Agenda-English

No 46
24 décembre 2000
27 kisslev 5761

 
La rédaction de l’Agenda souhaite à tous les Juifs du monde de joyeuses fêtes de Hanoukkah. Prochaine édition de notre Agenda: le 4 janvier 2201

UNE SEMAINE ENTIèRE SANS VICTIMES JUIVES DANS LES TERRITOIRES MALGRé LA POURSUITE DES ATTENTATS - LE CHEF DES SERVICES PALESTINIENS DE RENSEIGNEMENTS INCITE SES CONCITOYENS à ABATTRE DAVANTAGE D’ISRAéLIENS

COURSE CONTRE LA MONTRE AUX POURPARLERS DE WASHINGTON

SHIMON PERES ANNONCE SA CANDIDATURE AU POSTE DE PREMIER MINISTRE

Dans cette édition:
Rallye du Hamas
La conférence d’Herzliya
Pour hâter la libération des soldats israéliens
Visite aux familles
Savez-vous que...
Les missions de solidarité
Des croix à Babi Yar
Olim d’Ukraine
Une mère juive d’Irkoutsk
«Naaleh» pour Sud-Africains
Priorité nationale: l’intégration des Éthiopiens
Les «conservative» chez le président de l’État
Hommage à Joe Wernick
Des volontaires pour les kibboutsim
Une semaine en Israël
Soutien psychologique aux enfants de Gilo
La convention «Limoud»
Hanoukkah
La recette de la semaine

Shimon Peres et Ariel Sharon à Tel-Aviv devant la copie du Penseur de Rodin récemment arrivée en Israë



Entretiens marathoniens pour les négociateurs israéliens et palestiniens à Washington dans le but de parvenir à un accord paraphé avant la fin du mandat du président Clinton. Ehud Barak espère que la signature d’un accord avant les élections du 6 février prochain contribuera à sa victoire. Conformément à l’accord cadre proposé par le président Clinton, Jérusalem sera placée, selon la composition de la population de ses quartiers, sous souveraineté israélienne ou palestinienne; Israël se retirera des 90% des territoires occupés après la guerre des Six-Jours (1967); solution sera trouvée au problème du retour des réfugiés palestiniens sans porter atteinte à la démographie israélienne. Ce plan ne comporte pas de propositions concrètes concernant la souveraineté de l’une des parties sur le mont du Temple. Le président Clinton souhaite que Barak et Arafat signent à Washington un accord de paix mettant fin au conflit avant le 10 janvier prochain.

Selon des sources américaines, l’heure de vérité a sonné pour Arafat, qui pourrait prendre une décision sous la menace du changement de direction politique en Israël. Les sources palestiniennes de leur côté ne cautionnent pas ces positions: selon ces sources en effet, Arafat n’est pas habilité à signer un accord avec Israël s’il n’obtient pas la souveraineté totale sur Jérusalem et sur le mont du Temple, ainsi que le droit au retour des réfugiés palestiniens dans les territoires de la Ligne verte, autrement dit en territoire israélien.

Pas de victimes israéliennes la semaine dernière, malgré la poursuite des tirs. Tawfik Tirawi, commandant des services de renseignements palestiniens en Cisjordanie a préconisé d’accroître le nombre de victimes israéliennes au cours d’une assemblée à Ramallah. Selon lui, seuls des attentats meurtriers dans les localités juives et sur les routes de Judée-Samarie sont susceptibles de contraindre Israël à renouveler le processus de paix.

Dans le même temps, la classe politique israélienne connait une effervescence politique sans précédent. La Knesset s’est prononcée à la majorité contre toute dissolution. Netanyahu, qui avait posé cette dissolution comme condition à son retour au gouvernement, a décidé de se retirer de la course au poste de Premier ministre, malgré ses scores dans les sondages. Un accord passé entre différents partis d’opposition assurait le vote de la «loi Netanyahu», confirmant la dérogation exigée pour qu’un candidat n’étant pas député à la Knesset puisse se présenter aux élections. Le Likoud et les partis de droite, en revanche, - le Shinouï de Tommy Lapid notamment - s’y sont opposés. Et faute de dissolution du parlement, Netanyahu a décidé de se retirer de la lice.

Les seuls candidats restaient Ehud Barak et Ariel Sharon... jusqu’au moment où Shimon Peres a déclaré son intention de se porter candidat pour la gauche israélienne. Réaction d’Eli Ichaï, dirigeant politique du Shas: il n’est pas exclu que son parti présente également un candidat au poste de Premier ministre.

Dans cette édition:

RALLYE MONSTRE À GAZA SOUS LE SLOGAN: ÉLIMINER ISRAËL, ASSASSINER LE PLUS DE JUIFS POSSIBLE

Avec la bénédiction de l’Autorité palestinienne, le Hamas a organisé la semaine dernière au stade Yarmouk de Gaza un rallye monstre auquel ont participé 30 000 personnes, pour marquer le treizième anniversaire de sa fondation. En présence de députés au parlement palestinien, dont le premier vice-président de cette instance, Ibrahim Abu Alanja, les orateurs ont lancé des messages anti-israéliens d’une extrême violence, incitant aux attentats contre des cibles israéliennes, au meurtre de Juifs en général et d’Ehud Barak en particulier.

Les activistes du Hamas ont fait avancer un âne portant un drapeau israélien et un portrait du chef de l’opposition Ariel Sharon; et un mouton portant le portrait d’Ehud Barak. Les organisateurs du rallye, ont demandé à la foule si elle souhaitait égorger ce mouton représentant Barak - et obtenant un accord enthousiaste - la pauvre bête a été égorgée et son sang répandu sur la photo d’Ehud Barak, sous les vivats de la foule.

Dans son allocution, Salah Shahad, fondateur du Hamas, a déclaré que «le peuple palestinien n’a pas besoin de compromis, mais de fusils... car la guerre sainte est un ordre divin qui ne peut être enfreint.» Pour mieux impressionner son audience, au cours d’une cérémonie symbolique un Coran et un fusil ont été remis au dirigeant du Hamas, Ahmed Yassine, qui à son tour les a confiés à deux enfants, une fille et un garçon - la prochaine génération des combattants du Hamas.

Le rallye ne pouvait évidemment pas s’achever sans le rituel incontournable de l’incendie du drapeau israélien, exprimant la volonté du Hamas de libérer «toute la Palestine» par djihad interposé. Les combattants de la branche armée du Hamas ont défilé, armés jusqu’aux dents de mitraillettes et de grenades; pour mieux impressionner la foule, ils ont fait une démonstration de leur force en descendant d’un immeuble à la corde et en tirant des coups de feu en l’air. Les médias palestiniens ont rapporté l’événement, en se gardant bien de condamner les incitations au terrorisme.


Défilé des combattants du Hamas à Gaza

Dans cette édition:

L’AGENCE JUIVE PARTICIPE À UN CONGRÈS DU CENTRE INTERDISCIPLINAIRE D’HERZLIYA

LE GéNéRAL DE RéSERVE BEN ELIAHU: ISRAëL N’EST PAS PARVENU à SE PRéMUNIR CONTRE LE TERRORISME

Israël, qui sait sortir vainqueur de guerres, doit chercher des solutions de dissuasion contre les activités terroristes: c’est la conclusion tirée la semaine dernière par un groupe de réflexion dirigé par l’ancien commandant de l’armée de l’air, le général de réserve Eitan Ben-Eliahu, au cours d’un congrès examinant le potentiel militaire d’Israël, organisé actuellement au Centre interdisciplinaire Lauder de Herzliya.

Assistent à ce congrès les dirigeants de Tsahal et des services de sécurité: le chef d’état-major, Shaul Mofaz; le chef du Mossad, Ephraïm Halevy; le général Uzi Dayan, chef du Conseil national de sécurité, des généraux de Tsahal, de hauts-fonctionnaires et des diplomates israéliens.

Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, a présidé la séance consacrée au sionisme et à l’avenir du peuple juif, et prononcé une allocution sur la contribution du peuple juif à la force militaire de l’État d’Israël. Autres représentants de l’Agence Juive à ce congrès: le trésorier Chaim Chesler; le vice-président exécutif de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, Malcolm Hoenlein, le Pr Art Neferstack de Cleveland; Julie Koschitzky de Toronto et le Dr Jacob Yukeles de New York.

Le congrès est conjointement parrainé par le ministère de la Défense, le Conseil national de sécurité, l’Agence Juive, la Fondation Césarée créée par le baron Edmond de Rothschild, et le Congrès juif américain.

Parmi les intervenants, des personnalités de premier plan, notamment le président de l’État Moshé Katsav; le Premier ministre; le chef de l’opposition Ariel Sharon; l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu et Ronald Lauder, président de la Conférence des présidents américains.

L’initiative de ce congrès revient au Dr Uzi Arad, l’un des anciens dirigeants du Mossad. Le Dr Arad est convaincu de la pertinence d’un forum annuel de réflexion composé de personnalités marquantes actives dans tous les secteurs, qui sera chargé d’examiner les problèmes sécuritaires d’Israël et de chercher les moyens de les résoudre.

Des réunions des groupes de réflexion, focalisées sur divers registres, ont précédé le congrès. Au nombre des thèmes évoqués, citons l’équilibre entre la défense et la dissuasion; la démographie juive en Israël et dans le monde; l’exploitation des ressources humaines d’Israël à l’ère des technologies de pointe.

Dans cette édition:

UN APPEL DE L’AGENCE JUIVE AUX COMMUNAUTÉS JUIVES DE DIASPORA: «FAITES PRESSION SUR LES GOUVERNEMENTS DE VOS PAYS POUR LA LIBÉRATION DES SOLDATS ENLEVÉS PAR LE HEZBOLLAH

Amos Hermon, co-directeur du Département de l’éducation de l’Agence Juive, s’est adressé récemment aux dirigeants des communautés et des organisations juives ainsi qu’aux délégués de l’Agence Juive pour hâter la libération des soldats kidnappés et portés disparus.

Avec l’accord des instances concernées, Amos Hermon a préconisé que l’intervention des communautés, des associations d’étudiants, des écoles juives et des mouvements de jeunesse juifs de tous les pays du monde auprès de leurs gouvernements respectifs se fasse précisément au moment de la fête de Hanoukkah, de Noël et du Ramadan.

Cet appel a été lancé par l’Agence Juive suite à un entretien avec les familles des victimes. L’Agence Juive espère recevoir prochainement des rapports des activités menées dans ce but par les organisations juives.

Dans cette édition:

UNE DÉLÉGATION DU KEREN HAYESSOD BRITANNIQUE AU DOMICILE DU SOLDAT BÉDOUIN ENLEVÉ PAR LE HEZBOLLAH

Une délégation de l’Appel Juif Unifié (Magbit) du Royaume Uni s’est rendue récemment sur les versants du Hermon, au domicile d’Omar Souad, l’un des trois soldats pris en otage par le Hezbollah en octobre dernier.

Les membres du comité de tutelle du projet «Partnership 2000» ont exprimé leur solidarité à la famille du disparu, ses parents, sa femme et ses deux enfants. Le président de ce comité leur a déclaré: «Notre visite chez vous dans ces circonstances tragiques est l’expression de notre inquiétude et de notre solidarité.»

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 12 000 dollars US: c’est la contribution de l’Agence Juive en l’an 2000 à un projet spécial initié par Akim, l’Association israélienne des parents d’enfants handicapés mentaux: l’organisation d’équipes de football mixtes composées de handicapés et d’enfants normaux.

  • 305 000 dollars US: contribution de l’Agence Juive pour l’an 2000 à l’Institut WUJS, qui œuvre à la promotion de l’immigration et de l’intégration de jeunes diplômés d’université, originaires des pays occidentaux essentiellement. Au programme de cet Institut: cinq mois et demi d’étude et six mois de volontariat en Israël.

  • 225 000 dollars US: c’est le budget consacré en l’an 2000 par l’Agence Juive à des activités culturelles et cultuelles au profit des élèves des oulpanim d’hébreu et des immigrants hébergés dans des centres d’intégration.

  • 500 immigrants éthiopiens ont été récemment intégrés à Tibériade et logés dans deux centres d’hébergement situés dans cette ville.

  • 1008 immigrants sont arrivés la semaine dernière en Israël, pour la plupart originaires des pays de la CEI. Les autres viennent de France, Belgique, Turquie, Argentine, Uruguay, Brésil, Angleterre, Afrique du Sud, Australie, Allemagne, États-Unis, Canada, Inde et Éthiopie.

Dans cette édition:

LE MONDE JUIF

VISITES DE SOLIDARITÉ DE DÉLÉGATIONS DE COMMUNAUTÉS JUIVES

On ne compte plus les visites de représentants de communautés juives de Diaspora venues exprimer leur solidarité à leurs frères israéliens dans ces temps difficiles. Ainsi une délégation du Southeast Region Consortium s’est rendus à Hadera et à Nahal Iron, où elle a rendu visite à un jardin d’enfants fréquenté par de petits Éthiopiens, rencontré des élèves du lycée «Gvanim» et s’est entretenue avec des médecins de l’hôpital Hillel Yaffe de Hadera.

Celle du Southern New England Consortium s’est rendue à Afoula et dans la région du mont Guilboa, où elle a pu constater les conséquences des événements récents sur les soldats positionnés dans cette zone. À l’hôpital «Haemek», microcosme des relations israélo-arabes, les membres de cette délégation ont pu se rendre compte de l’incidence des hostilités sur les Juifs et les Arabes qui y sont soignés.

Une délégation de Metro-West/Bergen a visité Ofakim et la région de Merhavim où elle a rencontré des enfants et des habitants du Goush Katif. Une autre délégation, venue d’Atlanta et de St-Louis s’est entretenue avec le maire de Yoknéam, s’est rendue dans une école et dans des structures de loisir pour enfants et pour personnes âgées.

Des représentants de la communauté juive new-yorkaise ont rendu visite à leurs partenaires de Jérusalem, et ont rencontré de jeunes immigrants participant au programme Selah (jeunes immigrés sans leurs parents), ainsi qu’avec des étudiants de l’Institut Schechter séjournant en Israël dans le cadre d’échanges. Les délégués se sont également rendus au «Beit New York» de Jérusalem, créé pour perpétuer le souvenir des victimes d’un attentat terroriste meurtrier contre un autobus.

Dans cette édition:

DES CROIX À BABI YAR

Visitant récemment le monument en forme de chandelier érigé en souvenir du massacre de Babi Yar, le ravin de sinistre mémoire en bordure de Kiev, de jeunes Juifs ont eu la désagréable surprise de constater qu’à proximité se dresse une grande croix, solidement plantée en terre dans du béton. C’est la deuxième fois depuis l’été dernier qu’une croix est dressée sur ce site, portant mention de l’exécution de prêtres ukrainiens perpétrée sur les lieux pendant la Deuxième Guerre mondiale. Les jeunes Juifs l’ont arraché, et découvert au bout de quelques jours qu’elle avait été remise à sa place, avec profanation du monument juif en prime.

«Les dirigeants des organisations juives d’Ukraine négocient avec les autorités ukrainiennes depuis plusieurs mois le transfert de cette croix à un autre emplacement», précise Eli Yitzhaki, chef de la délégation de l’Agence Juive en Ukraine, «mais ces dernières ne font rien, sous prétexte que des non Juifs y ont également été massacrés par les nazis.»

La semaine dernière, Yitzhaki s’est entretenu avec Eliah Levitas, président du Conseil des communautés juives d’Ukraine, et avec des représentants de la municipalité de Kiev, afin de résoudre ce douloureux différend. Les autorités ukrainiennes ont pris l’engagement de résoudre le problème d’une façon qui satisfera toutes les parties avant la fin de 2001, année qui marquera le soixantième anniversaire de l’épouvantable massacre de Babi Yar.

Amos Lahat, directeur du Département de l’ex-Union soviétique de l’Agence Juive, souligne que l’Agence Juive continuera à faire tout son possible pour éliminer les croix dressées sur ce site: «Nous n’épargnerons aucun effort, aucune intervention, pour éliminer ces croix sur un site sacré pour le peuple juif. Espérons que le problème sera résolu avant les manifestations qui marqueront le 60ème anniversaire du massacre. Ces croix nous rappellent celles que de bonnes âmes ont trouvé le moyen d’ériger à Auschwitz en souvenir de catholiques polonais, et qui ont suscité de violentes protestations de la part de tous les Juifs du monde.»

Rappelons qu’en 1941, avec l’aide de milices locales, les Einsatzgruppen massacrèrent 40 000 Juifs dans un ravin de la forêt de Babi Yar, en bordure de Kiev. Après l’occupation de Kiev par l’armée allemande, les nazis ordonnèrent à tous les Juifs de la ville de se rendre sur ces lieux, où se trouvait un ancien cimetière juif. Après avoir entouré de barbelés l’aire où s’étaient réunis les Juifs, ils les massacrèrent systématiquement, jettant au fur et à mesure les corps dans le ravin en les recouvrant d’une couche de terre avant d’y précipiter les suivants... En deux jours seulement, entre le 29 et le 30 septembre 1941 (jour de Kippour), 33 771 Juifs périrent à Babi Yar. Ils furent suivis, quelques mois plus tard, par des milliers de leurs coreligionnaires.

En juillet 1943, redoutant l’irruption de l’armée rouge, les nazis s’employèrent à effacer toute trace de ce massacre massif. En 40 jours et avec 327 prisonniers (dont 160 Juifs), ils firent déterrer les cadavres et les brûlèrent. Il fallut attendre la fin de la guerre pour que les horreurs de Babi Yar soient révélées par une poignée de rescapés. Il fallut attendre aussi l’effondrement de l’Union soviétique et du régime communiste pour que soit érigé, sur la demande officielle de l’État d’Israël, un monument juif sur les lieux.


Croix plantée sur le site du massacre de Babi Yar

Dans cette édition:

PLEINS FEUX SUR L’ALIYA

SELON DES IMMIGRANTS D’UKRAINE: PLUS D’éLECTRICITé, PLUS D’EAU, PLUS DE GAZ ... ET PLUS D’ANTISéMITISME QUE JAMAIS

La moitié environ des immigrants en provenance des pays de la CEI et qui apprennent l’hébreu à l’oulpan Méir de l’Agence Juive à Tel-Aviv, sont arrivés en Israël après le début de l’intifada «Al Aksa», en septembre dernier. Au total: 5000 olim russophones pour le seul mois d’octobre, et un chiffre équivalent en novembre.

Natalya Grukhova, 30 ans, originaire d’Odessa et mère d’un petit garçon de six ans, Zhenya, est arrivée en octobre dernier: «En Ukraine, c’est le chaos total... J’ai décidé que malgré tous les troubles au Proche-Orient, l’avenir de mon enfant serait beaucoup plus assuré en Israël.»

Titulaire d’un doctorat en architecture de l’Université d’Odessa, Natalya aimerait être architecte d’intérieur dans sa nouvelle patrie qu’elle découvre avec plaisir. «Honnêtement, on ne sent pas de tension à Tel-Aviv, les choses paraissent bien pires à la télévision.»

Victoria Kravitz, 38 ans, a effectué un itinéraire assez semblable. Comptable de profession et récemment arrivée de Kharkov (Ukraine) avec son époux Vadim, ingénieur, leur fils Stanislav, 16 ans, ses parents et ses beaux-parents, elle affirme que tous seraient venus vivre plus tôt en Israël, à l’exception de ses beaux-parents - qui ont fini par se laisser convaincre par la situation en Ukraine, où la pénurie est générale. Et l’antisémitisme galopant, les Ukrainiens accusant les Juifs de tous les maux.

Miri Rosenbaum, directrice de l’oulpan Méir, souligne toutefois que les nouveaux venus sont quelque peu inquiétés par la recrudescence des violences palestiniennes, et ne participent pas volontiers à des excursions ou à des visites de Jérusalem.

Dans les pays de la CEI, les dirigeants communautaires et les familles des jeunes venus poursuivre leurs études en Israël s’adressent régulièrement aux bureaux de l’Agence Juive pour obtenir des renseignements sur la situation actuelle. L’Agence Juive a d’ailleurs pris l’initiative de réunions auxquelles participent ses délégués dans les communautés juives de toute la CEI.

Dans cette édition:

PARTICIPANT À LA MISSION DE FEMMES D’AFFAIRES ORGANISÉE PAR L’AGENCE JUIVE, YILENA ALLUME LA PREMIÈRE BOUGIE DE HANOUKKAH AVEC SON FILS SOLDAT EN ISRAËL

Yilena Belinski, habitante d’Irkoutsk en Sibérie, a allumé en Israël la première bougie de Hanoukkah avec son fils Gregory, soldat de Tsahal. Propriétaire d’un magasin de photos, elle s’est jointe à une délégation de femmes d’affaires russes organisée par le Département israélien de l’Agence Juive pour les mettre en contact avec leurs homologues israéliennes.

Ce congrès de femmes d’affaires a permis aux Russes de rencontrer des Israéliennes occupant des positions clés dans divers domaines, et de visiter des petites entreprises créées par des immigrants, ainsi que des parcs technologiques.

Gregory, arrivé en 1995, a participé au programme Naaleh, avant de s’enrôler dans l’armée il y a deux ans. Sa jeune sœur, Anastasia, arrivée seule elle aussi, est hébergée au kibbouts Baram.

Leurs parents et le benjamin de la famille sont restés à Irkoutsk. Leur père dirige une organisation caritative qui fournit de l’aide humanitaire à la communauté juive de la ville. Le petit dernier fréquente l’école juive du dimanche. Date prévue de leur aliya: 2002.

Dans cette édition:

DES ADOLESCENTS D’AFRIQUE DU SUD ET DU ZIMBABWE PARTICIPERONT DÈS LE MOIS PROCHAIN AU PROGRAMME «NAALEH» DE L’AGENCE JUIVE

Seize jeunes d’Afrique du Sud, dont deux jeunes filles du Zimbabwe, doivent arriver mi-janvier dans le cadre du projet Naaleh de l’Agence Juive et du ministère de l’Éducation. Naaleh est destiné à des adolescents de 15 à 17 ans ayant achevé au moins neuf années de scolarité dans leur pays d’origine et souhaitant achever leurs études secondaires en Israël.

Au cours de la dernière décennie, plus de 8000 adolescents juifs ont immigré dans le cadre de ce programme. Récemment, au vu du succès remporté par Naaleh dans les pays de la CEI, le programme a été étendu aux ressortissants d’autres pays d’Europe occidentale et d’Amérique latine.

Ronda Kasriel, directrice du desk anglais de l’Agence Juive, précise que ce groupe est le premier d’Afrique du Sud. Les jeunes seront hébergés au kibbouts Tzora et mèneront leurs études secondaires au lycée Beuer de Jérusalem. Ils ont été sélectionnés par les délégués de l’Agence Juive à Prétoria, Capetown et Johannesbourg, Harare et Bulawayo pour les deux jeunes filles du Zimbabwe. Kasriel ajoute que l’Agence Juive organise en ce moment un groupe formé d’immigrants d’ex-Union soviétique en Allemagne, ainsi qu’un groupe de jeunes Français.

Les 90% des jeunes inscrits à ce programme obtiennent leur bac en Israël, après quoi ils poursuivent leurs études supérieures ou s’enrôlent dans l’armée. On recense à l’heure actuelle plus de 1800 lauréats de Naaleh dans les rangs de Tsahal, y compris dans les unités combattantes. Une centaine de filles effectuent leur service national. Deux autres chiffres intéressants concernant Naaleh: 95% des lauréats du programme décident de rester vivre en Israël, et 50% des parents de ces jeunes immigrent en Israël sur les traces de leurs enfants.

Dans cette édition:

UN PROJET D’ENVERGURE NATIONALE: L’INTÉGRATION DES IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS

Un projet d’envergure nationale est à l’heure actuelle mené par l’Agence Juive, l’État d’Israël, le JOINT, l’Union des communautés juives américaines et le Keren Hayessod pour garantir l’insertion réussie des Juifs éthiopiens en Israël. Les membres de la commission de l’ONAD (Commission d’attribution des fonds) à Los Angeles ont récemment mis au point les principales activités de ce projet, en présence d’Alex Grass, président du Conseil des Gouverneurs, de Sallaï Meridor, président du Comité exécutif; de Chaim Chesler, trésorier et d’Aaron Abramovich, directeur général. La ministre israélienne de l’Intégration, Yuli Tamir, membre de l’ONAD, a exposé la situation de ces immigrants. Rappelons que cette commission de l’Union des communautés juives nord-américaines regroupe toutes les fédérations juives autour de programmes spécifiques d’aide aux Juifs de tous les pays du monde.

L’Agence Juive a pour sa part mis au point une stratégie d’intervention au profit de groupes spécifiques d’immigrants. Son but: s’assurer que tous les efforts sont faits et toutes les ressources possibles investies afin d’éviter la marginalisation de la communauté éthiopienne en Israël. L’état de détresse sociale et économique de cette communauté depuis son arrivée en Israël et malgré le soutien intensif dont elle a bénéficié - 190 millions de dollars US pour la seule année 2000 - est indubitable. Il faut absolument éviter que les générations futures en pâtissent.

L’immigration massive des Juifs éthiopiens a commencé en 1984-1985 avec l’Opération Moïse. Dès l’abord ont été conçus des projets d’intervention susceptibles de faire passer les membres de cette communauté de leur existence autarcique de petits agriculteurs dans leur pays d’origine à la vie dans une société moderne et industrialisée.

L’un des obstacles majeurs est l’enseignement de l’hébreu à de nombreux immigrants qui sont analphabètes dans leur langue vernaculaire, afin, entre autres, d’aider leurs enfants à faire leurs devoirs dans des matières que leurs parents ignorent. 28% seulement des lycéens d’origine éthiopienne réussissent à leur diplôme d’études secondaires (bagrout) contre 50% pour l’ensemble de la population israélienne. Certes, les chiffres ont beaucoup augmenté ces dernières années, mais il reste que la proportion d’élèves qui abandonnent leurs études entre 14 et 17 ans est deux fois plus élevée parmi les Éthiopiens, et qu’une bonne partie des jeunes Éthiopiens poursuivent leur scolarité dans des structures éducatives spéciales.

Le taux de chômage est également élevé au sein des membres de cette communauté, qui recense une proportion importante de familles monoparentales - 18% contre 8% pour l’ensemble de la population israélienne. La moitié environ des familles éthiopiennes sont assistées par les services sociaux, contre 14% pour l’ensemble de la population; 80% des familles frôlent le seuil de pauvreté ou vivent au-dessous.

Autre défi à relever par Israël: la préservation des structures familiales traditionnelles dans une société où la génération des parents est au chômage, ne sait pas ou peu s’exprimer en hébreu, et qui a besoin des enfants pour lui servir d’interprètes.

Parmi les projets conçus et parrainés par l’Agence Juive: des cours de rattrapage scolaire pour quelque 5000 élèves éthiopiens, des activités culturelles et des repas chauds, souvent les seuls de la journée. L’Agence Juive investit trois millions de dollars dans ce projet et l’État 14 millions.

Plus de 1600 étudiants d’origine éthiopienne poursuivent actuellement leurs études dans les institutions israéliens d’enseignement supérieur, grâce à des bourses et des allocations. Ils bénéficient également des prestations des caisses-maladie, de cours d’appoint et d’activités sociales et culturelles.

La commission de l’ONAD a requis le dépôt dans les 90 jours d’un projet d’aide aux immigrants éthiopiens. Le budget de 2001 est d’ores et déjà fixé et les grandes lignes de celui de 2002 définies.

Dans cette édition:

UNE PREMIÈRE HISTORIQUE: LE PRÉSIDENT DE L’ÉTAT ACCUEILLE UNE MANIFESTATION DU MOUVEMENT MASSORATI

Le président Moshé Katsav a récemment remis le Quatrième Prix annuel Liebhaber de tolérance religieuse à Roberto Arbib, rabbin de la «Kehilat Sinaï» de Tel-Aviv et directeur du centre d’étude «Midreshet Iyoun», au cours d’une cérémonie à la résidence.

Dans son allocution, le président a demandé aux Juifs du mouvement «Conservative» de resserrer leurs liens avec Israël et le peuple juif et de lutter contre l’assimilation. Moshé Katsav a remercié les membres du mouvement pour les efforts qu’ils investissent dans le renforcement de l’identité juive et de la solidarité du peuple juif.

Ce prix a été établi il y a quatre ans, après le meurtre de Rabin, par le rabbin Marc et Henia Liebhaber pour promouvoir la tolérance religieuse en Israël. Marc Liebhaber, membre du Conseil d’administration international de l’Institut Schechter, présent à la cérémonie de remise du prix à la présidence, a déclaré dans son allocution: «Vous étiez le président de l’État d’Israël, vous êtes désormais celui de tous les courants [du judaïsme].»

Ordonné par l’Institut Schechter en 1991, le rabbin Roberto Arbib, né à Rome en 1959, est arrivé seul en Israël avec l’Aliyat hanoar. Il œuvre tout particulièrement à rapprocher les Israéliens de leurs sources juives et à créer des liens entre Juifs et Arabes d’Israël.

Dans cette édition:

FIN DU MANDAT DU RABBIN JOE WERNICK À L’EXÉCUTIF SIONISTE - DAVID BREAKSTONE LE REMPLACE À LA TÊTE DU DÉPARTEMENT DES ACTIVITÉS SIONISTES

Le Dr David Breakstone va remplacer le rabbin Joseph (Joe) Wernick, membre de l’Exécutif de l’Organisation Sioniste Mondiale et du Conseil des Gouverneurs de l’Agence Juive depuis 1987 et représentant du mouvement Massorati.

Le rabbin Wernick a rempli plusieurs postes de responsabilité au Département de l’éducation de l’Organisation Sioniste Mondiale; il a été directeur général de l’Association des immigrants d’Amérique du Nord (AACI), actif au mouvement «Yehuda hatsaïr» et dans l’organisation Hadassah.

Immigré en 1969 en Israël, après de longues années de sionisme aux États-Unis, il a apporté une contribution exceptionnelle au mouvement Massorati, dont il était le dirigeant ces dernières années.

Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, l’a chaleureusement remercié pour sa contribution et lui a adressé ses vœux de succès dans ses futures entreprises.

Dans cette édition:

DES VOLONTAIRES AMÉRICAINS DANS LES KIBBOUTSIM

À New York, le desk consacré à l’aliya dans les kibboutsim s’est chargé de recruter des volontaires pour des kibboutsim situés dans des régions sûres, ayant besoin actuellement de main-d’œuvre pour leurs services et leurs secteurs agricole et industriel. Le Dr Joël Magid, directeur du desk, ne manque pas de prévenir les candidats à se préparer à des travaux de toutes sortes, sans sous-estimer l’appoint qu’ils apporteront à l’économie du kibbouts.

Des vols spéciaux seront affrétés à prix réduit. Pour plus d’informations, appeler le (212) 318-6133, le (917) 224-4148, ou le (800) 247-7852, ou envoyer un mail à l’adresse: kibbutzdsk@aol.com

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

20% des Israéliens vivent en-dessous du seuil de pauvreté, selon une enquête publiée par l’Institut des assurances nationales et le ministère du Travail. Jérusalem, Bnei Brak et Ashdod sont les villes les plus pauvres d’Israël. La proportion d’Arabes israéliens vivant en-dessous du seuil de pauvreté est trois fois plus élevée que celle des Juifs.


Vote en première lecture à la Knesset d’une loi sur les droits des handicapés, prévoyant l’obligation de fournir l’accès à tous les lieux publics: sites touristiques, banques, piscines, plages, cimetières, salles de cinéma, toilettes publiques, etc. La loi prévoit également le financement par l’État des études et de la formation professionnelle des handicapés.


Les juges nouvellement nommés aux tribunaux israéliens de première instance seront assistés par un collègue chevronné pendant la période initiale de leurs fonctions.


Prolongement de la garde à vue de Yaïr Ben-Ami, accusé du meurtre d’un adolescent palestinien qui avait jeté une pierre sur son véhicule.


Initiative par des universitaires d’un projet pilote de traitement des personnes accusées d’agressions sexuelles. Ce projet a pour visée à la fois de contribuer à faire prendre conscience de la nécessité de suivi des agresseurs après leur libération de prison, et de créer des centres d’aide et de conseil aux familles qui se refusent à dénoncer les agressions sexuelles de l’un de leurs membres.

Dans cette édition:

ART ET CULTURE

LE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE AUX ENFANTS DE GILO

«Nous sommes placés sur la deuxième ligne de front», affirme Madeleine Lavian, directrice de l’école primaire TALI du quartier hiérosolymitain de Guilo, située rue Vardinon, à quelques pas des immeubles qui essuient régulièrement les tirs en provenance de Beit Jallah. Les programmes d’activité de cette école fréquentée par 470 enfants, reflètent les réalités des derniers mois. Ainsi, pour aider les élèves à surmonter leurs angoisses, des cours d’art dramatique et d’art ont été ajoutés au programme, ainsi qu’une classe de thérapie de groupe comportant, entre autres, des exercices de relaxation et de respiration.

Une aide psychologique est fournie à des enfants particulièrement vulnérables. «Notre principale préoccupation est de maintenir le calme et la sérénité à l’école, malgré la présence constante de soldats et de policiers qui patrouillent autour, ajoute Madeleine Lavian. Je fais très attention aux colis suspects, et vérifie moi-même tous les espaces ouverts de l’école. Nous veillons à ce que les enfants quittent l’école par petits groupes. Autant de choses qui n’entrent pas dans la normalité.» Nombreux sont les enfants dont les domiciles sont situés sur la ligne de feu, et qui en sont très perturbés. Certains souffrent d’insomnies, d’autres dorment avec leurs parents, chez des voisins, ou dans les pièces moins exposées de leur appartement.

TALI, acronyme hébraïque du Programme d’approfondissement des études juives, est un réseau scolaire public et laïque d’Israël qui s’étend à une trentaine d’établissements où les traditions, l’histoire et la religion juives sont enseignées à une dizaine de milliers d’élèves dans une atmosphère de respect et de tolérance. Le réseau TALI bénéficie du soutien financier de l’Agence Juive.

Dans cette édition:

CONVENTION «LIMOUD» EN ANGLETERRE

Des milliers de Juifs du Royaume Uni, d’Israël et d’autres pays - célibataires et mariés, religieux et séculiers - prendront part à la convention annuelle «Limoud» («Etude») organisée cette année entre le 24 et le 28 décembre à l’Université de Nottingham.

Cette convention, qui a lieu tous les ans depuis 20 ans, entre Noël et le Jour de l’an, prévoit des centaines de communications portant sur des matières juives, Bible, religion, pensée, médecine, histoire du peuple juif, sionisme et histoire de l’État d’Israël.

Dubi Bergman, chef de la délégation de l’Agence Juive au Royaume Uni, précise que les thèmes présentés par l’Agence Juive seront consacrés à l’histoire de l’immigration clandestine, particulièrement significative pendant la fête de Hanoukkah. Depuis la chute du Rideau de fer, 900 000 ressortissants de l’ex-Union soviétique ont immigré en Israël.

Parmi les orateurs prévus à cette convention: le président de l’Agence Juive, Sallaï Meridor; Karol Ungar, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, qui parlera de ses activités passées de directeur du camp de transit de Budapest; Uri Bar-Ner, directeur adjoint du Département de l’aliya en provenance des pays occidentaux, qui parlera de la façon dont les immigrants des pays de la CEI se sont adaptés à l’économie israélienne; Aniah Mintz enfin, qui racontera son itinéraire personnel.

Selon Dubi Bergman, la délégation de l’Agence Juive à la convention est composée de représentants de tous les départements, y compris des départements de l’éducation et de l’immigration. À cette délégation doivent se joindre des habitants du «front» des hostilités actuelles, sous l’égide du projet «Partnership 2000», et avec la collaboration de l’Appel Juif Unifié d’Angleterre et du Département israélien de l’Agence Juive.

Dans cette édition:

HANOUKKAH - UN GRAND MIRACLE S’EST PRODUIT ICI

La fête de Hanoukkah célèbre la victoire des Maccabées sur l’hellénisation forcée et la contrainte religieuse. Elle dure huit jours, du 21 décembre à la tombée du jour au 30 décembre. Les événements commémorés par cette fête sont la purification du Temple profané par les Séleucides sous Antiochus Épiphane, en 164 avant l’ère chrétienne, et le rétablissement de la liberté religieuse après une période de dure répression contre les Juifs.

À la mort d’Alexandre le Grand, qui avait conquis l’empire perse, la Judée fut gouvernée par les Ptolémées d’Alexandrie. Une grande partie de la population juive de la province s’assimila alors à l’hellénisme. À l’avènement d’Antiochus IV en 175 av. J.-C., fut instituée, avec l’assentiment de nombreux Juifs, une politique d’hellénisation forcée. Les Juifs furent contraints de manger du porc et menacés de la peine de mort s’ils respectaient le Chabbat et procédaient à la circoncision de leurs enfants mâles. En 167 avant l’ère chrétienne, le Temple de Jérusalem fut profané et dédié au dieu grec Zeus. Des mesures particulièrement rigoureuses furent décrétées contre les Juifs qui refusaient d’adopter la culture hellénistique.

En 165, les Juifs se révoltèrent contre le pouvoir séleucide. La révolte fut dirigée par Mattatias, un prêtre âgé de la ville de Modi’in et par ses cinq fils, auxquels se joignirent des Juifs humbles et pieux, des fermiers et des bergers. À la mort de Mattatias, Judah, son troisième fils, succéda à son père et assuma le commandement de la révolte.. Surnommé «Maccabée» (de Makkabaois qui signifie marteau en grec), il parvint à vaincre les armées séleucides et à libérer Jérusalem. En décembre 164 (le 15 kisslev) le Temple, en ruines, profané et transformé en sanctuaire païen, fut purifié et dédié au culte juif. (Le mot Hanoukkah signifie «consécration»).

Selon la tradition talmudique, pendant la purification du Temple fut découvert un flacon d’huile sainte servant à alimenter le chandelier. Bien qu’elle ne fût suffisante que pour une seule journée, cette huile brûla pendant huit jours. C’est la raison pour laquelle fut instituée une fête de huit jours pour commémorer ce miracle.

On allume une bougie par jour, à la tombée du jour, en commençant par l’extrême-droite de la hanoukkiya, le chandelier utilisé pour cette fête. Une bougie le premier soir, deux le deuxième et ainsi de suite jusqu’au dernier jour. Une neuvième bougie, le chammach, placée au centre ou sur les côtés du chandelier, sert à allumer les bougies. Deux bénédictions sont prononcées au moment de l’allumage: une sur les bougies, suivie d’un cantique «Maoz Tsour», exprimant la reconnaissance du peuple juif à Dieu qui a permis à nos ancêtres de réaliser des miracles. Le premier soir de Hanoukkah est prononcée la bénédiction «Cheyehianou» pour remercier Dieu de nous avoir fait vivre jusqu’à ce jour. La Hanoukkiah est placée près d’une fenêtre ou à l’extérieur de la maison, pour mieux annoncer aux passants le miracle de cette fête. Dans la liturgie de cette fête, les cantiques «Al hanissim» et le «Hallel» sont ajoutés aux prières quotidiennes.

Du fait de l’association de cette fête avec l’huile, les Juifs mangent des beignets frits, salés ou sucrés, à Hanoukkah. Enfants et adultes jouent traditionnellement à la toupie dont les quatre faces portent les lettres hébraïques «nun», «guimel», «heh», «shin» (acrostiche de «Ness gadol haya cham», «un grand miracle se produisit là-bas»). En Israël la lettre «shin» est remplacée par la lettre «pei», pour «poh», car «un grand miracle s’est produit ici».

Dans cette édition:

LA RECETTE DE LA SEMAINE

BEIGNETS DE HANOUKKAH MAROCAINS

Ingrédients pour la pâte:

3 verres de farine
1 paquet de levure de bière sèche
1 cuillerée à soupe de sucre
2 verres d’eau tiède

Ingrédients pour le sirop de sucre:

1 verre d’eau
1 verre de sucre
2 cuillerées à soupe de jus de citron
1 cuillerée à soupe d’eau de rose

Préparation:

  • Mélanger tous les ingrédients de la pâte et laisser lever une heure et demie.

  • Une fois la pâte levée, la pétrir vigoureusement de nouveau et la laisser lever une deuxième fois. Repéter plusieurs fois cette opération.

  • À l’aide d’une poche à douille, former dans l’huile bouillante des beignets en forme de colimaçon.

  • Pendant la friture, préparer le sirop en mélangeant les ingrédients dans une petite casserole jusqu’à formation d’un sirop léger. Laisser refroidir ce sirop.

  • Retirer les beignets et les égoutter sur du papier absorbant, Tremper les beignets encore chauds dans le sirop.

  • Vous pouvez remplacer le sirop par du sucre glace.

BON APPETIT!

Beteavon!

Dans cette édition:

LES COMMUNAUTéS JUIVES DE DIASPORA ADRESSENT LEURS VœUX DE HANOUCCAH AU PEUPLE D’ISRAëL

Oeuvrons ensemble à la libération de nos prisonniers et de nos soldats disparus

Les dirigeants de grandes communautés juives de Diaspora dans le monde allumeront les bougies de notre «Fête des Lumières» tous les soirs, à compter d’aujourd’hui 21 décembre, et adresseront sur les ondes de la radio de Tsahal leurs vœux à l’État et aux citoyens d’Israël, dans le cadre d’un projet conjoint de l’Agence Juive et de Galei Tsahal. C’est une occasion unique pour les communautés juives de Diaspora d’exprimer leur solidarité à Israël et de fêter ensemble le miracle de Hanouccah.

Les communautés juives suivantes participent à ce projet: PARIS, MOSCOU, LEADS, KIEV, NEW YORK, SAMARCANDE, BUENOS AIRES et BOSTON.

Les membres de ces communautés sont requis d’allumer leurs bougies aux heures indiquées ci-dessous et d’écouter les prières sur les ondes de Galei Tsahal (96,6 FM en Israël) ou sur le site Internet de cette chaîne de radio: www.glz.msn.co.il.

Horaires des émissions (heure israélienne):

PARIS: jeudi 21 décembre, entre 16 h 50 et 17 h 00

MOSCOU: vendredi 22 décembre entre 15 h 50 et 16 h 00

LEADS: samedi 23 décembre, entre 18 h 50 et 19 h 00

KIEV: dimanche 24 décembre, entre 16 h 50 et 17 h 00

NEW YORK: lundi 25 décembre, entre 16 h 50 et 17 h 00

SAMARCANDE: mardi 26 décembre, entre 16 h 50 et 17 h 00

BUENOS AIRES: mercredi 27 décembre, entre 16 h 50 et 17 h 00

BOSTON: jeudi 28 décembre, entre 16 h 50 et 17 h 00

Souvenous-nous, en ces jours de Hanouccah, des soldats de Tsahal prisonniers et portés disparus, et agissons tous, avec les communautés juives de Diaspora, pour hâter leur libération.

Joyeuse fête de Hanouccah !