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No 8 - 27 février 2000, 21 Adar (1) 5760

Le Conseil de tutelle de l’Agence Juive préconise le maintien de l’esprit et de la lettre de la Loi du retour

En Russie, les oulpanim d’hébreu affichent complet

Dans cette édition:
de Minsk à Tel-Aviv
élections en Iran
Savez-vous que...
campagne contre Haider
Exemptions de taxes pour les localités frontalières
Meimad
immigrants et champions
congrès d’enseignants à Marseille
promotion de la aliya à Kiev
la tolérance à l’Université Bar-Ilan
Un violon sur le toit
danse en Hongrie
congrès du Young Leadership à Washington
la semaine dernière en Israël
une alerte à la bombe
journée de la aliya à Londres
tennis en Hollande
la recette de la semaine

Le Conseil de tutelle de l’Agence Juive a voté une résolution exprimant son opposition à tout amendement à la Loi du retour, que l’Agence Juive considère à la fois comme une loi fondamentale de l’État d’Israël et comme garantissant l’unité du peuple juif. Un appel dans ce sens a été lancé à la Knesset et au gouvernement par le Conseil d’administration.

Au cours de la séance de clôture de la réunion du Conseil de tutelle, qui se tient trois fois par an et a eu lieu la semaine passée à Jérusalem, décision a été prise de mettre en œuvre immédiatement le projet de consolidation de l’identité juive des immigrants en Israël: dans les oulpanim, dans le réseau scolaire et dans l’armée. Les membres du Conseil de tutelle ont également décidé d’augmenter les budgets destinés à approfondir les connaissances en matière de judaïsme des candidats à l’émigration en CEI.

Signalons que depuis la chute du Rideau de fer, il y a un peu plus de dix ans, 945 000 ressortissants de la CEI sont arrivés en Israël, dont plus de 66 000 au cours de l’année 1999.

Jeudi dernier une émission spéciale de la télévision israélienne a été projetée en hommage aux immigrants originaires de la CEI qui ont quitté leur pays suite à la perestroïka.

Ont participé à cette émission, produite conjointement par la Première chaîne de télévision et par l’Agence Juive, l’Orchestre philharmonique de Jérusalem - dont 80% des musiciens sont arrivés les dix dernières années des pays de la CEI - des artistes immigrants, Sallai Meridor et Chaim Chesler, respectivement président et trésorier de l’Agence Juive, les ministres Natan Sharansky et Yuli Tamir, ainsi que les nombreuses personnes qui ont œuvré pour la aliya des Juifs de l’ex-URSS.

Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, a signalé au cours de l’émission le fonctionnement de 300 classes d’oulpan sur l’ensemble du territoire de la CEI, qui toutes affichent complet à l’heure actuelle. En revanche, les queues devant les bureaux de l’Agence juive ont diminué, encore que, toujours selon Alla Levy, les Juifs de CEI, tout en adoptant une position d’attentisme, témoignent dans leur grande majorité d’intérêt pour une éventuelle aliya. Pour nombre d’entre eux, les prochaines élections présidentielles en Russie seront déterminantes.

Sallai Meridor, président de l’Agence Juive, a rendu hommage à la contribution des olim de la CEI dans les secteurs des technologies de pointe, de la médecine, des sciences et des arts en Israël. La cible prochaine de l’Agence Juive, a déclaré Sallai Meridor, est l’encouragement à l’immigration en provenance des pays occidentaux, dont les ressortissants seront attirés par une société israélienne prospère et une qualité de vie susceptible d’encourager l’immigration délibérée et non plus sous la contrainte.

Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, qui fut chef de la délégation de l’Agence Juive en CEI pendant le conflit tchéchène de 1994, a raconté au cours de l’émission comment il se déplaçait de maison en maison et d’abri en abri pour repérer - et sauver - les Juifs de ce pays:«Il y a 60 ans à peine, les nazis passaient aussi de maison en maison pour dénicher des Juifs et les envoyer dans les camps de concentration. Nous, nous recherchions des Juifs pour les mettre à l’abri...»

Le ministre Natan Sharansky a condamné pour sa part les reproches formulés en Israël contre les immigrants, selon lesquels ces derniers ne feraient pas d’efforts pour s’insérer dans la société israélienne:«Ils font leurs études dans des écoles israéliennes, servent dans des unités combattantes de Tsahal, contribuent à l’essor économique du pays. L’époque du creuset est révolue. Désormais, les citoyens israéliens ont pris conscience de l’apport culturel exceptionnelle de nos frères immigrants. En fin de compte, nous sommes devenus une seule et même société, une seule nation vivant dans le même pays et au destin commun.»

Yuli Tamir, ministre de l’Intégration, a évoqué les procédures d’intégration existantes et a félicité les employés de son ministère qui consacrent leur temps et leurs énergies afin de faciliter l’intégration et le bien-être des immigrants nouvellement arrivés en Israël.

Citons, au nombre des artistes qui se sont produits au cours de l’émission: la chorale«Musica Eterna» de Jérusalem, une troupe de ballet enfantine d’Ashdod, une chorale de personnes âgées de la ville d’Ariel, des interprètes de jazz et des chanteurs d’opéra.

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L’ancien ambassadeur de Biélorussie décide d’immigrer en Israël

Du parlement de la froide Biélorussie à la touffeur tel-avivienne en passant par la climatisation de sa résidence à Kfar Shemaryahou

Quand on vit dans une résidence d’ambassadeur à Kfar Shemaryahou, Israël n’est pas tout à fait le même pays. Quand on se déplace dans une voiture de fonction climatisée, avec chauffeur à la clé, les embouteillages et les problèmes de stationnement sont vécus différemment... Quand on fait la queue, un quelconque document en main, dans les couloirs du ministère de l’Intégration, quand on tente de se tailler sa place sur le marché des affaires si compétitif de ce pays, sans chauffeur, sans cuisinière et sans femme de ménage à domicile, même le ciel bleu du Proche-Orient ne fait pas oublier la sueur et les problèmes de stationnement.

Cette véritable révolution dans sa vie quotidienne, l’ancien ambassadeur de Biélorussie en Israël, Mikhaël Farfel, né de parents juifs dans une petite bourgade de ce pays, la vit au jour le jour. Après une brillante carrière dans son pays d’origine, il a été nommé ambassadeur en Israël.«L’agressivité ambiante ternit quelque peu la beauté de ce pays, mais, somme toute, Israël n’est pas censé être une reine de beauté. Ce serait plutôt une mère dont on souhaite qu’elle continue d’exister. De cette existence-là, nous devons tous remercier Dieu chaque matin,» a déclaré Mikhaël Farfel, qui, une fois ses fonctions arrivées à leur terme, a décidé de rester vivre en Israël et de prendre la nationalité israélienne.

Farfel, d’abord instituteur puis directeur d’école primaire fut, en 1990, député au premier parlement démocratiquement élu de Biélorussie. Au cours des deux années passées au parlement, il n’a ménagé aucun effort pour défendre les intérêts de son pays tout en restant fidèle à son identité juive. Ainsi, il aida l’Agence Juive à s’installer à Minsk après avoir obtenu grâce à ses bons offices l’accréditation nécessaire des autorités biélorusses. Il a également contribué personnellement à la signature d’un accord de ligne aérienne directe entre Minsk et Tel-Aviv, élément qui a considérablement facilité la aliya de milliers de Juifs de son pays. De concert avec le mouvement religieux Habad, il a également organisé le départ et le traitement en Israël d’un groupe d’enfants victimes de l’accident de Tchernobyl.

En juillet 1992, Farfel a été nommé premier ambassadeur de Biélorussie à Tel-Aviv. Son épouse, non juive, et leurs trois enfants ont partagé son enthousiasme pour Israël. Sa fille, Dina, s’est convertie et a épousé un Israélien. Ses deux fils, Eli et Robert, se sont parfaitement intégrés dans la société israélienne.

En 1996, au moment de quitter ses fonctions d’ambassadeur, il ne souhaitait plus quitter Israël. Malgré les postes élevés qu’il aurait occupé de retour dans son pays d’origine, il a préféré les couloirs du ministère de l’Intégration, la touffeur de Tel-Aviv, le modeste appartement en location et les problèmes de stationnement.

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En Iran, la victoire des partisans de la réforme ne se traduira pas nécessairement par une recrudescence de la aliya

«Le nouveau gouvernement iranien sera jugé sur pièces, notamment en ce qui concerne la libération des treize juifs iraniens arbitrairement accusés d’espionnage», a affirmé Malcolm Hoenlein, vice-président de la Conférence des présidents des institutions juives américaines. Selon Hoenlein, si le procès se déroule malgré tout, il devra être public et accorder aux accusés le droit à la défense, sous contrôle international.

Les résultats du scrutin indiquent que le camp réformiste que dirige Mohammed Khatami a remporté environ 70% des sièges au Majlis, le parlement iranien.

Toutefois, l’Agence Juive estime que la victoire du parti réformiste ne se traduira pas par une recrudescence de l’émigration des Juifs iraniens vers Israël. Les responsables de la aliya en provenance d’Iran considèrent qu’il est prématuré d’interpréter l’incidence des élections sur les chiffres de l’émigration vers Israël. Certes, il n’est pas exclu que les Juifs iraniens les envisagent comme une occasion de quitter ce pays, mais par ailleurs, il se peut aussi qu’ils y voient de nouveaux espoirs de libéralisme à leur égard et qu’ils optent pour l’attentisme.

Quelque 25 000 Juifs vivent à l’heure actuelle en Iran, en grande majorité à Téhéran et une minorité à Shiraz, Ispahan, Karmanshé et Iyazd. La dynastie Pahlavi les traitait avec déférence et autorisait leur émigration vers Israël, qui se faisait par la ligne aérienne directe qui reliait à l’époque Téhéran à Tel-Aviv.

Au début de la Révolution islamique, des dizaines de milliers de Juifs quittèrent l’Iran, dont quelque 10 000 vinrent s’installer en Israël, essentiellement dans les villes de la périphérie de Tel-Aviv, Holon et Bat-Yam en particulier.

En théorie, tout citoyen iranien peut à l’heure actuelle quitter son pays, en pratique les autorités iraniennes procèdent à une sélection très rigoureuse des candidats à l’émigration, surtout lorsqu’il s’agit de Juifs.

Malgré l’attitude hostile des instances officielles iraniennes, la communauté juive de ce pays est très active, gère des maisons de retraite, un hôpital et des synagogues, seize pour la seule ville de Téhéran. La communauté juive s’occupe essentiellement de distribuer une aide humanitaire à ses nécessiteux, et beaucoup moins à défendre les intérêts juifs auprès des autorités. C’est ainsi que depuis quelques années il n’y a pas de grand-rabbin en Iran.

Dans le sillage de la Révolution islamique, les écoles juives ayant été fermées, leurs élèves ont été contraints de fréquenter les écoles islamiques, lesquelles ne prennent évidemment pas en compte le chabbat et les fêtes. Il en va de même dans la fonction publique et dans le secteur privé iraniens.

L’accès des Juifs aux écoles supérieures et aux universités iraniennes est limité, l’emploi dans la fonction publique quasiment impossible. Le terme péjoratif«klimi» réservé aux Juifs est mentionné sur leur carte d’identité.

Sur les 290 sièges au parlement iranien, 5 sont réservés aux minorités reconnues en Iran - chrétienne, zoroastrienne et juive - un siège seulement pour cette dernière.

Les membres de la communauté juive peuvent voter pour le candidat juif ou pour tout autre candidat. L’ensemble des postulants aux élections législatives - qu’ils soient ou ne soient pas musulmans - ne peuvent en aucun cas s’opposer au pouvoir en place. C’est évidemment aussi le cas du nouveau député juif, Morris Motamed, qui succède à Manouchahr Eliassi.

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Savez-vous que...

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Protestation du Conseil de tutelle de l’Agence Juive contre la participation du parti des Libertés à la coalition gouvernementale autrichienne

Le maire de Toronto déclare Haider personna non grata dans sa ville

La campagne contre Haider s’amplifie. Le Conseil de tutelle de l’Agence Juive, qui s’est réuni la semaine dernière à Jérusalem, tout en se félicitant des manifestations organisées contre Haider en Autriche, a condamné l’entrée du parti des Libertés dirigé par Jörg Haider au gouvernement autrichien et décidé de mener une campagne de mobilisation de l’opinion publique israélienne et internationale.

Offer Isseroff, délégué de l’Agence Juive à Toronto, rapporte qu’au début de la semaine dernière une manifestation anti-Haider a réuni devant le consulat d’Autriche à Toronto deux cents personnes venues protester contre la visite de Haider à Montréal. Parmi les manifestants, des jeunes des mouvements de jeunesse sionistes de la ville: Beitar, Yehuda Hatsaïr, Habonim, Dror et Hashomer Hatsaïr, auprès de délégués de la communauté juive canadienne, du Congrès juif canadien, des Bnei Brith et de la Fédération sioniste. La manifestation a été abondamment couverte par tous les médias locaux et nationaux canadiens.

Amos Hermon, co-directeur du Département de l’éducation de l’Agence Juive, a ajouté que cette manifestation a été organisée par les délégués de son département. Une résolution a en effet été adoptée par l’exécutif de l’Organisation Sioniste Mondiale concernant une offensive internationale visant à exclure le parti de Haider du gouvernement autrichien.

Au cours de la manifestation, Mel Lastman, maire de Toronto, a lancé un appel pour que le gouvernement autrichien exclue Haider de sa coalition, en ajoutant à l’endroit de Haider:«Vous n’êtes le bienvenu ni à Toronto ni au Canada.»

Limor Twena, déléguée des mouvements de jeunesse, a préconisé la mobilisation de tous les membres de la communauté juive contre le parti des Libertés de Haider, rappelant qu’il fallait par tous les moyens éviter son ascension au pouvoir.

Toronto est connue pour la vitalité de sa communauté juive, qui recense 180 000 personnes, dont 20% sont des rescapés de la Shoah. La Journée du Souvenir de la Shoah est marquée tous les ans non seulement dans les institutions communautaires juives, mais également dans les écoles publiques canadiennes. Le réseau scolaire juif de la ville est fréquenté par la moitié des enfants et adolescents juifs de la ville - 35 000 en tout. Coïncidence: deux heures à peine avant la manifestation ont été ouvertes à Toronto les épreuves éliminatoires du Concours international de Bible pour les jeunes que coordonne le Département de l’éducation de l’Agence Juive.

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Les localités frontalières désormais exemptées des taxes prélevées par l’Agence Juive pour les constructions nouvelles

Le président Sallai Méridor et le trésorier Chaim Chesler ont décidé d’exempter les localités situées aux frontières et celles désignées sous le terme de localités«de développement» des taxes perçues lors d’expansions et de changements dans la destination des terrains. La résolution a été votée par le Conseil de tutelle réuni la semaine dernière à Jérusalem.

La décision porte sur 131 localités. Financièrement, cette mesure implique, pour l’Agence Juive, le renoncement à la somme de 140 millions de shékels. Chaim Chesler a préconisé une mesure équivalente de la part de l’État d’Israël au profit de ces régions, précisant que dans ce cas, l’Agence Juive renoncerait à exiger toute compensation de l’État pour l’expansion de ces localités.

Conformément aux contrats tripartites passés entre elle, la direction des Domaines et les Associations corporatives de peuplement, l’Agence Juive possède des parts dans de nombreuses localités de régions dont le développement est défini comme prioritaire. Selon les termes de ces contrats, l’Agence Juive serait en droit de réclamer des indemnités pour couvrir ses investissements en infrastructures sur les terrains concernés.

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Un dirigeant«conservative» au comité du parti orthodoxe Meimad

Pour la première fois, Marty Davis, membre du mouvement conservative fait désormais parti d’un mouvement politique d’obédience orthodoxe. C’est aussi la première fois dans l’histoire qu’un parti orthodoxe israélien est disposé à accueillir dans ses rangs un non orthodoxe.

Marty Davis, responsable de projets spéciaux au Département pour Israël de l’Agence Juive, est membre du mouvement«conservative» (massorati) d’Israël. Il s’est présenté, à l’instar de dix hommes et femmes de sa mouvance et de vingt«laïques» au comité du Parti Meimad.

L’une des visées fondamentales du mouvement Meimad - et qui explique son ouverture d’esprit - est la promotion de la compréhension et du rapprochement entre les différentes obédiences du judaïsme.

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Immigrants et champions

Quelque 40 jeunes immigrants originaires de la CEI ont remporté des victoires dans des compétitions sportives en Israël et à l’étranger au cours des dernières années, grâce à un programme spécial initié par la mairie de Jérusalem en collaboration avec le ministère de l’Éducation et la«Havat Hanoar Hatsioni», établissement scolaire accueillant de jeunes immigrants.

Le centre d’excellence sportive situé à la Havat Hanoar Hatsioni de Jérusalem met ses locaux et équipements à la disposition de jeunes athlètes de 15 à 30 ans. Nombre de ces sportifs sont des élèves de la Havat Hanoar, tandis que les autres viennent s’entraîner sur place après leurs études ou leur travail. Si les Israéliens de longue date sont nombreux à fréquenter ces locaux, il n’en reste pas moins que tous ceux qui ont obtenu des distinctions sont des immigrants en provenance des pays de la CEI. Vladimir Shiklar, directeur du Département des sports de compétition à la mairie de Jérusalem et conseiller du maire en matière d’intégration des immigrants, est également le directeur du centre d’excellence sportive de la Havat Hanoar Hatsioni. En 1990, peu après avoir quitté Léningrad, il a été champion d’Israël de course de haies.

Les tout récents champions: Vadim Alexeiyef d’Alma-Ata, 25 ans, finaliste dans une compétition internationale de natation à Atlanta; Svetlana Cherkaz, 22 ans, et Nastia Tsim, toutes deux finalistes dans des compétitions européennes de natation; Alexandra Shiklar, 17 ans, troisième aux championnats mondiaux de natation du Venezuela; Anton Krupkin, 22 ans, champion national de course de haies en 1999.

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Premier congrès des enseignants des écoles juives du bassin méditerranéen

Les enseignants des écoles juives des pays du bassin méditerranéen se retrouveront à Marseille du 5 au 7 mars prochain. Cette réunion a été conçue au profit des enseignants du primaire. Les débats seront essentiellement focalisés sur le contenu des programmes d’études et les méthodes didactiques appliquées dans les écoles juives.

Les participants auront la possibilité de mettre en place un réseau d’échanges au niveau européen, de rencontrer leurs homologues, de prendre connaissance des ressources pédagogiques de la communauté juive de Marseille et de concevoir des projets appelés à être appliqués dans les établissements respectifs des enseignants.

Ce congrès a été organisé conjointement par le Fonds Social Juif Unifié (région Sud), l’Institut Neher, les réseaux scolaires Yavneh et ORT.

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Kiev:«Seuil de la aliya»

Début février, l’Agence Juive a procédé à l’ouverture à Kiev d’un nouveau centre culturel juif destiné aux adolescents et aux jeunes de la ville intitulé«Seuil de la aliya».

Eli Yitzhaki, délégué de l’Agence Juive en Ukraine, rapporte que plus de 3000 jeunes Juifs fréquenteront cette année ce centre où, tout en suivant des cours d’oulpan d’hébreu et en participant à des clubs pour immigrants potentiels, auront à leur disposition des cours d’art et d’informatique, grâce aux équipements sophistiqués installés au centre.

L’Agence Juive y célébrera les fêtes juives de la communauté locale. Selon Yitzhaki, les trois étages de l’édifice permettront l’organisation simultanée de nombreuses activités.

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Une chaire de tolérance à l’Université Bar-Ilan

Un atelier articulé autour de la tolérance et de la lutte contre la discrimination a été inauguré au début du semestre à l’École d’éducation de l’Université Bar-Ilan. Dvora Mann, la conceptrice du premier cursus d’études de cet atelier, souligne que cette université accueille des Juifs et des Arabes, des religieux et des«laïques», des sefarades et des askenazes, des étudiants représentant tout l’éventail des convictions politiques israéliennes.«Les participants à cet atelier prendront conscience de leurs propres stéréotypes et débattront de concert des sujets controversés de l’actualité.»

Le programme d’études, conçu avec la collaboration de la Ligue anti-diffamation, qui a assuré la formation des animateurs, est constamment mis à jour et adapté aux circonstances ponctuelles.

Les ateliers sont menés sous l’égide de la Chaire Dr Joseph Burg d’enseignement des valeurs, de la tolérance et de la paix, inaugurée en mai 1995. L’objectif de cette chaire est de permettre aux chercheurs de conseiller et de guider les éducateurs sur les registres de la paix, de la compréhension et de la tolérance, afin d’ériger une société forte, saine et démocratique. Au nombre des activités de cette chaire, l’organisation de congrès pour enseignants et la publication de matériel didactique.

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Un violon sur le toit à Tachkent

La salle du théâtre de Tachkent, capitale de l’Ouzbekistan, était comble il y a quelques jours, pour la représentation, par une troupe locale, du Violon sur le toit. Adolescents juifs et non juifs se sont également enthousiasmés pour la pièce, rapporte Drori Lamdan, délégué de l’Agence Juive à Tachkent.

Le metteur en scène ouzbèke, Neby Adurakhmanov, a traduit la célèbre pièce de Shalom Aleichem et l’a adaptée aux conditions locales. Tout en préservant l’identité juive de Tuvia, du rabbin et des autres personnages, il a opté pour des costumes traditionnels ouzbèkes.

Au cours de la représentation, qui dure trois heures et demie, les acteurs dialoguent avec le public, lui fournissent des détails sur la vie et l’œuvre de Shalom Aleichem, dont un grand portrait, placé à l’entrée de la salle, est précédé de bougies commémoratives.

Méir Tal, chef de la délégation de l’Agence Juive dans les républiques asiatiques de la CEI, rapporte qu’au cours de la saison dernière, l’Agence Juive a organisé une représentation pour la communauté juive de Samarcande. Cette année, vu le succès remporté par la pièce, Méir Tal envisage de convier plus souvent la troupe à des spectacles dans les pays de la région. Signalons que l’été prochain, le metteur en scène Neby Abdurakhmov se rendra pour la première fois en Israël.

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Un festival international de danse à Budapest

Sous le titre«Danse-Hongrie 2000», le deuxième séminaire international de danse se tiendra à Budapest du 7 au 12 mars prochain, en présence de jeunes danseurs représentant toutes les communautés juives d’Europe de l’Est.

Organisé par le JOINT, ce séminaire est fondé sur une méthode d’enseignement spéciale focalisée sur des thèmes juifs. Thème de cette année: les fêtes juives. Au programme: cinq rencontres d’une demi-journée chacune, des cours de danse donnés par des spécialistes israéliens, un chabbat et un concert de musique juive d’Europe centrale et orientale. Les soirées seront consacrées à des danses folkloriques.

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Les futurs dirigeants du peuple juif

Un groupe de jeunes dirigeants israéliens participera mi-mars au congrès du Young Leadeship prévu à Washington et organisé par le Département pour Israël de l’Agence Juive avec la collaboration des fédérations juives américaines impliquées dans le projet«Partnership 2000». La semaine dernière, les jeunes Israéliens ont été conviés à un séminaire préparatoire qui les a informés des caractères spécifiques du judaïsme américain, se sont entretenus avec Paula Edelstein, directrice du Comité pour Israël de l’Agence Juive, Méir Nitsan, directeur du Département pour Israël, ainsi qu’avec Naomi Fetz, directrice déléguée du projet«Partnership 2000» en Israël.

Les participants au séminaire ont notamment suivi les conférences du Dr Dan Levine, conseiller éducatif de Melitz; de Yigal Donyets, directeur de la division du planning du Département pour Israël; de Roberta Fahn-Schoffman, conseillère du Premier ministre pour les relations avec la Diaspora, enfin de Jodi Schwartz, qui dirigea le comité du Young Leadership de l’Appel Juif Unifié.

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LA SEMAINE DERNIÈRE EN ISRAËL

Les forces de sécurité intérieure d’Israël (Shabak), Tsahal et la police israélienne sont parvenus à arrêter la semaine dernière les membres d’une cellule de l’organisation terroriste Hamas qui prévoyaient des attentats dans un grand immeuble de Jérusalem et le dépôt d’explosifs dans des autobus à Natanya. Les terroristes entendaient imiter les récents attentats particulièrement sanglants de Moscou et de Rostov. La cellule du Hamas est responsable d’attentats à Natanya et à Hadera.


«Les chances de reprise des négociations entre Israël et la Syrie sont de plus en plus ténues. L’Administration américaine fera dans les jours à venir une nouvelle tentative pour convaincre Assad de les reprendre. Si cette tentative échoue, il faut s’attendre à ce que tout le processus de paix avec la Syrie soit remis sine die», a déclaré la semaine dernière le négociateur américain Dennis Ross au cours d’un entretien avec le président Ezer Weizman.


La célèbre chanteuse israélienne Ofra Haza, 42 ans, est décédée à l’hôpital Sheba près de Tel-Aviv, deux semaines après avoir été hospitalisée. Sur requête de ses proches, les causes de sa disparition n’ont pas été publiées. Avant les obsèques, son cercueil a été exposé au quartier Hatikva de Tel-Aviv, où elle est née.


Israël va exporter vers l’Espagne trois millions de puces dévoreuses, alternative biologique aux pesticides chimiques utilisés par les producteurs de poivrons de ce pays.


Un premier prix de 35 millions de shekels au Totto la semaine dernière. Au moment où nous rédigeons ce bulletin, nous ne savons pas encore s’il y a un heureux gagnant... Signalons toutefois qu’au cours des quatre semaines dernières, personne n’est parvenu à prévoir les résultats des 16 matchs de foot, ce qui explique le montant astronomique de cette somme.


Israël a battu la Russie (4 à 1) au cours d’un match à Haïfa, dirigé par le nouveau capitaine de l’équipe nationale de football, le danois Richard Nielsen, qui a à son actif la victoire historique de son pays à la coupe d’Europe de football de 1992.


Le shekel ne cesse de se renforcer. Taux de change du dollar US jeudi dernier: 4,05 shekels

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Fausse alerte à la bombe au cours d’une manifestation organisée par l’Agence Juive en Russie

Une centaine de membres de la communauté juive de Siktivkar, capitale de la zone autonome de Komi (Russie) ont dû, suite à une alerte à la bombe, interrompre un meeting organisé par l’Agence Juive.

Il y a une dizaine de jours, l’Agence Juive de Russie avait organisé une réunion avec la communauté juive de Siktivkar à laquelle elle souhaitait présenter les possibilités d’immigration et d’intégration en Israël. La réunion, au centre culturel de la ville, s’est ouverte sur un programme artistique et s’est achevée par l’hymne national israélien, Hatikva.

Quelques minutes après l’ouverture, un homme s’est précipité dans la salle en annonçant un coup de fil anonyme concernant le dépôt d’une bombe dans le bâtiment.

Les délégués de l’Agence Juive et tous les participants ont immédiatement évacué les lieux et se sont rendus dans un autre endroit. Les services de sécurité ont immédiatement bouclé toute la zone entourant le centre culturel. Après une heure de recherches infructueuses, la police a déclaré qu’il s’agissait d’une fausse alerte.

Le chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie septentrionale, Michaël Golan, précise qu’il s’agissait de la première manifestation juive, largement publiée dans les médias locaux, dans la région de Komi. L’alerte à la bombe provenait à l’évidence d’éléments antisémites. Du reste, un incident du même genre a eu lieu il y a deux mois à Kaliningrad au cours d’une«Foire à la aliya».

Siktivkar, située entre les monts Oural et la Baltique, recense une population juive de 400 âmes, et 1500 pour toute la région autonome de Komi; 83 d’entre eux ont immigré en Israël l’an dernier.

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La durée du service militaire réduite?Un rêve ou une réalité ?

Le colonel Itamar Ya’ar, attaché militaire auprès de l’ambassade israélienne à Londres, a déclaré au cours d’une Journée aliya organisée dans les locaux de la Balfour House que Tsahal envisage la réduction du service militaire obligatoire de trois à deux ans et demi (pour les garçons).

Une centaine de membres de la communauté juive anglaise ont pris assisté à cette manifestation organisée par le Département de l’immigration de l’Agence Juive, le Mouvement de la Aliya et le mouvement sioniste religieux«Tehilla».

Frank Stein, directeur du Département de l’immigration et de l’intégration du Keren Hayessod, a présenté les opportunités d’emploi en Israël. D’autres orateurs ont fourni des informations pertinentes pour ceux qui envisagent leur aliya: planification financière, achat de propriétés et investissements, entre autres sujets.

Le délégué de l’Agence Juive, Danny Blumberg, rapporte l’enthousiasme et le sérieux des participants.

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Un tournoi de tennis en Hollande

Une manière comme une autre d’inciter de jeunes Juifs à se rencontrer: le tournoi de tennis qu’ont récemment organisé la Fondation Sjoeche et le Maccabi. Au programme: du sport bien sûr, mais aussi un orchestre et un repas, ingrédients garantis pour réussir une rencontre entre les jeunes Juifs affiliés à la Fondation Sjoeche, organisation juive indépendante créée il y a une quinzaine d’années en Hollande.

Dubi Bergman, délégué de l’Agence Juive en Europe occidentale, a souligné la pertinence de manifestations socio-culturelles de ce genre pour assurer la pérennité du judaïsme et lutter contre l’assimilation.

La Fondation Sjoeche, dirigée par un comité de neuf volontaires d’une vingtaine d’années, propose plusieurs activités pour jeunes de 18 à 35 ans: soirées et manifestations sportives notamment, ainsi que des conférences sur des thèmes allant de la problématique posée par les pages manquantes du Journal d’Anne Frank au best-seller Kosher Sex du rabbin Shmuely Boteach.

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Nourriture cacher et boissons Made in Israel pour des musulmans pris en otage

Comment alimenter les musulmans passagers d’un avion afghan détourné qui a atterri à l’aéroport londonien de Stansted?La police s’est adressée au restaurant cacher Reuben’s du quartier West End.

Lequel restaurant cacher a envoyé la fine fleur de ses spécialités: pâté de foies de volaille, boulettes de viande, salade d’œufs durs aux oignons, et beignets de pommes de terre. Pour boissons: des nectars de fruits fabriqués en Israël, à la mangue, aux fruits de la passion et aux pêches.

La patronne du restaurant, Hannah Schwartz se refuse à dévoiler les recettes qui font la réputation de son établissement, à l’exception d’un petit détail très couleur locale: utiliser du vinaigre de malt de préférence au vinaigre naturel pour la sauce de la salade.

Quant à la version«british» du pâté de foie, ce sera la recette de la semaine de notre Agenda:

Ingrédients:
Un gros oignon
Trois cuillerées à soupe de graisse de poulet
250 g de foies de volaille
1 ou 2 œufs durs
Sel, poivre

Faites revenir les rondelles d’oignon dans la graisse de poulet à petit feu, en remuant de temps en temps. Saler les foies de volaille, avant de les rincer à l’eau, les flamber et les faire griller au four sur du papier aluminium. Hacher grossièrement l’œuf dur, puis les oignons et le foie. Mélanger le tout et assaisonner.

BON APPETIT!

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