Agenda-English

No. 5
6 février 2000
27 Chevat 5760

Rappel de l’ambassadeur d’Israël à Vienne

La classe politique israélienne proteste à l’unanimité contre la participation au gouvernement autrichien du parti de la Liberté


Dans cette édition :
Les biens des Juifs de Pologne
Le député Bashara contre les Institutions nationales
De Tchéchénie à Israël
Remise du prix du journalisme du Joint
Faits et chiffres
Centenaire de la Fédération Juive de Chicago
Vidéo-conférence pour Partnership 2000
Le cadeau de bat-mitsva de Naomi
Des anniversaires israéliens à Lvov
De la neige en été
Vacances canadiennes
Extraits des médias arabes
Cette semaine en Israël
Pain ou brioche à Johannesburg
Bon appétit !

Le Premier ministre Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères David Lévy ont réagi à l’entrée dans la coalition gouvernementale autrichienne du parti d’extrême-droite de Jörg Haider par le rappel de l’ambassadeur d’Israël en Autriche, Nathan Meron, pour une période indéterminée. La décision a été prise après consultation du Premier ministre avec de nombreux chefs d’États étrangers.

Sallai Meridor, président de l’Agence Juive a préconisé jeudi dernier sur les ondes de Kol Israël le boycott de l’Autriche par tous les pays démocratiques et l’intensification des pressions des organisations juives sur les gouvernements de leurs pays respectifs.

«L’entrée d’Haider dans la coalition gouvernementale doit être perçue comme une menace pour tous les Juifs d’Autriche et pour tous les peuples éclairés du monde. À un moment où le racisme découvre son visage hideux, et précisément à Vienne, le peuple juif doit tirer les conclusions qui s’imposent», a déclaré le président de l’Agence Juive.

Sallai Meridor coordonne les interventions de l’Agence Juive avec Pnina Schreiber, responsible du Bureau de C.I.A.G. à Vienne, ainsi qu’avec les dirigeants des organisations juives du monde entier, notamment Israël Singer, Secrétaire général du Congrès Juif Mondial.

Le trésorier de l’Agence Juive, Haïm Chesler, a annoncé au cours d’une interview à Kol Israël que l’Organisation Sioniste Mondiale entend brandir la bannière de la protestation au nom de toutes les organisations juives au monde. «Moins de 60 ans nous séparent de la défaite des nazis et voilà que l’Autriche ose faire entrer des néo-nazis dans son gouvernement. Le peuple juif, où qu’il se trouve, a le devoir de rafraîchir la mémoire des Autrichiens et de leur remémorer les atrocités commises dans le passé.»

Ajoutons que Haïm Chesler a tenu à se joindre à la manifestation, organisée la semaine dernière devant l’ambassade d’Autriche à Tel-Aviv, par des délégués du syndicat des employés de l’Agence Juive.

La classe politique israélienne a exprimé unanimement son indignation, notamment Avraham Burg, président de la Knesset; le député Ariel Sharon, chef de l’opposition; le rabbin Michael Melchior, ministre des Affaires diasporiques et le chef du parti Shinouï le député Yossef-Tomi Lapid.

 

Dans cette édition:

Les biens des Juifs de Pologne

Coordination des positions de l’administration américaine et du WJRO

L’administration américaine et le WJRO (sigle anglais du Comité de Restitution des biens juifs) prennent des initiatives conjointes afin de défendre les droits des Juifs originaires de Pologne à recouvrer leurs biens.

Au cours d’une réunion qui s’est tenue à Washington la semaine dernière, en présence des dirigeants du Comité de Restitution - Sallai Meridor, président de l’Agence Juive et Israël Singer, Secrétaire général du Congrès Juif Mondial - et de Stuart Eisenstadt, sous-secrétaire d’État américain, décision a été prise de centrer les efforts sur le rejet des tentatives de la Diète et du gouvernement polonais de limiter les droits de succession aux seuls Juifs de nationalité polonaise.

En conclusion de l’entretien, Sallai Meridor a déclaré : «Les Juifs polonais, massacrés sur le sol de ce pays, déportés, privés de leurs droits, ne retourneront sûrement pas en Pologne pour revendiquer ce qui légitimement leur appartient.»

Au cours de la réunion, le registre des biens communautaires a également été évoqué. Une proposition est en cours de conception dans le but de mettre en place un fonds commun aux communautés juives de Pologne et au WJRO. Ce fonds contribuera à renforcer la communauté juive locale, à protéger les sites juifs de Pologne et à promouvoir les investissements en Israël.

 

Dans cette édition:

Le député Bashara partisan du démantèlement des Institutions nationales

Yossi Beilin, ministre israélien de la Justice, entend lancer un appel au gouvernement contre le projet de loi préconisant le démantèlement du Keren Kayemet, du Keren Hayessod, de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste Mondiale, ce qu’il est convenu d’appeler les Institutions nationales. Le projet a été soumis en première lecture à la Knesset par le député Azmi Bashara. Pour ce dernier, les Institutions nationales, pertinentes avant la création de l’État, n’ont plus de raison d’être à l’heure actuelle.

Selon Bashara, les Institutions nationales exercent un effet négatif sur les rouages de la démocratie israélienne et discriminent les citoyens arabes (20% de la population israélienne) dans les domaines des investissements, des infrastructures, de l’allocation de terrains à bâtir et de l’agriculture. Un projet de loi du même genre a été déposé par le député Mohammed Barakeh du parti Hadach.

Dans une interview à la première chaîne de la télévision israélienne, Sallai Meridor, président de l’Agence Juive, a rappelé qu’Israël est fondamentalement un État juif et une démocratie pour tous ses citoyens. «Israël a été créé en tant que patrie du peuple juif, conformément à la Résolution du 29 novembre 1947 de l’ONU. Les Institutions nationales représentent le lien entre Israël et la Diaspora, un partenariat privilégié.»

«Quant aux dirigeants du secteur arabe de la population israélienne, ils feraient bien de focaliser leurs énergies sur l’intégration des citoyens arabes en Israël et sur l’obtention de leurs droits, plutôt que de chercher à altérer le caractère juif de l’État... Je regrette de constater qu’aucun des leaders arabes n’a jugé bon de condamner le gouvernement autrichien... ce qui ne les empêche pas d’attaquer le bien-fondé d’institutions représentatives du peuple juif en Israël», a ajouté M. Meridor.

 

Dans cette édition:

Libération d’un otage détenu par les rebelles tchéchènes

Roman Ashurov, 61 ans, détenu une année entière par les rebelles tchéchènes, a été libéré la semaine dernière grâce à l’intervention du ministre israélien de l’Intérieur, Nathan Sharansky.

Le délégué de l’Agence Juive à Pyatigorsk, Abba Faigin, rapporte qu’Ashurov a été kidnappé au moment où il se rendait dans les bureaux de l’Agence Juive de la ville russe de Nalchik. Ashurov avait décidé de quitter le Caucase pour rejoindre sa fille, Isabella Rafaelov, qui vit à Ofakim dans le Neguev.

Les rebelles tchéchènes, qui exigeaient une rançon d’un million de dollars US à la famille de Roman Ashurov, n’ont pas hésité à harceler sa fille par téléphone.

Au cours de sa visite récente en Russie, le ministre Sharansky a évoqué l’affaire Ashurov avec deux hauts-fonctionnaires du gouvernement russe. La semaine dernière, cette intervention a porté ses fruits : l’armée russe a retrouvé Ashurov et l’a conduit directement aux bureaux de l’Agence Juive de Pyatigorsk. Un heureux dénouement pour Roman Ashurov : il fera cette semaine son aliya et rejoindra les siens.

Libération d’un otage détenu par les rebelles tchéchènes

Natacha, 17 ans, va entamer sa nouvelle existence de Juive, d’Israélienne et bientôt d’hébréophone. Elle a été «découverte» parmi des orphelins rescapés des combats à Grozny, la capitale tchétchène pilonnée par les forces russes, et réfugiés en république autonome d’Ingouchie. À l’heure actuelle, elle vit provisoirement à Pyatigorsk, dans le Caucase septentrional, en attendant son installation définitive en Israël.

En novembre 1999, Alla Lévy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, est partie à la recherche d’un groupe d’enfants orphelins évacués de Grozny vers l’Ingouchie, à proximité de la frontière tchéchène. L’Agence Juive avait eu connaissance de l’existence de ces orphelins par une journaliste de l’Agence Reuters, Maria Eismont. Suite à un reportage d’Isabella Ginor paru dans le journal israélien Haaretz, l’Agence Juive décida d’intervenir.

Quand elle se rendit au village où se trouvait l’orphelinat, près de la frontière tchéchène, Alla Levy fut horrifiée : les enfants, affamés, souffrant du froid, malades, vivaient dans des cabanes conçues pour abriter des colonies de vacances d’été.

Étant considérés comme réfugiés, les autorités locales ont refusé de donner l’autorisation de les évacuer de ces lieux sinistres. Tout ce qu’Alla Lévy a pu faire a été de veiller à ce que Abba Faigin, délégué de l’Agence Juive à Pyatigorsk, leur achète des vêtements chauds, de la nourriture et des médicaments.

Alla Lévy découvrit aussi que Natacha, 17 ans, était juive. Malgré tous les interdits concernant les réfugiés, Natacha a pu être évacuée en même temps que six autres adolescents de l’orphelinat, et accueillie dans un camp d’hiver organisé par l’Agence Juive au profit de la jeunesse juive du Caucase septentrional.

Un heureux dénouement pour Natacha, d’autant qu’Abba Faigin et son épouse ont décidé de lui servir de famille adoptive. Elle fréquente l’école juive de la ville et l’Agence Juive veille à satisfaire tous ses besoins; elle a un toit, des soins médicaux, des cours particuliers de rattrapage, et surtout le soutien psychologique dont elle a tellement besoin après les drames qu’elle a vécus.

Les efforts de Faigin pour surmonter les problèmes administratifs vont permettre à Natacha d’immigrer en Israël, vraisemblablement l’été prochain. Le temps de s’acclimater en Israël avant la prochaine année scolaire.

 

Dans cette édition:

Guidon Remez et l’équipe de l’émission Hasha’a habenleoumit de Kol Israël lauréats du prix Smolar de journalisme

Guidon Remez, l’animateur de l’émission de la deuxième chaîne de la radio israélienne et son équipe, sont les lauréats du prix Boris Smolar décerné par le Comité de Distribution du JOINT, en reconnaissance pour leur émission Hasha’a habenleoumit («L’heure internationale»), la seule sur les ondes israéliennes à couvrir de façon régulière des thèmes concernant la Diaspora.

Le jury du prix a également signalé que cette émission évoque des sujets d’intérêt général, tout en mettant l’accent sur leurs implications pour les communautés juives du monde.

Au cours d’une interview accordée la semaine dernière à l’un de ses collègues de Kol Israël, Guidon Remez a cité le reportage le plus émouvant de son émission l’année passée : le sauvetage des enfants d’un orphelinat tchéchène et leur transport précipité en Ingouchie, grâce à l’intervention rapide et efficace de l’Agence Juive.

 

Dans cette édition:

Savez vous que?

  • Yéhiel Leket est depuis janvier dernier président du Keren Kayemet, conformément à l’accord de rotation conclu entre le Likoud mondial et les Sionistes travaillistes. Il succède à Shlomo Gravitz (Likoud mondial) qui remplira désormais les fonctions de de co-président de l’association.

  • 2300 femmes chefs d’entreprises - dont 30% d’immigrantes - font partie du réseau de femmes d’affaires de l’Agence Juive, où elles partagent leur expérience et leurs relations.

  • 869 immigrants sont arrivés en Israël la semaine dernière, dont 788 de la ex Union Sovietique.

  • 60% des immigrants d’Éthiopie ont moins de 18 ans.

  • Le budget accordé en 2000 par l’Agence Juive aux mouvements religieux s’élève à cinq millions de dollars US.

  • La rénovation et l’entretien d’un logement attribué à une personne âgée par la société Amigour (Agence Juive) coûtent 1600 dollars US.

 

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Le centenaire de la création de la Fédération Juive de Chicago

Deux Jumbos ont été affrétés la semaine dernière pour transporter en Israël une impressionnante délégation de 820 membres de la communauté juive de Chicago. But du voyage : des visites sur les lieux où sont impliqués les membres des missions «Partnership 2000» de Chicago, mais aussi célébration du centième anniversaire de la fondation de la Fédération. La délégation est dirigée par Donna et Julie Fox, représentant leur père malade, Eddie, et leur mère Sherie.

Au programme de la délégation : des visites à Kiriat Gat, dans les zones de Lakhish et de Shafir, sur les lieux où la Fédération contribue au financement de dizaines de projets, surtout dans le domaine éducatif, au profit de jeunes de tout âge - entre autres financement de cours particuliers pour enfants en difficultés scolaires et assistance à des enfants souffrant de maladies chroniques.

Un méga-repas a réuni les délégués, plus de 200 habitants de la région actifs dans les projets parrainés par «Partnership 2000» et Albert Erez, maire de Kiriat Gat, Eli Uzan, président du Conseil régional de Lakhish et Amos Megidish, président du Conseil régional de Shafir.
Selon Gil Fleisher, coordonnateur des activités de «Partnership 2000» dans la région, une rencontre du même genre il y a deux ans s’est soldée par un resserrement des liens entre les membres de la Fédération et les habitants de la région. «Des liens scellés, entre autres, par le mariage d’un garçon de chez nous avec une jeune fille de Chicago.»

Une vingtaine d’autobus ont transporté d’un endroit à l’autre les délégués, qui avaient le choix entre six itinéraires conçus pour satisfaire tous les goûts : le premier, destiné à ceux qui visitent Israël pour la première fois; le second à ceux qui souhaitent se rémémorer tous les sites de notre pays; le troisième, au rythme plus lent; le quatrième, consacré à une rétrospective de la production culturelle et artistique d’Israël; le cinquième, aux sites de construction récente; le dernier à un parcours des sites bibliques.

Les délégués se sont également rendus sur le plateau du Golan, ont visité les sites archéologiques de Beit Shéan ainsi que le camp de détention britannique restauré d’Atlit, et se sont rendus sur la tombe de Ben-Gurion à Sdé Boker.

Au programme de cette semaine : une rencontre avec le Premier ministre, Ehud Barak, suivie de visites de centres d’intégration et d’établissements scolaires parrainés par l’Agence Juive et par le JOINT-Israël.

Un responsable de la Fédération de Chicago, interviewé par l’animateur de l’émission «L’heure internationale» de Kol Israël, a retracé l’historique de la Fédération et les manifestations marquant le centenaire de sa création.

 

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«Partnership 2000» par vidéo-conférence

«Partnership 2000», projet initié en 1995 par l’Agence Juive pour Israël, fournit aux membres des communautés juives de l’étranger la possibilité de s’impliquer dans la promotion économique et sociale des périphéries israéliennes. Dans le Néguev et la Galilée, qui occupent les deux-tiers de la superficie d’Israël, vit 17% seulement de la population. Ces régions pâtissent du chômage et d’infrastructures scolaires déficientes.

Le programme Partnership 2000 resserre considérablement les liens entre les Juifs de Diaspora et d’Israël : ainsi 28 localités israéliennes ont été jumelées avec 550 communautés juives de tous les pays du monde.

«Nous aimons les projets visibles, tangibles, nous dit Jeff Klein, directeur exécutif de la branche de Palm Beach. Nous sommes convaincus du bien-fondé de notre mission, et l’envisageons comme un véritable partenariat. Il ne s’agit pas simplement de campagnes de collecte d’argent, mais de promotion du pluralisme au sein de la jeunesse d’Israël.»
Priscilla Kostiner, présidente de la Fédération de Portland (Oregon) ajoute : «Nous souhaitons prendre une part active aux décisions pour tout ce qui a trait aux budgets et aux programmes d’action.»

Les débats par vidéo-conférence ont porté sur les moyens d’action au profit des segments les plus défavorisés de la population israélienne, ainsi que sur les moyens d’étayer et de garantir la poursuite des relations nouées entre Israël et les communautés juives d’Amérique du Nord. L’un des moyens envisagés est de susciter des rencontres entre les visiteurs de l’étranger et leurs partenaires israéliens.

 

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Que de livres !

Le cadeau de Bat-mitsva de Naomi

L’inauguration, à Beit-Shemesh d’une bibliothèque pour enfants composées de 500 ouvrages en langue russe a été accueillie avec d’autant plus d’enthousiasme que l’initiative revient à une adolescente de 12 ans des faubourgs de Washington, Naomi Kruger, élève de l’école juive de cette ville, la Hebrew Academy.

Naomi a demandé à tous les invités conviés en novembre dernier à sa fête de bat-mitsva une contribution de cinq dollars par personne destinée à faire l’acquisition de littérature enfantine en langue russe au profit de la Bibliothèque Benjamin Kruger de Beit-Shemesh, fondée à la mémoire de son cousin mort d’une leucémie à l’âge de quatre ans.

À l’heure actuelle, la Bibliothèque Kruger recense 12 000 ouvrages, pour moitié en anglais. L’entreprise de collecte des ouvrages, parrainée par le projet «Partnership 2000» a été menée conjointement par des volontaires de la communauté juive de la capitale américaine.

La ville de Beit-Shemesh a accueilli environ 5000 immigrants originaires de Russie et de l’ex Union Sovietique qui, ne maîtrisant pas encore suffisamment l’hébreu, préfèrent lire dans leur langue. Leurs enfants fréquentent certes les écoles locales, mais les parents préfèrent de loin leur lire le soir des histoires en russe.

L’initiative de Naomi a été accueillie avec enthousiasme par les invités à sa fête. Grâce à leur contribution, elle a réuni la somme de 1600 dollars. «Un geste touchant de la part de Juifs désireux de contribuer à l’intégration en Israël de leurs coreligionnaires de Russie», déclare la tante de Naomi, Tami Kruger, qui dirige la Bibliothèque à la mémoire de son fils à Beit-Shemesh.

 

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Un anniversaire «israélien» en Ukraine

Ma naïm ouma nihmad... (un chant d’anniversaire célèbre en Israël). C’est sur ses notes - et en hébreu bien sûr - que de jeunes enfants de la communauté juive de Lvov en Ukraine ont fêté «à l’israélienne» leur anniversaire la semaine dernière.

La délégation de l’Agence Juive à Lvov a pris l’initiative de fêter collectivement, à la mode israélienne, les anniversaires des enfants de deux à sept ans de la communauté nés le même mois. L’anniversaire collectif a eu lieu au club pour jeunes de l’Agence Juive, dans une atmosphère chaleureuse.

Marina Mahtiyuk, déléguée de l’Agence Juive à Lvov, raconte que la fête s’est déroulée conformément à toutes les traditions israéliennes : chants d’anniversaire en hébreu, prestation d’un magicien et couronne de fleurs sur la tête des enfants. Chaque petit a invité ses parents et ses amis. Selon la déléguée, des initiatives de ce genre rapprochent d’Israël et des traditions juives les cœurs et les esprits des membres de la communauté. Yula, Ramil, Tanya, Darya, Diana, Marina et Nestia ont été les premiers à fêter leur anniversaire en hébreu.

 

Dans cette édition:

Expérience israélienne et identité juive

Des centaines de jeunes d’Amérique latine ont achevé la semaine dernière leur camp d’été sous le blanc manteau qui recouvrait Jérusalem. Ils sont originaires de pays situés dans l’hémisphère sud, où c’est le plein été et les grandes vacances ont lieu là-bas de décembre à février. Les lycéens d’Argentine, du Brésil, d’Uruguay et du Pérou en profitent pour faire leur «Expérience israélienne». En l’occurrence, dans un froid de canard, sous la pluie et la neige.

Le programme, mené sous l’égide du Département de l’éducation sioniste de l’Agence Juive, a pour visée de renforcer l’identité juive des participants par l’intermédiaire de rencontres avec de jeunes Israéliens de leur âge, d’excursions dans le pays et de chabbats à Jérusalem. Cette année 450 participants : des élèves des classes de seconde et de première d’Argentine, du Chili et du Brésil prenant part au programme «Tapouz», 25 jeunes poursuivant leurs études secondaires à l’École Leon Pinello (Pérou), une centaine en provenance de l’École Haïm Weizmann (Chili) et une trentaine enfin, membres du mouvement de jeunesse juif «Hazit» au Brésil.

En outre, 70 jeunes Brésiliens et Argentins ont participé à un «camp biblique» articulé autour d’excursions dans les sites bibliques et à une étude intensive de la Bible. Le vainqueur de la compétition qui aura lieu à la fin du camp participera au Concours biblique international prévu en 2001 à Jérusalem. Un programme semblable réservé à 25 jeunes Brésiliens est focalisé sur l’histoire du peuple juif.

Ajoutons que 200 étudiants du Chili, d’Argentine et d’Uruguay ont passé deux semaines en Israël dans le cadre d’un projet «Birthright».

 

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Les fêtes juives rayées du calendrier officiel du parlement canadien

Les fêtes juives ont été rayées du calendrier du parlement canadien, suite aux pressions exercées par le lobby arabe de ce pays en réaction au fait que les fêtes musulmanes ne sont pas prises en compte. Le nouvel agenda est désormais conforme exclusivement aux fêtes officielles du Canada, pour la plupart nationales et chrétiennes.

Moshé Ronen, président du Congrès Juif canadien, souligne que si les écoles et les universités canadiennes autorisent les absences de leurs élèves à Roch Hachana et à Kippour, l’organisme qu’il dirige a dû fréquemment intervenir pour que soient reconnues les fêtes juives dans des établissements scolaires et sur des lieux de travail.

Ronen précise que seule l’Université York de Toronto, dont les effectifs sont composés essentiellement d’étudiants et d’enseignants juifs, ferme ses portes à l’occasion de Roch Hachana et Kippour.

 

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Extraits des médias arabes

Un journal palestinien préconise le boycott par les Arabes des Jeux olympiques de Sydney

Le quotidien Al-Hiyat el-Jadida a lancé la semaine dernière un appel au boycott par les pays arabes des Jeux olympiques de Sydney pour le cas où ces derniers s’ouvriraient sur une minute de silence à la mémoire des athlètes israéliens massacrés en 1972 à Munich.

Selon cet organe, la décision du comité organisateur d’ouvrir les Olympiades par une minute de silence à la mémoire des dix victimes israéliennes est une offense aux «combattants pour la liberté qui ont perpétré l’opération de Munich.»

La réaction syrienne aux pourparlers de paix : «Les Juifs valent les nazis»

L’organe officiel syrien Tichrin a pris la semaine dernière fait et cause pour les thèses révisionnistes de la Shoah. Un de ses récents éditoriaux affirme qu’Israël «a inventé l’holocauste pour mieux piller le monde et répandre sa terreur sur les intellectuels et les politiques.»

L’article poursuit en soulignant qu’Israël se comporte à l’égard des Arabes, dans le Golan, comme en Palestine et au Sud-Liban, comme le firent les nazis à l’égard des Juifs. Toujours selon ce journal, Israël risque fort de rater l’occasion de parvenir à une paix juste et globale, qui restituera les droits légitimes des Arabes.

 

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Cette semaine en Israël

  • Les sergents chefs Lior Niv de Tel-Aviv et Tsakhi Malka de Metullah, ages de 21 ans tous deux, et le commandant Tidhar Tempelhof de Natanya, 23 ans, ont été tués au Sud-Liban au cours d’une attaque du Hezbollah. L’état du sergent Ron Ben Shmuel, grièvement blessé, est relativement stable. Un obus tiré par le Hezbollah et tombé à proximité du jardin d’enfants du mochav Margaliot n’a miraculeusement pas fait de victimes.

  • Des négociations en vue d’un accord cadre sur les portions de territoires remis aux Palestiniens ont été menées par Ehud Barak et Yasser Arafat, après approbation du plan de redéploiement par le Cabinet restreint du gouvernement israélien.

  • La générale de brigade Orit Adato, ancien commandant des forces féminines de Tsahal, a été nommée à la tête de l’administration pénitentiaire d’Israël. Elle est la première femme à occuper ce poste.

  • Un chiffre record de consommation d’électricité a été atteint en Israël du 21 au 23 janvier dernier : 7650 megawatts. La neige est tombée à Jérusalem, dans le nord et même à Beershéva et à Mitspé Ramon. Le dernier record, résultant de la canicule de l’été dernier : 7040 megawatts.

  • La chanson Ze kol hakessem («Toute la magie») chantée par Nimrod Lev et Orli Perl a remporté la «Plume d’argent» pour l’année 2000 de l’Akum (Société des auteurs et musiciens d’Israël). Kobi Oz a remporté le prix du meilleur parolier de l’année et Ariel Zilber du meilleur compositeur. Le prix du meilleur disque de l’année a été octroyé à Barry Sacharoff pour son album « Neguiot ».

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Faute de pain, ils ont mangé de la brioche

Le camion de transport du pain destiné à la grande maison de retraite juive de Johannesburg, Sandringham Gardens, a été devie jeudi dernier par des volleurs. Les quelque 500 personnes âgées de l’endroit ont dû se contenter de gâteaux. Ajoutons, pour rassurer nos lecteurs que, le lendemain, les pains de chabbat sont arrivés à temps.

La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes en Afrique du Sud. Les vols de véhicules transportant des denrées sont chose courante à Johannesburg.

La communauté juive d’Afrique du Sud recensait 120 000 âmes il y a une dizaine d’années. Au cours de la dernière décennie, après le départ pour l’Australie, le Canada, les États-Unis et Israël d’une grande partie des Juifs sud-africains, elle ne compte plus que 70 000 personnes, souvent des personnes âgées dont les enfants et petits-enfants sont dispersés aux quatre coins du globe.

Si, il y a quarante ans, le principal souci de la communauté était d’éduquer ses enfants, c’est à présent le bien-être de ses vieillards qui la préoccupe le plus.

 

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Couscous ou gefilte fish ?

La «Convention touristique» signée le 31 janvier dernier à la Knesset laisse augurer de grands espoirs en matière d’encouragement au tourisme en Israël, et de resserrement des liens entre Israël et les communautés juives du monde entier.

Pour rehausser la convivialité qui régnait à la cérémonie de signature, la Knesset a accueilli, dans le hall Chagall, un festival de cuisine juive, bon exemple de l’unité dans la diversité qui caractérise le peuple juif et Israël. Au nombre des plats typiques de la cuisine juive de toutes les communautés du monde : du couscous marocain, de la salade turque au céleri et aux carottes, du malawah et du hilbeh yéménites, des pommes farcies, spécialité de la cuisine juive iranienne, des piroshki et du borscht glacé à la russe. Et, pour compléter sur une note polonaise le tableau de la gastronomie juive: des tranches de gefilte fish, du kugel, du chou farci et du canard roti au chou rouge.

La recette juive de la semaine

Pommes farcies à la perse
Pour six personnes

Ingrédients
sept belles pommes à cuire
un oignon finement ciselé
deux cuillerées à soupe d’huile
deux saucisses de Francfort hachées
200 g de viande hachée
une pincée de sel
du poivre
une demi cuillerée à café de cannelle

Sauce
3/4 de verre d’eau
cinq cuillerées à soupe de vinaigre
une (ou deux) cuillerée à soupe de sucre

Coupez un centimètre environ à la base de six pommes, évidez-les de leurs pépins et d’une grande partie de leur pulpe. Coupez en tranches la pomme restante.

Faites frire les oignons. Quand ils sont dorés, ajoutez les saucisses hachées, puis la viande et les épices et laissez sur le feu jusqu’à ce que la viande ait bruni. Ajoutez alors la pulpe des pommes évidées. Mélangez bien et assaisonnez.

Disposez les tranches de pomme dans un plat creux. Remplissez de farce les pommes évidées et déposez-les sur les tranches de pomme. Versez un verre et demi d’eau tiède dans le plat, recouvrez avec une feuille de papier aluminium et mettre à four chaud (180 degrés) pendant 1/2 environ.

Mélangez les ingrédients de la sauce dans une casserole et faire bouillir. Retirer le papier alu du plat, versez la sauce sur les pommes et continuez la cuisson pendant une demi-heure encore, jusqu’à ce que les pommes soient cuites, mais fermes.

Bon appétit !

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