 contre le bâtiment communautaire qui a fait 86 morts, Juifs et non Juifs, suscite un malaise généralisé au sein de la population juive.

«Une grande partie des suspects interrogés à l’heure actuelle pour complicité dans les deux attentats, sont des policiers, souligne Kito Hasson. C’est le fait qu’aucun des policiers censés assurer la garde des deux bâtiments attaqués n’a compté au nombre des victimes qui a soulevé les soupçons des enquêteurs.»

Toujours selon Hasson, l’enquête sur l’attentat du Centre communautaire a été menée avec une extrême lenteur et celle sur l’attentat contre l’ambassade d’Israël - qui a fait 26 morts - n’a pas encore été entamée. Le nouveau président, Fernando de la Rua, qui succède à Carlos Menem, s’est engagé à plusieurs reprises, au cours de sa campagne électorale, à intensifier l’enquête et à hâter l’arrestation des coupables.

L’Agence Juive, pour sa part, dans la situation sécuritaire et financière critique de la communauté juive, a multiplié ses interventions en Argentine: ainsi, en 1999, une allocation spéciale de 400 000 dollars a été accordée, qui est venue s’ajouter aux quelque 4 millions de dollars versés annuellement par l’Agence Juive pour renforcer l’éducation juive et sioniste et les activités d’émigration et d’intégration en Israël.

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Réaction de la communauté juive de France aux déclarations de Lionel Jospin

Selon Dov Puder, chef de la délégation de l’Agence Juive en France, la communauté juive de France a exprimé un soutien massif à la position du Premier ministre Lionel Jospin qui a condamné, lors de son récent séjour en Israël, les attaques du Hezbollah et tous les actes terroristes, qui menacent le processus de paix au Proche-Orient.

Henri Hajdenberg, Président du CRIF et le Grand-Rabbin Sitruk ont rendu public la semaine dernière leur soutien inconditionnel à la position adoptée par le Premier minsitre Jospin. Hajdenberg a tenu à rappeler l’attentat suicide d’un terroriste du Hezbollah, en octobre 1983 à Beyrouth au quartier général des forces françaises, qui a provoqué la mort de 58 soldats français. «Cette opération revendiquée par le mouvement chiite libanais Hezbollah contre des militaires français venus protéger des populations civiles, était-elle un acte de terrorisme?», s’interroge Henri Hajdenberg dans son communiqué de presse.

Pour le président du CRIF, ceux qui ont condamné publiquement les déclarations de Lionel Jospin expriment leur soutien aux opérations armées du Hezbollah. Les conséquences de cette reconnaissance de facto du mouvement chiite comme milice combattante du gouvernement libanais, risquent d’être catastrophiques: la défense des intérêts libanais passe par la prise en compte des deux partenaires de ce pays: la Syrie et Israël.

A son discours à l’Assemblée nationale, le Premier ministre français a réitéré ses déclarations sur le terrorisme du Hezbollah, en soulignant qu’à un moment où des efforts gigantesques sont investis dans l’élaboration de traités de paix, il importe de condamner toute activité risquant d’ébranler les tentatives actuelles.

De son côté, la communauté juive de France s’est rangée aux côtés de Lionel Jospin dès après les jets de pierre qui l’ont accueilli à l’Université Bir Zeit.

Selon les chiffres de l’Agence Juive, la communauté juive de France se compose de plus de 600 000 membres, dont la moitié résident à Paris et dans les environs de la capitale. Les principales organisations juives sont le FSJU, le Consistoire et le CRIF. Les 150 établissement scolaires juifs de France sont fréquentés par plus de 25 000 élèves.

La délégation de l’Agence Juive en France est formée de 18 délégués chargés de la promotion de la aliya et de l’identité juive. L’an dernier plus de 7000 jeunes ont participé aux activités organisées par les mouvements de jeunesse sionistes. Environ 1500 Juifs français ont immigré en Israël en 1999.

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Intervention de l’Administration américaine au profit des Juifs incarcérés en Iran

Ned Walker, le sous-Secrétaire d’État américain, a annoncé récemment que l’Administration américaine multipliait ses interventions auprès de nombreux pays pour qu’ils fassent pression sur le gouvernement iranien au profit des 13 Juifs accusés d’espionnage pro-américain et pro-israélien.

Ronald Lauder, qui dirige le Comité des présidents des communautés juives américaines, et le vice-président, Malcolm Hoenlein, ont précisé que les accusations d’espionnage sont arbitraires et que les 13 Juifs sont innocents et injustement détenus depuis un an.

«Les interventions des Etats-Unis, de l’Europe et de nombreux pays, dont des pays musulmans qui se sont prononcés contre ces détentions arbitraires, sont pour nous une source d’espoir et d’encouragement», ont déclaré les deux dirigeants juifs américains en remerciant Ned Walker.

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Antisémitisme en Hongrie

«Les rapports sur l’antisémitisme politique en Hongrie sont exagérés», a déclaré Janos Desi, rédacteur en chef du quotidien Nepszava publié à Budapest, au cours de sa récente visite en Israël où il a pris part au Congrès des médias juifs. Interrogé sur les déclarations du vice-Premier ministre hongrois, Lazlo Kover, Desi a déploré le succès remporté par le MIEP, Parti de la justice et de la vie hongroise à l’antisémitisme virulent que dirige Istvan Csurka.

Le MIEP, parti d’extrême-droite qui détient 14 des 380 sièges du parlement hongrois, n’est pas entré dans la coalition gouvernementale mais soutient souvent toutefois les positions du gouvernement. Il publie un hebdomadaire aux options antisémites déclarées, où les Juifs sont dénoncés pour leur rôle dans les médias et dans l’économie. Il organise plusieurs fois par an des manifestations antisémites, telle celle pour soutenir Haider, devant l’ambassade d’Autriche.

Le vice-Premier ministre hongrois, Kover, qui a été élu il y a quelques semaines président du Fidesz, le parti au pouvoir, a pour sa part fait quelques remarques aux relents antisémites qui ne manquent pas de susciter quelque inquiétude. Selon Eliezer Gilad, délégué de l’Agence Juive à Budapest, les allusions au «problème juif» ont remué des souvenirs de la période nazie et de la collaboration de la Hongrie au Troisième Reich.

En outre, bien que le Fidesz occupe moins de 50% des sièges au parlement hongrois, il s’appuie sur les partis d’extrême-droite de la coalition gouvernementale.

Il n’en reste pas moins que pour Desi, qui est parallèlement rédacteur du mensuel juif Eretz, la situation n’est pas alarmante. «Si de nombreux Hongrois n’aiment pas les Juifs, il n’y a toutefois pas d’activités ouvertement antisémites en Hongrie. Peut-être est-il préférable que ces positions s’expriment au parlement plutôt que dans la clandestinité», a ajouté Desi.

Par ailleurs, le gouvernement hongrois a pris de nombreuses mesures au profit des Juifs hongrois. Ainsi des indemnités de 3 millions de dollars qu’il a versés à la communauté pour compenser les expropriations passées - le double de la somme proposée par le gouvernement précédent. Par ailleurs, le 17 avril, jour qui marqua le début de l’expulsion des Juifs hongrois pendant la Deuxième Guerre mondiale, est officiellement reconnu comme Journée de l’Holocauste dans toutes les écoles hongroises. Le gouvernement a par ailleurs récemment publié son intention de financer la création d’un musée et d’un centre de documentation sur la Shoah.

La communauté juive de Hongrie est la plus nombreuse d’Europe centrale et orientale, après celle des pays de la CEI. On estime ses effectifs à une centaine de milliers de personnes, dont 90% vivent à Budapest et les 10% restants dans une trentaine de localités.

Pendant les quatre décennies de communisme, les études juives et toute manifestation de culte étaient illégales. Le communisme s’est soldé par une assimilation accélérée et massive des Juifs et seuls quelques milliers d’entre eux se sentaient concernés par leur communauté. Le déclin du communisme s’est traduit par un regain d’intérêt pour le judaïsme et Israël. La situation critique de la communauté s’est relativement améliorée au cours des dernières années, avec le soutien de l’État et les indemnités versées aux Juifs, dont les spoliations avaient été occultées sous le régime communiste. La communauté juive hongroise reçoit également des allocations en provenance de diverses associations de l’étranger.

Les activités de l’Agence Juive en Hongrie ont débuté en 1986. A l’heure actuelle, la délégation est formée de 32 personnes impliquées dans la promotion de la aliya, de l’éducation juive et dans des mouvements de jeunesse.

Outre l’Agence Juive, deux organisations sont actives en Hongrie: le JOINT qui contribue activement aux activités à caractère social et caritatif, et la Fondation Lauder qui parraine des structures éducatives.

Trois mouvements de jeunesse sont représentés: le Hashomer Hatsair, le Dror-Habonim et les Jeunesses sionistes. En décembre dernier, 2500 personnes ont participé à la grande fête de Hannoucah organisée conjointement par l’Agence Juive et par la communauté locale.

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Publication du Journal d’Eichmann

«Nous avons là une occasion unique de lutter contre le révisionnisme» a déclaré cette semaine Elyakim Rubinstein, conseiller juridique du gouvernement israélien, suite à sa décision de publier le Journal intime d’Eichmann.

Les notes du criminel nazi Adolf Eichmann - 1200 pages - ont été rédigées pendant sa détention dans une prison israélienne. Son Journal décrit avec un grand luxe de détails l’extermination des Juifs d’Europe orientale.

Trente-huit ans après l’exécution d’Eichmann, l’État d’Israël a décidé de les publier sans tarder. La décision est fondée sur la volonté de collaborer à l’accusation dans le procès mené en Angleterre contre l’écrivain David Irving. Dans le procès Lispstadt-Irving, l’écrivain britannique accuse l’américaine, auteur d’un ouvrage paru aux éditions Penguin de l’avoir dénoncé comme révisionniste. Les avocats du Pr Deborah Lipstadt se sont servis du journal intime d’Eichmann pour contrer les propos d’Irving, selon lesquels Hitler ignora jusqu’à la fin de la guerre la portée de la «solution finale». Parallèlement au transfert du Journal à l’accusation, l’accès au Journal d’Eichmann a été ouvert au public dans les services des Archives officielles de l’État d’Israël.

Duby Bergman, chef de la délégation de l’Agence Juive au Royaume Uni précise que conformément à la décision du gouvernement britannique, la Journée de la Shoah sera marquée fin janvier tous les ans à compter de l’an 2001 en souvenir de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, dans toutes les écoles et toutes les instances publiques britanniques, et pas seulement par la communauté juive.

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L’Agence Juive et le JOINT distribuent en Asie centrale des indemnités en provenance de Suisse

Arkady Wiman est né il y a 58 ans en Ukraine, dans le ghetto proche de Nir Vinizia. Il ne sait pas comment il a survécu. Jusqu’à son dernier jour, sa propre mère n’est jamais parvenue à raconter à ses enfants comment ils ont été sauvés. Chaque fois qu’elle s’y est essayée, elle a éclaté en sanglots.

Une histoire personnelle, aussi poignante que toutes celles recueillies par Reuven Weinstein, chef de la délégation de l’Agence Juive au Kazakhstan, au cours de la récente distribution des fonds remis par une fondation suisse à des rescapés des camps de la mort, l’Association pour la restitution des biens juifs, qui n’est pas représentée dans la plupart des pays d’Asie centrale.

Eli Spanic, président de cette association, a précisé que son organisation a mis en place une cinquantaine de commissions locales avec la collaboration de l’Agence Juive et du JOINT pour procéder au repérage des ayant-droits. Les délégués de l’Agence Juive et du JOINT en Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizistan et autres républiques d’Asie centrale, ont parcouru ces pays à la recherche de Juifs spoliés pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Après avoir aidé les victimes à remplir les formulaires requis, les délégués se sont rendus une fois de plus à leur domicile, cette fois pour leur remettre 400 dollars, en acompte sur la somme de 1400 dollars qui revient à chacune des victimes.

«Ils ont tous mené une vie très dure. En termes occidentaux, cette somme de 1400 dollars est négligeable, mais pour ces malheureux, il s’agit d’une aide considérable qui leur permettra de vivre dignement», affirme le chef de la délégation de l’Agence Juive au Kazakhstan.

Dans cette édition:

Savez-vous que:

  • L’État d’Israël est l’un des pays dont la densité de population, qui va en augmentant, est parmi les plus élevées au monde: 6 millions d’habitants soit 272 au kilomètre carré. Les enfants de moins de 14 ans représentent 29% de la population; les personnes âgées de plus de 65 ans, 10%.

  • L’Agence Juive participe au financement d’associations d’immigrants, lesquelles contribuent activement à l’intégration de leurs homologues récemment arrivés en Israël.

  • 50 familles originaires d’Amérique latine ont été récemment accueillies au centre d’intégration de l’Agence Juive à Raanana. Leurs membres participeront prochainement à des cours de recyclage professionnel.

  • En 1999, l’Agence Juive a consacré la somme de 3 millions de dollars à la rénovation et à l’entretien de ses centres d’intégration, notamment par l’installation d’ascenseurs, d’ameublement moderne, de sorties de secours, de systèmes de climatisation, de salles de classe, de réunion ou d’informatique, de chauffe-eau, etc.

  • Le budget de l’Agence Juive pour l’an 2000 prévoit 57 000 dollars pour la promotion des artistes immigrants dans des ateliers multiculturels qui réunissent, auprès d’Israéliens de longue date, des immigrants originaires d’Ethiopie et de la CEI. Ces ateliers, mis en place à Ofakim, Kiriat Gat, Kiriat Malakhi et Afoula, prévoient également une guidance en matière de commercialisation de la production.

  • Désireuse de promouvoir des projets novateurs et créatifs dans la société israélienne, l’Agence Juive attribuera en l’an 2000 la somme de 16 000 dollars aux établissements du réseau Or Shalom qui gère des refuges où des enfants, maltraités dans leurs familles, sont accueillis, logés, et éduqués dans un milieu favorable à leur épanouissement. Soulignons que l’Agence Juive contribue depuis 1996 au financement du réseau Or Shalom

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Tsahal recherches les familles de victimes du convoi du mont Scopus en 1948

L’unité de recherches de disparus de l’armée israélienne souhaite retrouver les familles des 45 victimes du convoi de 77 médecins et infirmières assassinés par des Arabes sur la route de l’hôpital Hadassah du mont Scopus pendant la guerre d’Indépendance.

Les victimes ont été enterrées dans une fosse commune, au cimetière Sanhedria de Jérusalem et leurs noms sont gravés sur une dalle, à proximité de l’endroit où ils ont été tués.

Nom des victimes dont les familles sont encore recherchées: Shmuel Cohen; Zvi Eliyahu;
Shabbtai Frenkel; Raya Horowitz; Yossef Kangor; Dvora Kitejewicz; Benyamin Klar; Abraham Rosenmacher.

Si vous possédez des détails sur ces victimes, veuillez appeler le 972-3-5695567 ou le 972-3-5694985, ou par le numéro de fax: 972-3-5696097.

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Une nouvelle campagne menée par les mouvements libéral et massorati encourage les mariages juifs sans intervention du Rabbinat

Une alternative aux mariages juifs régis et enregistrés par le rabbinat est proposée au public israélien par une campagne menée récemment par les mouvements réformé et massorati («conservative») dans les journaux et la radio israéliens. Elle fait suite à la publicité parue la veille de Roch Hachana sous le titre «Il y a plus d’une façon d’être Juif».

Selon les enquêtes menées par l’institut Shiluv auprès de 501 Israéliens, il s’avère que 45,5% des personnes interrogées souhaitent être mariées par un rabbin réformé ou «conservative».

«Sur fond du refus du rabbinat orthodoxe de procéder à l’union de certaines personnes considérées comme Pessouleh hitoun (dont un rabbin orthodoxe ne peut, pour des raisons religieuses, bénir l’union), la campagne actuelle propose une alternative aux couples dont le mariage est permis mais qui se refusent à la bénédiction d’un rabbin orthodoxe, préférant l’attitude ‘conservative’ à laquelle ils s’identifient davantage», déclare le président du mouvement massorati, le rabbin Ehud Bandel.

Quant au dirigeant du judaïsme réformé, le rabbin Méir Azari, il déclare: «Ces dernières années, nous assistons à une hausse impressionnante des mariages célébrés par des rabbins de notre mouvement. De plus en plus de couples choisissent la formule du mariage égalitaire, conforme à l’esprit du judaïsme traditionnel et moderne à la fois.»

Deux couples - Idan Lamdan et Sarit Nevo du mouvement réformé, et Dror et Idit Lev du mouvement «conservative», ont raconté leur parcours personnel sur les ondes de Kol Israël et exposé aux auditeurs israéliens les raisons pour lesquelles ils ont choisi cette option.

Parallèlement, et sans rapport direct avec la campagne menée par les mouvements réformé et «conservative», Natan Sharansky, ministre israélien de l’Intérieur, a décidé d’autoriser les couples non Juifs régulièrement immigrés en Israël conformément à la Loi du Retour, de convoler dans les consulats de leur pays d’origine. Jusqu’alors, ils ne pouvaient le faire qu’à Chypre.

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C’est la fête au Luxembourg

Un séminaire qui s’amuse réunit au Luxembourg de jeunes juifs d’Europe occidentale

L’Union des jeunes gens israélites du Luxembourg a organisé, avec la collaboration de l’Union des étudiants juifs européens, un week-end censé multiplier les rencontres entre filles et garçons.

Bal du millénaire, danses israéliennes, chabbat, débats en commissions thématiques et allocutions de personnalités européennes ont ponctué ces trois journées de rencontres, auxquelles a participé Jacques Santer, ancien président de la Commission européenne.

Au nombre des objectifs visés par cette manifestation: approfondir l’identité juive des jeunes Européens. Les jeunes ont visité le Luxembourg, suivi des cours sur leurs racines juives, apprécié aussi la qualité de vie des habitants de la principauté et l’ambiance cosmopolite qui y règne.

Moshé Ben-Zaken, délégué du Keren Hayessod au Luxembourg rapporte que la communauté juive locale compte quelque 400 familles dont la plupart sont actives dans des organisations juives et liées à Israël.

Neta Beéri, déléguée de l’Agence Juive en Belgique et chargée du Luxembourg, est pour sa part convaincue que du fait du nombre restreint de jeunes au Luxembourg, ce séminaire est la meilleure occasion pour eux de rencontrer des jeunes de leur âge.

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La révolution tranquille du jeune rabbin d’Istanbul

Jeudi dernier, 70 Juives s’engouffraient dans le bureau du grand-rabbin d’Istanbul pour suivre leur cours de Torah, un cours hebdomadaire qui s’inscrit dans les nombreuses activités initiées ces deux dernières années par le jeune et dynamique rabbin de la communauté juive de la ville, Naftali Haliwah.

La Turquie recense quelque 25 000 Juifs, dont 18 000 pour la seule Istanbul et 2500 environ à Izmir. La communauté qui n’est guère pratiquante, reste toutefois très attachée aux traditions juives. Istanbul recense 16 boucheries et épiceries cachères, cinq rabbins, 15 abatteurs rituels et 3 circonciseurs. La communauté d’Izmir entretient deux rabbins.

L’éducation juive est relativement carentielle. Sur les 5500 enfants juifs d’âge scolaire à Istanbul, 350 seulement fréquentent les trois écoles du dimanche de la communauté.

Le rabbin Haliwah, 30 ans, diplômé de la Yeshivah University de New York, dirige l’école du dimanche de son quartier. Pour mieux approfondir les connaissances juives de ses élèves, il a rédigé et publié au cours des deux dernières années une quarantaine d’ouvrages sur le judaïsme en langue turque, parallèlement à ses publications en anglais. Il s’évertue chaque semaine à préparer des feuilles d’étude sur la péricope de la semaine (parachat hachavoua) qui sont diffusées auprès de 2500 membres de la communauté juive de la ville, dont l’un poursuit à l’heure actuelle ses études à Jérusalem. Au total: une communauté dynamique et assoiffée d’études juives

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A Venise: études juives et spaghettis

Tous les mardis, un groupe de Juifs se réunissent à Venise sous la houlette du rabbin Roberto Della Rocca pour quelques heures d’études bibliques agrémentées de spaghettis. Cela fait huit ans que le rabbin vénitien - lui-même né à Rome dans une famille qui s’énorgueillit de ses ascendances: des Juifs qui s’enfuirent d’Eretz-Israël il y a 2000 ans après la destruction du Temple - s’efforce de redonner vie à la communauté juive de la ville où a été établi le premier ghetto de l’histoire.

A Venise, il ne reste que 500 Juifs, qui vivent en partie dans l’ancien ghetto érigé en 1516, et en partie dans les faubourgs de la ville. «Quand ils ont compris qu’ils ne pouvaient plus poursuivre leur existence sur leurs souvenirs atroces de la Shoah, les Juifs de la ville ont décidé d’apprendre le judaïsme», précise le rabbin. Dans le ghetto vénitien, il reste trois synagogues, la sefarade organise les offices du chabbat, des fêtes et de Roch hodesh. On trouve aussi à Venise des musées juifs, des maisons pour personnes âgées, un restaurant cacher, un mikveh (bain rituel) et un Talmud-Torah où sont dispensés des cours deux fois par semaine.

De petites communautés juives vivent encore dans les villes de l’Italie septentrionale: à Padoue, Vérone et Trieste notamment. Le rabbin Della Rocca organise des rencontres mensuelles avec elles au cours desquelles il dispense des cours de Bible.

Le rabbin de Venise ne s’oppose pas formellement aux mariages mixtes, «Je m’efforce d’accueillir favorablement les couples mixtes qui témoignent de leur désir de s’identifier au judaïsme.»

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Un projet conjoint de l’Agence Juive, du conglomérat Koor et du Technion de Haïfa

De jeunes Éthiopiens dans le secteur des technologies de pointe d’Israël

«Quand j’aurai terminé mes études d’ingénieur en électronique, j’espère travailler dans le secteur high-tech d’Israël, mais avant tout, j’espère aider les enfants de ma communauté à progresser en sciences exactes», nous dit Pantahon Asefa, 31 ans, étudiant en quatrième année de la Faculté d’ingénierie électrique du Technion et deuxième étudiant d’origine éthiopienne à travailler pour la société Intel de Haifa.

Pantahon a commencé à donner des cours particuliers de physique, maths et anglais à des lycéens éthiopiens sous le parrainage d’un projet conjoint de l’Agence Juive, du conglomérat Koor et du Technion visant à la promotion des sciences et de la technologie parmi les lycéens éthiopiens.

Le projet s’adresse à 60 lycéens des classes de seconde de la région nord d’Israël sélectionnés parmi 150 candidats. Pendant deux ans et demi, les jeunes suivent une fois par semaine au Technion des cours intensifs d’enrichissement culturel. Pantahon est l’un des étudiants éthiopiens de cette institution qui considèrent comme une véritable mission le fait d’être moniteurs de lycéens de leur communauté.

Selon le Dr Dalia Fisman, responsable des projets de promotion au profit des populations spéciales de l’Agence Juive, le nombre d’étudiants éthiopiens inscrits dans des institutions d’études scientifiques et technologiques supérieures reste faible: «Sur le marché israélien, il n’y a aujourd’hui que 18 ingénieurs éthiopiens.»

Le nouveau projet a été conçu pour accroître les chances des jeunes de cette communauté d’être admis dans des institutions d’études supérieures technologiques et de s’insérer dans le secteur des industries de pointe israéliennes. La semaine dernière, les jeunes lycéens éthiopiens ont reçu leurs familles dans les laboratoires du Technion au cours d’une journée organisée par les directeurs du projet.

La maison New York - Jérusalem accueille des dirigeants communautaires américains de «Partnership 2000»

Quinze dirigeants juifs américains, venus assister à Jérusalem au Conseil de tutelle de l’Agence Juive, ont visité la maison New York de Jérusalem située près de la mairie de la ville. Cette maison s’inscrit dans le projet «Partnership 2000» que parrainent conjointement la Fédération juive new-yorkaise, l’Agence Juive et la mairie de Jérusalem.

Ce projet implique l’accueil de Juifs de New-York, de Long Island et de Westchester séjournant à Jérusalem et impliqués dans des entreprises de volontariat social auprès des habitants de la capitale.

Au nombre des visiteurs, citons Bobi Klotz de New York, Sara Senditen de Tulsa (Oklahoma) et Sanford Hollander de la région Metro-West.

Après un entretien avec Ehud Olmert, membre du conseil de tutelle de l’Agence Juive, les membres du groupe ont visité l’École supérieure de technologie de Jérusalem, l’une des institutions contribuant à l’essor de Jérusalem et qui est parrainée par Partnership 2000.

«Cette visite a permis aux participants du groupe de se rendre compte de la manière dont nous résolvons les problèmes par l’intermédiaire de notre projet», a déclaré Bobi Klotz, président de la commission de suivi de Partnership 2000.

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Pour étayer l’identité juive et sioniste de la communauté du Zimbabwe

Quatorze jeunes Juifs du Zimbabwe ont achevé le mois dernier un séminaire organisé par l’Agence Juive. Membres du mouvement de jeunesse Dror-Habonim, ils ont fait leurs études à Johannesburg. Malgré leurs effectifs restreints, les membres de la communauté juive du Zimbabwe font de grands efforts pour préserver la vie juive dans ce pays, affirme Ronen Segal, délégué de l’Agence Juive.

La communauté de ce pays, l’ancienne Rhodésie, est formée de descendants d’immigrants juifs chercheurs d’or originaires d’Europe de l’Est. Les quelque 800 Juifs qui vivent encore dans ce pays constituent une minorité parmi les 100 000 Blancs, sur une population totale de 14 millions d’habitants. La capitale, Harare, recense 600 Juifs, le reste de la communauté vit à Bulawayo.

Les Juifs de ce pays sont des hommes d’affaires opulents et des membres de professions libérales. Comme leurs coreligionnaires d’Afrique du Sud, ils mènent grand train et vivent dans de belles demeures. La communauté du Zimbabwe possède deux synagogues orthodoxes, une école et un jardin d’enfants.

La plupart des membres de la communauté sont âgés, l’âge moyen étant 65 ans. Seuls 18 jeunes de 14 à 18 ans ainsi qu’un petit nombre d’enfants de moins de 14 ans vivent encore au Zimbabwe. L’école juive est fréquentée par 170 élèves, dont 20 seulement sont juifs.

A l’instar de la majorité des jeunes juifs du Zimbabwe, Dany Hasson a quitté ce pays pour poursuivre ses études à l’étranger. Il était secrétaire adjoint du mouvement Dror-Habonim du Zimbabwe. A présent, il apprend l’hébreu dans un oulpan-kibboutz après avoir achevé ses études supérieures au Cap. Il nous a raconté qu’un de ses amis, David Flein, vient d’achever une année en Israël au cours de laquelle il s’est porté volontaire à l’armée tout en vivant au kibbouts. Flein s’apprête à rentrer au Zimbabwe pour diriger des groupes de jeunes, dans l’espoir de redonner vie à la communauté juive de son pays.

Signalons également que la directrice de la section anglophone du Département de l’éducation de l’Agence Juive s’est rendue au Zimbabwe pour resserrer les liens d’Israël avec la communauté locale. Un plan conjoint destiné à renforcer l’identité juive et sioniste de la communauté a également été conçu. Il prévoit des visites de jeunes Juifs en Israël et l’envoi de deux soldates institutrices israéliennes au Zimbabwe.

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L’hébreu à l’Université de Tachkent

L’Université de Tachkent, capitale de l’Ouzbekistan, a décidé cette année d’inscrire l’hébreu à ses cursus d’enseignement des langues étrangères, rapporte le délégué de l’Agence Juive à Tachkent, Drori Lamdan. L’initiative revient au recteur de cette institution, le Dr Gameldin Buranow qui a suggéré à l’ambassadeur d’Israël en Ouzbékistan, Noah Gal Gendler, l’introduction de l’hébreu dans la liste des vingt langues étrangères enseignées dans son institution.

L’ambassadeur d’Israël a alors demandé à Méir Tal, chef de la délégation de l’Agence Juive pour les républiques d’Asie et le Caucase méridional, de l’assister dans la réalisation de ce projet. Erella Lamdan, déléguée à l’éducation de l’Agence Juive, s’est consacrée à la mise au point du cursus de quatre années d’études, à la prise de contact avec une institution d’études supérieures en Israël, au recrutement d’enseignants et à la fourniture de manuels didactiques, de livres et de matériel de base indispensable à la création d’un institut d’études hébraïques.

Bien que le stade des préparatifs du cursus de licence ne soit pas encore achevé, l’hébreu est toutefois enseigné comme langue étrangère dès cette année à l’Université de Tachkent, au profit des huit étudiants d’ores et déjà inscrits.

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La semaine dernière en Israël

Quatre terroristes ont été tués jeudi dernier à Taïbeh, localité arabe située à l’intérieur de la Ligne verte, au cours d’un assaut des forces spéciales de la Police et des Services de sécurité. Du côté israélien, un policier blessé dont il a fallu amputer le pied. La veille, trois hommes et une femme en provenance de l’Autorité palestinienne avaient loué un appartement dans la ville, qu’ils entendaient transformer en base de leurs opérations terroristes en territoire israélien. Pris d’assaut par la police, les terroristes se sont retranchés avec leurs armes à l’intérieur de l’appartement. L’assaut de la police, suivi des tirs et des explosifs des Palestiniens ont blessé un policier israélien et tué un chien policier. A l’intérieur de l’appartement ont été trouvés les corps de deux Palestiniens, vraisemblablement victimes de l’explosion. Les forces de sécurité enquêtent à l’heure actuelle sur l’éventualité d’une conspiration entre les terroristes et des habitants, Arabes israéliens, de Taïbeh.



Le plus gros vol de diamants des annales d’Israël - Une bande de malfaiteurs armés s’est emparé cette semaine de diamants d’une valeur totale de 10 millions de shekels dans une usine de taille de Ramat-Gan. Rappelons que la Bourse aux diamants de Ramat-Gan est dûment gardée par des policiers et des forces de sécurité privées.



Les lauréats du Prix d’Israël de l’an 2000: Arieh Kroll, ancien activiste de l’immigration clandestine des refuzniks de l’ex-URSS; les trois comiques du groupe Hagashash Hahiver; et Shulamit Aloni, ancienne ministre de l’Éducation.

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Un rescapé de l’enfer tchétchène

Roman Ashurov, 71 ans, est originaire du Caucase septentrional. Il y a un an, alors qu’il se dirigeait vers les bureaux de l’Agence Juive à Pyatigorsk, il a été attaqué et kidnappé par une bande de combattants tchéchènes. La semaine dernière, il est arrivé en Israël, grâce à l’Agence Juive, qui s’est préoccupée de le faire partir au plus vite, aussitôt après sa libération.

«Une année de supplice, raconte-t-il, les ravisseurs, sachant que j’avais de la famille en Israël exigeaient une rançon d’un million de dollars». Ils poursuivirent par téléphone la fille de Roman Ashurov, Isabella, par téléphone, la menaçant d’exécuter son père et de lui expédier son corps mutilé par la poste. Pour la convaincre du sérieux de leurs intentions, ils suppliciaient son père tandis qu’ils lui parlaient au téléphone: à l’aide de barres de fer, ils lui ont écrasé les doigts, arraché les ongles des orteils, entre autres horreurs. Au point qu’Isabella, enceinte de sept mois, s’est un jour évanouie en entendant les hurlements de douleur de son père au téléphone.

Pendant presque toute cette sinistre année, Ashurov était enfermé dans une cave obscure, où il ne pouvait ni se laver, ni changer de vêtements, située dans la bourgade de Martanchuk, à une cinquantaine de kilomètres de Grozny. En novembre 1999, au moment où l’armée russe se rapprocha de la capitale tchétchène, ses geoliers transférèrent le septuagénaire dans une région montagneuse située près de la frontière géorgienne: un trajet de 150 km à pied en compagnie d’hommes armés montés sur des chevaux. Le tout ponctué de sévices, d’insultes antisémites et de menaces: de lui trancher la tête et de l’expédier à sa fille en Israël entre autres... Comment il a résisté à toutes ces tortures?Grâce à son sang-froid, notamment celui dont il a fait preuve en soignant un officier tchétchène blessé au cours des combats contre l’armée russe: spécialiste de phytothérapie, il est en effet parvenu à sauver l’homme mourant. Une fois guéri, ce dernier, reconnaissant, l’a fait libérer et l’a aidé à s’enfuir.

Quand Ashurov est arrivé chez sa nièce, il était méconnaissable. De chez elle, il a pris contact avec l’Agence Juive qui lui a envoyé son délégué, Abba Faigin, lequel a trouvé Ashurov dans un état lamentable. Il l’a fait soigner, lui a fourni des lunettes et des vêtements chauds, l’a expédié à Moscou où il a été reçu par les délégués de l’Agence Juive, qui se sont mobilisés pour hâter la procédure d’émigration.

Le voilà en lieu sûr désormais: à l’aéroport Ben-Gurion l’attendaient, émus, sa fille et des membres de sa famille. «Israël est ma nouvelle patrie. J’espère qu’ici, avec l’aide des miens, je parviendrais à panser mes plaies et à commencer une nouvelle vie», a déclaré Ashurov, les yeux pleins de larmes.

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Journée de l’humour juif à Amsterdam

Deux mendiants sont assis sur le parvis d’une église. Le premier tient un écriteau avec la mention «Pitié, je suis Juif et aveugle». L’écriteau du second indique «Piété, je suis pauvre.» La sébile de l’aveugle est vide, celle de son collègue, pleine à ras bord. Sortant de l’église, le curé du coin constate que l’aveugle est bredouille, alors que la sébile de l’autre est pleine. «Excusez-moi, je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, mais peut-être auriez-vous intérêt à aller mendier à la synagogue», dit-il au Juif aveugle. «Bonne idée, je vous remercie de tout cœur», rétorque le Juif, mais dès que le curé a tourné le dos, s’adressant à son collègue: «On aura tout vu, Moishelé, un curé qui veut nous apprendre à mendier...» Cette blague figure, comme beaucoup d’autres, dans L’Humour juif, l’ouvrage de Selsia Landman récemment publié en Hollande.

Une Journée de l’humour juif depuis l’époque biblique sera organisée ce mois-ci à Amsterdam par l’Association culturelle hollandaise, en présence de 150 enseignants et élèves d’hébreu qui fréquentent les oulpanim de cette structure éducative.

Selon Melvin Rach, délégué de l’Agence Juive aux Pays-Bas, la coopération entre toutes les tendances de la communauté juive de ce pays s’exprime dans le soutien continu à l’État d’Israël et dans le combat pour la restitution des biens juifs. Rach estime que 30% des jeunes de la communauté visitent Israël tous les ans.

Ruti Arenson, coordonnatrice de la Journée de l’humour juif, précise que cette manifestation, prévue à l’école Maïmonide d’Amsterdam, comprendra notamment une rétrospective de l’humour juif à travers les âges, la spécificité de l’humour juif et les messages qu’il transmet. Parmi les orateurs, citons David Lilienthal, rabbin de la communauté libérale d’Amsterdam qui évoquera l’humour de la période biblique; Manès Wikler, universitaire qui donnera une communication sur le rôle des blagues dans l’histoire juive; et Yitzhak Moed, président de l’Association culturelle.

Soulignons que cette association gère 42 classes d’oulpan en Hollande, fréquentées par 300 personnes de 18 à 80 ans. La communauté juive hollandaise recense 30 000 âmes, dont 17 000 pour la seule ville d’Amsterdam, 30% d’orthodoxes et 20% de réformés, les autres déclarent s’identifier à aucun mouvement. Quant aux Israéliens résidant en Hollande, ils constituent 35% de la population juive de ce pays.

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Le «Tapis volant» au Musée d’Israël

L’exposition sur les Juifs du Yémen du Musée d’Israël à Jérusalem a été inaugurée par Mme Nava Barak, épouse du Premier ministre.

Première rétrospective exhaustive sur la culture matérielle, les rites et les traditions des Juifs yéménites, cette exposition retrace l’histoire ancienne et contemporaine d’une communauté vieille de deux millénaires et qui est parvenue à préserver ses traditions - parmi les plus anciennes de l’histoire juive.

L’exposition du Musée d’Israël marque le cinquantième anniversaire de l’opération «Tapis volant» au cours de laquelle la majorité des Juifs yéménites ont été transportés en Israël. C’est aussi la rencontre entre leur patrimoine culturel et la culture israélienne, qui a été dans nombre de domaines fortement influencés par cette immigration massive, notamment dans les domaines de la danse, de la musique, de la bijouterie et de la broderie. «Et de la gastronomie...», a ajouté Nava Barak.

Le clou de cette exposition, dont la commissaire est Esther Muchawsky-Schnapper, est la reconstitution d’une habitation juive avec son ameublement typique et sa cour intérieure, et d’un marché ouvert. Tous les Israéliens, qu’ils soient d’origine yéménite ou non, s’intéressent beaucoup ces dernières années à la culture des Juifs d’origine yéménite, ainsi de ceux qui se marient conformément aux traditions de leur communauté.

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kubana

Notre contribution à l’engouement pour les traditions yéménites: la recette d’un plat traditionnel yéménite, la kubana, communiquée par Rachel Haïm.

Ingrédients
1 kg de farine
1 verre de sucre
1 paquet de levure chimique
1/2 paquet de levure (soit 25 gr)
2 verres d’eau chaude
200 g de margarine (sans sel)

Préparation
Mélanger farine, sucre et levure chimique et la levure de bière dissoute dans un demi-verre d’eau chaude. Ajouter les deux verres d’eau chaude. Bien travailler la pâte et laisser reposer un quart d’heure, puis la recouvrir d’une fine couche d’huile et la laisser reposer une heure.
La diviser alors en dix boules.
Faire fondre les 200 g de margarine. Aplatir au rouleau à pâtisserie les dix boules de pâte. Replier quatre fois la pâte en l’enduisant de margarine fondue. Répéter la même opération pour les dix boules de pâte et les placer dans un récipient à four à couvercle hermétique.
Faire cuire au four plusieurs heures, à une température de 100 degrés. Servir avec des œufs durs, de la purée de tomates fraîches et de la sauce piquante.

Un plat idéal pour votre petit-déjeuner chabbatique !

BON APPETIT!

Beteavon!

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