Agenda-English

Vol.2, no 39
11 novembre 2001
25 Heshvan 5762

 

Liquidation d'une cellule terroriste qui s'apprêtait à commettre un attentat suicide dans la région du Sharon – Tsahal poursuit ses opérations contre le Hamas

MESSAGE DE SHARON À ARAFAT TRANSMIS PAR TONY BLAIR : «LES POURPARLERS DE PAIX SERONT RENOUVELÉS À LA CONDITION QUE L'AUTORITÉ PALESTINIENNE RESPECTE SES ENGAGEMENTS»


Dans cette édition:
La solidarité juive
L'Agenda du peuple juif
Opinions: Dennis Ross et Martin Indyk
De nouvelles initiatives à l'Agence Juive
Savez-vous que…
Un fantasme égyptien
Après le crash de l'avion de la Siberian Airlines
En Israël malgré tout
Un itinéraire vers le judaïsme
La Conférence d'Herzliya
Un site web de l'Agence Juive pour les victimes de traumatismes
Une semaine en Israël
Iech `od tikva
L'Assemblée plénière du Congrès juif mondial

«Nous sommes de tout cœur avec vous, citoyens américains qui avez enduré de sanglantes attaques terroristes. Nous, Israéliens, avons aussi besoin de vous en cette période de menaces terroristes et de haine qui pèsent sur nous. Nous surmonterons ensemble cette vague d'hostilité, ensemble nous parviendrons à la victoire.» Ce message sera lu aux délégués de l'Assemblée générale des communautés juives nord-américaines, qui, cette année, se tiendra à Washington, à l'ombre des attentats meurtriers du 11 septembre et dans l'atmosphère de peur que les organisations terroristes tentent de créer en répandant des enveloppes contenant des bacilles du charbon.

Ariel Sharon aurait certes préféré que cette Assemblée générale ait lieu à Jérusalem. Mais il est aussi conscient que les attentats terroristes palestiniens qui se sont multipliés cette année contre des cibles civiles israéliennes et américaines transforment la décision de se réunir à Washington en un acte courageux et éloquent quant à la volonté des communautés juives de se mobiliser pour garantir leur avenir. Le Premier ministre a également fait savoir aux délégués que le dessein des Palestiniens est d'ébranler la sécurité des citoyens israéliens et leur capacité de vivre démocratiquement en terre d'Israël et de garantir la pérennité d'une capitale vers laquelle se sont tournées depuis toujours les prières du peuple juif.

Le Premier ministre israélien souligne une fois de plus que si son gouvernement aspire à la paix, il souhaite d'abord et avant tout garantir la sécurité de ses citoyens avant tout renouvellement de pourparlers qu'il entend diriger conjointement avec Shimon Peres, le ministre des Affaires étrangères. Mais ces pourparlers sont conditionnés par la cessation des violences palestiniennes, par l'arrestation des terroristes dans les territoires sous contrôle palestinien et par l'extradition des coupables. Arafat s'y était engagé dans les accords avec Israël signés de sa propre main. Face aux explosions de violences palestiniennes, Ariel Sharon est convaincu qu'une solution politique et militaire n'est pas suffisante. La seule et vraie réponse est le renforcement du sionisme et l'essor de l'État d'Israël. Notre pays est entre-temps résolu et prêt à toutes les éventualités face aux menaces continuelles d'attentats terroristes sanglants. Tsahal s'efforce par tous les moyens dont elle dispose d'éliminer systématiquement les membres des réseaux d'activistes du Hamas et des Tanzim. Ce fut le cas la semaine dernière du réseau responsable des attentats meurtriers du Dolphinarium de Tel-Aviv et du restaurant Sbarro de Jérusalem. A signaler que huit membres de ce réseau sont encore recherchés.

Dans cette édition:

KOL ISRAEL AREVIM ZEH LAZEH

LA SOLIDARITÉ JUIVE

L'Agence Juive adresse ses souhaits de bienvenue aux participants de l'Assemblée générale des communautés juives nord-américaines qui se réunit cette année à Washington. Un hommage particulier revient à la nouvelle équipe de responsables dirigée par Jimmy Tisch de New York, Robert Goldberg et Stephen Hoffman de Cleveland. L'Agence Juive tient à témoigner sa reconnaissance à l'équipe sortante, composée de Charles Bronfman, Joël Tauber et Stephen D. Solender qui ont contribué de façon remarquable à créer l'Union des communautés juives nord-américaines et ont redonné vie aux fédérations juives américaines.

Cette année, l'Assemblée générale est assombrie à la fois par les répercussions des attentats du 11 septembre à New York et Washington et par la précarité de la situation sécuritaire d'Israël, placé face à une vague de terrorisme sans précédent. Ces hostilités dirigées contre le monde libre et la civilisation occidentale tiendront une place primordiale dans les délibérations de l'Assemblée générale, non seulement en tant que défi auquel est confronté tout le peuple juif, mais aussi en tant que menace pesant sur toute l'humanité à l'orée du XXIe siècle.

La réaction la plus souhaitable à cette vague meurtrière de terrorisme, qui ne connaît que le langage de la haine et du sang, est précisément l'union, la solidarité du peuple juif et la responsabilité de chaque Juif à l'égard de son frère.

Les meilleures expressions de cette solidarité, ce sont les missions de Juifs de Diaspora en Israël, et le soutien et la sympathie témoignés par les Israéliens à leurs frères américains bouleversés par les attentats du 11 septembre.

Les délégués à l'Assemblée générale de l'Union des communautés juives d'Amérique du Nord ont à la fois le privilège et la responsabilité de garantir la pérennité de notre peuple: Kol Israel arevim zeh lazeh!

Dans cette édition:

L'AGENDA DU PEUPLE JUIF: DEUX ANS BIENTÔT

L'Agenda du Peuple juif, qui paraît toutes les semaines depuis deux ans sur le site Internet de l'Agence Juive, est distribué par e-mail à ses abonnés du monde entier. Le site web a récemment subi un petit lifting, mais l'adresse reste la même: http://www.jafi.org.il/agenda.

Notre ambition, en le créant, était de servir de vecteur entre les communautés juives de tous les pays du monde, et de donner aux membres de ces communautés l'occasion hebdomadaire de se tenir au courant des principaux événements concernant le peuple juif et les activités juives dans différents secteurs.

Publié en cinq langues: hébreu, anglais, français, russe et espagnol, L'Agenda du Peuple juif permet au Juif de Jérusalem de se faire une idée des problèmes que connaît son coreligionnaire de Buenos Aires, au Juif de Moscou de s'informer sur les activités de la communauté juive de New York, au Juif parisien de prendre connaissance de la vie de son coreligionnaire mexicain.

Envoyez-nous vos observations et vos articles à l'adresse électronique suivante: moriab@jazo.org.il

Comité éditorial: Avinoam Bar-Yossef, Ephraïm Lapid, Moriah Ben-Zaken, Shmayia Keidar, Yehuda Weinrob, Hagit Hallali, Ronnie Vinikov, Michaël Yankelowitz, Debra Lipson, Shifra Peikin, Doron Shefer.

Dans cette édition:

OPINIONS

LES DIRIGEANTS ARABES DOIVENT DÉLÉGITIMER LE TERRORISME

Par Dennis Ross


Dennis Ross

Les attentats horribles perpétrés contre l'Amérique nous contraignent à faire le point, nous, mais aussi tous les pays du monde. Il s'agit de crimes contre la civilisation, contre l'humanité, qui exigent des changements considérables dans nos modes de pensée. Désormais, il n'est plus question de prendre des mesures défensives contre le terrorisme, il faut le combattre, lui déclarer la guerre. Nul ne peut rester neutre dans un combat de ce genre. Comme l'a dit le président Bush: les pays sont placés devant le dilemme de s'associer à ce combat ou de protéger le terrorisme. Ou l'une, ou l'autre de ces options.

Ce combat exige, a précisé le président Bush, tous les outils de l'arsenal anti-terroriste: des services de renseignements aux opérations militaires, en passant par l'application de la législation anti-terroriste existante, par des mesures d'ordre financier et par la diplomatie. Mais, pour garantir le succès de notre entreprise, nous devons aussi prendre en compte la dimension psychologique de ce combat. Il faut délégitimer le terrorisme, lancer une campagne internationale contre son usage, dans quelque but que ce soit. Car aucune cause, même la plus défendable, ne le justifie.

Nulle part au monde, ce besoin se fait plus sentir qu'au Proche-Orient. Ce phénomène global qu'est le terrorisme constitue un problème particulièrement ardu dans cette région, précisément parce qu'il est et a été trop longtemps considéré comme légitime. Dans leur «combat» contre Israël, les «kamikazes» sont décrits comme des martyrs, et non pas comme des monstres. Le fait de tuer des civils innocents a trop longtemps été glorifié plutôt que condamné. Le fait de recruter des enfants pour mener ce combat de destruction humaine fait l'objet de louanges plutôt que de réprobation.

Il n'y aura pas de victoire sur le terrorisme dans un climat qui le justifie ici et là dans certaines circonstances. Les dirigeants arabes ont certes condamné les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone. Mais de quel poids pèsent ces condamnations en présence d'une attitude résolument tolérante et généralisée à l'égard de ces pratiques? Rares ont été ceux qui les ont condamnées globalement et sans hésitation.

Écoutez les sermons du vendredi dans les mosquées diffusés par l'Autorité palestinienne au cours de l'année passée, et vous constaterez que les attentats suicide sont glorifiés et que l'appel au djihad contre Israël et les Etats-Unis est monnaie courante. L'éditorial de l'édition du 11 septembre du principal organe palestinien Al-Hayat al-Jadida abonde en louanges à l'endroit de ceux qui perpétuent la «noble tradition» poursuivie par ces «combattants» qui ont bombardés les marines américains au Liban. Les médias et l'opinion publique palestiniens ne constituent pas une exception dans cette région. Quelques jours avant les attentats terroristes à New York et Washington, un journaliste égyptien écrivant dans l'un des principaux quotidiens de son pays, décrivait comment il avait été envahi de fierté à la vue de l'attentat terroriste de la pizzeria de Jérusalem. Tout récemment, la presse officielle égyptienne revient sur des calomnies et désigne le Mossad comme coupable des attentats du 11 septembre. Le drame est que fort peu de voix s'élèvent au Proche-Orient pour condamner ces pratiques.

Je ne fais pas ici l'apologie de la liberté de la presse dans les pays arabes (encore que personnellement je souhaiterais qu'elle se généralise dans cette région du monde). Je ne veux pas dire pour autant que les Palestiniens en particulier et les Arabes en général doivent renoncer à leurs revendications et oublier leurs griefs. Je continue de penser que les aspirations des Palestiniens sont légitimes et qu'elles doivent être satisfaites. Mais je pense que les dirigeants palestiniens ont dépassé les bornes de la manipulation de l'opinion publique en orchestrant des médias qui devraient apaiser les ressentiments et l'extrémisme, plutôt que de les conforter et de les encourager. Ces médias doivent s'élever contre toute légitimation du terrorisme.

Il est temps de déclarer haut et fort que c'est la paix qui est légitime, non le terrorisme. Que les attentats suicide ne sont pas un reflet, mais une perversion de l'islam. Que la cause palestinienne n'est pas promue mais directement menacée par le terrorisme, comme le sont les intérêts et les valeurs défendues par les Arabes.

Il est temps en somme que les leaders arabes alignent leurs options et leurs démarches sur celles de leurs concitoyens, qu'ils déclarent sans ambages qu'ils ne tolèreront plus le terrorisme. C'est la condition sine qua non de la réussite de la lutte globale contre le terrorisme. C'est aussi la condition indispensable de l'intervention énergique des pays occidentaux dans les pourparlers de paix israélo-arabes. Nous assumons la responsabilité de la paix, mais nous n'avons aucune chance de parvenir à cette paix dans un environnement où le terrorisme est considéré comme un combat légitime. Nous sommes disposés à apporter notre contribution. Au tour des dirigeants proche-orientaux d'apporter la leur.

Dans cette édition:

ISRAËL MENACÉ

Par Martin Indyk, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël


Martin Indyk

Nous sommes retournés en Israël en janvier 2000. Nous étions au seuil d'un nouveau millénaire, d'un nouvel âge d'or pour le peuple juif. Nous avions quitté une Amérique sûre et opulente, une Amérique où les Juifs sont libres et prospères. Nous arrivions dans un Israël qui venait de se prononcer pour de nouvelles élections censées assurer la poursuite du processus de paix et qui devaient donner à Ehoud Barak toute latitude de parachever la tâche que son mentor, Yitzhak Rabin, avait entamée sept ans plus tôt.

C'était la dernière année de l'administration Clinton. Une année de paix, espérions-nous, une année qui devait voir la fin du conflit israélo-arabe et inaugurer une nouvelle ère de paix et de sécurité pour l'État juif dans le millénaire à venir. C'est du moins ce que nous espérions, ma femme, mon fils et moi cet après-midi radieux, à notre descente d'avion à l'aéroport Ben Gourion, au moment où je m'apprêtais à reprendre mes fonctions d'ambassadeur des Etats-Unis en Israël.

Dès la descente d'avion, les contingences de l'heure nous ont envahi: les divergences entre les partis Shas et Meretz concernant les subventions de l'État aux écoles religieuses, un différend futile en apparence, mais qui est en fait emblématique du fossé profond qui séparent les religieux des laïques dans ce pays. Autre fracture, autre conflit: les riches et les pauvres, résultat d'une nouvelle économie fondée en bonne partie sur l'essor des technologies de pointe qui a certes généré une vague de prospérité exceptionnelle, mais dont n'ont bénéficié que certaines couches de la population, laissant loin derrière l'autre Israël, celui des villes de développement frappées du fléau du chômage. Au chapitre des réalités israéliennes: les dissensions profondes concernant le prix à payer pour la paix, bruyamment et quotidiennement exprimées à la Knesset par les faucons nationalistes et les colombes gauchistes, le tout assaisonné du vitriol répandu par les députés des partis arabes. On dirait parfois que les prophéties des ennemis d'Israël se réalisent, que l'ère de paix tant espérée va générer de tels conflits intestins, de telles haines, que ce pays sera miné de l'intérieur.

Puis vint l'intifada et son tribut quotidien de mort et de destruction, d'émeutes, d'attentats suicide à Hadera, à Natanya, à Tel-Aviv ou à Jérusalem le jour; de tirs sur des véhicules civils et d'attaques à l'arme automatique et au mortier la nuit sur le quartier de Guilo. Le tout assorti du soulèvement de la population arabe d'Israël qui déboucha sur une situation jugée impensable jusqu'alors: des policiers israéliens tirant et abattant treize citoyens arabes en colère.

Soudain, le rêve de la paix s'était transformé en un long cauchemar, pour les Juifs comme pour les Arabes. Un noir nuage de détresse et de frustration recouvrait Israël.

Et précisément à un moment où tout semblait perdu, l'instinct de survie reprenait sa place dans nos gènes juifs. Les Israéliens redécouvraient leur énergie vitale, et ce qu'ils avaient de si précieux à défendre: ce miracle sans précédent d'un État juif bâti dans le sang, la sueur et les larmes pendant cinq décennies. Plus question de laisser en un an détruire par des terroristes palestiniens ce que le peuple juif avait construit. Le vieux paradigme, sécurisant et familier, du sionisme s'imposait à nouveau aux esprits. Plus de dissensions politiques entre le Shas et le Meretz, plus de manifestations tapageuses pour ou contre la partition de Jérusalem ou les colonies des territoires. Pourquoi, du reste, puisque les terroristes faisaient la preuve irréfutable qu'ils ne faisaient pas de distinction entre Tel-Aviv et Tekoa.

Tout devenait une question de survie. Et cette pulsion de survie, les Juifs la connaissent bien et savent la gérer. Du coup, les Israéliens reprenaient une vie «normale». A Jérusalem, les enfants regardaient les échanges de tirs de Guilo comme s'il s'agissait de feux d'artifice. Les mères de famille allaient faire leurs courses au centre commercial de Natanya ou se joindre aux foules du chouk haCarmel. Les adolescents retournaient danser dans les discothèques de Tel-Aviv après le repas du vendredi soir en famille. Et les familles endeuillées par l'attentat [du Dolphinarium], dont de nombreux immigrants russes récemment installés en Israël, enterraient leurs morts avec courage et dignité.

La vieille formule «Ein brera» est redevenue d'actualité – pas le choix que de mener une vie normale dans cette conjoncture anormale. C'est la condition juive au seuil du XXIe siècle. C'est triste, décevant, poignant. Mais, comparé aux vicissitudes du peuple juif à travers les âges, c'est loin d'être désespéré.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE…

  • 21 000 dollars US: c'est l'allocation de l'Agence Juive pour l'an 2001 à l'Association de promotion des activités théâtrales de Jaffa, au profit de son projet «Notsar teatron», et au titre des subventions accordées pour promouvoir le respect mutuel dans la société israélienne.

  • 14 000 dollars: allocation de l'Agence Juive en 2001 à l'Association de promotion du football américain en Israël pour son projet d'intégration par le sport, et au titre des subventions destinées à encourager l'unité de tous les segments de la population israélienne.

  • 17 000 dollars: allocation de l'Agence Juive en 2001 au mouvement de jeunesse Hashomer Hatsaïr pour son projet «Hevruta», et au titre des subventions destinées au renforcement de l'identité juive.

  • 35 362 immigrants sont arrivés en Israël depuis le 1er janvier 2001, dont 27 198 en provenance des pays de la CEI.

  • 662 olim sont arrivés en Israël la semaine dernière: 530 des pays de la CEI et d'Europe de l'Est; 35 d'Éthiopie; les autres sont originaires de France, Turquie, Angleterre, Afrique du Sud, Australie, Argentine, Uruguay, Pérou, Brésil, d'Inde et des Etats-Unis.

Dans cette édition:

UN FANTASME ÉGYPTIEN: LA DISPARITION D'ISRAËL PAR VOIE DÉMOGRAPHIQUE

L'Arab Strategic Report affirme que le taux élevé de natalité des Palestiniens, l'interruption de l'immigration juive en Israël et la migration des populations palestiniennes dans les territoires situés en-deça de la Ligne verte se traduiront par la création d'un État palestinien où les Juifs seront contraints de vivre «à l'ombre de la culture arabe.»

Le Dr Wahid Abd el-Magid, rédacteur en chef de l'Arab Strategic Report, revue annuelle publiée à Londres par l'Institut Ah-Ahram d'études stratégiques, préconise une solution, radicale à son avis, au conflit israélo-arabe: encourager l'installation de Palestiniens en territoire israélien, élément qui risque d'être décisif pour l'équilibre démographique d'Israël. Dans cette perspective, les Arabes israéliens seront les instigateurs de cette migration palestinienne qu'ils soutiendront financièrement. Le tout débouchera sur l'établissement d'un État palestinien où les Juifs qui le désirent devront se résoudre à vivre à «l'ombre de notre culture arabe.»

Dans un article intitulé «Les Arabes doivent tirer avantage de la menace démographique qui pèse sur Israël,» El-Magid écrit: «… La population arabe de 1948 pourrait devenir majoritaire en Israël dès l'an 2035, et à coup sûr en 2048, un siècle après la Nakba («la catastrophe» du peuple palestinien en 1948) et après leur première défaite.» 

«Nous devons concevoir différents modèles de gestion du conflit futur. Dans ces modèles, une place spéciale doit être réservée au statut des réfugiés palestiniens de 1948. Le jour s'annonce où ce seront eux qui seront les principaux responsables et gestionnaires du conflit…»

«La menace démographique ne résulte par seulement de la croissance naturelle des populations palestiniennes restées en territoire israélien en 1948, mais également de l'infiltration de dizaines de milliers de Palestiniens en Israël. Ces derniers restent en Israël et créent sur le terrain des faits, notamment en épousant des Arabes israéliens.»

«Il est donc plausible qu'Israël soit contraint à exprimer ouvertement son racisme et à s'efforcer – en vain – d'occulter [la portée de ce phénomène] en refusant d'attribuer les droits sociaux qui reviennent à sa population arabe, voire à prendre des mesures visant à les supprimer purement et simplement…»

El-Magid préconise que les dirigeants arabes resserrent leurs liens avec Israël afin de mieux provoquer l'aggravation de la situation démographique israélienne actuelle.

«Le second objectif concerne l'immigration juive que l'Agence Juive s'efforce d'encourager de nouveau, après la décrue du nombre d'immigrants au cours des premiers six mois de cette année… Il va de soi que l'intifada garantit l'échec des desseins sionistes dans ce domaine, voire encourage l'émigration. La Ligue arabe doit mobiliser les organisations non gouvernementales arabes dans ce sens, en multipliant les contacts avec les organisations communautaires juives de tous les pays…» El-Magid exhorte l'Égypte et la Jordanie à soutenir le soulèvement dans les territoires sous contrôle palestinien et dans les confins de la Ligne verte. 

Dans cette édition:

APRÈS LE CRASH DE L'AVION DE LA SIBERIAN AIRLINES

Le 4 octobre dernier, les 78 passagers et membres de l'équipage du vol de la Siberian Airlines Tel-Aviv-Novosibirsk étaient victimes de l'explosion d'un missile lancé au cours de manœuvres de l'armée ukrainienne. 51 passagers étaient Israéliens, tous immigrants récents, à l'exception d'une seule personne.

Dès l'annonce de l'accident, l'Agence Juive a mis en place quatre cellules de crise ouvertes 24 heures sur 24 à Jérusalem, Moscou, Novosibirsk et Sochi, pour venir en aide aux familles des victimes. L'Agence Juive a également organisé le départ des familles pour Sochi, et a couvert les frais de ceux qui souhaitaient rendre visite à leurs proches dans d'autres régions de la CEI ou de ceux qui désiraient revenir en Israël avec d'autres membres de leur famille. Ces frais n'étaient pas exhorbitants, et le geste de l'Agence Juive a été profondément apprécié.

Chaim Chesler, trésorier de l'Agence Juive, a assumé la tâche délicate de diriger la délégation de l'Agence Juive à Sochi et de réconforter les familles bouleversées au moment où elles durent reconnaître les restes des victimes. Le plus souvent du reste, elles ne parvinrent à identifier que quelques effets personnels retrouvés dans la soute à bagages. L'Agence Juive a donné à toutes ces familles le sentiment qu'elles n'étaient pas seules et que tout Israël se tenait à leurs côtés dans leur détresse.

Chesler raconte: «Personnellement, je n'avais jamais fait l'expérience de tant de douleur ressentie par de nouveaux immigrants. C'était la deuxième fois en un an que les Israéliens de longue date étaient confrontés aux réalités vécues dans la tragédie par le million d'immigrants arrivés des pays de la CEI au cours de la dernière décennie. Les Israéliens ont à leurs côtés des membres de leurs familles, des amis sincères qui les soutiennent dans les périodes difficiles, alors que les immigrants sont isolés et le plus souvent n'ont aucune idée des formalités à effectuer dans des cas de ce genre.»

Le drame de Sochi a souligné la problématique de l'intégration des immigrants dans la société israélienne. L'Agence Juive était sur place pour les assister auprès des autorités russes, qui ont témoigné d'esprit de coopération et ont accédé à nos requêtes.

Chesler ajoute: «Nous ne pouvons et ne voulons pas être seuls à leurs côtés. C'est ensemble (avec le judaïsme de Diaspora) que nous devons le faire quand le besoin se fait sentir. Nous ne pouvons pas les décevoir.»

Dans cette édition:

LES STATISTIQUES DE L'AGENCE JUIVE INDIQUENT UNE BAISSE DE 15% SEULEMENT DU NOMBRE DE PARTICIPANTS AUX PROGRAMMES ÉDUCATIFS EN ISRAËL MALGRÉ LA SITUATION SÉCURITAIRE ACTUELLE

Les chiffres publiés par le Département de l'éducation de l'Agence Juive indiquent une décrue de 15% seulement en 2001 du nombre d'adolescents venus participer à des programmes éducatifs en Israël, par rapport à l'an 2000. Alan Hoffman, directeur de ce département, considère que ces chiffres sont encourageants compte tenu de la situation sécuritaire actuelle. Rappelons que les programmes éducatifs de l'Agence Juive ont pour visée de permettre à des jeunes Juifs de Diaspora de se familiariser avec la société israélienne et de consolider leurs liens avec Israël et le judaïsme.

En juin dernier, le Département de l'éducation a fait appel aux dirigeants des communautés juives de Diaspora pour qu'ils continuent d'envoyer leurs enfants en Israël en dépit de la situation actuelle. L'Agence Juive a alloué un budget de 700 000 dollars US pour renforcer les mesures de sécurité prises pour protéger les groupes de jeunes.

En 2001, un total de 20 000 adolescents et étudiants ont participé à ces programmes éducatifs en Israël, contre 23 000 en l'an 2000. Il faut signaler que cette baisse est due au nombre croissant de jeunes adultes venus participer à des programmes de longue durée, notamment au programme «Birthright» (Taglit en hébreu). En revanche, la participation aux programmes pour adolescents a notablement diminué: ainsi 8301 étudiants et lycéens se sont joints en 2001 à des programmes d'été en Israël, contre 13 128 l'an dernier.

En 2001, la participation à des programmes de longue durée n'a diminué que de 9% du fait que la majorité des participants se trouvaient en Israël en l'an 2000 avant l'éruption des violences. Un petit nombre d'entre eux sont rentrés dans leur pays avant la fin du programme.

Le directeur du Département de l'éducation de l'Agence Juive a déclaré qu'il est impossible pour l'instant d'estimer le nombre de participants aux programmes à court terme prévus en 2002. Mais tous les efforts sont faits pour les encourager à venir passer un séjour éducatif en Israël.

Dans cette édition:

DE L'ILLINOIS À JÉRUSALEM: UN ITINÉRAIRE VERS LE JUDAÏSME


Ben Baum

Après une année passée en Israël, Ben Baum a décidé qu'il voulait faire partie intégrante de notre pays. A présent, soldat de réserve de Tsahal et étudiant de dernière année de licence en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, il se consacre à aider d'autres Américains à s'installer en Israël.

Né il y a vingt-cinq ans à peine à Elgin, il a été élevé à Dundee (Illinois), une petite ville à la population juive très clairsemée. Bien sûr, il fréquentait l'école juive du dimanche, mais sans grand enthousiasme. Son père, conscient du peu d'attachement manifesté par le garçon à l'égard des traditions juives, l'inscrivit à un camp d'été dans le Wisconsin du mouvement de jeunesse «Young Judea» (Yehuda hatsaïr). Des moniteurs israéliens, soigneusement recrutés par l'Agence Juive, lui enseignèrent l'hébreu et organisèrent des activités culturelles qui l'intéressèrent beaucoup.

Avant son entrée au lycée, il alla vivre dans le quartier à forte densité de population juive de West Rogers Park à Chicago. Là il fréquenta l'école juive «Ida Crown Hebrew Academy» qui conjugue des études de haut niveau avec une éducation juive de qualité. «J'ai dû travailler dur pour rattraper mes connaissances d'hébreu, mais j'y suis parvenu.» Puis il a suivi à Raanana le programme «Lehavim» des Bnei Akiva, où la Bible lui a été enseignée non pas dans des salles de classe, mais pendant des excursions dans toutes les régions d'Israël.

Une fois achevé son cycle d'études secondaires, il s'est porté volontaire en Israël pour une année d'études et de service civil, chose courante dans les écoles orthodoxes américaines. La plupart de ses congénères choisirent de poursuivre leurs études en yéchiva, mais lui décida de se joindre au programme d'un an du mouvement de jeunesse Young Judea, mené en collaboration avec l'Agence Juive. Ce programme comportait des études juives au mont Scopus, des excursions et une courte période de volontariat à Sar-El dans une base navale de Haïfa, et du volontariat dans la ville de Ma`alot, en Galilée. Hébergé au centre d'intégration de cette localité, il donna des cours d'anglais à des lycéens israéliens du kibbouts Kabri et travailla auprès d'enfants éthiopiens vivant dans le même centre d'intégration de l'Agence Juive. «Cette année-là avait été particulièrement douloureuse en Israël: le meurtre de Yitzhak Rabin, les explosions dans des autobus, j'étais bouleversé. Mais je sentais aussi qu'en travaillant au centre d'intégration, je faisais partie d'Israël et que j'apportais ma contribution.»

De retour chez lui en été, il prit sa décision: poursuivre ses études à l'Université hébraïque. «Je pensais sérieusement à immigrer et je voulais faire l'expérience de la vie en Israël pendant une année entière avant de me décider.» Il fut admis au programme d'un an pour étudiants étrangers de l'École Rothberg de l'Université hébraïque du mont Scopus. Cette année le décida à immigrer. «Je me disais que pour devenir Israélien, il fallait que je fasse mon service militaire, comme mes copains israéliens.» Avant de s'engager dans les rangs de Tsahal, il passa quelques temps à étudier l'hébreu à l'oulpan-kibbouts de Ma`agan Michaël. Enrôlé dans un programme d'infanterie du Nahal-Mahal spécialement conçu pour immigrants, il acquit en un mois toute la terminologie militaire en hébreu, apprit les rudiments de la discipline et s'entraîna physiquement.

«L'entrainement était dur, mais moins que je ne pensais. Il y avait avec moi d'autres immigrants originaires des Etats-Unis, deux Sud-Africains et un Français. Nous étions tous très motivés. Mais l'idéologie ne suffit pas, il faut de la ténacité. Tous les autres soldats étaient des Israéliens. Nombreux parmi eux étaient ceux qui avaient été enrôlés par force en quelque sorte, et qui ne comprenaient pas ce que je faisais là.» Après un entraînement intensif, l'unité de Ben fut envoyée au Sud-Liban. Si Ben reste très discret sur la période passée dans ce pays, il ne manque toutefois pas de souligner à quel point les soldats de son unité étaient liés entre eux. «C'est là que je me suis fait mes meilleurs amis. Je continue à les voir.» Pendant son service militaire, il a bénéficié du statut spécial réservé aux soldats sans famille (hayalim bodedim) et a été adopté par le kibbouts Tsor`a situé non loin de Jérusalem, où il passait ses permissions.

Une fois achevé son service militaire, il retourna aux Etats-Unis diriger un groupe de Young Judeans avant d'entamer ses études à la Faculté des sciences sociales de l'Université hébraïque. Ses frais d'études étaient couverts par l'Office des étudiants (Minhal Hastudentim) géré conjointement par l'Agence Juive et le ministère de l'Éducation. Les bourses sont accordées en échange d'un semestre de travail social. Inscrit actuellement en troisième année de licence, Ben Baum combine ses études avec un job à mi-temps à l'Association des Américains et Canadiens en Israël où il travaille dans les services d'assistance et de conseil, explique aux nouveaux immigrants leurs droits et facilite leurs contacts avec l'administration locale. Il travaille également dans les services administratifs pour étudiants de l'Université hébraïque, où il propose des cursus d'études adaptés aux étudiants immigrants.

L'avenir? Ben rougit et avoue qu'il aimerait trouver un job qui lui permette d'exploiter ses connaissances d'anglais et ses études en relations internationales, où il puisse voyager. Les Affaires étrangères? Une multinationale? Pourquoi pas? Peut-être aussi l'Agence Juive…

Dans cette édition:

UNE NOUVELLE INITIATIVE DE L'AGENCE JUIVE: UN FORUM DE RÉFLEXION DIRIGÉ PAR DENNIS ROSS

Un groupe formé d'une vingtaine de spécialistes israéliens et étrangers de planning

Un groupe formé d'une vingtaine de spécialistes israéliens et étrangers de politique internationale et d'orientation stratégique s'est récemment réuni en Israël sur l'initiative de l'Agence Juive. A l'ordre du jour : l'examen des besoins et de la faisabilité d'une politique destinée au peuple juif tout entier, par synergie des réflexions de spécialistes chevronnés de différents pays, aux côtés d'universitaires israéliens et de dirigeants des communautés juives de l'étranger.

Le groupe américain est dirigé par l'ambassadeur Dennis Ross, ancien coordonnateur des pourparlers de paix israélo-arabes. Au nombre des participants étrangers, citons : Stephen Hoffman, président de l'Union des communautés juives d'Amérique du Nord; le Pr Art Naparstek, directeur pour Israël et les pays d'outre-mer de cette organisation; Harley Frankel, conseiller et ancien président de l'AIPAC et ancien conseiller du secrétaire américain de la Défense; le sénateur hollandais Uriel Rosenthal, professeur à l'Université de Leyde, spécialiste de la gestion des crises; le Dr Salomon Wald, spécialiste français d'orientation politique; Norman Spector, ancien secrétaire du gouvernement canadien et ancien ambassadeur du Canada en Israël; le Dr Judith Liverant du Mexique.

Le Pr Yehezkel Dror de l'Université hébraïque de Jérusalem dirige l'équipe de spécialistes israéliens, formé des personnalités suivantes : l'avocat Yitzhak Molcho, qui a dirigé les équipes de négociateurs sous le mandat de Natanyahou; Oded Eran, qui a dirigé la délégation israélienne aux pourparlers de paix menés avec les Palestiniens pendant le mandat d'Ehoud Barak; le Dr Uzi Arad, de l'Institut interdisciplinaire d'Herzliya; le Dr Yossi Vardi, chef de la délégation israélienne aux pourparlers de paix sous le mandat de Shimon Peres; le général de brigade (de réserve) Gilboa et le spécialiste de planning politique Samy Friedriech; Arié Weiss, président du Keren Hanadiv en Israël et ancien conseiller du président du Congrès américain Tip O'Neil; le Pr Sergion DellaPergola; Ruth Yaron, enseignante chevronnée de l'École militaire de Tsahal; Alla Levy, chef de la délégation de l'Agence Juive en ex-Union soviétique et aux Etats-Unis.

Selon Avinoam Bar-Yossef, directeur de projets à l'Agence Juive, les participants à ce forum ont analysé non seulement la faisabilité de cette synergie, mais également les différents moyens de mettre en place une structure professionnelle de planning politique.

À la fin de leurs entretiens, les participants dirigés par le Pr Yehezkel Dror et l'ambassadeur Ross, ont communiqué leurs conclusions à un groupe de dirigeants formé du président de l'Agence Juive Sallaï Meridor; de Natan Scharansky, président de la Commission ministérielle chargée des affaires de Diaspora; des présidents des commissions parlementaires à l'immigraion et à l'éducation; de la ministre Tsippy Livny; de Mort Mandel; de Chaim Chesler, trésorier de l'Agence Juive; de l'ancien ministre israélien des Finances Yaacov Neeman, de Carol Salomon de l'Union des communautés juives d'Amérique du Nord; d'Arik Carmon, directeur de l'Institut israélien pour la démocratie; enfin de représentants de Tsahal chargés du planning politique, notamment le général de brigade Yaacov Amidror, commandant des écoles militaires et du colonel Israéla Oron, adjointe au directeur de Conseil de sécurité nationale.

SUR LE CHEMIN DE L'UNIVERSITÉ

71 étudiants originaires des conseils régionaux du sud d'Israël ont achevé la semaine dernière la première étape d'un projet intitulé «L'enseignement en zone rurale», projet initié par l'Agence Juive conjointement avec l'Institut supérieur Sapir.

L'objectif de ce projet est de permettre à de jeunes adultes habitants de ces régions, âgés de 26 ans et plus, de bénéficier d'une «seconde chance» de mener des études supérieures, à la fois pour eux-mêmes et pour constituer une «réserve» de cerveaux dans le Neguev. Habitants des conseils régionaux d'Eshkol, de Bnei Shimon, de Hof Ashkelon, Yoav, Lakhish, Merhavim, Azata et Tamar, ces étudiants suivent un cycle préparatoire avant de s'inscrire dans des cursus de licence de l'Institut supérieur Sapir.

La cérémonie de remise des diplômes s'est déroulée en présence de Méir Nizan, directeur général du Département israélien de l'Agence Juive; Moshé Almoznino, directeur de la région Sud de l'Agence Juive; du Pr Zeev Zahor, président de l'Institut Sapir; du Dr Nehami Paz, directeur général de l'Institut, ainsi que des représentants des municipalités.

Dans cette édition:

LE PEUPLE JUIF: INDISSOCIABLE DU POTENTIEL D'ISRAËL

L'Agence Juive dirigera la séance consacrée au thème: «Le peuple juif, atout stratégique» au Congrès d'Herzliya sur le potentiel national d'Israël. Ce congrès, organisé par l'Institut de politique et de stratégie du Centre interdisciplinaire, est la première évaluation de haut niveau du potentiel national d'Israël, dans tous les domaines.

Le forum de réflexion est formé des décideurs israéliens des secteurs politique, militaire, industriel et financier, ainsi que d'éminents politologues et universitaires d'Israël et de l'étranger, réunis pour débattre des composantes de la sécurité nationale et exprimer leurs recommandations pour l'avenir. Parmi les conférenciers: le président de l'État, le Premier ministre, les ministres et le vice-ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Le congrès analysera les grands problèmes internationaux de l'heure, la situation des Palestiniens, la croissance et la viabilité de l'économie nationale, l'éventualité d'un conflit armé et ses conséquences, le terrorisme et la force de dissuasion, ainsi que les implications des médias en matière sécuritaire.

Sallaï Meridor, président de l'Agence Juive, traitera de l'importance stratégique du peuple juif pour Israël. Des représentants des communautés américaines et européennes présenteront leurs perspectives. Le Pr Art Naparstek, directeur général de l'Union des communautés juives d'Amérique du Nord fera un rapport sur les travaux d'une commission composée d'universitaires, de professionnels et de dirigeants communautaires. Cette commission s'est chargée d'investiguer l'ensemble des paramètres relatifs au peuple juif en tant qu'élément de sécurité nationale, des points de vue quantitatif et qualitatif. Le congrès est coordonné, pour le compte de l'Agence Juive, par Avinoam Bar-Yossef, assistant du président de l'Agence Juive, le général de brigade (rés.) Ephraïm Lapid, porte-parole et par le Dr Yehuda Weinraub.

Sur l'initiative de la Fédération juive de New York et de l'Agence Juive

UN NOUVEAU SITE INTERNET POUR LES VICTIMES DE TRAUMATISMES

Ironie de l'histoire: depuis sa création, l'État d'Israël, cible d'attentats terroristes à répétition, a toujours été demandeur d'aide et de soutien auprès des communautés juives de Diaspora. Depuis le 11 septembre dernier, la solidarité du peuple juif est désormais bilatérale et Israël met à la disposition des communautés juives de l'étranger son expérience des hostilités et du terrorisme. L'une des manifestations de ce bouleversement: un site Internet intitulé `Am la`Am en hébreu («Helping Helpers» en anglais) et conçu par le Centre «P2P» (People to People» de l'Agence Juive, conjointement avec la Fédération juive de New York et l'association «Jewish Family and Life» de Boston.

Ce site, dont l'ouverture est prévue pour les semaines à venir, a pour visée d'aider les professionnels impliqués dans le traitement des traumatismes psychiques – éducateurs, dirigeants communautaires, moniteurs de jeunes, travailleurs communautaires et personnel spécialisé en soins gériatriques – qui tous doivent traiter des personnes traumatisées par les événements récents. Au départ ce site fournira toute la documentation sur la gestion des traumatismes disponible sur le web. Dans un deuxième temps, le site mettra à la disposition des surfeurs des outils interactifs, notamment des forums de discussion en ligne et des chat-rooms.

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

Des enveloppes contenant une poudre blanche ont été reçues la semaine dernière à la résidence présidentielle de Jérusalem, à la présidence du Conseil et à la faculté de médecine de l'Université Ben Gourion de Beershéva. Les spécialistes du ministère de l'Environnement arrivés sur les lieux ont immédiatement envoyé la substance suspecte au laboratoire. A noter que, selon le Premier ministre Ariel Sharon, l'état de préparation d'Israël au bioterrorisme est nettement supérieur à celui des Etats-Unis. Principale menace: le bacille du charbon, qui est le moins coûteux à produire et le plus facile à répandre. Par ailleurs, l'éventualité d'une vaccination massive de la population est écartée, compte tenu de la variété de souches de ce bacille et des effets secondaires pénibles de la vaccination. Les autorités concernées affirment posséder un stock suffisant d'antibiotiques couvrant toute la population israélienne.


Un parcours exemplaire: Alex Ianco, citoyen péruvien qui vécut en Israël, effectue deux fois au moins dans l'année une période de réserve dans une position de Tsahal située sur le mont Hermon. La semaine dernière, après trois semaines de milouim, il est rentré chez lui. Le quotidien israélien Maariv a publié un article sur notre homme. Il avait 8 ans à peine quand ses parents décidèrent de quitter l'Argentine, d'immigrer en Israël (en 1968) et de s'installer à Yamit. Quand Yamit fut évacuée, il retourna avec sa famille en Argentine, pays où Alex fit son service militaire dans les paras. Une fois achevé son service en Argentine, Alex vint s'enrôler en Israël dans les rangs de Tsahal, avant de recevoir une proposition de travail intéressante… au Pérou. Depuis, Alex ne manque pas une occasion d'effectuer ses périodes de réserve et de rencontrer ses copains tankistes. Lesquels copains ne comprennent pas toujours quelle mouche pique cet inconditionnel de périodes de réserve qui ne rallient pas nécessairement l'enthousiasme des Israéliens. Question d'attachement à ce pays, dit Ianco, question de solidarité et de don de soi.

Nouvelles économiques

La société d'investissements autralienne LFG a acquis 20% du capital de Kardan, société d'investissements dont le capital est évalué à 237 millions de shekels. La transaction porte sur une somme supérieure de 20% à sa cotation actuelle. Grâce à cette transaction avec l'Autralie, Kardan est en mesure d'acquérir 23,6% des parts de la IBD Holdings, pour une somme de 312 millions de shekels.


La firme israélienne Elbit Systems va fournir des casques informatisés à la société américaine d'aéronautique Lockeed Martin, qui a remporté un contrat de fabrication d'une nouvelle génération d'avions de combat américains. Ces casques sont destinés à assurer la capacité de tirer les premiers, autrement dit de permettre aux pilotes de ces avions de cibler leurs missiles les avions ennemis sans être contraints de se placer en position de tir. Le pilote aura seulement à orienter sa tête en direction de la cible et le tir sera automatiquement déclenché. Lockeed Martin est censé fournir des milliers de chasseurs dans les six années à venir à l'armée de l'air américaine. De juteux profits en perspective pour Elbit.


La société israélienne Scopus a remporté un appel d'offre émis par la coréenne Koriav Telecom pour la fourniture d'équipements de télécommunications en vue de la coupe mondiale de football prévue en mai-juin 2002 en Corée et au Japon. Scopus équipera les Coréens d'un système de transmission numérique muni de décodeurs permettant de transmettre des matchs sur quelque 200 chaînes de télévision, sur larges bandes. Montant de la transaction: 5 millions de dollars US.


Des chiffres alarmants: le Syndicat israélien des employés d'hôtels a récemment annoncé que depuis le début de la crise 15 000 employés sur les 30 000 qui travaillent dans ce secteur ont été licenciés. 2000 autres subiront le même sort dans un avenir proche.


Selon le quotidien israélien Haaretz la société israélienne de communication Ofek (filiale d'Eurocom) serait sur le point de licencier une centaine de ses employés. L'an dernier, cette firme s'était engagée à mettre en place un réseau national de téléphonie filaire, mais la crise boursière dont a également pâti cette société l'a contrainte à renoncer à ce projet. Cellcom, qui devait s'associer à ce projet, est seule capable de le mener à bien. Si elle n'y parvient pas, l'avenir d'Ofek est en jeu et son personnel sera, dans le meilleur des cas, absorbé par Cellcom.


La «Connexion israélienne»: c'est une émission de la Deuxième chaîne de Kol Israël, diffusant sur ondes courtes et sur Internet des dialogues en direct avec des auditeurs à l'étranger, les dimanches et lundis de 02 h 00 à 05 h 00. Cette émission est destinée à des Israéliens et des Juifs de tout âge résidents ou de passage à l'étranger : touristes, hommes d'affaires, employés des sociétés de high tech de la Silicon Valley, médecins et chercheurs, rabbins et enseignants, plongeurs en Micronésie, fabricants de pitah au Danemark, chauffeur de taxi à Honolulu, la liste est longue de ceux qui tiennent à garder le contact avec Israël.

Dans cette édition:

«YOU HAVE A FRIEND»

Une nouvelle chanson dédiée aux victimes israéliennes et américaines du terrorisme


Une répétition : de gauche à droite Etti Ankry, Zehava Ben et Shlomi Shabbat

Avec l'aide de l'Agence Juive, des artistes israéliens ont interprété une nouvelle chanson: Iech `od tikva («Gardons l'espoir ») dédiée aux victimes du terrorisme, en Israël et aux Etats-Unis. Sur la musique et les paroles de David Da'Or, cette chanson sera interprétée au cours de la séance d'ouverture de l'Assemblée générale de l'Union des communautés juives d'Amérique du Nord, qui se tiendra ce dimanche 11 novembre à Washington.

À la séance d'ouverture de l'Assemblée générale participe tous les ans le président américain. Autres invités d'honneur: le Premier ministre israélien, le président de l'Agence Juive, le chef de la délégation de l'Agence Juive aux Etats-Unis, Ronny Douek, ainsi que de grands hommes d'affaires.

La chanson, qui entrera dans le répertoire de plusieurs chanteurs israéliens à succès (Etti Ankry, Arkadi Dukhin, Zehava Ben, Shlomi Shabbat, entre autres) sera commercialisée dans 260 communautés juives d'Amérique du Nord. Ajoutons que la société Hed Artzi produit à l'heure actuelle des albums de chansons sur le thème de l'espoir, dont les bénéfices seront versés aux familles des victimes du terrorisme en Israël.

Dans cette édition:

À L'ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DU CONGRÈS JUIF MONDIAL

Plus de 650 délégués en provenance de 70 communautés juives du monde entier ont assisté à la Onzième Assemblée plénière du Congrès juif mondial, le 30 octobre et le 1er novembre dernier.

Sur le thème «Garantir l'avenir du peuple juif», cette assemblée plénière a été ouverte par une soirée de gala en présence du président Moshé Katsav. Prononçant l'allocution centrale, Edgar Bronfman, président du Congrès juif mondial a proposé la création d'une fondation destinée à garantir l'avenir du peuple juif. Avi Becker, directeur des affaires internationales du Congrès juif mondial, a souligné la nécessité de garantir au peuple juif un avenir physique et spirituel à la fois.

Parmi les orateurs à l'Assemblée, citons Shimon Peres et Michaël Melchior (vice-ministre des Affaires étrangères); Sallaï Meridor, président de l'Agence Juive et Chaim Chesler, trésorier; Mendel Kaplan; les grands rabbins de Grande-Bretagne, de France, de Russie et d'Ukraine. Le 31 octobre les délégués ont accueillis le Premier ministre Ariel Sharon et ont été accueillis à la Knesset par son président, Avraham Burg.

Dans cette édition: