Agenda-English

No 45
17 décembre 2000
20 Kisslev 5761

 

BILAN DES TIRS DE LA SEMAINE PASSéE: TROIS MORTS, DEUX FEMMES GRIèVEMENT BLESSéES

EFFERVESCENCE DE LA CLASSE POLITIQUE ISRAéLIENNE MALGRé LA POURSUITE DES ATTENTATS

NETANYAHU: «JE NE PRÉSENTERAI MA CANDIDATURE QU’EN CAS DE DISSOLUTION DE LA KNESSET»

DERNIERS EFFORTS DE CLINTON POUR PARVENIR à UN ACCORD RENCONTRE SHLOMO BEN-AMI - ARAFAT

Dans cette édition:
Les loisirs des jeunes Palestiniens
La promotion de la coexistence
Pour aider les résidents des territoires à surmonter l’adversité
Éthiopiens et copropriété
Une aliya exemplaire
Savez-vous que...
Renforcer l’identité juive en CEI
Des partenariats tripartites
Le programme «Taglit»
L’information dans les écoles juives anglaises
Une semaine en Israël
Soirée sud-américaine à Ashkelon
La recette de la semaine

Le rabbin Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du parti Shas et grand ordonnateur des prochaines élections



Benjamin Netanyahu, ancien Premier ministre, a annoncé mercredi dernier qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections si ces dernières ne portent que sur le poste de Premier ministre. À son sens, la composition actuelle de la Knesset ne permet pas de prendre des décisions politiques. Et c’est précisément ce dont Israël a le plus besoin en ce moment.

En dépit du fait que Netanyahu est placé favori dans les sondages, cette déclaration n’a été faite qu’après que la majorité des députés se soient déclarés favorables au vote d’une loi lui permettant de présenter sa candidature sans être député. Cette proposition de loi, dite «Loi Netanyahu», dont l’initiative revient au parti Shas et soutenue par le parti Travailliste, réduirait, dans le cas où elle serait votée, les chances de dissoudre la Knesset actuelle.

Selon les Travaillistes, Netanyahu craint de voir ses chances décroître en cas de reprise des pourparlers de paix. Les Travaillistes sont convaincus que leur échec est à attribuer à la constellation actuelle de la Knesset, et qu’il n’a pas été provoqué par Ehud Barak.

L’état d’effervescence politique a décuplé aussitôt après l’annonce à la télévision de la démission d’Ehud Barak, présentée dès le lendemain au président de l’État. Selon la législation en vigueur, cette situation exige la tenue d’élections au poste de Premier ministre dans les soixante jours. Seuls les députés à la Knesset peuvent présenter leur candidature, ce qui exclut celle de Netanyahu. Il s’ensuit que la seule manière de permettre à Natanyahu de briguer le poste de Premier ministre est de dissoudre la Knesset. Les concepteurs de la «loi Netanyahu» ont donc tenté de résoudre cet écueil législatif, autrement dit de permettre à l’ancien Premier ministre de présenter sa candidature sans dissoudre le parlement.

De l’avis d’observateurs israéliens, la déclaration de Netanyahu a pour visée de faire pression sur le parti religieux Shas et de le convaincre de soutenir la dissolution de la Knesset. Il est vrai que Shas a tout à perdre, les sondages récents indiquant que d’éventuelles élections législatives se solderaient par une nette diminution de sa représentation au parlement.

Selon ces sources, Netanyahu est parvenu à la conclusion que les affrontements avec les Palestiniens se traduiront par la progression des partis de droite et par un durcissement de la position israélienne dans les négociations de paix.

De son côté, l’administration Clinton investit d’ultimes efforts pour stimuler la reprise des pourparlers de paix entre Barak et Arafat avant les élections en Israël. La semaine dernière, Dennis Ross, le négociateur américain, s’est entretenu au Maroc avec Arafat. Quant au président Clinton, il pourrait se rendre prochainement au Proche-Orient pour une dernière tentative de conciliation avant son départ de la Maison Blanche. Ce qui, aux dires des Travaillistes, serait une contribution appréciable à la campagne électorale d’Ehud Barak.

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, Shlomo Ben-Ami, ministre des Affaires étrangères, a rencontré Yasser Arafat au carrefour d’Erez. L’éventualité d’une reprise des négociations a été évoquée au cours de cet entretien.

Effervescence politique donc sur fond de tirs et d’attentats. Il y a une dizaine de jours, Rina Didovsky et Eliahou Ben-Ami de Beit Hagaï étaient tués par des terroristes embusqués à l’ouest de Hébron. Le sergent Tal Gordon a été tué par des tirs sur l’autobus qu’il avait emprunté pour se rendre de Tibériade à Jérusalem, sur la route qui contourne Jéricho.

Lundi dernier, la jeune Galit Tekutieli était grièvement blessée à son domicile suite aux tirs sur le quartier de Gilo. Dans le Goush Katif (bande de Gaza), Rachel Yom-Tov a été également grièvement mardi dernier blessée par des balles tirées sur sa voiture. Jeudi dernier, c’était, dans des circonstances semblables, le sort de Motti Glaster.

Dans cette édition:

LES ORGANISATIONS TERRORISTES ET L’AUTORITÉ PALESTINIENNE: UNE SEULE ET MÊME ENTITÉ

SELON MARWAN BARGUTTI: ARAFAT EST LE COMMANDANT EN CHEF INCONTESTé DE TOUTES LES FORCES PALESTINIENNES

ACTIVITéS EXTRA-SCOLAIRES DES JEUNES PALESTINIENS: SE RENDRE SUR LE «FRONT»

L’Autorité palestinienne refuse de condamner l’attentat-suicide de Gaza

Se contentant de fournir des détails sur l’attentat-suicide perpétré le 26 octobre dernier par des terroristes du Djihad islamiste, à proximité d’un poste-frontière de Tsahal situé au carrefour de Goush Katif, Marwan Kanafani, conseiller d’Arafat s’est bien gardé de condamner cet acte de terrorisme, à l’instar des autres porte-parole de l’Autorité palestinienne. Au contraire, il en fait assumer la responsabilité à l’escalade de la haine provoquée par Israël. Commentant l’événement, le journal palestinien Alhiya Al-Jadida a défini l’attentat de «sacrifice au nom d’Allah.»

L’Autorité palestinienne poursuit sa politique de rapprochement avec les organisations terroristes du Hamas et du Djihad islamiste

Le 27 octobre, lendemain de l’attentat-suicide à Goush Katif, l’agence Reuters citait Altib Abed Alrahim, secrétaire de l’Autorité palestinienne: «L’Autorité palestinienne tend la main aux factions d’opposition, en particulier au Hamas et au Djihad islamiste, dans le but de renforcer l’unité nationale. J’espère que ces deux mouvements collaboreront avec nous, sous la direction de l’OLP, pour éradiquer l’occupation israélienne.»

L’Autorité palestinienne encourage les attentats terroristes

Fariah Abu Medin, ministre palestinien de la Justice, déclarait le 12 octobre dernier à la télévision d’Abu Dabi que l’une des raisons avancées pour la libération des détenus du Hamas et du Djihad islamiste était de leur permettre «de prendre part aux activités nationalistes dans les rues.» Un dirigeant des Tanzim reconnaissait - le 17 octobre et sur la même chaîne de télévision - que les membres du Hamas et du Djihad islamiste préalablement emprisonnés avaient été libérés sur l’ordre d’Arafat, et qu’aucun d’entre eux ne retournerait dans les geoles palestiniennes.

Les «Forces nationales islamiques»: relai du double jeu de l’Autorité palestinienne

«Les Forces nationales islamiques» sont la structure fondamentale des dirigeants de l’intifada El Aksa, à laquelle toutes les organisations palestiniennes collaborent sous la houlette de l’OLP: notamment le Hamas, le Front populaire et le Front démocratique. Les dirigeants de toutes ces organisations se réunissent une fois par semaine pour coordonner leurs opérations sous la direction du chef des Tanzim (Fatah), Marwan Bargutti, et pour mettre au point leur stratégie de lutte contre des citoyens et des soldats israéliens. L’Autorité palestinienne s’efforce de donner à l’intifada El Aksa une image de soulèvement populaire spontané, alors qu’elle est en réalité l’instance qui actionne et manipule à son profit les «Forces nationales islamiques».

Arafat, «commandant en chef» de toutes les factions terroristes

Question posée à Marwan Bargutti par le reporter de la chaîne de télévision NBN (18 octobre à 21 h 00 ): «Que voulez-vous dire lorsque vous affirmez que le président Arafat a donné l’ordre (de calmer la situation) à la police et non au peuple palestinien?» Réponse de Bargutti: «Arafat a donné cet ordre à la police, mais concernant les forces nationales islamistes, la situation est différente... L’intifada agit sous la direction d’Arafat.

Sur la chaîne MBC, Marwan Bargutti déclarait le 17 octobre dernier: «Je reviens d’une réunion avec les Forces nationales islamistes... nous sommes en contact étroit et régulier avec le président, le commandant Abu Amar (Arafat).»

L’Autorité palestinienne, le Hamas et le Djihad islamique joignent leurs forces

Le 3 novembre dernier, à 22 h 35, sur la chaîne de télévision Al-Jezira, Abdallah Shami, l’un des hauts responsables du Djihad islamique déclarait: «Les forces nationales et les forces islamiques coordonnent toutes leurs opérations. Une réunion conjointe s’est tenue dans les locaux de l’Assemblée législative afin de mettre au point un plan d’escalade de l’intifada.»

Lu sur une affiche issue par les «Forces nationales et islamiques» et diffusé en Judée-Samarie le 30 septembre 2000: sur la partie gauche de l’affiche, l’emblème de l’Autorité palestinienne et la mention «Département de l’information». Sous l’emblème figure, écrite à la main, la mention suivante: «À distribuer à tous», avec une signature, et la date 30-9-2000. Une confirmation des liens existant entre l’Autorité palestinienne et les «Forces nationales islamiques.»

Les loisirs des élèves des écoles palestiniennes

L. Abada, haut responsable du Fatah à Naplouse, déclarait le 29 octobre au reporter de la NBN: «Dans le contexte de l’intifada, un avis a été publié par les Forces nationales islamiques préconisant l’escalade des attentats par tous les moyens disponibles, et la mise en place de comités de résistance populaire. Des affrontements ont eu lieu pendant plusieurs jours avec l’armée d’occupation, parallèlement aux activités populaires palestiniennes. Ces activités sont révélatrices de l’expansion continue de l’intifada à tous les niveaux.»

Un encart publié le 12 octobre dernier sur la Une du quotidien Alias par les «Forces islamiques» préconise la participation de tous les élèves des écoles palestiniennes à l’intifada après leurs heures de cours, conformément aux instructions de la Commission suprême de suivi, et avec la bénédiction du ministère palestinien de l’Éducation.


Membres des Tanzim

Dans cette édition:

L’ASSOCIATION ISRAÉLIENNE DES CENTRES COMMUNAUTAIRES ALLOUE PLUS D’UN DEMI-MILLION DE DOLLARS À UN PROJET DE PROMOTION DE LA COEXISTENCE JUDÉO-ARABE

Le Pr Dov Goldberger, directeur de l’Association des centres communautaires d’Israël, a récemment annoncé l’attribution de fonds d’un montant de plus d’un demi-million de dollars pour multiplier les programmes destinés à promouvoir la coexistence judéo-arabe en Israël. La fondation Kahanoff a fait don de la moitié de cette somme, l’autre moitié étant assumée par le ministère de l’Éducation et l’Association des centres communautaires.

Le plan actuel prévoit l’organisation de cours de langue et de civilisation arabes dans les centres communautaires juifs, cours auxquels les directeurs et le personnel de ces centres est convié à prendre part et qui seront subventionnés au profit du public.

L’Association, qui chapeaute 180 centres communautaires et 400 écoles, dont 30 centres communautaires sis dans le secteur arabe de la population israélienne, organisait déjà des activités orientées vers la coexistence judéo-arabe, grâce au financement de la Fondation Abraham et d’autres sources. Compte tenu de la situation actuelle, l’Association a pris l’initiative de la création d’une commission spéciale chargée d’encourager des rencontres, des groupes de débats et d’autres activités destinées au rapprochement des deux segments de la population israélienne. Le Dr Faisal Azaiza, président du Conseil d’administration de l’Association des centres communautaires israéliens et maire de la localité arabe de Daburiyeh, préside cette commission, qui réunit des membres du conseil d’administration, des membres du personnel et des directeurs de centres communautaires juifs et arabes d’Israël. La commission travaillera en collaboration avec des associations juives et arabes à but non lucratif, ainsi qu’avec des municipalités, afin de décider des registres prioritaires à l’heure actuelle.

«Les principes directeurs de nos activités sont fondés sur le respect mutuel de la différence. La visée essentielle de cette commission est de promouvoir les échanges culturels et la compréhension entre membres des communautés juives et arabes,» affirme le Dr Azaiza.

Dans cette édition:

UNE AUTRE INITIATIVE DE L’ASSOCIATION DES CENTRES COMMUNAUTAIRES

L’ASSISTANCE AUX FAMILLES JUIVES DE JUDÉE-SAMARIE ET DE LA BANDE DE GAZA

L’Association des centres communautaires a décidé d’améliorer les conditions actuelles de vie des résidents juifs des territoires, entre autres, en mettant à leur disposition des psychologues, des assistants sociaux et des spécialistes en gestion des situations de crise. Ces derniers se rendront dans les localités et dirigeront des ateliers axés sur la façon de composer avec la situation sécuritaire actuelle, au profit du personnel des centres communautaires et des parents. L’Association a également décidé d’organiser des colonies de vacances pendant les congés scolaires de Hanouccah, pour les enfants résidant dans les territoires.

Les onze centres communautaires de Judée-Samarie, de la bande de Gaza, de la vallée du Jourdain, de Binyamine, du Goush Katif et du Goush Etsion ont tous reçu des fonds destinés à les aider à composer avec la situation actuelle - en particulier au profit de ceux qui doivent emprunter le réseau routier des territoires pour se rendre à leur travail. Ces fonds permettront également de renouveler certaines activités pour enfants et adultes, annulées du fait de la situation sécuritaire actuelle.

Les familles restent confinées à leur domicile et s’opposent à juste titre au déplacement de leurs enfants vers les centres communautaires régionaux. C’est la raison pour laquelle l’Association des centres communautaires s’est résolue à envoyer du personnel auxiliaire dans chaque localité (certaines ne recensent qu’une quarantaine de familles), afin d’animer des activités extra-scolaires telles qu’art dramatique, chant et jeux, et remédier au véritable état de siège ressenti par les habitants des territoires. Pendant les vacances scolaires de Hanouccah, les enfants du Goush Katif seront hébergés quatre jours dans les centres communautaires du Golan, dans des établissements de la région centre, ou participeront à Eilat à un camp prévoyant compétitions et courses d’obstacles.

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UN ATELIER DE PRÉPARATION AU LOGEMENT PERMANENT POUR IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS

Une trentaine de familles d’immigrants éthiopiens hébergés au centre d’intégration «Nurit» de Beershéva achèvera cette semaine un cycle de sept réunions préparatoires à leur emménagement dans des logements définitifs.

Arrivés fin 1998 de la région de Qwara , ces olim ont vécu depuis au centre d’intégration Nurit où, dix mois durant, ils ont appris l’hébreu et ont été préparés aux réalités israéliennes. Prochainement, une trentaine de familles déménagera dans les appartements dont elles ont fait l’acquisition dans plusieurs régions d’Israël. Merav Marciano-Levy, assistante sociale du centre «Nurit» précise que l’atelier en question a été parrainé par l’Agence Juive et l’Association israélienne des copropriétaires. Au nombre des registres évoqués avec ces immigrants: les droits et devoirs des copropriétaires, l’entretien des immeubles, les moyens d’intervention de la police en cas de conflits entre voisins, les mesures de précaution contre les incendies, les premiers secours, etc.

À la cérémonie de clôture de cet atelier assisteront Rubik Danilevitch, maire de Beershéva; Reuven Zadok, directeur général de l’Association des copropriétaires et Shalom Cohen, directeur du centre d’intégration «Nurit».

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L’ANCIEN PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION JUIVE DE METRO-WEST RÉALISE SON ALIYA

Nous tenions à faire notre aliya et à devenir citoyens israéliens, particulièrement en ces temps difficiles d’insécurité militaire et politique», souligne Daniel Darnetch, ancien président de la Fédération juive de Metro-West, arrivé en Israël la semaine dernière avec son épouse Barbara.

Leur aliya est l’aboutissement de longues décennies d’activités sionistes au sein de la communauté juive du New Jersey et de soutien de leurs coreligionnaires partout dans le monde, notamment en Israël. «Notre décision exprime notre solidarité avec l’État d’Israël, notre désir de nous identifier à ses citoyens et à prendre part à leur devenir», a déclaré le couple ému à sa descente d’avion.

L’Agence Juive, qui a assisté les Darnetch dans ses démarches d’aliya, souligne que le couple a aidé des milliers d’immigrants originaires de tous les pays du monde. Les mêmes formalités exigées pour tous leurs coreligionnaires immigrants ont été remplies par les Darnetch à l’Agence Juive.

Au cours des dernières années, les Darnetch, dont les enfants vivent aux États-Unis, passaient plusieurs mois par an en Israël. Ils ont fait l’acquisition d’un appartement en plein centre de Tel-Aviv et entendent poursuivre en Israël leurs activités sionistes.

Selon les chiffres communiqués par Amir Shakham, directeur du desk israélien de la communité du New-Jersey, cette dernière recense 120 000 membres. Ses liens avec Israël sont concrétisés par sa participation à de nombreux partenariats, notamment avec les villes de Raanana et de Richon-Letsion, ainsi qu’avec les régions d’Azur, d’Ofakim et de Merhavim dans le Neguev.

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SAVEZ-VOUS QUE...

  • 40 000 dollars US: c’est le montant de l’allocation de l’Agence Juive au profit de l’association estudiantine religieuse «Yavneh Olami» qui assure à ses membres de nombreux pays au monde un encadrement social et religieux adéquat. Créé en 1984 pour promouvoir les idéaux sionistes et l’étude de la Torah, le mouvement encourage également l’aliya de ses membres.

  • 18,7 millions de dollars US: c’est le budget de l’année 2000 du projet «Partnership 2000», mené conjointement par l’Agence Juive, la Fédération des communautés juives d’Amérique du nord et le Keren Hayessod, afin de resserrer les liens entre les communautés de Diaspora et des certaines zones prioritaires d’Israël. Partnership 2000 a par ailleurs collecté cette année la somme de 16 millions de dollars auprès d’autres sources.

  • 159 000 dollars US: c’est le budget de l’an 2000 alloué par l’Agence Juive au projet «Otsma», qui prévoit le séjour de jeunes nord-américains de 19 à 25 ans en Israël, où ils suivent des programmes éducatifs de plusieurs mois combinant vie au kibbouts et apprentissage de l’hébreu en oulpan, séminaires, excursions et volontariat.

  • Arrivée ce dimanche de 28 femmes d’affaires juives de Russie en Israël. Leur visite, qui durera cinq jours, leur permettra de nouer des liens avec leurs homologues israéliennes au cours d’un colloque organisé par le Département israélien de l’Agence Juive.

  • Arrivée la semaine dernière en Israël de 1275 immigrants, dont 1045 en provenance des pays de la CEI et d’Europe de l’Est; les autres sont originaires de France, Belgique, Argentine, Uruguay, Brésil, Venezuela, Colombie, Pérou, Angleterre, Afrique du Sud, Australie, Allemagne, Autriche, États-Unis, Canada, Inde et Éthiopie.

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LE MONDE JUIF


Les dirigeants de l’Agence Juive se joignent à la chorale de l’oulpan de Minsk

RENFORCER L’IDENTITÉ JUIVE DANS LES PAYS DE LA CEI

RENCONTRE ENTRE DIRIGEANTS ET DéLéGUéS DE L’AGENCE JUIVE à MINSK: 50000 JUIFS DE LA CEI FERONT LEUR ALIYA L’AN PROCHAIN

Plus d’une centaine de délégués de l’Agence Juive dans les pays de la CEI ont récemment assisté à leur convention annuelle à Minsk, capitale de la Biélorussie, afin de planifier leurs activités pour l’année 2001. À cette réunion de quatre jours assistaient également Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, le trésorier Chaim Chesler et le directeur général Aharon Abramovich, qui ont exposé aux chlihim leurs projets pour l’année à venir.

Au cœur de ces projets: la prise de conscience de leur identité par les Juifs de l’ex-Union soviétique et la promotion de l’aliya. Pour Sallaï Meridor, les Juifs - même ceux parmi eux qui n’ont pas l’intention d’immigrer en Israël - ressentent le besoin d’étayer leur identité à l’aide de programmes culturels et spirituels. La mission impartie aux délégués de l’Agence Juive dans ces pays est d’alimenter l’identification juive et sioniste, afin que tous les Juifs de ces pays se sentent appartenir à une seule et même famille, celle du peuple d’Israël.

Au nombre des décisions prises au cours de cette assemblée: la participation de 10 000 écoliers et lycéens des pays de la CEI à des cours d’identité juive focalisés sur l’histoire du peuple juif et d’Israël, la culture israélienne et les traditions juives. Dans ce but, l’Agence Juive procédera à la formation de 50 enseignants supplémentaires, qui viendront grossir les rangs des 235 enseignants des oulpans d’hébreu implantés dans les pays de la CEI.

Au programme de la convention: une rétrospective exhaustive des récents événements en Israël et dans le monde juif. Les délégués sont par ailleurs encouragés à venir en aide aux parents dont les enfants poursuivent leurs études en Israël sous l’égide des programmes de l’Agence Juive. Cette dernière a d’ores et déjà invité certains parents à se rendre en Israël pour rendre visite à leurs enfants et se rendre compte de la situation sur place. Les délégués ont également été requis d’exploiter tous les canaux officiels d’information existant en Israël afin d’informer les communautés juives des événements actuels.

L’arrivée en Israël de quelque 50 000 est prévue en 2001: 21 500 de Russie; 18 500 d’Ukraine, le reste des autres pays de la CEI. L’Agence Juive devra traiter 133 000 dossiers d’immigration l’an prochain et organiser des activités liées à l’immigration pour quelque 200 000 Juifs de la CEI. En outre, les oulpanim d’hébreu mis en place par l’Agence Juive dans tous ces pays attireront 50 000 élèves, et 18 000 adolescents participeront aux activités organisées dans les clubs pour jeunes de l’Agence Juive. Pour la première fois, l’Agence Juive étendra ses programmes éducatifs aux enfants d’âge pré-scolaire fréquentant des écoles maternelles juives.

Dans cette édition:

UNE INITIATIVE DE GRANDE ENVERGURE: PARTENARIAT ENTRE LES COMMUNAUTÉS JUIVES D’AMÉRIQUE DU NORD, DES PAYS DE LA CEI ET DES LOCALITÉS ET VILLES ISRAÉLIENNES

L’Agence Juive a récemment conçu un projet de coopération tripartite entre des communautés juives nord-américaines, de CEI et des localités israéliennes dites «de développement». Son but: établir un forum composé de représentants des trois parties intéressées, chargé de planifier les activités communes et d’initier des projets communs. Cette initiative s’inscrit dans l’objectif essentiel de l’Agence Juive: impliquer tout le peuple juif au devenir de l’État d’Israël.

Au cours des cinq dernières années, l’Agence Juive, conjointement avec les communautés juives d’Amérique du nord et le Keren Hayessod, établi cinq «Partnership 2000» entre des villes ou des régions d’Israël et des communautés des États-Unis, d’Amérique du Sud et d’Europe occidentale. Les régions israéliennes concernées, désignées par le gouvernement israélien comme prioritaires en matière d’investissement et de développement, sont essentiellement situées dans le Neguev, en Galilée et à Jérusalem.

Des partenariats tripartites sont déjà en place entre la communauté juive de Montréal, la région de Beershéva et la communauté juive de Kiev, capitale de l’Ukraine. Dans les années à venir est prévue la création des partenariats suivants: Boston-Haïfa-Dniepropetrovsk (Ukraine); Baltimore-Carmiel-Kishinev (Moldavie); New York-Jérusalem-Moscou; Atlanta-Yokneam/ Meggido-Minsk (Biélorussie); West Palm Beach-Safed/Roch Pina/Hatsor-Bakou (Azerbaïdjan) et la liste n’est pas exhaustive...

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EXPANSION DU PROGRAMME «TAGLIT» À DES CENTAINES D’ÉTUDIANTS DE LA CEI ET DE HONGRIE

L’Agence Juive et l’organisation «Taglit» («Birthright» en anglais) ont conçu un projet conjoint visant à attirer, pour une visite de dix jours en Israël, plus de 360 étudiants de Hongrie et des pays de la CEI. Coordonnateurs de ce projet en Israël: l’«Expérience israélienne».

«Taglit» entend promouvoir le principe selon lequel tout Juif a le droit fondamental de connaître l’État d’Israël et de faire partie intégrante du peuple juif et de sa patrie. Ce qui permet à tout lycéen ou étudiant juif de 17 à 26 ans de visiter Israël pour la première fois.

Le projet prévoit la participation de 280 étudiants de la CEI et de 14 de leurs dirigeants, ainsi que de 80 étudiants hongrois accompagnés de quatre de leurs leaders. Date choisie pour ce tour organisé de 10 jours: le mois de février, qui coïncide avec les congés universitaires dans leurs pays.

Avant leur départ pour Israël, les participants prendront part à des séminaires au cours desquels ils exposeront leurs attentes et leurs espoirs.

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LES DÉLÉGUÉS DES INSTITUTIONS NATIONALES DANS LES ÉCOLES JUIVES DE GRANDE-BRETAGNE

Le Comité spécial établi au Royaume Uni dans le sillage des événements dans les territoires et de leur incidence sur la communauté juive de ce pays, a récemment décidé d’autoriser les délégués des Institutions Nationales et des diplomates israéliens à fournir des informations sur la situation en Israël aux enseignants et aux élèves des écoles juives.

Dubi Bergman, chef de la délégation de l’Agence Juive au Royaume-Uni, souligne que cette décision a débouché sur un réseau d’information composé des délégués des Institutions Nationales et de diplomates israéliens, qui ont initié des activités et des conférences dans les écoles. D’ores et déjà 10 lycées et 20 écoles primaires ont fait l’objet de visites de délégués.

Bergman ajoute que cette campagne d’information porte également sur les mouvements de jeunesse et les organisations d’étudiants juifs. Les retombées de ce réseau d’information sur la politique officielle et sur les médias ne sont pas négligeables, affirme Dubi Bergman.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

Meurtre de trois femmes par leurs maris en une semaine. Pour le directeur des services psychiatriques des prisons israéliennes, il s’agirait peut-être d’un phénomène contagieux. L’une des malheureuses était enceinte de neuf mois. Un rapport de la Knesset publié la semaine dernière dresse un tableau inquiétant de la violence domestique: une femme enceinte sur quatre serait battue. Les organisations féminines d’Israël ont organisé des manifestations contre cette recrudescence inquiétante de la violence contre des femmes. Elles demandent l’intervention du Premier ministre pour que davantage de fonds soient attribués à la protection des femmes battues.


Yitzhak Herzog, secrétaire du gouvernement, interrogé par la police sur le registre de manipulations de fonds en provenance d’associations, a décidé de garder le silence. Ce qui est son droit le plus absolu conformément aux normes judiciaires israéliennes, et de ce fait, ne l’empêche pas de continuer à remplir ses fonctions. Mais la prochaine étape de l’enquête concernant d’éventuelles malversations de l’inculpé, il n’est pas exclu que le conseiller juridique du gouvernement et que le directeur de la Fonction publique décident alors de le suspendre de ses fonctions.


Les industries métallurgiques Soltam fabriquent à l’heure actuelle un canon d’une portée de 41 km destiné à l’armée indienne. Seul de son genre au monde, ce canon présente deux avantages considérables: sa portée et sa mobilité (il peut être transporté par camion). L’Inde a l’intention d’en acheter entre 500 et 1000 à Israël. Montant de la transaction: un demi-milliard de dollars US.


Un ancien officier supérieur de l’OLP au Liban, qui fut agent du Mossad pendant les années soixante-dix, a intenté un procès à l’État d’Israël, réclamant la somme d’un million de dollars. Ses employeurs lui auraient promis de lui remettre cette somme en fin de service d’espionnage. Le gouvernement israélien rétorque en évoquant d’une part la prescription, d’autre part le fait que plusieurs sommes lui ont déjà versées.


Une nouveauté qui ne plaira pas à tout le monde en Israël: le ministère de la Santé a annoncé que désormais les directeurs d’hôpitaux peuvent permettre à des médecins d’effectuer des circoncisions même s’ils n’ont pas reçu l’autorisation adéquate du rabbinat, autrement dit s’ils ne sont pas des mohalim certifiés.


Deux petites filles «volées» en deux jours la semaine dernière en même temps que la voiture où elles étaient installées en attendant leur maman. Dans le premier cas, deux jeunes gens «à l’accent arabe» selon la mère, ont volé sa voiture et sa petite fille de trois ans, avant de se débarrasser de l’enfant sur la route. Même aventure pour une fillette de onze ans, dont la mère était entrée à l’épicerie du coin pendant un court instant.


Deux nouveautés sur l’Internet. La première: sur les listes d’électeurs, les internautes peuvent trouver des informations personnelles sur tous les citoyens israéliens, y compris le chef d’état-major ou du Mossad. Les informations concernent les noms, adresses, numéros de carte d’identité et autres détails. Autre performance récente: une opération chirurgicale en temps réel sur l’Internet - une intervention particulièrement délicate à l’aide d’équipements de pointe pour extraire une tumeur du cerveau.


Grosse gaffe de contrebandiers: ils ont chargé par mégarde des cartouches de cigarettes de contrebande sur une embarcation de la police. Faut-il préciser que la bande de malfaiteurs a été immédiatement arrêtée?

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SOIRÉE SUD-AMÉRICAINE À ASHKELON

Une soirée sud-américaine a été organisée récemment au centre d’intégration «Beit Canada» d’Ashkelon au profit de la centaine d’immigrants originaires d’Argentine, de Bolivie, du Pérou, du Brésil, du Mexique et de Cuba hébergés sur place.

Danses, gastronomie et musique de ces pays ont animé la soirée. À la demande des organisateurs, les ambassades des pays latino-américains en Israël ont envoyé du matériel d’information sur leur pays, autocollants, vidéo-clips et cartes.

La directrice de Beit Canada a l’intention d’organiser une fois par mois des soirées de ce genre qui exposent aux immigrants de tous les pays - dont 250 d’Éthiopie et une centaine originaires de Yougoslavie, de Russie, d’Inde et d’ailleurs, les différentes cultures dont ils sont issus.

Les olim cubains y exposeront des gravures sur bois, joueront leur airs folkloriques sur des instruments traditionnels et prépareront des «fritos» - une salade cubaine aux pâtes et aux légumes. Pour leur soirée sud-américaine, les immigrants d’Argentine ont préparé des «empanadas», dont vous trouverez ci-dessous la recette. Une spécialité de ce pays, dégustée sur des rythmes de samba, de salsa et de merengue.

Dans cette édition:

LA RECETTE DE LA SEMAINE

EMPANADAS AUX QUATRE FARCES

Ingrédients

Un kilo de pâte feuilletée surgelée
1/2 kg de viande hachée (de bœuf ou de volaille)
2 pommes de terre moyennes, cuites et écrasées en purée
une boîte de maïs
2 gros oignons émincés
2 œufs durs
de l’huile
sel et poivre

Farces

  1. Farce à la viande: faire frire l’oignon émincé. Ajouter la viande hachée et faire revenir. Écaler les œufs durs, les trancher et les ajouter à la viande. Ajouter sel et poivre, et du cumin pour ceux qui aiment cette épice.

  2. Farce aux œufs et aux pommes de terre: faire bouillir à l’eau salée les pommes de terre et les œufs. Écraser les pommes de terre et les œufs, ajouter sel et poivre.

  3. Farce aux œufs et au maïs: égoutter le maïs et le mêler aux œufs. Ajouter sel et poivre.

  4. Farce au poulet: cuire à l’eau une livre de poulet et la hacher. Émincer un oignon et un poivron rouge, faire revenir à l’huile et y ajouter le hachis de poulet. Ajouter sel et poivre, quatre cuillerées à soupe de bouillon de poulet et les épices ou aromates que vous aimez (origan, coriandre, paprika...).

Abaisser la pâte feuilletée et la découper en cercles. Déposer un peu de la farce choisie, refermez le cercle et faire adhérer la pâte avec une fourchette. Graisser un plat à four, disposer les empanadas et les badigeonner de jaune d’œuf battu. Mettre à four chaud (180 degrés) pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que les chaussons aient pris une belle couleur dorée.

BON APPETIT!

Beteavon!

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