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No. 7
Jeudi, 11 Adar 5760,
17 février 2000

NON À HAIDER ET NON À L’ARGENT DE HAIDER!

L’Organisation Sioniste Mondiale rejette catégoriquement la proposition visant à négocier, avec la coalition de Haider, les dédommagements aux victimes de l’Holocauste, et lance une campagne afin de mettre en garde l’opinion publique contre la participation du parti de la Liberté au gouvernement.

Dans cette édition :
Un premier témoignage de Vienne
Boycott à Londres
L’antisémitisme en Biélorussie
La violence domestique en augmentation
Les Présidents en Israël
Les Anglais viennent dans le Nord
La tête juive
Accès ouvert
Des chiffres et des gens
Arad et l’Alya
Une médecine d’intégration
Téléphone populaire
Pas de minyan en Indonésie
Cette semaine en Israël
L’industrie en Galilée
Les restaurants cachers – et comme dessert, un gâteau

«Nous condamnons avec véhémence la tentative cynique de la coalition de droite en Autriche, d’amadouer l’opposition qu’elle suscite, de se faire accepter et de faire reconnaître la légitimité d’un gouvernement raciste en brandissant des billets de banque.» C’est ce qu’ont déclaré hier le Président de l’Organisation Sioniste Mondiale, Sallai Meridor, et le Trésorier, Chaim Chesler, lors d’une conférence de presse qui a marqué l’ouverture d’une campagne publique mondiale ayant pour slogan «Non à Haider», et «Non à l’argent de Haider». Tous deux ont souligné que la participation du parti de la Liberté au gouvernement autrichien constituait un danger, non seulement pour les deux millions de Juifs vivant en Europe, mais pour l’Europe toute entière, ainsi que pour le monde libre.

Meridor a violemment critiqué les propositions du nouveau gouvernement autrichien, de négocier le paiement de dédommagements aux Juifs qui vivaient en Autriche à la veille de la seconde guerre mondiale, ou qui furent envoyés par les Nazis aux travaux forcés dans les camps. Meridor a souligné que les victimes de la Shoa en Autriche avaient droit à une compensation en vertu de la loi pour les souffrances subies et pour les biens qu’ils avaient dû abandonner; toutefois, les intentions de la coalition de Haider, qui propose de l’argent après que tous les gouvernements précédents en Autriche aient toujours refusé de négocier, sont loin d’être innocentes: «c’est une infâmie, que de croire que par des négociations avec les Juifs sur une question qui leur revient de droit, ils réussiront à briser le mur d’isolement que le monde juif tente d’édifier autour d’eux – on ne nous achète pas avec de l’argent – on ne peut acheter la légitimité du racisme à aucun prix.»

Selon Meridor, la réaction politique des Etats-Unis et des pays européens à la participation de Haider au gouvernement autrichien, a été positive, toutefois le résultat ne se fera pas sentir au bout d’une semaine, mais plutôt après une lutte permanente contre ce qu’il a appelé le pari de Haider selon lequel «le monde aboiera, et la caravane passera».

Le Président de l’Organisation Sioniste a lancé cette semaine un appel dans une missive à tous les présidents d’organisations et de fédérations juives dans le monde, afin qu’ils unissent leurs forces contre Haider.

Le Trésorier de l’Organisation Sioniste, Chaim Chesler, qui centralise la campagne contre Haider, a annoncé que l’activité débuterait par une manifestation spéciale, qui aura lieu à la Maison du Peuple, à Jérusalem, dans la salle dans laquelle eut lieu le procès du criminel nazi Adolph Eichmann, qui, comme Hitler et Waldheim, était lui aussi d’origine autrichienne.

Chesler a ajouté que la commission qu’il présidait, mise sur pied pour suivre de près le développement de la situation en Autriche, mobilisera les mouvements de jeunesse sionistes dans le monde et les fédérations sionistes afin d’organiser des équipes de protestation en face des ambassades autrichiennes. Lors de ces manifestations, on lira les noms des Juifs d’Autriche qui ont péri durant l’Holocauste.

Tout de suite après la conférence de presse, Meridor et Chesler ont participé à une réunion de la Commission de l’Alya, de l’Intégration et de la Diaspora de la Knesset, sous la présidence de Naomi Blumenthal, réunion à laquelle on avait invité également l’ambassadeur d’Israël en Autriche, Nathan Meron. Chaim Chesler y a présenté la campagne contre Haider que prépare l’Organisation Sioniste, et il a appelé la Knesset à s’y joindre. Après que l’ambassadeur Meron ait précisé que bien que Haider soit «un mauvais», il n’avait jamais exprimé de position antisémite et se gardait d’attaquer les Juifs, Meridor réagit vivement: «L’antisémitisme latent est le plus dangereux de tous; on ne peut faire de distinction entre la xénophobie et la haine des Juifs, ce sont là des arguments utilisés contre nous à l’époque de la Shoa. On ne peut se méprendre sur celui qui a choisi de terminer sa campagne électorale près de la maison natale d’Hitler, qui fait l’éloge de notre ennemi et qui accuse Churchill de nazisme. On ne peut dire que cela ne nous concerne pas.»

Dans cette édition:

UN PREMIER TÉMOIGNAGE DE VIENNE À L’ÈRE DE HAIDER: «LES JUIFS D’AUTRICHE NE SAVENT PAS CE QUI LES ATTEND DEMAIN»

«Les Juifs d’Autriche connaissent à nouveau l’anxiété et la peur», déclare le Dr. Chani Hinker, la première immigrante d’Autriche arrivée à la suite de l’entrée de Haider dans la coalition.

«Après les élections en octobre 99, la communauté juive viennoise a reçu des centaines de lettres de menaces et quelques Juifs orthodoxes ont même essuyé des coups dans la rue. Il y a longtemps qu’il n’y avait plus eu de nouvel antisémitisme», dit Mme Hinker. «A présent, j’ai le sentiment que les antisémites peuvent à nouveau sévir en toute liberté».

Elle ajoute qu’en dépit d’un intérêt croissant des jeunes autrichiens pour les Juifs et l’histoire des Juifs d’Autriche surtout dans les années 80, après l’affaire Waldheim, lorsque, au lieu de faire leur service militaire, ces jeunes choisirent d’effectuer un service civil dans les camps de concentration ou les musées de l'Holocauste en Israël et aux Etats-Unis, Haider a reussia a réveiller à nouveau des sentiments anciens, et ses solutions pueriles ont trouvé des adeptes parmi les couches défavorisées, mécontentes de la situation économique:

«Homme populiste, comprenant parfaitement la nature humaine, Haider est un expert en manipulation», dit Mme Hinker, qui a travaillé au cours des 5 dernières années comme secrétaire de la petite communauté juive de Graz, qui compte 120 Juifs sur les 250.000 habitants de la ville.

Mme Hinker voit un véritable danger dans le soutien croissant à Haider, qui est passé de 5% au moment où il a été élu pour la première fois à la tête du Parti de la Liberté au milieu des années 80, à 27% qu’il a obtenus lors des dernières élections. Elle signale que le soutien à Haider augmente aussi dans les provinces.

«Etant donné qu’il ne peut pas exprimer en public des opinions antisémites, il utilise des slogans nazis tels que «L’Autriche par-dessus tout», et «Trop d’étrangers», dans une propagande qui réveille des souvenirs de la période d’Hitler».

La communauté juive d’Autriche compte environ 8.000 membres, dont la plupart vivent à Vienne. Les autres sont répartis entre les petites communautés, telles que Graz, qui comptent une majorité de personnes agées et d’assimilés. Le Dr. Hinker ajoute qu’il n’y a que 4 Juifs dans la région de Carinthie, dont provient Haider. L’un d’eux est un converti qui a épousé une descendante des Habsbourg.

Bien que les Juifs soient effrayés par les déclarations de Haider en faveur des S.S. d’Hitler, ils s’efforcent d’entretenir de bonnes relations avec tous les partis. Mme Hinker, qui s’est convertie en juin 98 selon le rite orthodoxe à Vienne, raconte que Haider a envoyé à la communauté juive de Graz des voeux pour Rosh Hashana. «Haider a l’habitude d’agir de la sorte pour manifester ses relations soi-disant chaleureuses avec les Juifs.»

Ayant grandi dans une petite bourgade, Chani, qui s’appelait alors Anne-Marie, ignorait tout des Juifs ou du judaïsme, si ce n’est le fait que son père ne les aimait pas. «A l’école, nous n’avons jamais rien appris sur Auschwitz, sur les camps de concentration ou sur la Nuit de Cristal.»

Son intérêt pour le judaïsme prit naissance lorsqu’elle lut une oeuvre d’un auteur juif autrichien, à l’époque où elle terminait son doctorat en littérature allemande à l’Université de Graz.

Mme Hinker se mit à dévorer les livres sur le judaïsme et à travailler bénévolement pour la communauté juive. Actuellement, la municipalité est en train de reconstruire une synagogue qui fut détruite lors de la Nuit de Cristal en 1938. Pour faire son alya, Mme Hinker a bénéficié de l’assistance du site Internet de l’Agence Juive, par l’intermédiaire duquel elle prit contact avec le directeur du site, Eli Birnbaum, qui lui indiqua la voie à suivre pour faire son alya en Israël. Cette semaine, ils se sont rencontrés à Jérusalem.

Dans cette édition:

HABONIM-DROR APPELLE AU BOYCOTT D’UN HÔTEL QUI A HÉBERGÉ HAIDER À LONDRES

Des mouvements d’étudiants juifs de toutes les appartenances politiques ont manifesté cette semaine dans les rues de Londres, pour protester contre la visite de Joerg Haider en Grande-Bretagne. Les manifestants du mouvement Habonim-Dror se sont ralliés aux manifestants du mouvement travailliste et à «Tagar», la cellule des étudiants de Betar, afin de protester devant l’hôtel Park Lane Hilton à Londres, qui a accueilli la conférence de presse de Haider.

Le chef de la délégation de l’Agence Juive en Angleterre, Dubi Bergman, nous communique que le porte-parole de l’hôtel a précisé que la réservation de la salle avait été faite par l’ambassade d’Autriche à titre privé, et que la direction ne partageait pas les opinions de Haider. En réaction, Habonim-Dror a lancé un appel au boycott de l’hôtel et dans une lettre envoyée par le chef du mouvement, Mandy Wilkins, au Premier Ministre Tony Blair, elle lui demanda de se prononcer ouvertement contre Haider: «Nous ne pouvons pas rester inactifs et voir un homme qui a fait publiquement l’éloge d’Hitler et des S.S., accroître son influence dans un pays qui est membre de l’Union Européenne» écrit Wilkins. Haider s’est rendu à Londres et à Paris, afin de tenter d’améliorer son image de marque en Europe.

Dans cette édition:

Encore l’antisémitisme

UN LIVRE EN BIÉLORUSSIE APPELLE À L’ÉLIMINATION DES JUIFS

Le Président de la communauté juive de Brest en Biélorussie, Yoffe Israël Yakoblevich, demande au Président de Biélorussie Alexandre Lokshenko, d’examiner la légalité de la publication de littérature antisémite et d’étouffer dans l’oeuf une tentative visant à faire revivre le fascisme en Biélorussie. Le chef de la représentation de l’Agence Juive à Minsk, Baruch Kamil, précise que cet appel a été lancé dans une lettre ouverte à la suite de la publication d’un nouveau livre antisémite qui incite à la suppression des Juifs.

Le livre, qui a paru dernièrement, sous le nom de «La guerre selon les lois de l’infâmie», a suscité de vives réactions au sein des Juifs de Biélorussie. «Notre patrie slave commune est détruite. Tout ce que nous avions nous a été volé par des mains étrangères, avides…Le 20ème siècle a été le siècle de la lutte entre le judaïsme et le christianisme, car les Juifs se sont jurés de contrôler le monde. Le 21ème siècle nous oblige à fonder un ordre nouveau dans le monde. La solution de la question juive garantira le redressement des peuples européens et il faut résoudre cette question dans toute son ampleur…» écrivent les auteurs du livre.

Lors de la publication, le Président de l’Union des communautés juives de Biélorussie, Léonid Levin et le chef du mouvement réformé en Biélorussie, Yaakov Bessin, ont porté plainte devant les tribunaux contre l’éditeur, l’accusant de diffuser des écrits racistes et fascistes.

Ce livre s’ajoute à une longue série de manifestations d’antisémitisme. Ainsi que nous l’avons mentionné, la propagande antisémite est publiée librement dans les médias en Biélorussie et ces dernières semaines, on a vu apparaître dans les rues des slogans tels que: «Les Juifs sont nos ennemis», «Frappez les youpins», etc.
En 1999, 2.692 immigrants de Biélorussie sont arrivés en Israël, une augmentation de 19% par rapport à 1998 (2.258). Selon les estimations de l’Agence Juive, il ne reste aujourd’hui en Biélorussie que 30.000 Juifs environ.

Dans cette édition:

La société israélienne

L’AGENCE JUIVE SE RALLIE À LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE AU SEIN DE LA FAMILLE

Miri (un nom d’emprunt, pour ne pas révéler son identité), âgée de 33 ans, est arrivée il y a 10 mois, terrorisée, au «refuge pour les femmes» de Haifa. Elle avait été, ainsi que ses quatre enfants, victimes de sévices graves et continuels de la part de son mari. Un jour après son arrivée au refuge, elle déposa plainte à la police et au bout de 4 semaines, elle emménagea au foyer pour femmes battues à Beer Sheva. Pendant les 8 mois qu’elle passa au refuge, Miri divorça de son mari, ses enfants furent intégrés dans des institutions scolaires à Beer Sheva, et son mari fut jugé et condamné à une peine de prison. Aujourd’hui, elle fait des études d’assistante sociale et donne des conférences sur les femmes battues.

Le refuge pour les femmes à Haifa est un projet parmi des dizaines d’autres, qui sont financés par l’Agence Juive, à la suite de l’augmentation des cas de violence domestique en Israël. Le foyer constitue un lieu d’accueil chaleureux dans les cas d’urgence, pour des femmes qui sont victimes de violence domestique. Une équipe de professionnels offre à ces femmes et à leurs enfants un abri temporaire, un soutien, des conseils, des soins et un enrichissement moral.

Cette semaine, plusieurs cas graves de violence domestique se sont produits: à Tel-Aviv, un jeune homme de 30 ans a tué sa compagne de 24 ans: à Jérusalem, on a découvert une histoire atroce de sévices et d’humiliations commis contre un enfant de 8 ans par le compagnon de sa mère. Un homme de Petach Tikva a été arrêté, soupçonné d’avoir abusé sexuellement de la fille de sa femme.

Selon des données fournies par l’Organisation Naamat, en 1999, 10 femmes ont été tuées en Israël par leur conjoint. Dans trois de ces cas, des enfants ont été tués également. Les statistiques montrent qu’une femme sur sept en Israël, est une femme battue.

Une autre donnée, publiée par l’association ELEM (organisation en faveur des adolescents à risque et en détresse), indique que près de 60.000 adolescents en Israël, qui constituent 10% du total des adolescents dans le pays, sont considérés comme des jeunes marginaux. Ils se livrent à des activités anti-sociales, abandonnent la scolarité et souffrent de difficultés d’adaptation de retards scolaires à la suite de négligence, d’abandon et d’abus physiques, sexuels et moraux.

À la suite de l’augmentation des cas de violence domestique dans la société israélienne, l’Agence Juive a intensifié sa lutte contre ces phénomènes, elle dépense des millions de shekels pour organiser et soutenir des dizaines de projets qui traitent des groupes de population à risque ou en détresse, ainsi que des projets de prévention de la violence domestique.
Les victimes de la violence qui bénéficient de ces projets proviennent de toutes les couches sociales en Israël. Les différents programmes mis sur pied traitent d’éducation et de prévention de la violence, fournissent une assistance aux populations se trouvant dans des situations de crise et de détresse, et prodiguent des soins aux victimes d’actes de violence au sein de la famille.

Dans cette édition:

La Conférence des Présidents en visite en Israël

L’AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS, MARTIN INDYK: «ASSAD NE COMPREND PAS LE POIDS DE L’OPINION PUBLIQUE EN ISRAËL».

L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Martin Indyk, déclare que la Syrie profite de la situation au Liban pour faire pression sur Israël au cours des négociations: «Assad ne comprend absolument pas l’importance qu’il faut attacher à l’opinion publique en Israël pour promouvoir le processus de paix, et cela fait du tort».

Indyk a exprimé sa déception quant au rythme des négociations, et il a précisé que les parties auraient besoin de 6 à 8 semaines pour évaluer les chances de parvenir à un accord: «Même s’il n’y a pas d’accord avec les Syriens, il faudra encore déployer une activité diplomatique importante pour surmonter les problèmes dans la négociation avec les Palestiniens sur la question de Jérusalem, des réfugiés et des frontières permanentes.»

Indyk a pris la parole devant la délégation de la Conférence des Présidents des Organisations Juives d’Amérique du Nord, menée par Ron Lauder et Malcolm Hoenlein, qui est arrivée hier soir en Israël dans le cadre de la visite traditionnelle qu’elle effectue chaque année à Jérusalem.

Dans le cadre de cette visite, les dirigeants de la Conférence des Présidents rencontreront l’élite politique d’Israël, ainsi que les chefs de l’opposition, dans le but d’être informés quant au processus de paix, et à la situation politique, économique et sociale. Entre autres, ils rencontreront le Premier Ministre Ehoud Barak, le Ministre des Affaires Étrangères David Levy, le Président de l’Agence Juive Sallai Meridor et le Ministre de l’Intégration Yuli Tamir.

La délégation de la Conférence des Présidents arrive en Israël après une visite de deux jours à Moscou, destinée principalement à suivre de près la situation de la population juive en Russie. A Moscou, les chefs de la délégation se sont entretenus avec le maire de Moscou, Yuri Lushkov, avec le ministre des Affaires Étrangères, Igor Ivanov, et avec l’ancien Premier Ministre, le député Yevgeny Primakov. La délégation des dirigeants juifs américains a également rencontré le candidat à la présidence, Gregory Yablonski.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la délégation fut accueillie par Pinchas Goldschmidt, le Grand-Rabbin de Moscou, par Alexander Osovtsov, directeur du Congrès Juif de Russie et par Alla Levy, qui dirige la délégation de l’Agence Juive.

La Conférence des Présidents était l’hôte du Congrès Juif de Russie, présidé par Vladimir Gusinsky. Mme Levy remercia la Conférence des Présidents de ses préoccupations quant à la continuation de l’activité juive en Russie, et en particulier d’avoir contribué à organiser la poursuite de l’activité de l’Agence Juive, après la crise avec les autorités en 1996.

Après sa visite à Jérusalem, la délégation se rendra en Jordanie pour une brève visite.

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DES ENSEIGNANTS BRITANNIQUES SUR LA LIGNE DE DEMARCATION DANS LE NORD

À la suite de la tension qui a régné à la frontière nord la semaine dernière, des enseignants de Grande-Bretagne vont se rendre dans le nord, afin de prêter assistance aux enfants qui vivent sous la menace des katiouchas. Ce projet, qui relève du Département de l’Éducation de l’Agence Juive, est mis en oeuvre dans le cadre du «Partenariat 2000».

Dimanche, un groupe de 24 éducateurs de classes de maternelle doit arriver dans la zone frontalière du nord, en provenance de 15 écoles affiliées aux différents mouvements en Angleterre, pour un séminaire pédagogique de 9 jours. Les participants rencontreront dans la région des collègues israéliens, visiteront des jardins d’enfants et participeront à des ateliers avec des enseignants de la région, afin d’apprendre dans quelle mesure la tension permanente influence l’éducation des enfants. Dans le cadre de leur visite, ils apprendront aussi ce que représente l’éducation juive en Israël.

Le projet «Partenariat 2000», créé sous l’égide de l’Agence Juive, fournit l’occasion d’une coopération professionnelle unique en son genre. Les liens entre les deux communautés se sont noués il y a deux ans, lors de la visite en Israël de trois éducateurs anglais. Ils participaient tous les trois à un congrès d’éducateurs juifs, organisé par le Département de l’Education de l’Agence Juive. Il a ete decide d’un de formation entre les deux groupes d’enseignants et d’un débat sur les programmes de cours dans les deux communautés.

La zone-frontière du nord s’est apaisée après la tension qui y régnait la semaine dernière, à la suite des attaques de la Hizbollah contre les soldats de Tsahal, et les représailles de l’aviation israélienne contre des infrastructures au Liban.

A présent que les enfants sont sortis des abris, ils ont besoin de réconfort et d’encouragements, et les visiteurs de Grande-Bretagne pourront sans doute les aider à cet égard.

Des partenariats similaires concernant l’âge tendre existent entre les communautés de San Francisco et la Galilée, ainsi qu’entre Atlanta et la région de Yokneam-Megiddo.

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LA TÊTE JUIVE

Le cerveau juif continue à inventer des solutions ingénieuses. La semaine dernière, les joueurs de l’équipe de basket-ball de l’école de «l’Académie Hébraïque de Tidewater» en Virginie, se sont trouvés confrontés à un problème bizarre.

Lorsque les jeunes joueurs entrèrent sur le terrain, afin de jouer contre l’équipe concurrente de «l’Académie Chrétienne de Tidewater», l’arbitre exigea d’eux qu’ils retirent leurs kippot, de crainte que les pinces de métal qui les retenaient, ne se détachent et ne blessent quelqu’un dans l’oeil.

Les jeunes joueurs de basket juifs refusèrent catégoriquement. «C’est une question qui n’admet pas de compromis. Nos enfants sont fidèles à leurs croyances» déclara l’entraîneur Nathan Drori, qui décida de renoncer au match.

Toutefois, l’ingéniosité juive finit par trouver une solution pour les matchs futurs de l’équipe: les joueurs utiliseront des pinces de plastique, qui remplaceront les pinces de métal.

L’émissaire de l’Agence Juive dans la région, Segavit Ben-Moshe, raconte que près de 20.000 Juifs vivent dans la région de Tidewater en Virginie du Sud, à proximité de la frontière avec la Caroline du Nord. 4.000 Juifs se réunissent pour prier dans trois grandes synagogues et une demi-douzaine de synagogues plus petites. 250 élèves appartenant à tous les courants religieux, fréquentent l’école orthodoxe, «L’Académie Hébraïque».

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BOSTON ADOPTE LES HOMOSEXUELS ET LES LESBIENNES

«Le fait d’exclure une partie de la communauté juive diminuera notre efficacité à l’avenir. Nous devons lutter contre nos propres textes et trouver le moyen de tendre la main et de renforcer toute étincelle de vie juive, afin de constituer une communauté charitable, appliquant la Torah dans un esprit de justice.» C’est par cette déclaration que Barry Shrage, Directeur de la Fédération Juive de Boston, a ouvert un dialogue communautaire concernant l’inclusion des homosexuels, lesbiennes et transsexuels dans les institutions de la communauté. Le premier débat eut lieu la semaine dernière au centre communautaire de Newton, avec la participation des dirigeants juifs de toute la région de Boston.

L’émissaire de l’Agence Juive à Boston, Margalit Toledano, rapporte que la première réunion vit entre autres la participation du Comité Juif Américain, des Dirigeants de Centres Communautaires Juifs, des organisations du «Frère Juif» et de la «Soeur Juive», du Conseil des Relations Communautaires, des Services de la Famille et des Enfants Juifs, de quelque 20 membres de «Keshet», le Comité des Homosexuels et des Lesbiennes, et du Comité de l’Education.

La réunion avait pour but un rapprochement avec les homosexuels, lesbiennes et bissexuels juifs, après que l’organisation «Keshet» ait lancé la semaine dernière un nouveau programme destiné à encourager les institutions juives à accueillir activement les groupes d’homosexuels de la ville.

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SAVIEZ-VOUS QUE ?

  • 4.115 immigrants de la CEI sont arrivés en Israël en janvier 2000. Une augmentation de 8% par rapport à janvier 1999.

  • 10.600 étudiants immigrants bénéficient de bourses de l’Agence Juive pour leurs études universitaires en Israël.

  • 6.000 jeunes Juifs des Etats-Unis ont participé en 1999 à des programmes de longue durée de «l’Expérience Israélienne», y compris des études dans des universités, des yeshivot et d’autres institutions.

  • L’Agence Juive paie 120 dollars pour chaque immigrant qui apprend l’hébreu à l’Oulpan pendant 5 mois.

  • L’Agence Juive a payé 6.900.000 dollars en 1999, dans le cadre des allocations de «remplacement de bagage», pour indemniser les nouveaux immigrants qui ont abandonné leurs biens dans leur pays d’origine.

  • L’Agence Juive paie une pension mensuelle de 235 dollars à 850 anciens Prisonniers de Sion vivant actuellement en Israël.

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ARAD AIME LES OLIM; LES OLIM AIMENT ARAD

Lorsque le Dr. Dvorah Berenholtz, une psychologue de La Jolla en Californie, arriva à l’Institut de l’UMEJ (Union Mondiale des Etudiants Juifs) à Arad au mois de juin dernier, elle ne savait pas exactement ce qu’elle allait faire. A 39 ans, elle était plus âgée que la plupart des autres étudiants. L’activité communautaire à laquelle elle était habituée en Californie lui manquait, et elle était sceptique quant à sa capacité d’apprendre l’hébreu de manière satisfaisant pour s’intégrer en Israël.

Et pourtant, une semaine à peine après avoir terminé ses études à l’Oulpan le mois dernier, elle se vit proposer un poste de conseillère en psychologie éducationnelle à Arad, elle passa son permis de conduire du premier coup et obtint le premier rôle dans «Carrousel», une production de LOGON, le groupe d’opérette léger du Neguev.

«La combinaison de l’Oulpan, du bénévolat, des séminaires et des excursions de l’UMEJ, m’ont fourni la base nécessaire pour mener une vie nouvelle en Israël» déclare le Dr. Berenholtz.

L’accueil bien connu qu’offre Arad aux nouveaux immigrants, combiné avec des possibilités d’emploi, un bon réseau d’écoles et un air pur, ont fait de cette petite ville dans le désert, non loin de la Mer Morte, une ville qui attire l’alyah. Plus de 40% de ses habitants sont arrivés en Israël au cours de la dernière décennie. Grâce aux olim venus des pays anglophones, d’Europe de l’Est, d’Amérique latine, d’Ethiopie et de l’ex-URSS, Arad est devenue une mosaïque culturelle et ethnique unique en son genre.

Au moment même où le Dr. Berenholtz arrivait à Arad, le maire de la ville, Bezalel Tabib et Moshe Almoznino, Directeur de la Région Sud à l’Agence Juive, accompagnés de Luis Castel, président de l’Union des Immigrants d’Amérique Latine en Israël, se rendaient en Argentine et dans d’autres pays de l’Amérique du Sud, afin de présenter des propositions d’intégration aux candidats à l’alyah dans le cadre du programme «Alyah 2000». Deux semaines plus tard, ils rentraient avec une liste de 70 familles.

Ces familles, dont la plupart sont d’Argentine, mais certaines d’Uruguay et du Brésil, sont déjà arrivées en Israël. 14 des nouveaux immigrants participent à un programme de formation de l’industrie hôtelière et résident temporairement au Centre d’Intégration de l’Agence Juive «Yafit» à Arad. D’autres étudient encore à l’Oulpan.

«Les olim de Russie ont tout fait pour aider les olim d’Amérique du Sud», dit Monica Zelinger, directrice du programme «Partenariat 2000» dans la région.

Le Dr. Berenholtz elle aussi fait l’éloge de l’aide et de l’assistance mutuelle dont elle a bénéficié à Arad: «Je sens que j’ai eu de la chance, que les gens m’ont soutenue» dit-elle, «les habitants d’Arad m’ont donné le sentiment que j’étais ici chez moi.»

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UNE MÉDECINE D’INTÉGRATION

Lorsqu’en 1994, Pavel Yarushlemski fit le voyage de 20 heures qui séparait Simpropol de Kiev pour une entrevue en vue de son alyah en Israël dans le cadre du programme «Alyah 2000» de l’Agence Juive, il ignorait encore que sa vie allait changer. Lors de cette entrevue, Pavel s’inscrivit, avec des dizaines d’autres candidats, à un programme d’intégration dans les professions para-médicales pour nouveaux immigrants, organisé par l’Agence Juive en coopération avec l’hôpital Soroka de Beer-Sheva. Peu de temps après, Pavel immigra en Israël et entreprit des études au Centre Médical Universitaire Soroka, où il rencontra Jana, sa future épouse. En 1996, il obtint un diplôme d’infirmier qualifié, s’engagea à l’armée et, après son service militaire, s’intégra avec succès au sein du personnel de l’hôpital. Actuellement, il projette de poursuivre ses études au Centre Universitaire.

333 infirmiers et infirmières immigrants, venus du monde entier, ont bénéficié d’une formation professionnelle à l’hôpital Soroka au cours des années 1990 à 1999, dans le cadre du projet de l’Agence Juive. La plupart d’entre eux travaillent actuellement à l’hôpital et beaucoup ont poursuivi leurs études en vue d’obtenir des diplômes universitaires plus élevés.

Cette semaine, durant sa visite dans le sud du pays, le Président de l’Agence Juive, Sallai Meridor, a visité l’hôpital Soroka et a pu suivre de près l’intégration des olim au sein de l’hôpital. 143 nouveaux immigrants se trouvent aujourd’hui à différents stades du programme et 63 d’entre eux doivent recevoir leur diplôme d’infirmier qualifié en avril prochain.

L’Agence Juive met en oeuvre ce programme d’intégration pour infirmiers et infirmières immigrants dans 4 hôpitaux du pays: Soroka à Beer-Sheva, Hadassah Ein-Karem à Jérusalem, Bnei Zion à Haifa et à l’hôpital de Safed. Dans le cadre du programme, des représentants des hôpitaux, accompagnés de délégués de l’Agence Juive, se rendent dans la CEI et les pays d’Amérique latine, afin d’y recruter des infirmiers et des infirmières. A leur arrivée en Israël, les olim sont envoyés dans un Oulpan professionnel et reçoivent une formation d’infirmiers qualifiés. Pendant toute la période de leurs études, l’Agence Juive suit les immigrants et les assiste en matière de logement. Ceux qui terminent le programme et réussissent leurs examens sont assurés de trouver un emploi dans les hôpitaux qui les ont formés.

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UNE INTÉGRATION RAPIDE

«L’épidémie» des téléphones cellulaires qui a frappé Israël ces deux dernières années fait des «victimes» également parmi les nouveaux immigrants. Le Président de l’Agence Juive, Sallai Meridor, a été fort surpris lorsqu’au cours d’une conférence qu’il donna cette semaine au Centre d’Intégration «Yeelim» à Beer-Sheva, un des olim, arrivé quelques semaines auparavant du Yémen, sortit son téléphone cellulaire et se lança dans une conversation animée avec un de ses proches. Le spectacle de cet immigrant, vêtu de l’habit traditionnel yéménite, parlant à peine l’hébreu, mais connaissant déjà tous les secrets du téléphone cellulaire, stupéfia toutes les personnes présentes dans la salle.

Près de 500 olim, venus de 28 pays, résident actuellement au Centre d’Intégration «Yeelim» à Beer-Sheva.

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PAS DE MINYAN EN INDONÉSIE

Peu de Juifs dans le monde, au début de ce troisième millénaire, se retrouvent sans vie communautaire dans leur pays. Mais les juifs d’Indonesie sont precisement dans ce cas. Sept journalistes indonesiens ont visité Israël, invités par le ministère des Affaires Etrangères; ils ont visité également des sites de l’Agence Juive, en compagnie du responsable des relations avec la presse étrangère, Michaël Jankelowitz.

Ils ont raconté qu’à la suite du changement de gouvernement en Israël, les relations entre Israël et l’Indonésie se sont améliorées. Durant leur séjour, les visiteurs ont pu avoir un aperçu des réalisations israéliennes, en particulier dans les domaines politique, économique et social.

Cette visite inhabituelle a également révélé aux Israéliens quelques détails que l’on ignore presque sur l’Indonésie. La population juive de Surabaya, la capitale de l’Est de Java, se compose de 5 familles, sur une population de 3 millions d’habitants. C’est ce qui reste d’une population juive jadis florissante à l’époque du colonialisme hollandais, lorsque les Juifs se livraient aux affaires et au commerce et faisaient partie de la haute société de la ville. Durant les années 50 et 60, il y avait encore à Surabaya quelques dizaines ou peut-être quelques centaines de Juifs.

L’unique synagogue se situe dans l’une des rues étroites à proximité du port. Personne ne sait plus qui a construit ou fondé la synagogue, mais l’un de ses murs porte une inscription selon laquelle le bâtiment fut donné a la mémoire de Joseph Ezra Isaak Nissim.

Bien que la ville ait grandi, le nombre des fidèles a diminué pour des raisons de vieillissement des membres de la communauté, d’émigration, de décès ou de mariages mixtes.

Joseph Sayers, dont la famille est originaire de Bagdad, habite la maison adjacente à la synagogue. Chaque vendredi soir, par nostalgie pour une époque révolue, il ouvre les portes de la synagogue abandonnée et allume les lampes – mais personne ne vient.

Parfois, des Juifs viennent d’autres villes d’Indonésie, comme Jakarta, Bandunk et Medank, afin de célébrer une bar-mitzva ou un mariage. La synagogue est aussi devenue lieu touristique pour les visiteurs de l’étranger.
Bien que le Judaisme ne fasse pas partie des 4 religions reconnues en Indonésie (outre l’Islam): la religion catholique, le protestante, l’hindouiste et la boudhiste), les Juifs y sont protégés, selon les dires de Mohammed Taufik, un des dirigeants islamiques de Surabaya. C’est ce que confirmèrent aussi les journalistes venus en visite en Israël.

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CETTE SEMAINE EN ISRAËL

Un soldat de plus, le sergent Tsachi Itach a été tué à la fin de la semaine dernière au Liban, à la suite d’une attaque de missile sur la position du Beaufort. Le Premier Ministre Ehoud Barak:» Nous évacuerons le Liban en juillet, même sans accord.»


Croissance du chômage: selon les données du Service de l’Emploi publiées cette semaine, en janvier on a noté une augmentation du nombre des demandeurs d’emploi sur le marché.
Le nombre de chômeurs qui ont recherché un emploi durant ce mois s’éleve à 164.200, contre 163.400 en décembre 99. En comparaison avec janvier 99, il s’agit d’une augmentation de 8.000 chômeurs.


Ofra Haza est dans un état grave - la chanteuse Ofra Haza est hospitalisée au service des soins intensifs à l’hôpital «Shiva» de Tel-Hashomer, dans un état grave, mais stable. Elle est reliée à un appareil respiratoire et subit une dialyse. Les amis de la chanteuse et sa famille gardent le silence quant aux raisons de son hospitalisation et aux détails sur son état de santé, mais il semble qu’il s’agirait des complications d’une pneumonie. De nombreux admirateurs de la chanteuse attendent dans les couloirs de l’hôpital.


Des carnivores dans la Cité du Gouvernement: le photographe Gil Mezuman, de la revue du National Geographic, a photographié la semaine dernière un chacal près du cimetière Sheikh Bader à Jérusalem. Il a ainsi réussi à confirmer les rumeurs concernant la présence de chacals à proximité de la Knesset et de la Cité Gouvernementale.


L’été approche – le ministre de l’Intérieur, Natan Sharansky, a annoncé cette semaine que l’heure d’été commencera cette année le 14 avril et se terminera le 22 octobre.

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COOPÉRATION ISRAÉLO-AMÉRICAINE EN VUE DE DÉVELOPPER UNE INDUSTRIE DE POINTE EN GALILÉE

Un premier congrès sur le développement économique régional s’est tenu cette semaine à Carmiel, avec la participation d’universitaires, d’économistes et d’experts des Etats-Unis et d’Israël. Le congrès a examiné les possibilités de développement d’une économie régionale à Carmiel-Misgav, basée sur les ressources technologiques et humaines. Ce congrès en Israël faisait suite a une réunion qui avait eu lieu à Pittsburgh aux Etats-Unis il y a un an.

Pendant les trois journées du congrès, les participants ont visité la région, ont recu des inform,ation sur son économie, et ont examiné des modèles de développement du coeur de la Galilée. Au cours du siecle qui commence, cette region basera essentiellement son activite sur des reseaux d’information et non plus seulement sur une economie de production. L’objectif est de développer à Carmiel-Misgav des sources d’emploi attractives, agrandir le capital humain qui s’y trouve et doubler la population de la région pour parvenir à 120.000 habitants en 2020.

Parmi les participants venus des Etats-Unis, se trouvaient des représentants des deux communautés partenaires de Carmiel-Misgav dans le cadre du programme«Partenariat 2000» de l’Agence Juive: la communauté de Baltimore et la communauté de Pittsburgh.

Ces participants de Pittsburgh se trouraient egalement la Présidente de la Fédération, Karen Shapira; parmi le Directeur de la Fédération, Howard Rieger; le Président du Partenariat 2000, Jeff Markel; le Président du Forum Economique du Partenariat 2000, Stewart Hoffman; le Président de l’Association pour le développement économique régional de Pittsburg-Pensylvanie, Timothy Parks; le Président de l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, Jared Cohen; le Prof. Richard Florida, un spécialiste du développement économique régional , le Dr. Norman Chigier, de la Faculté d’Engineering, et le Doyen de l’Ecole Heinz de politique publique, le Dr. Mark Kamlet. Les représentants de Baltimore comptaient parmi eux la Présidente du Partenariat 2000, Sue Liebman, et le directeur général du centre de développement commercial Maryland-Israël, Barry Bugage.

Le Trésorier de l’Agence Juive, Chaim Chesler, le président du Centre des Pouvoirs Locaux, M. Adi Eldar, maire de Carmiel, ainsi que l’industriel Stef Wertheimer et d’autres encore, prirent la parole au cours du congrès.

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IL EXISTE A TEL-AVIV AUSSI DE BONS RESTAURANTS CACHERS

Deux bons restauraurants de Tel-Aviv ont récemment cachérisé leur cuisine: il s’agit du restaurant «Tai Chi» appartenant au restaurateur Israël Ahroni et du restaurant «Lilith», de Keren Kremerman.

Ahroni est d’avis qu’il est facile de cachériser le cuisine chinoise, il suffit de limiter les produits et d’éliminer du menu les plats à base de porc ou de fruits de mer. Selon lui, la plupart des réceptions exigeant un service de traiteur sont des mariages, auxquels on sert généralement des repas cachers. La cuisine cachère pourra donc servir le service traiteur qu’il dirige.

L’histoire du restaurant «Lilith» est un peu plus émouvante: Lilith, qui était auparavant un restaurant gourmet de style californien, s’est rouvert le mois dernier, cette fois comme restaurant de style méditerranéen, sans viande et cacher. Le changement le plus important chez Lilith, n’est pas le menu, mais la coopération avec l’association ELEM (l’association pour les adolescents en détresse), la municipalité de Tel-Aviv et la chaîne des hôtels Dan.

L’Association ELEM, qui est financée par l’Agence Juive, développe et dirige des centres qui aident ces jeunes a devenir des citoyens productifs, qui apportent une contribution à la société. Ces centres incluent des auberges de jeunesse et des refuges pour adolescents. Des patrouilles nocturnes repèrent les jeunes sans-abris et les aident, un réseau d’information et de conseils leur permet de se reinserer.

Le directeur du restaurant, Ophir Ben Yonatan, raconte que le personnel professionnel du restaurant forme ces jeunes à toutes les disciplines de la restauration – cuisine, service de table, service au bar, pâtisserie, et gestion. Tous les bénéfices du restaurant sont consacrés au financement de ce projet social.

CETTE SEMAINE: UNE RECETTE DE «LILITH»


Gâteau au chocolat et aux noix de pécan

Pour la pâte :
180 gr. de chocolat amer
180 gr. de beurre
4 oeufs séparés en blancs et en jaunes
¾ de verre de sucre
1 verre de noix de pécan hachées
2 cuillers à soupe de farine

Pour le glaçage :
180 gr. de chocolat
120 gr. de beurre
pour préparer le glaçage : faire fondre le chocolat et le beurre sur le feu.

Préparation:

  1. Faire fondre le chocolat et le beurre dans une casserole.

  2. Battre les jaunes avec ½ verre de sucre jusqu’à obtention d’une mousse claire, ajouter le mélange de chocolat de beurre, les noix de pécan et la farine. Laisser reposer le mélange.

  3. Battre les blancs en neige et y ajouter le ¼ de verre de sucre restant, jusqu’à obtention d’une neige ferme.

  4. Ajouter une petite quantité de blancs au mélange de chocolat, en tournant légèrement, puis ajouter le reste des blancs en neige, délicatement.

  5. Verser le mélange dans un moule beurré et garni de papier sulfurise.

  6. Mettre au four à 150 o pendant 35-40 minutes, jusqu’à ce qu’un cure-dent introduit au centre du gâteau en ressorte sec.

  7. Lorsque le gâteau refroidit, on le renverse sur une assiette et on le recouvre d’une fine couche de glaçage, on attend 10 minutes, puis on verse le reste du glaçage, afin de couvrir également les côtés du gâteau.

BON APPETIT!

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