Agenda-English

No. 6
Jeudi, 4 Adar 5760,
10 février 2000

ON SORT DES ABRIS

Dans cette édition :
L’Autriche n’a pas retenu la leçon du passé
«Non à Haider»
Haider se rend à Trieste
Les néo-nazis au Chili
Le paiement des assurances aux rescapés de l’Holocauste
«Les immigrants soldats»
On attend les derniers des Juifs de Quara
Cleveland – Beit Shean
Des rabbines en Talith
Des chiffres et des gens
25 mille dollars par assiette
Un million de $ de Chicago
La Bible à Moscou
«Plus de Juifs, plus de judaïsme»
Cette semaine en Israël
La dorade à la façon de Tsahal

Les habitants de la zone frontalière au nord du pays ont repris aujourd’hui leur routine quotidienne, après que Tsahal ait estimé qu’il n’y avait plus de danger immédiat que des «katiouchas» soient lancés par la Hizbolla.

Deux soldats de plus, le sergent-major Yedidia Gefen (20 ans) de Jérusalem, et le sergent Amir Meir (19 ans) de Raanana, ont été tués cette semaine au Liban. C’est ainsi que s’élève désormais à 6 le nombre des soldats tués par le tir du Hizbolla aux cours des deux dernières semaines. Tsahal a réagi au début de la semaine par une attaque aérienne sur les infrastructures de Beirout et sur les points d’appui du Hizbolla. A la suite de l’escalade de violence au Sud-Liban et de la tension croissante dans la région, les habitants de la zone des hostilités ont été obligés de séjourner durant trois jours dans les abris. Une grande partie des habitants furent évacués dans le centre du pays et ont commencé ce matin à regagner leur domicile.

En 1999, l’Agence Juive a investi 19 millions de dollars dans l’aide aux localités de la zone des hostilités, entre autres dans le développement de programmes sociaux et éducatifs, dans l’édification de bâtiments publics, dans l’intégration de l’alyah et dans le renforcement du peuplement de la région. Dans le cadre de ces activités, une coopération existe entre les localités du nord du pays, et des communautés juives de l’ouest et du centre des Etats-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et de France.

Grace a ses relations étroites avec les localités de la zone frontalière, le syndicat du personnel de l’Agence Juive, sous la direction de Yona Bezaleli, s’est rallié à l’effort d’assistance, et des représentants du syndicat sont partis distribuer des cadeaux aux enfants des écoles et des jardins d’enfants.

Dans cette édition:

L’AUTRICHE N’A PAS RETENU LA LEÇON DU PASSÉ

L’Exécutif Sioniste annule ses activités européennes en Autriche et lance un appel à tous les Juifs du monde, afin qu’il évitent de s’y rendre aussi longtemps que Haider fera partie de la coalition

L’Exécutif Sioniste annule toute activité sioniste régionale prévue en Autriche et demande à tous les Juifs d’Israël et de la Diaspora, et à tous les hommes du monde libre, de ne pas se rendre en Autriche.

Cette décision a été prise lors d’une réunion d’urgence convoquée par le Président de l’Exécutif Sioniste et de l’Agence Juive, Sallai Meridor, à la suite de la participation du parti de la liberté au gouvernement autrichien.

L’Exécutif Sioniste a également décidé de coopérer avec le Congrès Juif Mondial et d’autres organisations juives, dans un effort global dirigé contre le gouvernement autrichien. Ils lancent un appel à tous les Juifs du monde, aux communautés juives, aux fédérations sionistes et aux mouvements de jeunesse, pour qu’ils organisent des activités d’information au sein de leurs organisations et pour le grand public, afin d’exercer des pressions sur leurs gouvernements contre la coalition formé à Vienne; et els leur demandent egalement de mettre sur pied un site Internet spécial afin de répandre des informations sur ce phénomène, ses origines et ses conséquences. Ce site permettra de diffuser des raises à jour, et il centralisera toutes les actions de ceux qui luttent dans le monde, contre le racisme.

Une équipe spéciale a eté désignée pour suivre de près la situation en Autriche, sous la direction du Trésorier de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste, Chaim Chesler.

Meridor a lancé une mise en garde, disant que la formation de la coalition en Autriche pouvait avoir des conséquences très graves pour le peuple juif et pour le monde libre; «le peuple juif a une obligation et une mission morale universelle, celle de rappeler et de mettre en garde, afin que le monde agisse cette fois d’une manière autre que par le passé». Il a félicité le gouvernement israélien et les autres gouvernements du monde libre, qui ont décidé de rappeler leurs ambassadeurs a Vienne.

Le Président du Keren Hayessod, Avi Pazner, a parlé de son expérience personnelle passée, lorsqu’il fut nommé en 1986 ambassadeur d’Israël en Autriche, et lorsque, au bout de deux jours, Waldheim fut élu président; il décida alors de rester en Israël. Pazner lança un avertissement, disant que le danger du racisme n’est pas seulement caractéristique de l’Autriche, et qu’il menace également la France, la Suisse, la Belgique et le Danemark: «Nous devons jouer un rôle dans la mise en garde de l’opinion publique, par l’intermédiaire des communautés juives, nous avons le devoir de nous faire entendre et de donner l’alerte contre ce phénomène».

Les membres de l’Exécutif: Paula Edelstein, le rabbin Dick Hirsch, Eli Eyal et Jo Wernik, ont souligné le fait que l’Autriche n’avait pas fait son examen de conscience. Toutefois, parallèlement à la lutte, il faut trouver le moyen d’encourager les forces de la liberté se trouvant en Autriche et dans d’autres pays d’ Europe centrale et occidentale, afin de former un front uni contre le racisme et le néo-nazisme.

Le Trésorier de l’Agence Juive, Chaim Chesler, a lancé un appel spécial à tous les Juifs d’Autriche, leur demandant de tirer les conclusions qui s’imposent et de venir s’installer en Israël, et il a déclaré que l’Organisation Sioniste avait l’obligation de mener la lutte contre le gouvernement autrichien.

Dans cette édition:

«NON À HAIDER»

Les jeunes Juifs protestent contre Haider

Les mouvements de jeunesse sionistes et les organisations d’étudiants juifs se sont rassemblés cette semaine dans le monde entier, à l’initiative de Département de l’Education de l’Agence Juive, afin d’organiser des actions de protestation contre l’entrée du parti d’extrême droite, dirigé par Joerg Haider, dans la coalition autrichienne.

Le Département de l’Education de l’Agence Juive organisera un programme d’études particulier dans les oulpanim situés sur le territoire de l’ex-Union Soviétique, programme visant à approfondir les connaissances en matière d’histoire du fascisme et du racisme en Europe.

Le chef de la délégation de l’Agence juive en Europe, Dubi Bergman, nous communique qu’à la fin de la semaine dernière, 500 jeunes des mouvements de jeunesse ont manifesté à Londres devant l’ambassade d’Autriche. Les organisations des mouvements de jeunesse et des étudiants juifs en Grande-Bretagne ont lancé une pétition demandant au Premier Ministre, Tony Blair, d’imposer à l’Autriche des sanctions économiques.

Bergman ajoute qu’une autre manifestation est prévue à la fin de cette semaine, à la frontière entre l’Autriche et l’Italie et il souligne qu’un congrès international du mouvement Bnei Akiva aura lieu en Italie et non en Autriche comme prévu, pour protester contre la participation de Haider à la coalition.

Le chef de la délégation de l’Agence Juive en France, Dov Puder, nous annonce qu’à Paris s’est tenue au début de la semaine une manifestation réunissant quelque 1.000 jeunes et étudiants juifs, devant l’ambassade autrichienne. Les jeunes ont lancé un appel au Parlement français, afin qu’il impose des sanctions économiques à l’Autriche.

De Buenos Aires, le chef de la délégation de l’Agence Juive en Amérique Latine, Kito Hasson, nous communique que les institutions de la communauté juive d’Argentine, et parmi eux les jeunes et les étudiants, l’Agence Juive et la Fédération Sioniste, ont organisé une manifestation devant l’ambassade d’Autriche à Buenos Aires, sous le slogan «Le nazisme relève une nouvelle fois la tête».

Divers rapports parvenant au Département de l’Education de l’Agence Juive, font état d’autres actions de protestation à Toronto, au Canada, et à Melbourne, en Australie, organisées par des jeunes et des étudiants juifs.

Dans cette édition:

LE MAIRE DE TRIESTE MET EN GARDE CONTRE LA DÉGRADATION DES RELATIONS AVEC LES JUIFS D’ITALIE

Aujourd’hui doit se tenir à Rome une grande manifestation contre la visite de Haider en Italie

Le maire de Trieste, Ricardo Ilay, a exprimé cette semaine ses craintes quant à l’avenir des relations avec la communauté juive de la ville, à la suite de la décision de l’ambassade israélienne d’annuler une série d’entretiens économiques que devait tenir cette semaine l’attaché commercial d’Israël, Elazar Cohen.
Trieste est une capitale de province au nord-est de l’Italie. L’ambassade d’Israël a annulé les rencontres de l’attaché commercial à la suite d’informations selon lesquelles le dirigeant du parti de la liberté en Autriche, Joerg Haider, aurait l’intention de visiter le camp d’extermination de San Sabba à Trieste.

Le maire de Trieste a précisé que dans le passé, les relations commerciales avec l’Etat d’Israël étaient bonnes, et qu’il espérait que l’annulation des entretiens ne mènerait pas à une dégradation des relations entre Trieste d’une part, et Israël et la communauté juive d’autre part.

La représentante de l’Agence Juive en Italie, Tamar Milo, ajoute qu’aujourd’hui doit se tenir à Rome une grande manifestation des communautés juives, en coopération avec les organisations syndicales d’Italie.

Les manifestants partiront de la place Barbini à Rome, en direction de l’ambassade d’Autriche, où ils protesteront contre la visite prévue de Haider au camp d’extermination de Trieste et contre l’entrée du parti de la liberté au gouvernement autrichien. Milo signale qu’en Italie se trouvaient un certain nombre de camps de concentration, mais que San Sabba était le seul camp d’extermination, c’est pourquoi il revêt une profonde signification symbolique et émotionnelle.

A la veille de la seconde guerre mondiale, Trieste fut appelée «la Porte de Sion», car des milliers de juifs qui avaient fui la menace du fascisme et du nazisme en Italie et en Autriche, partirent de Trieste par la mer en direction d’Eretz Israël.

L’année dernière vit la réouverture du bâtiment dans lequel se trouvait l’Agence Juive à l’époque, et par lequel ces gens passèrent pour se rendre en Israël.

Dans cette édition:

LES COMMUNAUTÉS JUIVES EN AMÉRIQUE LATINE SE PRÉPARENT À EXERCER UNE PRESSION INTERNATIONALE CONTRE UN CONGRÈS NÉO-NAZI AU CHILI

L’ambassadeur du Chili en Argentine: «Le Chili est un Etat démocratique, c’est pourquoi il autorisera le congrès»

Les organisations juives en Amérique latine se préparent à exercer des pressions politiques sur leurs gouvernements, contre l’intention du gouvernement chilien de permettre aux organisations néo-nazies du monde entier de tenir un congrès international à Santiago dans deux mois.

Le congrès néo-nazi prévu au Chili a pour but de célébrer l’anniversaire du dirigeant du parti nazi, Adolf Hitler.

L’ambassadeur du Chili en Argentine, a déclaré cette semaine dans une interview à la presse que, dans son pays, existe une «démocratie large», et que c’est la raison pour laquelle il est impossible d’empêcher le congrès d’avoir lieu. Ceci en dépit du fait que le gouvernement chilien ait déclaré dernièrement, à la suite de la pression exercée par la communauté juive et les organisations sionistes, que le congrès n’aurait pas lieu.

A la suite de la déclaration de l’ambassadeur, les craintes des communautés juives se sont accentuées, et elles se préparent actuellement à augmenter la pression publique internationale, afin d’empêcher le déroulement du congrès.

«Il ne fait aucun doute que la participation du parti de Haider à la coalition en Autriche, renforce les fondements néo-nazis en Amérique du Sud» dit le chef de la délégation de l’Agence Juive en Amérique latine, Kito Hasson. Selon lui, «il s’agit de groupes qui se trouvent en marge de la société, mais qui agissent de façon constante et extrémiste». Hasson ajoute que «les mouvements sionistes en Amérique latine suivent de près la situation, afin de réagir de manière immédiate et d’éviter la croissance et l’expansion de groupes de ce genre».

La communauté juive au Chili compte environ 15.000 personnes, dont la majorité se concentre dans la capitale, Santiago.

Dans cette édition:

LE PAIEMENT DES ASSURANCES AUX RESCAPÉS DE L’HOLOCAUSTE

La semaine prochaine, le président de la Commission Internationale des Revendications d’Assurances de l’époque de l’Holocauste, Lawrence Eagleburger, fera une déclaration concernant le processus de réclamation en dommages et intérêts, qui permettra aux victimes de la Shoa et à leurs héritiers de percevoir une indemnisation pour des assurances qui ne leur ont pas été versées à l’époque de l’Holocauste.

La déclaration d’Eagleburger, qui a occupé les fonctions de Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères vers la fin du mandat présidentiel de George Bush, survient à la fin d’une année de négociations menées par l’Etat d’Israël, la Conférence des Revendications Matérielles contre l’Allemagne, le Comité de Restitution des Biens Juifs (CRBJ) et des organisations de rescapés, avec de grandes compagnies d’assurances en Europe.

Les requérants disposeront de deux ans pour présenter leur demande et recevoir leur dû.

Durant la période qui précéda la seconde guerre mondiale, les polices d’assurances-vie servirent également de plans d’épargne et de pension.

Pendant 60 ans, en vertu d’un accord tacite entre elles compagnies d’assurances, se sont abstenues de payer des polices contractées par les victimes avant l’Holocauste. Lorsque les rescapés ou leurs héritiers exigèrent de recevoir ce qui leur était dû, on leur répondit en invoquant des prétextes divers pour ne pas payer. Entre autres, on exigea d’eux qu’ils présentent la police d’assurance, ou un certificat de décès, ou alors on leur disait que l’assurance n’était plus valide parce que le paiement des primes avait été interrompu.

Durant de nombreuses années, la compagnie d’assurances Generali, de Trieste, et d’autres compagnies, telles que Allianz en Allemagne et Riunione Adriatica di Sicurta, prétendirent que leurs dossiers d’avant la seconde guerre mondiale, avaient été détruits.

Aujourd’hui il s’avère qu’à Trieste, dans un immeuble de 6 étages, se trouvent entreposées 320.000 polices d’assurances, délivrées par Generali aux Juifs durant cette période. La compagnie allemande Allianz avoue actuellement qu’elle a en sa possession plus d’un million et demi de polices de ce genre.

Des Commissions d’Assurances gouvernementales aux Etats-Unis, telles que celles dirigées par Debra Sen à Washington, Chuck Quackenbush en Californie, Bill Nelson en Floride et d’autres, ont recueilli les témoignages de rescapés de la Shoa concernant le refus de compagnies d’assurances de satisfaire à leurs revendications. A la lumière de ces témoignages, de nombreux Etats aux Etats-Unis ont menacé de supprimer leur licence à des assureurs qui refuseraient de répondre à des revendications datant de l’époque de l’Holocauste. Cette position a beaucoup aidé lors de la négociation qui s’est déroulée au cours de la dernière année et a permis d’aboutir à l’accord conclu.

Dans cette édition:

Tsahal et l’Agence Juive celèbrent la Journée de l’Alya au Centre d’Intégration de Raanana

«MANGER DANS LA MÊME GAMELLE»

«Il n’y a pas un seul pays au monde qui vous accueille, vous donne de l’argent, vous offre des études, tout cela gratuitement et sans rien demander en échange. C’est le devoir du citoyen que de rembourser sa dette à l’Etat. La meilleure façon de le faire, c’est de s’intégrer à la société israélienne et de bien la connaître. Et cela, on ne peut le faire qu’avec des amis combattants». C’est ainsi qu’explique le sergent-chef Maxime, un nouvel immigrant venu de Russie, sa décision de se joindre au bataillon parachuté du Nahal, et de servir Tsahal comme soldat combattant.

Il y a cinq ans, Maxime a quitté son foyer en Russie et est venu s’installer en Israël, afin d’y vivre au kibboutz. Au bout de deux ans, il troqua ses vêtements de travail contre l’uniforme de Tsahal. Au cours d’une journée spéciale, consacrée à l’Alya, et organisée cette semaine par Tsahal et l’Agence Juive au Centre d’Intégration de Raanana, Maxime a rencontré d’autres soldats avec des histoires semblables à la sienne. Dans les couloirs, on entendait parler l’anglais, le russe, le français et l’amharique. En hébreu, ils avaient un accent étranger. Leurs peaux étaient de couleurs différentes. Mais il y avait là une véritable fraternité des armes.

Le sergent Salomon Chaala, qui est arrivé en Israël d’Ethiopie il y a 8 ans et qui sert dans le même bataillon que Maxime, explique qu’au Nahal, tous sont égaux: «Nous mangeons ici dans la même gamelle, que l’on vienne de Tel-Aviv, d’Addis Abeba ou de Moscou. On boit à la même bouteille. Et on sent que l’on vit vraiment l’un pour l’autre. C’est une véritable fraternité, une communauté de destin.» Maxime et Salomon diffèrent de par leur histoire, leur mentalité et leur culture, mais tous deux pensent que Tsahal constitue le véritable creuset de l’Etat d’Israël.

La Journée de l’Alya a été célébrée grâce à une intiative commune de Tsahal et de l’Agence Juive, dans le but de présenter aux immigrants leurs droits particuliers et les possibilités dont ils disposent afin de s’intégrer au travail et dans les études, même après leur service militaire.

CHAIM CHESLER : «LE MONDE JUIF EST SON PROPRE ENNEMI»

Rédigé par le Trésorier de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste Mondiale et publié dans le «Jerusalem Post», le 7 février 2000.

Clive Lawton, une personnalité marquante dans le domaine de l’éducation juive en Grande-Bretagne, a dernièrement écrit un article dans le journal «London Jewish News», dans lequel il a exprimé sa préoccupation à la suite de la fuite des cerveaux des communautés juives dans le monde, car les meilleurs des jeunes cadres juifs s’installent en Israël. D’après ce qu’il dit, il ose enfin exprimer un problème connu, mais dont on parle très peu. «Proposer que les gens ne viennent pas s’installer en Israël, pour des oreilles juives c’est un peu comme recommander de manger du porc à Yom Kippour» écrit-il. :» Et cependant, nous devons commencer à le dire…les communautés juives dans le monde entier se suicident en encourageant le départ des dirigeants de la jeune génération. C’est stupide, et il faut cesser de le faire.»

Lawton ne s’élève pas de manière générale contre l’alya des Juifs en Israël. D’une part, il prétend que l’Alya n’est pas la seule façon pour les Juifs de se réaliser en tant qu’êtres humains et de contribuer au bien-être futur du peuple juif. C’est là un argument légitime de la part des militants au sein de la communauté, qui se préoccupent de savoir à qui ils transmettront les pouvoirs en matière de leadership. D’autre part, et cela est extrêmement inquiétant, Lawton sous-entend – de manière allusive, sinon explicitement – qu’il existe une tension réciproque et inévitable entre Israël et le monde juif.

Le peuple juif, disséminé dans le monde entier, est resté uni durant deux mille ans, dans son souhait de retourner dans sa patrie, dans son voeu de recréer l’Etat Juif poure auto-détermination nationale, dans son désir que cet Etat constitue un refuge contre l’antisémitisme pour tous ceux qui en auraient besoin et un foyer pour tous les Juifs.
C’est la foi qui est sous-jacente au développement du sionisme en tant que mouvement nationaliste au cours des cent dernières années. C’est elle qui a permis à l’Etat d’Israël de constituer non seulement une patrie physique pour tous ceux qui ont choisi d’y vivre, mais aussi un point d’identification pour les Juifs du monde entier.

Israël est le fer de lance qui constitue le lien reliant les communautés juives à travers le monde. Comment se fait-il donc qu’il puisse exister une contradiction entre le centre et les branches qui en sont issues dans le cercle de la vie juive?

Israël ne se pose pas en opposition au monde juif et ne lui fait pas concurrence pour ce qui est des Juifs des autres communautés. L’idéologie fondamentale de l’Etat d’Israël, qui s’exprime dans les activités de l’Agence Juive soulignant la centralité d’Israël, est claire. Nous pensons que l’Alya constitue la réalisation suprême de l’identité juive, mais nous savons et nous comprenons que tous les Juifs ne souhaitent pas s’installer ici, ni aujourd’hui, ni sans doute demain. Aussi longtemps que des Juifs vivront en-dehors d’Israël, l’Etat d’Israël se sentira profondément responsable de leur sort. Cette responsabilité inclut la formation d’éducateurs qui oeuvreront dans un contexte éducatif formel et informel dans les communautés de la Diaspora, une formation et un appui aux militants des communautés dans le monde, afin d’assurer une future leadership et d’aider les communautés à acquérir les outils leur permettant de faire face à des problèmes comme l’assimilation, les mariages mixtes et la perte de l’identité juive.

Faisant partie d’un peuple uni, nous devons oeuvrer pour le bien général. La vie juive et les communautés juives dans le monde entier sont nées de la perte de l’institution étatique, qui nous est commune à tous. Par contre, les communautés juives ont réussi à prospérer partout dans le monde, et c’est pour cette raison que l’Etat d’Israël a pu renaître. Les liens qui nous soudent aujourd’hui sont si riches, si complexes et si homogènes, qu’on ne peut imaginer Israël sans les Juifs de la Diaspora, ni l’identité juive sans Israël.

Nous accueillons avec joie tout Juif qui choisit de venir vivre dans notre patrie commune. De même, nous respectons chaque Juif qui choisit de vivre une vie juive dans un autre pays, en s’impliquant dans la vie de la communauté. Nous demandons à chaque Juif de prendre une décision, de faire un choix intelligent et de décider comment il vivra sa vie juive, et nous nous engageons à lui fournir l’occasion de prendre cette décision en connaissance de cause.
Les allusions selon lesquelles il est impossible que ce domaine fasse l’objet d’une activité collective et, pire encore, que ce mode de vie mène à une rupture entre Israël et la Diaspora – non seulement il est regrettable de les entendre, mais elles constituent une négation de notre voie commune et un appel à un avenir séparé.

Dans cette édition:

L’AGENCE JUIVE SE PRÉPARE À CONTINUER L’ALYA DE LA COMMUNAUTÉ DE QUARA

Un envoyé spécial de l’Agence Juive, Zeev Schwarzberg, est parti cette semaine pour Goundar, en Ethiopie, afin d’examiner de près la possibilité de continuer à faire venir la communauté de Quara en Israël. L’opération consistant à faire venir en Israël les Juifs de Quara, au Nord de l’Ethiopie, a débuté en mai 1999. Au cours des mois de juin et juillet, l’Agence Juive a fait venir près de 1.400 immigrants de la région de Quara, qui s’étaient concentrés dans la ville de Goundar.

Selon une première estimation de l’Agence Juive, les autres membres de la communauté de Quara ne quitteront leurs villages et n’arriveront à Goundar qu’après la récolte des cultures et la vente de leur production agricole, au cours des prochains mois, contrairement à des estimations précédentes selon lesquelles ils arriveraient immédiatement après la saison des pluies.

Cette semaine, la présidente de la Commission de l’Alya et de l’Intégration à la Knesset, Naomi Blumenthal, a visité le centre d’intégration de Mevasseret Zion, qui a absorbé quelque 1,100 olim de Quara.

Au cours de la visite, une partie des immigrants se sont plaints de ce que l’inscription de la mention «nationalité» sur leur carte d’identité n’ait pas encore été arrangée. Mme Blumenthal a promis de s’adresser sur ce point au Ministre de l’Intérieur Natan Sharansky, car c’est de son ministère que dépend cette question.

Le directeur-général du Département de l’Alya de l’Agence Juive, Mike Rosenberg, a déclaré que les efforts de l’Agence Juive, en coopération avec le Ministère de l’Intégration, les pouvoirs locaux et les différents ministères, en vue d’intégrer les olim de Quara au centre d’intégration, ne sont qu’une goutte dans l’océan, dans le cadre de l’effort constant effectué afin de les intégrer dans le pays.

Selon lui, le centre d’intégration constitue une sorte d’endroit protégé, et il faut préparer les immigrants qui y résident, entre autres en intensifiant les cours d’hébreu dans les oulpanim et en assurant aux olim une formation professionnelle.

Un membre de l’Exécutif de l’Agence Juive, Amos Hermon, a prétendu qu’il y a d’ores et déjà des enquêtes qui font état de phénomènes graves au sein de la jeune génération de ces olim. «Sans mesures appropriées, cela risque de dégénérer et de les mener à des situations dont nous ne parviendrons pas à les tirer, et le prix à payer sera élevé, tant pour eux que pour nous», a déclaré Hermon.

Le président du Conseil Local de Mevasseret Zion, Dany Azriel, a dit qu’il existait d’excellents programmes pour l’intégration des immigrants au centre d’intégration. «Toutefois, s’il ne sont pas appuyés financièrement et s’ils ne sont pas traduits en budgets, on ne pourra rien faire et ces olim se retrouveront en marge de la société».

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PARTENARIAT 2000 : CLEVELAND ENCOURAGE L’ALYA À BEIT-SHEAN

Le maire de Beit-Shean, Pini Kabalo, a visité au début du mois les principales villes de Russie et de Biélorussie dans le but de promouvoir un projet d’encouragement à l’Alya créé par l’Agence Juive afin de faciliter l’intégration des olim venus de la CEI, à leur arrivée en Israël.

Le chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, Alla Levy, a déclaré que les olim qui arrivaient à Beit Shean bénéficiaient de conditions privilégiées grâce à l’assistance de la communauté de Cleveland, dans le cadre du programme «Partenariat 2000».

Avant sa venue, Kabalo a vérifié les besoins en personnel dans les diverses entreprises de Beit Shean et de la région, et il a présenté devant les candidats les qualifications requises. En plus d’un emploi, chaque famille qui s’installera à Beit Shean recevra un logement public de la société Amidar.

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LE PLURALISME EN ACTION: DES RABBINES EN TALITH

«Pour nous, rabbines réformées, cette visite commune en Israël revêt une signification particulière. Nous croyons que nous ouvrirons des voies de communication nouvelles, qui ne nous ont jamais été ouvertes précédemment.» C’est ainsi que décrit la rabbine Janet Liss de Glencove, New-York, les résultats de la première mission de rabbines réformées en Israël.

Les 27 membres de l’organisation ont visité toutes les parties du pays et ont rencontré des femmes israéliennes actives dans le monde des affaires, de la politique, de la religion, de l’éducation et du droit: «nous avons toutes vécu en Israël par le passé et nous avons fréquemment visité le pays, mais nous n’avons jamais eu vraiment l’occasion de rencontrer la femme israélienne, de comprendre ce qui est important pour elle et de nouer un véritable dialogue, qui nous espérons qu’il se poursuivra».

Les rabbines réformées se sont jointes à la prière du groupe de femmes qui prient chaque mois au Mur des Lamentations. Elles les ont entendues décrire la lutte qu’elles mènent pour être autorisées à prier en talith (châle de prière) et à lire la Torah dans ce lieu saint. Le groupe a également rencontré des rabbins et des rabbines réformés en Israël, qui lui ont décrit leurs succès et les obstacles qu’ils doivent encore surmonter.

La rabbine Liss souligne que ses amies et elle parleront de leur voyage dans leurs communautés, non seulement pour décrire leur séjour, mais aussi pour encourager d’autres à effectuer des visites semblables, dans le but de faire mieux connaître l’activité du mouvement progressiste en Israël.

Dans cette édition:

SAVIEZ-VOUS QUE ?

  • Michal Modai a été réélue Présidente de la Wizo Mondiale, lors du Congrès Mondial de l’Organisation, qui s’est tenu le mois dernier à Tel-Aviv.

  • 50 jeunes de l’ex-URSS, élèves du programme EAP (Etudiants avant leurs Parents), qui habitent dans le Village des Jeunes de l’Agence Juive à Nizzana, participeront à un programme de sciences pré-universitaire, qui comprendra des études sur l’énergie solaire, l’astronomie, l’écologie, etc.

  • 98% des 2.100 jeunes Juifs de Grande-Bretagne, qui ont participé en été au programme de «L’Expérience Israélienne», ont l’intention de revenir en visite en Israël. C’est ce qu’indiquent des données publiées récemment lors d’une enquête effectuée par l’Agence Juive et la Magbit Juive en Grande-Bretagne.

  • 28.955.000 $ – c’est le budget de l’Agence Juive destiné à l’Alya directe en Israël en l’an 2000.

  • 10.245.000 $ – c’est le budget de l’Agence Juive pour l’étude de l’hébreu dans les oulpanim en Israël.

  • 10.000.000 $ - c’est le budget de l’Agence Juive destiné aux bourses accordées aux étudiants en l’an 2000, dans le cadre de l’Administration des Etudiants. Sur cette somme, 6.700.000 $ seront accordés à des étudiants d’origine éthiopienne.

Dans cette édition:

25.000 $ PAR ASSIETTE

Shlomo Gronich et la chorale de Sheva, composée de jeunes d’origine éthiopienne, constituaient un spectacle à la fois incongru et approprié, lors du bal somptueux qui eut lieu samedi soir dans les salles de Paramount à Hollywood. Autour de tables bien garnies, se trouvaient réunis 400 des plus grands donateurs juifs de la côte ouest des Etats-Unis. C’était le point culminant d’un week-end du club du «Roi David», le club prestigieux de l’Union des Communautés Juives d’Amérique du Nord, qui s’est tenu à Hollywood, pour marquer la solidarité et l’unité du peuple juif.

Pour les invités qui donnent dans leurs communautés plus de 100.000 $ par an, on avait organisé un programme hollywoodien complet. Le Président d’Honneur pour la durée du week-end était le Président des Studios Paramount, Sheri Lansing, et l’invitée d’honneur d’Israël était le Ministre de l’Intégration Yuli Tamir.

Au cours des deux premiers jours, les invités purent s’enivrer du parfum de la réussite des Juifs à Hollywood. Des vedettes et des auteurs leur présentèrent des exposés sur la contribution des Juifs à la comédie télévisée américaine et ils purent apprendre de première main ce qui se passait dans les coulisses de séries prestigieuses telles que «Le spectacle des spectacles», «Le show de Dick Van Dijke», ‘La route de Bali», «Hawaï en Bleu», «Julia», «Tout reste dans la famille», «MASH», «Tootsie», etc.

Le soir du bal, la directrice de la campagne de l’UJC, Carol Solomon, prit la parole et fit l’éloge de l’unité du peuple juif. Elle parla aussi de l’obligation globale d’approfondir la continuité de l’identité juive: «Au-delà de l’engagement au niveau de l’organisation, au-delà de tout» dit-elle, «il y a l’engagement de ceux qui possèdent, vis-à-vis de ceux qui n’ont pas.»

Elle parla de la vieille femme juive qu’elle avait rencontrée à Bakou, la capitale d’Azerbidjan, dans le cadre d’une visite qu’elle y avait effectuée deux semaines auparavant, en coopération avec l’Agence Juive et le Joint. Elle décrivit le repas chaud que recevait cette vieille femme misérable, elle raconta comment on venait l’aider à se laver à l’eau chaude durant l’hiver glacé, et ce que signifie le concept juif disant que «tous les Juifs sont responsables l’un de l’autre.»

Les invités ne purent lui résister, et lorsque Mme Solomon leur demanda d’ajouter 25.000 $ à leur contribution annuelle, ils n’hésitèrent pas, conscients qu’ils remplissaient là une obligation morale juive en faveur de leurs frères lointains et en faveur des générations futures.

Le dernier jour fut consacré aux sujets sérieux. Le Ministre de l’Intégration, Yuli Tamir, fit un exposé sur le processus de paix, sur le carrefour historique auquel se trouve le peuple juif, qui doit décider quelle part de responsabilité il veut assumer. Elle expliqua qu’en Israël, il existe des divergences de vues importantes, complexes et difficiles, en ce qui concerne le processus de paix. Selon elle, le Premier Ministre Ehoud Barak a décidé de progresser parallèlement sur la voie des négociations avec les Syriens et les Palestiniens, afin de parvenir à un accord de paix global déjà au cours de l’année à venir. Le Professeur Steven Spiegel, de l’Université de Californie, présenta la dimension américaine du processus de paix.

L’émissaire de l’Agence Juive à Los Angeles, Larry Tishkoff, nous communique qu’au cours de sa visite, le Ministre Yuli Tamir a rencontré une centaine de Juifs de la communauté, au domicile de la famille Spiegelman, qui projette de faire son Alya en Israël l’été prochain: «L’Alya d’Amérique du Nord est une Alya de choix et cela nous flatte qu’il y en ait parmi vous qui décident de lier leur sort au nôtre.»

Lors d’une autre rencontre avec des Israéliens à Los Angeles, qui eut lieu à la résidence du Dr. Yehuda Hendelsman, le Ministre Tamir a fait l’éloge de la coopération entre le Ministère de l’Intégration, qu’elle dirige, et l’Agence Juive, sous la direction de Sallai Meridor.

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CHICAGO, CHICAGO

Le Président de l’Agence Juive, Sallai Meridor, a lancé un appel aux membres de la très grande délégation de Chicago, afin qu’ils oeuvrent en faveur de l’unité du peuple juif, et qu’ils placent en tête de leurs priorités la continuité et l’engagement mutuel. Meridor a demandé au peuple juif de remplir son obligation morale et de mettre le monde en garde contre le danger du racisme en Europe Occidentale.

Le Trésorier de l’Agence Juive, Chaim Chesler, a dit aux membres de la délégation que Chicago constitue une base ferme pour les relations entre Israël et les Juifs d’Amérique du Nord, et que ce n’est que grâce à la coopération que l’on a été en mesure de faire venir en Israël 830.000 olim de l’ex-URSS en une décennie, et de faire venir en parallèle les Juifs d’Ethiopie.

La délégation de Chicago, qui comptait 820 des membres actifs de la communauté, a terminé cette semaine sa visite en Israël, après que les participants aient organisé une campagne de collecte spéciale, qui a permis de récolter plus d’un million de dollars.

Au cours des 100 dernières années, la communauté de Chicago s’est distinguée non seulement dans les domaines juifs, mais aussi parce qu’elle a produit des personnalités publiques de premier plan dans différentes disciplines aux Etats-Unis; parmi eux, on peut citer l’économiste Milton Friedman, le juge à la Cour Suprême Louis Brandeis, ainsi que l’ambassadeur aux Nations-Unies, Arthur Goldberg.

Les annales de la communauté nous apprennent que l’installation des premiers Juifs à Chicago remontait à 1841, époque à laquelle arriva le premier groupe de Juifs, parmi lesquels se trouvait Henry Horner, dont le petit-fils, qui porte le même nom, fut élu à deux reprises Gouverneur d’Illinois.

L’année 1847 vit la fondation de la première synagogue «Kehilat Anshe Maariv», par un groupe orthodoxe originaire d’Allemagne. Dès le 19ème siècle, les Juifs de Chicago commencèrent à organiser la vie communautaire et les services juifs. En 1860, 1.500 Juifs vivaient dans la région de Chicago et durant la guerre civile, une unité spéciale de volontaires juifs fut créée. Le nombre des Juifs se mit à augmenter rapidement et en 1900, à la suite d’une nouvelle immigration d’Allemagne et, plus tard, d’Europe de l’Est, la population juive comptait 75.000 âmes.

Les Juifs de Chicago mirent l’accent, dès le début du 20ème siècle, sur l’éducation juive et fondèrent le Comité d’Education Juive, le Collège d’Etudes Juives et le Collège Théologique Hébraïque. Quelques années plus tard fut fondée l’Union des Talmudei Torah.

Durant la seconde guerre mondiale, près de 45.000 Juifs de la région servirent dans l’armée américaine et près de 1.000 furent tués au combat. Durant la guerre, le Fonds d’Assistance Juive mena une grande campagne de collecte de fonds, afin d’aider les rescapés des camps de la mort et le peuplement juif en Eretz Israël.

En 1999, le Fonds Juif Unifié a récolté dans la région de Chicago 64.500 millions de dollars, la seconde campagne de collecte au Etats-Unis par son importance. La Fédération de Chicago occupe la première place au niveau des contributions personnelles et finance de nombreuses activités, depuis l’aide aux orphelins et jusqu’à la fourniture de repas chauds aux sans-abris. 50% des recettes de la communauté et des dons sont alloués à des besoins extérieurs et essentiellement à des programmes en Israël gérés par l’Agence Juive et le Joint.

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Coopération entre l’Agence Juive et le Joint dans l’élargissement des études juives

LA BIBLE ET LA LITTÉRATURE HEBRAÏQUE À MOSCOU

Des enseignants et des chercheurs en études juives de Russie, d’Israël et des Etats-Unis se sont réunis la semaine dernière à Moscou, afin de discuter des dernières recherches dans le domaine de l’enseignement de la Bible, de la littérature hébraïque et de la littérature juive. C’est la septième conférence de ce type organisée par le groupe «Sefer», qui est financé par le Joint en vue de développer l’enseignement du judaïsme dans les institutions universitaires au sein de la CEI.

La conférence vit la participation d’une délégation de l’Université Hébraïque, sous la direction du Prof. Avi Ravitsky. Le chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, Alla Levy, fit un exposé à la conférence sur le problème de l’identité juive parmi les olim en Israël et elle présenta le nouveau programme de l’Agence Juive ayant pour but de de renforcer l’identité juive chez les candidats à l’Alya.

L’Agence Juive contribue financièrement à une série de projets éducatifs de l’organisation «Sefer» et fait venir chaque année des dizaines de jeunes étudiants de Russie en Israël pour qu’ils y complètent leurs études et qu’ils se spécialisent dans les domaines du judaïsme.

Dans le cadre d’»Ashnav», un projet commun de l’Agence Juive, du Joint et de l’Université Hébraïque, 20 universitaire sont attendus en Israël à la fin du mois, pour participer à des excursions et visiter des sites historiques dans tout le pays.

Cette semaine, l’Agence Juive a commencé à mettre en oeuvre le programme spécial destiné à étayer les études juives à Moscou, après qu’une activité expérimentale similaire à Minsk, en Biélorussie, ait rencontré des échos favorables.

Plus de 100 élèves de l’Oulpan «Jérusalem à Moscou», qui projettent de faire leur alya au cours des prochains mois, ont déjà assisté à une série de conférences consacrées à l’étude de la Bible, de la Michna, du Talmud, etc.

Dimanche prochain, l’Agence Juive enverra 4 équipes d’enseignants dans plusieurs localités en Russie, afin de mettre le programme en application au sein d’autres communautés juives.

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Le Prof. Alan Hoffman, nouveau Directeur-Général du Département de l’Education à l’Agence Juive:

«PLUS DE JUIFS – PLUS DE JUDAÏSME»

«Je me suis demandé si l’Agence Juive pouvait développer une spécialisation à la demande du client, afin de devenir l’instance suprême en matière d’éducation juive dans le monde» dit le Prof. Alan Hoffman, récemment nommé Directeur-Général de Département d’Education Juive-Sioniste à l’Agence Juive. Il est nouveau dans ces fonctions, mais ce n’est pas un inconnu à l’Agence Juive. Hoffman a été par le passé représentant élu du Keren Hayessod à l’Exécutif et à la Commission de l’Education Juive-Sioniste, et par la suite, il a dirigé l’équipe de planification stratégique en matière d’éducation. «Après avoir été durant 7 ans membre de la Commission de l’Education, j’ai eu le sentiment qu’une partie des sujets abordés avaient déjà été traités» déclare Hoffman, qui a réagi favorablement aux modifications apportées au Département durant la période où celui-ci se trouvait sous la direction du Dr. Eli Ben-Eliezer.

«La nouvelle leadership de l’Agence Juive, la dépolitisation du Département et le fait que l’Agence Juive se présente dans le programme stratégique comme un pont éducatif jeté entre Israël et le monde juif, m’ont persuadé d’accepter cette nomination. «J’ai senti que je pourrais aider à faire progresser le Département de l’Education Juive-Sioniste du stade de la planification stratégique jusqu’à celui de la mise en application»dit-il. «Je crois que les ressources extraordinaires existant en Israël dans le domaine de l’éducation juive, et les besoins pressants des communautés juives dans le monde, permettent à l’Agence Juive de devenir un centre de spécialisation et d’excellence.

«A l’Agence Juive, nous lançons un nouveau projet passionnant, destiné à jeter les bases de connaissances juives dans l’ex-URSS» dit Hoffman. «L’objectif du projet consiste à permettre aux Juifs qui y vivent, de renforcer leur identité juive, afin qu’il leur soit plus facile de décider s’ils veulent rester dans la CEI ou faire leur Alya en Israël.»

«Un autre effort que l’Agence Juive peut accomplir, c’est aider à former un réseau international d’éducateurs experts, qui non seulement participeront à des programmes en Israël organisés par l’Agence Juive, mais assureront également la répartition géographique des éducateurs juifs dans le monde entier» conclut-il.

Alan Hoffman a dirigé dans le passé le centre Mandel pour la continuité juive à l’Université Hébraïque de Jérusalem. A partir d’août 1993, il a été directeur de la Commission des Initiatives d’Education Juive, une organisation indépendante visant à redonner vie aux études juives en Amérique du Nord, par le moyen d’une réforme systématique.

En 1980, Hoffman a rejoint le Centre Melton d’Education Juive dans la Diaspora à l’Université Hébraïque et a dirigé le centre de 1986 à 1993.

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CETTE SEMAINE EN ISRAËL:

Escalade au Sud-Liban – «Au Sud-Liban se déroule une guerre difficile, dans des conditions complexes, et les soldats de Tsahal et de Tsadal (armée du Sud-Liban) en supportent quotidiennement le poids et défendent les localités du Nord» a déclaré cette semaine le Premier Ministre Ehoud Barak, alors que la tension augmente dans la région. Deux soldats de plus, le sergent-chef Yedidia Geffen et le sergent Amir Meir, sont tombés cette semaine au Sud-Liban. C’est ainsi que s’élève désormais à 6 le nombre des victimes de ces deux dernières semaines. Tsahal a été obligé de réagir par une attaque aérienne sur les infrastructures du Liban et les habitants de la zone frontalière au Nord du pays se sont vus contraints de passer la majeure partie de la semaine dans les abris.


66 membres de la Knesset ont voté contre la proposition du député Azmi Bashara, de supprimer les institutions nationales et parmi elles le Keren Hayessod, le Keren Kayemet et l’Agence Juive. Seuls 10 députés se sont prononcés en faveur de cette suppression. Ouri Savir, du parti du Centre, ancien directeur-général du Ministère des Affaires Etrangères, a été le seul député juif à voter pour la proposition de Bashara.


A la mémoire de Hussein – l’Etat d’Israël va émettre un timbre à la mémoire du Roi Hussein. C’est la première fois que le Service Philatélique consacrera un timbre à la mémoire d’un dirigeant arabe.
Le gouvernement turc a émis un timbre spécial, en gage de gratitude envers les Etats qui ont participé aux opérations de sauvetage, à la suite du séisme qui a frappé le pays. En bordure du timbre, se trouve écrit le mot «merci» dans 15 langues différentes. Entre autres, on y trouve les mots «toda raba» en lettres latines. Au centre du timbre, on voit des mains entrelacées.

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LA CARPE EST DÉMOBILISÉE DE TSAHAL - LA DORADE PREND L’UNIFORME

Le colonel Pat a déjà commandé 30 tonnes de dorades. Au lieu du «gefilte fisch» – du poisson au four

La dorade, une version «domestiquée» de la chipura, un poisson de la Méditerranée, est élevée actuellement en pisciculture. Une espèce développée en Israël, qui a fait son apparition il y a quelques années sur les fourneaux des chefs israéliens et qui est servie comme plat de luxe dans les bons restaurants de Jérusalem, Tel-Aviv, Haifa, Tibériade et Eilat. A présent, après avoir pris la nationalité israélienne, «comme tout bon citoyen», la dorade va commencer son service pour Tsahal.

Dans les bases militaires, il est d’usage de servir des poissons frits au moins une fois par semaine au repas de midi. Lors des fêtes, on sert de la carpe, dans sa version «gefilte fisch» traditionnelle, ou bien au four. Toutefois, il s’avère que la carpe a perdu de son prestige auprès des soldats, et la jeune génération l’associe aux générations de soldats d’un passé lointain.
Le commandant du Centre d’Alimentation de Tsahal, le colonel Zion Pat, a décidé de démobiliser la carpe. Le gefilte fisch fera sans doute encore quelques apparitions sur la table des soldats, mais la carpe au four sera remplacée par la dorade élevée en piscine.

Les ingrédients: 4 dorades, 4 tiges de romarin frais, 2 citrons en tranches, 1 oignon rouge haché, 2 gousses d’ail hachées, 1 bulbe de fenouil haché, un demi-verre d’huile d’olive, le jus de deux citrons, sel, poivre noir fraîchement moulu.

Préparation : On prend 4 grandes doubles feuilles de papier alu, et on leur donne la forme de coupes légèrement allongées. On répartit les légumes hachés de manière égale au centre du papier alu et on dispose les poissons par-dessus après les avoir salés et poivrés, à l’intérieur et à l’extérieur, et après avoir introduit dans chacun une tige de romarin. On mélange le jus de citron et l’huile d’olive, et on verse sur les poissons. On dépose sur chaque poisson trois tranches de citron. On referme le papier alu autour du poisson de façon bien hermétique. On introduit le plat dans le four et on fait cuire à température de 200 degrés pendant 20 minutes.

BON APPETIT!

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