Agenda-English

No 41
19 novembre 2000
21 Heshvan 5761

 

TSAHAL RIPOSTE PAR DES RAIDS D’HéLICOPTèRES AUX TIRS CONTRE LE QUARTIER DE GILO

VISITE ÉCLAIR DE DENNIS ROSS À JÉRUSALEM ET À RAMALLAH

Dans cette édition:
À l’Assemblée générale de Chicago
Une attente intolérable
Ce qu’il faut écrire
Les délégués de l’Agence Juive au palmarès
Savez-vous que...
Immigrants et travaux agricoles
«Orange verte»
Joe Lieberman et le mouvement orthodoxe
Les délégués de l’Agence Juive à Minsk
Le jardin d’enfants juif de Sibérie
Les orphelins tchétchènes
Commémoration de la Nuit de Cristal
Manuscrits hébraïques de Syrie
Une semaine en Israël
La recette de la semaine

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Le négociateur américain Dennis Ross a mené jeudi dernier une série d’entretiens marathoniens avec le Premier ministre Ehud Barak et ses conseillers, ainsi qu’avec Yasser Arafat, dans l’espoir de mettre fin aux violences actuelles.

Dennis Ross, arrivé en Israël dans l’avion de la Première Dame américaine, Hilary Clinton, s’est rendu aux funérailles de Lea Rabin, avant de s’entretenir avec les parties, dans le but d’apaiser les hostilités, de restaurer une confiance fort altérée par les événements des mois derniers et, à terme, de renouveler les pourparlers de paix.

Le climat politique, en Israël comme aux États-Unis, n’est certes pas favorable à des progrès dans les négociations de paix, mais il reste des chances de sortir de l’impasse actuelle avec les Palestiniens.

Les entretiens avec Dennis Ross ont suivi une semaine particulièrement meurtrière, au cours de laquelle quatre Israéliens ont été tués: Sarah Lesha, enseignante qui habitait à Neve Tsouf; deux soldats, Elad Valenstein et Amit Zena, abattus par des tirs près de la localité d’Ofra, et Gabriel Zaguri, tué par balles au poste de contrôle de Kissoufim.

Entretemps les tirs se poursuivent et la liste des victimes s’allonge. Un appel lancé par Arafat et publié dans la presse de Jérusalem-Est préconise la cessation des tirs à partir d’habitations et pendant des manifestations, afin de ne pas donner à Tsahal «une excuse pour tuer des Palestiniens.»


Dans cette édition:

À CHICAGO, UNE BELLE DéMONSTRATION DE SOLIDARITé AVEC ISRAëL

EHUD BARAK À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES COMMUNAUTÉS JUIVES NORD-AMÉRICAINES: «NOUS NE RENONCERONS PAS À DÉFENDRE NOTRE DROIT DE VIVRE PACIFIQUEMENT»

«Nous puisons une grande partie de notre force dans la certitude que nous ne sommes pas seuls, dans le fait que nous Juifs formons un seul et même peuple pour le meilleur et pour le pire», a déclaré Ehud Barak aux quelque 4000 personnes enthousiastes venues l’acclamer au rallye de solidarité avec Israël organisé par l’Union des communautés juives nord-américaines. Le discours du Premier ministre israélien a été le point culminant de l’Assemblée générale de Chicago.

Le public a fait une ovation au moment où Ehud Barak a souligné qu’Israël est résolu à parvenir à un accord de paix assurant la sécurité de son pays. «J’ai vu trop d’Israéliens mourir en combattant pour renoncer à ce combat pour la paix. J’ai vu trop de tirs pour renoncer à donner à mes concitoyens la possibilité de vivre paisiblement... À présent, nous assumons la responsabilité de parachever le processus d’acceptation de la réalité d’Israël dans la région, afin que nous puissions prospérer dans un État juif pacifique».

Louant les efforts infatigables du président Clinton et de ses conseillers, Barak a assuré son auditoire qu’il collaborerait étroitement avec la prochaine administration afin de parvenir à une paix juste avec les pays voisins d’Israël.

Dans une allocution prononcée immédiatement après celle du Premier ministre israélien, le sénateur démocrate de l’Illinois, Richard Durbin, a déclaré «C’est le moment de soutenir Israël, l’heure de mettre fin à la violence, de soutenir des dirigeants comme le Premier ministre Barak.»

Les événements en Israël ont provoqué des changements dans le programme originel de l’Assemblée générale. Sallaï Meridor a évoqué dans son discours à l’assemblée plénière les défis auxquels est confronté le peuple juif à l’orée du XXIe siècle, en dépit des menaces proférées contre le sionisme. Le président de l’Agence Juive a demandé aux participants de respecter une minute de silence à la mémoire des victimes des tirs palestiniens. Il a également évoqué la relation manifeste entre les attentats antisémites dans le monde et les hostilités en Israël. Selon lui, la réponse à cette violence doit se faire par des actes - la poursuite de l’aliya et du sauvetage de Juifs partout où leur existence est menacée, le renforcement de l’éducation et de l’identité juive, et de l’unité de toute la population israélienne.

Michaël Melchior, ministre des Affaires de Diaspora, a déclaré «Nous ne devons pas permettre aux Palestiniens d’obtenir par la violence ce que nous sommes disposés à leur concéder par le biais de la négociation. S’ils jugent qu’ils ont intérêt à engager un dialogue fécond et pacifique avec Israël, ils reviendront autour de la table de négociation.»

Nava Barak, l’épouse du Premier ministre israélien, a participé à la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale et a exprimé dans ces termes ses remerciements aux dirigeants communautaires juifs réunis à Chicago: «Je suis touchée par votre soutien à Israël. Notre maison est la vôtre.»

Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, qui a participé au congrès des étudiants en journalisme et à plusieurs réunions de l’Assemblée générale, a souligné l’importance du peuplement juif dans les zones à majorité arabe de Galilée.

Dans cette édition:

LE CALVAIRE DES PARENTS DES SOLDATS KIDNAPPÉS PAR LE HEZBOLLAH CONTINUE

Les familles des trois soldats israéliens kidnappés il y a plusieurs semaines par le Hezbollah ont émis un appel à la libération de leurs fils au cours d’une conférence de presse, le 12 novembre dernier au cours de l’Assemblée générale de l’Union des communautés juives nord-américaines à Chicago. À ce jour, aucune des tentatives entreprises par l’État d’Israël, les États-Unis et les pays européens, l’Onu et la Croix-Rouge pour localiser l’endroit où sont détenus ces trois soldats n’a abouti. La requête de visite présentée par la Croix-Rouge internationale a également été rejetée.

Tout le monde, y compris le gouvernement israélien et les familles, ignore le sort qui a été réservé à ces soldats, et tous espèrent que seule la pression internationale est susceptible de mettre fin à ces six semaines d’angoisse.

«Nous savons que la pression internationale peut déboucher sur des renseignements concernant le sort réservé à nos fils», a déclaré Haïm Avraham, père de l’un des soldats kidnappés par le Hezbollah. L’attente est insupportable: «Nous ne fonctionnons plus, ne savons plus faire la différence entre le jour et la nuit. La seule chose qui nous préoccupe sans cesse c’est le retour de notre fils», a dit Yaacov Avitan, père d’Adi, qui doit fêter le mois prochain ses 21 ans.

Ce kidnapping avait pour but de pousser Israël à réagir contre le Liban et à créer une situation de chaos dans le nord, a déclaré Rina Idan, adjointe du Bureau de liaison de Tsahal avec les familles des soldats disparus. «Le Hezbollah doit créer les conditions nécessaires à l’échange d’information sur le sort des combattants des deux camps».

Ajoutons que les familles des trois soldats ont été les invités d’honneur de la manifestation de solidarité organisée par les participants à l’Assemblée générale de Chicago.




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CE QU’IL FAUT ÉCRIRE

Une trentaine d’étudiants juifs américains qui font fonction de journalistes sur les campus universitaires américains et canadiens ont participé la semaine dernière à un séminaire intitulé Do the Write Thing, le onzième du genre organisé par l’Agence Juive et par les Départements des activités sionistes de l’Organisation Sioniste Mondiale. Ce séminaire s’est inscrit dans les activités de l’Assemblée générale de Chicago.

L’une des visées de ce séminaire est de mettre ces étudiants au contact des médias juifs américains. Ainsi, les étudiants ont rencontré Gary Rosenblatt, rédacteur en chef du Jewish Week new-yorkais; Aaron Cohen, rédacteur en chef du Jewish United Fund News de Chicago, qui est également président de l’Association américaine de la presse juive; Lenny Reif du Phoenix Jewish News, l’un des organisateurs de ce séminaire, et des membres de l’Association américaine des journaux juifs. Les participants se sont également entretenus avec Frances Kraft, reporter au Canadian Jewish News et avec Brigitte Dayan, rédactrice en chef du Jewish United Fund News de Chicago, elle-même lauréate du programme «Do the Write Thing» de Baltimore en 1991.

L’initiative de ces séminaires pour étudiants revient au regretté Uzi Narkiss, qui dirigea à compter de 1990 le Département de l’information de l’Organisation Sioniste Mondiale. Depuis, le programme est conçu et mis en œuvre par Lifsha Ben Shach, adjointe au directeur général du Département des activités sionistes de l’Organisation Sioniste Mondiale.

Le séminaire est conçu de façon à multiplier les connaissances des étudiants en matière d’organisations juives aux États-Unis, de renforcer leurs liens avec Israël et de les exposer à la presse juive américaine, notamment pour leur permettre d’y être employés une fois achevées leurs études.

Les participants au séminaire ont visité la maison d’édition du Chicago Tribune et rencontré des journalistes israéliens en poste aux États-Unis, notamment Nitzan Horowitz, correspondant de Haaretz, et Carl Schrag, rédacteur en chef du Jerusalem Post, actuellement en stage au Chicago Sun Times.

Des discours ont été prononcés au cours de ce séminaire par le président et le trésorier de l’Agence Juive. Sallaï Meridor a débattu de l’idéal sioniste et de l’unité du peuple juif, Chaim Chesler de l’avenir du peuple juif. Le professeur Deborah Lipstadt, sortie victorieuse de son procès en calomnie contre le révisionniste de la Shoah David Irving, a évoqué le sujet douloureux de la dénégation de la Shoah dans les médias. Les étudiants ont également rencontré le Pr Ari Goldman, ancien reporter au New York Times et enseignant de théologie comparée à la Columbia University.

Dans cette édition:

LES DÉLÉGUÉS DE L’AGENCE JUIVE AU PALMARÈS

Des milliers de délégués consciencieux et dévoués se consacrent à aider par tous les moyens à leur disposition leurs coreligionnaires de Diaspora, sous l’égide de l’Agence Juive pour Israël.

Quatre d’entre eux, présents à l’Assemblée générale de Chicago, ont raconté leur itinéraire et leurs activités: Karol Ungar a évoqué l’ouverture de la première station de transit en Hongrie, et la manière dont il organisa le départ pour Israël de centaines de milliers de Juifs disséminés dans l’immense territoire de l’ex-Union soviétique. Rachel Barkaï, qui préside le comité organisateur du projet Partnership 2000 de la région Kiriat-Malakhi - Hof-Ashkelon, se consacre à étayer les relations de compréhension et de coopération entre les habitants de cette région et les communautés partenaires d’Amérique. Elle met tout son dévouement à assister des femmes et des enfants à risque.

Le rabbin Sergio Berman, né à Buenos-Aires, qui s’efforce par tous les moyens de reconstruire les infrastructures juives et le réseau scolaire juif d’Argentine, a évoqué le rôle que joue l’Agence Juive dans le réveil de cette communauté et dans la coordination des ressources destinées à resserrer ses liens avec Israël. «Il ne s’agit pas d’assistance sociale, mais de tikoun olam, de salut».

La prestation de Mahareta Baruch a été particulièrement remarquée. Son itinéraire - trois semaines de marche à travers l’Éthiopie et le Soudan en compagnie de son père et de ses frères et sœurs pour se joindre à l’Opération Moïse en 1984, les vicissitudes d’un trajet qui s’est soldé par 4000 morts -, son arrivée en Israël dans les avions de l’Agence Juive. Et depuis, ses études grâce à la bourse de l’Agence Juive, et sa carrière actuelle de comédienne à la télévision et au théâtre. Mahareta poursuit à l’heure actuelle ses études de maîtrise et s’est jointe à l’Agence Juive où elle participe activement à l’intégration des Juifs éthiopiens dans la société israélienne. Son plus grand désir: que les Israéliens ne considèrent plus ses pairs comme des immigrants éthiopiens mais comme des concitoyens à part entière.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 1093 immigrants sont arrivés la semaine dernière en Israël, dont 945 des pays de la CEI et d’Europe de l’Est. Les autres sont originaires de France, d’Italie, d’Espagne, de Belgique, d’Argentine, d’Uruguay, du Brésil, du Pérou, du Venézuela, d’Angleterre, d’Afrique du Sud, d’Éthiopie, des États-Unis et du Canada.

  • 18 815 olim ont acquis leurs premières notions d’hébreu dans les oulpanim de l’Agence Juive au cours des neuf premiers mois de l’an 2000. De plus, les oulpanim-kibbouts ont accueilli 2200 élèves, dont des immigrants et des jeunes du monde entier séjournant en Israël.

  • 1240 olim originaires d’Amérique du Sud sont arrivés en Israël au cours des huit premiers mois de l’an 2000. Parmi eux 670 Argentins.

  • 526 000 dollars US: c’est le budget de fonctionnement du Centre pédagogique du Département de l’éducation de l’Agence Juive. Situé sur le campus de Kiriat Moriah à Jérusalem, ce centre fournit guidance et matériel didactique - en partie sur l’Internet - à des éducateurs et à des institutions juives du monde entier.

  • 2 340 000 dollars US: c’est le budget de l’an 2000 octroyé par l’Agence Juive au profit de programmes d’insertion sociale d’anciens refuzeniks.

  • 305 000 dollars US: c’est le budget octroyé par l’Agence Juive à l’Institut WUJS d’Arad dont l’objectif est d’encourager l’immigration en Israël de jeunes étudiants et universitaires de l’étranger. Le programme destiné aux étudiants comporte cinq mois et demi d’études et six mois de volontariat.

Dans cette édition:

SUITE à LA CLOTûRE DES TERRITOIRES

DES IMMIGRANTS CÉLIBATAIRES PARTICIPENT À DES TRAVAUX AGRICOLES

Conséquence de la crise actuelle, des centaines de jeunes olim ont collaboré aux récoltes dans la région méridionale d’Israël. Ils ont aidé les agriculteurs des régions de Mivtahim et de Pithat Shalom privés de leurs ouvriers arabes en provenance des territoires.

Les immigrants du Centre d’intégration «Yeelim» de Beersheva et du village de jeunes «Ibim» de Shaar Haneguev, arrivés sans leurs parents en septembre dernier des pays de la CEI et intégrés dans les programmes Selah et Halom de l’Agence Juive, ont pris part à cette initiative.

Un autre groupe d’immigrants célibataires hébergés à l’oulpan Etzion de Jérusalem se sont portés volontaires au mochav Tal Shachar situé à proximité de Beit Shemesh.

Cette semaine, des participants au programme Halom organisé au Centre d’intégration Altschul de Beersheva prendront part à la cueillette des agrumes dans la région d’Eshkol.

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UN NOUVEAU PROGRAMME: «ORANGE VERTE»

Le manque de main-d’œuvre dans le secteur agricole a induit l’Agence Juive à concevoir un programme spécial intitulé «Orange verte», destiné à attirer en Israël des jeunes des pays de la CEI pour aider les kibboutsim et les mochavim israéliens. Agés de 17 à 45 ans, ces volontaires effectueront des travaux agricoles pendant un maximum de trois mois, feront des excursions organisées en Israël et seront informés des options d’immigration et d’intégration.

Selon Amos Lahat, directeur du Département de l’ex-Union soviétique de l’Agence Juive, ce programme permettra à des Juifs des pays de la CEI d’exprimer leur solidarité avec Israël pendant cette période difficile, et contribueront à l’effort économique national, tout en visitant le pays et en examinant l’éventualité de leur aliya.

Les détails sur ce programme seront finalisés cette semaine avec les mouvements kibboutsique et mochavique, et les ministères israéliens impliqués dans ce projet.

Dans cette édition:

JOE LIBERMAN: êTRE OU NE PAS êTRE

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU MOUVEMENT ORTHODOXE ATTEND LES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE

Les dirigeants de l’Assemblée générale du judaïsme orthodoxe attendent tout aussi impatiemment que les citoyens américains les résultats définitifs de l’élection présidentielle américaine, d’autant que le sénateur Joe Lieberman est l’invité d’honneur de leur prochain congrès.

Eliezer Sheffer, président de l’Assemblée générale orthodoxe, a été informé par les conseillers de Joe Lieberman que la participation du sénateur est fonction des résultats de l’élection et des engagements du vice-président en cas de victoire des démocrates. Selon Sheffer, Joe Lieberman symbolise l’influence exercée aux États-Unis par le judaïsme orthodoxe dans tous les domaines d’activité.

L’Assemblée générale orthodoxe se réunira à Jérusalem fin novembre, afin de manifester sa solidarité avec Israël dans cette période de tension. Première de son genre, cette Assemblée, organisée par le Centre mondial des affaires religieuses, attirera 300 dirigeants communautaires originaires de 33 pays, notamment des grands-rabbins, des présidents de communautés, des éducateurs et des journalistes.

Dans cette édition:

LE CONGRÈS DES DÉLÉGUÉS DE L’AGENCE JUIVE DANS LES PAYS DE LA CEI SE TIENDRA À MINSK

Les délégués de l’Agence Juive en poste dans les pays de la CEI se réuniront en décembre prochain à Minsk, capitale de la Biélorussie.

Des réunions de ce genre, servent une fois l’an de forum aux délégués de l’Agence Juive: ils y examinent leurs procédures de travail, mettent à jour leurs informations respectives, leurs objectifs et leurs directives pour l’année suivante.

Y participent le président de l’Agence Juive, le trésorier, le directeur-général et les chefs de départements, qui, avec les délégués, coordonnent les activités menées quotidiennement sur le terrain. Les conférenciers invités débattront des problèmes actuels, de l’informatisation et des structures organisationnelles des bureaux de l’Agence Juive.

Pour promouvoir la solidarité entre les participants, une excursion guidée dans la ville de Vitebsk (ville natale du peintre Marc Chagall) est prévue cette année, ainsi qu’une visite du village de Hatin qui fut entièrement détruit par les nazis, et une cérémonie à la mémoire des victimes de la Shoah, près du charnier de Yama à Minsk.

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LE PREMIER JARDIN D’ENFANTS JUIF DE SIBÉRIE

«Yeladim», le premier jardin d’enfants juif de Sibérie, établi dans la ville de Khabarovsk, vient d’entamer sa seconde année de fonctionnement. Il est parrainé par la Fondation Pincus d’éducation juive en Diaspora qui alloue des fonds destinés à encourager la création de structures pédagogiques du même genre dans les pays de la CEI. Au programme de ces jardins d’enfants: l’enseignement des traditions juives, la célébration du Chabbat et des fêtes, et quelques rudiments d’hébreu.

La ville de Khabarovsk, située en Sibérie orientale à une centaine de kilomètres de la mer du Japon et qui recense 700 000 habitants, est l’avant-dernière gare où s’arrête le transibérien, avant Vladivostok.

«Yeladim» a été ouvert en 1999, avec 12 élèves de 3 à 6 ans. Au cours de sa première année de fonctionnement se sont inscrits 20 élèves supplémentaires, ce qui a exigé l’ouverture d’une nouvelle classe. A l’heure actuelle, une quarantaine d’enfants fréquentent cet établissement. Selon les résultats d’un sondage, les parents souhaitaient, en inscrivant leurs enfants, leur inculquer le sentiment d’appartenance au peuple juif et leur enseigner leur patrimoine, leurs traditions et leur histoire.

«Yeladim» ne se contente pas d’éduquer des enfants: des cours y sont donnés aux parents, notamment en matière de préparation des fêtes juives. Ainsi, cet automne, les parents ont été invités à célèbrer Roch Hachana, Souccot et Simhat Torah avec leur progéniture. Sur les murs des classes et dans les couloirs de l’école maternelle étaient suspendus de petits chefs-d’œuvre à motifs juifs en papier, carton et pâte à modeler.

Alexander Sherman, directeur de l’établissement, rapporte que «les fêtes ont été célébrées avec beaucoup de ferveur, à l’aide de saynètes, de chansons et de poèmes en hébreu, yiddish et russe. Les enfants ont dansé sur des airs juifs, et des compétitions entre parents et enfants se sont déroulées sur des thèmes juifs. Les petits ont même préparé de ravissants cadeaux destinés à leurs parents et à leurs invités.»

Selon A. Sherman, les enseignants ont de grandes compétences professionnelles et l’équipe comporte également un psychologue et un orthophoniste. Initié par la communauté juive de Khabarovsk, ce projet a été parrainé par la Fondation Pincus, créée conjointement à Jérusalem en 1977 par l’Agence Juive, l’Organisation Sioniste Mondiale et l’État d’Israël. Précisons que la Fondation Pincus parraine 89 projets dans le monde, dont 40 % environ dans les pays de la CEI.

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LES «AMIS DE NATACHA» RENTRENT CHEZ EUX

Après quatre mois de villégiature en Israël, les 45 orphelins tchéchènes qui avaient accompagné en Israël où elle vit désormais leur amie Natacha Suchakova, seule orpheline juive du groupe, sont de retour chez eux. Rappelons que ces enfants ont été sauvés du froid et de la faim par l’Agence Juive, alors qu’ils se trouvaient dans un camp de réfugiés situé à la frontière tchéchène. De retour, ils seront hébergés, en même temps que leurs soignants et moniteurs, dans une maison de repos qui leur a été attribuée par le ministère russe de l’Éducation à Nalchek, dans le Caucase septentrional. «J’espère que dans six mois, nous pourrons rentrer chez nous à Grozny, qui est en pleine restauration à l’heure actuelle après sa démolition par les bombardements russes», dit Aslanvek Donevayev, directeur de l’orphelinat.

A l’aéroport russe de Min Vodi, les orphelins tchéchènes seront accueillis par Abba Feigin, le délégué de l’Agence Juive à Pyatigorsk, qui a personnellement apporté une aide précieuse à ces orphelins l’hiver dernier. Feigin a déjà prévu le transport par autocar de ces enfants vers Nalchek, ainsi que des repas chauds.

Les orphelins tchéchènes ont été hébergés en Israël par le village de jeunes Hadassah Neourim, géré conjointement par l’Agence Juive et l’Organisation féminine Hadassah. Le Congrès juif russe a apporté sa collaboration à cette entreprise humanitaire. Aslanvek Donevayev a remercié toutes les personnes qui ont accueilli les petits Tchétchènes en Israël, et a assuré qu’ils deviendront tous des ambassadeurs d’Israël en Tchétchénie.

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BERLIN MARQUE LE 62ème ANNIVERSAIRE DE LA NUIT DE CRISTAL

Plus de 200 000 personnes, dont des leaders allemands et des dirigeants de communautés juives, ont participé à Berlin à un défilé commémorant le 62ème anniversaire de la Nuit de Cristal. Rappelons que le 9 novembre 1938, les nazis avaient incendié des centaines de synagogues et brisé les vitrines d’innombrables commerces juifs dans toute l’Allemagne.

Anat Carmel-Kagan, déléguée de l’Agence Juive en Allemagne, rapporte que les participants à ce défilé sont partis de la synagogue récemment rénovée de Berlin et se sont rendus à la porte de Brandebourg, au centre de la ville. Ce défilé est vite devenu une marche de protestation contre l’extrême-droite allemande, les participants brandissant des slogans dénonçant le racisme et prônant la tolérance. Anat Carmel-Kagan précise que des manifestations ont été organisées dans d’autres villes allemandes pour marquer l’anniversaire de la Nuit de Cristal, notamment à Mayence, Munster, Stuttgart, Mannheim, Essen et Dusseldorf.

Après le défilé de Berlin, Gerhard Schroeder, le chancelier allemand, le président Johannes Rau et Paul Spiegel, président de l’Association des communautés juives d’Allemagne, ont prononcé des allocutions stigmatisant la violence. Puis l’orchestre de Berlin dirigé par Daniel Barenboim a interprété la Cinquième Symphonie de Beethoven.

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DES SIFRÉ TORAH ET DES MANUSCRITS D’ORIGINE SYRIENNE EXPOSÉS À LA RÉSIDENCE PRÉSIDENTIELLE DE JÉRUSALEM

Une collection de Judaica d’origine syrienne comportant des rouleaux de Torah restaurés par les spécialistes de la Bibliothèque juive et universitaire de l’Université hébraïque de Jérusalem a été exposée pour la première fois à la résidence du président de l’État, Moshé Katsav.

Cette collection comprend neuf Codex, une quarantaine de rouleaux de Torah et 32 étuis de Torah, tous sauvés de Syrie - pays qui a abrité l’une des plus anciennes communautés juives de Diaspora - au cours d’opérations secrètes. A l’heure actuelle, la plupart des rouleaux de Torah et des manuscrits bibliques de l’ancienne communauté juive de Syrie se trouvent désormais en lieu sûr, en Israël.

Les manuscrits, qui étaient en très mauvais état au moment de leur transport en Israël, ont été restaurés à la Bibliothèque nationale juive et universitaire de l’Université hébraïque. Ils sont pour l’instant conservés dans cette bibliothèque, en attendant d’être tranférés dans un centre d’étude et de préservation du patrimoine du judaïsme syrien qui sera érigé à Holon. Quant aux rouleaux de Torah, ils ont soit été remis aux descendants de la communauté juive de Syrie en Israël, soit confiés à un institut de restauration.

De la communauté juive de Syrie, l’une des plus anciennes du monde, il ne restait que 4000 membres au début des années quatre-vingt dix. Les Juifs restés en Syrie sont toujours soumis à de nombreuses restrictions et discriminations.

Les rouleaux de Torah et les manuscrits ont été transférés en plusieurs étapes et sans la permission des autorités syriennes, sur l’initiative du rabbin Avraham Hamra, ancien grand-rabbin de la communauté juive de Syrie. Face au refus de la Turquie de laisser ces précieux documents transiter par son territoire, les expéditions se sont faites dans le plus grand secret via la France et les États-Unis. Ce n’est qu’après l’arrivée en Israël du rabbin Hamra, en 1994, que le sauvetage de ces documents a été publié.

Parmi les personnalités présentes à la cérémonie de présentation de ces documents, mardi dernier à la résidence présidentielle, le grand-rabbin sefarade d’Israël, Eliahou Bakshi-Doron; le rabbin Hamra; le Pr Sara Japhet, directrice de la Bibliothèque nationale juive et universitaire et des dirigeants de la communauté juive syrienne en Israël.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

Funérailles de Lea Rabin mercredi dernier en présence d’un millier de personnalités, de membres de la famille et des amis de la veuve du regretté Premier ministre. Le président Moshé Katsav, le Premier ministre Ehud Barak et Hilary Clinton ont prononcé des allocutions. Lea Rabin a été ensevelie auprès de son époux, dans le carré réservé aux grands de l’État d’Israël au mont Herzl de Jérusalem.


Une tentative de rapt d’un soldat de Tsahal par le Hezbollah a été récemment déjouée. Les plans de l’organisation terroriste prévoyaient l’entrée en Israël d’un agents chargé de persuader un soldat de partir pour l’étranger, d’où il aurait été kidnappé.


Le verdict prononcé à l’encontre des néo-nazis responsables du meurtre d’un migrant en Allemagne est particulièrement clément. Sur les onze suspects interpelés, trois ont été accusés de complicité, reconnus coupables d’homicide et condamnés à 2 à 3 ans de prison ferme. Deux ont été libérés sous caution, les autres ont été condamnés à des peines de 1 à 2 ans avec sursis.


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LA RECETTE DE LA SEMAINE

GRATIN DE POMMES DE TERRE AUX CHAMPIGNONS

Ingrédients

6 pommes de terre moyennes
une béchamel aux champignons

Ingrédients pour la sauce aux champignons

50 g de beurre
1 cuillerée à soupe de maïzena
1 cuillerée arasée de moutarde forte
sel et poivre blanc concassé
1 cuillerée à café de bouillon de poulet en poudre (parve)
1 pot de crème (200 g)
1/2 verre de lait
100 de gruyère rapé
1 paquet de champignons séchés

Préparation de la sauce

  • Faire fondre le beurre à petit feu.

  • Rincer à l’eau les champignons séchés et les faire revenir dans le beurre.

  • Ajouter la maïzena, une cuillerée de bouillon de poulet en poudre et la moutarde, et remuer.

  • Verser le lait et la crème, et remuer jusqu’à épaississement de la sauce.

  • Ajouter à la sauce 50 g de gruyère rapé.

Le gratin:

  • Éplucher les pommes de terre, les couper en fines tranches et les disposer dans un plat à four.

  • Répandre la sauce sur les pommes de terre.

  • Saupoudrer sur le gratin les 50 g restants de gruyère rapé.

  • Faire cuire 40 minutes environ à four moyen (150o).

BON APPETIT!

Beteavon!

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