NOUVELLES ÉCONOMIQUES
La société israélienne Lamont, filiale de Capital Holdings, a fait l'acquisition d'un complexe immobilier situé en plein centre de Manhattan: le UN Plaza. Pour la bagatelle de 161 millions de dollars. Vendeur: la municipalité de New York. Les bâtiments, où se trouvent essentiellement des bureaux et des parkings, sont loués à long terme à des organismes internationaux, en particulier à l'Onu.
La société néo-zélandaise Pantera pénètre sur le marché israélien de la recherche et du développement biotechnologique. Son partenaire: Tnuva, la grande coopérative laitière israélienne, avec laquelle Pantera entend investir dans un premier temps 40 millions de shekels dans des projets de recherche basés sur le lait et le babeurre. A terme, ces projets permettront le développement de médications pour l'homme et l'animal, ainsi que d'additifs alimentaires. Les projets de recherche seront menés par l'usine d'exploitation du babeurre qui a été inaugurée la semaine dernière par la coopérative Tnuva en Galilée.
La société israélienne Hemar, qui propose des installations de communication cellulaire clés en main, fabrique des systèmes de sécurité et de surveillance et installe des réseaux de communications à bandes larges, investit le marché latino-américain. Après avoir installé 1500 sites cellulaires au Brésil, elle a remporté une adjudication au Mexique, où elle a déjà installé 300 sites sur les 2000 qui lui ont été commandés. Le marché mexicain des infrastructures cellulaires atteindra un milliard de dollars en 2002. Dans cette transaction, les bénéfices de Hemar pourraient s'élever à 50 millions de dollars.
Après une interruption totale de deux ans dans les transactions avec l'Égypte, la société Trelidor de Carmiel, productrice de systèmes de protection et de grilles pliantes a reçu la semaine dernière une commande d'une firme égyptienne: Hadidko. Jusqu'en 1999, le montant des exportations vers l'Egypte atteignait 4 millions de shekels par an. Les partenaires espèrent que le dégel prudent inauguré par la visite récente du ministre égyptien des Affaires étrangères en Israël va se traduire par la reprise des exportations israéliennes vers le plus grand pays arabe.
La Compagnie israélienne d'électricité va acheter à l'allemande Siemens trois centrales thermiques d'une capacité de production de 370 megawatts chacune. La transaction, d'un montant supérieur à 300 millions de dollars, prévoit l'engagement à long terme de Siemens à l'entretien et à la gestion des centrales en Israël. La mise en fonctionnement de ces centrales de la nouvelle génération est prévue pour l'année 2004.
La société israélienne d'électronique IES qui fournit des services d'entretien de systèmes électroniques et fabrique des installations d'entraînement au tir, a récemment reçu une commande de l'armée thaïlandaise. Montant de la transaction: 7 millions de shekels. Chiffre d'affaires de la société IES au cours des neuf premiers mois de l'année 2001: 43 millions de shekels, contre 39 millions pour la même période de l'an dernier.
La société Electra-Nadlan (immobilier) s'apprête à acquérir auprès d'une firme canadienne un ensemble d'immeubles situés en plein centre de Montréal. Montant de la transaction: 126 millions de shekels. Superficie au sol: 45 000 mètres carrés. L'un des immeubles est loué pour 10 ans au gouvernement canadien, les autres espaces sont loués pour des périodes variables. Revenus de l'ensemble des loyers: 22 millions de shekels, avant impôts.
La compagnie Clal-assurances a conclu la semaine dernière l'achat d'une filiale de Lloyds, la société britannique Broadgate contrôlée par la société Grophma. Aux termes du contrat, Clal fait l'acquisition des actions et des avoirs de Broadgate, nettes de toute hypothèque ou option de tiers. Selon Clal, cette opération va lui permettre d'assurer des sociétés multinationales basées en Israël, et leur garantir une couverture globale de sécurité. La transaction a été conclue pour la somme symbolique d'une livre sterling.
Le gouvernement britannique sera le consultant du gouvernement israélien en matière de promotion et de suivi de projets initiés par le secteur privé, par l'intermédiaire de la société UK Partnership et de la méthode PFI. Projets ciblés: des entreprises au chiffre d'affaires de 4 milliards de shekels censées démarrer à compter du mois prochain dans le domaine des infrastructures routières. Les projets sont prévus pour des périodes allant de 15 à 30 ans.
De sombres pronostics: l'Association des industriels israéliens a récemment annoncé le licenciement de 14 000 employés dans son secteur si aucune mesure d'assainissement économique n'est prise par le gouvernement. La production industrielle nationale a chuté de 8% au dernier trimestre de l'année 2000, et le nombre d'employés du secteur industriel de 4%.
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HANOUCCAH: SYMBOLE DE L'INDÉPENDANCE ET DE L'HÉROÏSME
La fête de Hanouccah, le 25 Kisslev, évoque le combat du peuple juif pour sa liberté religieuse. Elle commémore la victoire des Maccabées sur les Séleucides et leur roi, Antiochus Epiphane qui avaient profané le Temple de Jérusalem et entendaient helléniser la totalité de leur royaume. Les principaux événements associés à Hanouccah eurent lieu entre 165 et 163 avant l'ère chrétienne.
Après la mort d'Alexandre le Grand et la conquête de l'Empire perse, le royaume de Judah tomba aux mains de souverains de la dynastie des Ptolémées d'Alexandrie. Ces derniers s'efforcèrent par tous les moyens d'helléniser les populations juives locales. L'apogée de cette campagne d'hellénisation fut atteint en 175 avant l'ère chrétienne avec l'interdiction pour les Juifs de respecter les commandements bibliques de la cachrout, du chabbat et de la circoncision. En 167 le souverain ordonna que des sacrifices soient offerts aux dieux païens dans le Temple, et des sanctions sévères furent prises contre ceux qui s'opposaient à ces profanations.
En 165 avant l'ère chrétienne, l'Hasmonéen Mattitiyahou et ses fils prirent la tête de la révolte. Après sa mort, son troisième fils, Judah, surnommé le Maccabée («marteau»), poursuivit le combat et parvint à libérer Jérusalem, à purifier le Temple et à l'«inaugurer» (en hébreu Hanouccah signifie «inauguration»), le 25 Kisslev.
Selon la légende, les Maccabées vainqueurs ne trouvèrent qu'un petit récipient d'huile pour allumer le chandelier du Temple de Jérusalem. Par miracle, cette huile brûla huit jours. De là vient la tradition d'allumer huit jours des lumières à Hanouccah. On récite la prière Al hanissim (action de grâce pour les miracles) et che heheyianou le premier jour de fête.
Dans les traditions culinaires juives, la fête de Hanouccah est associée à la préparation et à la consommation de beignets sucrés ou salés frits à l'huile. Les enfants jouent pendant la semaine de la fête à la toupie, dont les quatre faces portent les premières lettres de la phrase: Ness Gadol Haya Po («un grand miracle se produisit ici»).
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LES HANOUKIYOT: DES OBJETS D'ART

De gauche à droite, Andy Robbins, président de la Fédération juive de South Place Beach, Donna Robbins, Joyce Robinson et Rose Robinson, première vice-présidente de la Fédération juive de South Place Beach, avec Chaim Chesler, trésorier de l'Agence Juive et le rav Herb Gimelstob, membre du Conseil des Gouverneurs
Les lampes de Hanouccah, ou Hanoukiyot, ont toujours stimulé la créativité des artistes juifs. On en trouve de toutes sortes et de toutes tailles. Elles ont fait l'objet de nombreuses recherches et certaines sont considérées comme d'authentiques œuvres d'art, conservées et exposées dans des musées ou dans des collections privées.
L'une d'elles, œuvre de l'artiste hiérosolymitain Yossi Swed et qui mesure 60 cm de longueur et 45 cm de hauteur, a été conçue en forme de goélette, dont les «canons», contenant de l'huile et actionnés par une roue, deviennent des supports de lampes. La proue du navire renferme un tronc de charité.
Réalisé il y a trois ans, ce chandelier de Hanouccah commémore les pérégrinations des marranes d'Espagne et du Portugal, chassés au XVe siècle.
Ce chandelier, affirme le rabbin Herb Gimelstob, membre du Conseil des Gouverneurs de l'Agence Juive, est une réplique approximative d'une hanoukiya qui appartenait à une famille de marranes. Elle évoque la situation précaire de ces Juifs qui durent pratiquer clandestinement leur religion. Ce qui n'est heureusement plus le cas de nos jours.
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