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Kol Israel arevim ze baze
Tous les Juifs sont solidaires entre eux

No 37 - 12 octobre 2000
13 Tichri 5761

 
ÉDITION SPÉCIALE

ÉTAT D’URGENCE EN ISRAËL

Dans cette édition:
L’état d’urgence
Tsahal met au point les opérations de désengagement
L’escalade de la violence
La recrudescence de l’antisémitisme
La formation d’un gouvernement d’urgence nationale
Une campagne de pavoisement
Manifestation de solidarité à New York
Tensions dans les zones de Partnership 2000
L’étoile montante de l’Autorité palestinienne
Rapport du porte-parole de Tsahal

Le bâtiment de la police palestinienne à Ramallah, site du lynchage des deux réservistes israéliens, après sa destruction par les hélicoptères de Tsahal



Le Premier ministre Ehud Barak préconise la formation d’un gouvernement d’urgence nationale incluant tous les partis sionistes.

Suite au lynchage dans les locaux de la police palestinienne à Ramallah de deux soldats israéliens par une foule déchaînée, Israël décide d’attaquer l’Autorité palestinienne.

Le mercredi 11 octobre, Tsahal proclamait l’état d’alerte en réaction aux attentats terroristes qui ne cessent de se multiplier après la libération par Arafat de plusieurs dizaines de terroristes du Hamas et du Djihad islamique jusque là détenus dans ses geôles.

L’OLP annonce une nouvelle «Journée de rage» dans les territoires après la prière du vendredi dans les mosquées.

Les forces armées d’Israël se préparent à un désengagement unilatéral.

Les attentats se multiplient en Diaspora contre des Juifs et des institutions juives.

Le Premier ministre Ehud Barak ajourne la vidéo-conférence avec les leaders juifs du monde entier prévue en fin de semaine.

La ville de New York exprime sa solidarité à Jérusalem: un défilé sur la Second Avenue rallie les dirigeants du judaïsme américain, les édiles locaux et des représentants du gouvernement israélien.

L’Agence Juive prend en Israël l’initiative d’une campagne de pavoisement.

«Arafat a décidé de rejeter toute tentative de paix et, à l’évidence, ne souhaite pas de partenaire à l’heure actuelle», a déclaré le Premier ministre Barak au cours de la conférence de presse qui a suivi le lancement de l’attaque israélienne contre l’Autorité palestinienne. «Je préconise la formation d’un gouvernement d’urgence nationale qui unira tous les citoyens d’Israël. Ces temps difficiles exigent l’unité sur le front politique. Des temps plus éprouvants encore nous attendent peut-être. C’est ensemble que nous ferons face, sans toutefois perdre notre espoir de paix et de sécurité.»

L’armée israélienne a attaqué à l’aide de roquettes lancées par hélicoptères le bâtiment de la police de Ramallah et d’autres cibles. À Gaza, des bâtiments de l’Autorité palestinienne, notamment le quartier général des Tanzim et des frégates mouillant au port de Gaza, ont également été ciblés par l’armée israélienne, provoquant tensions et angoisse au sein des populations palestiniennes de Ramallah, Gaza et Jéricho.

La nuit dernière, des hélicoptères de Tsahal ont attaqué le bâtiment de l’académie militaire palestinienne de Jéricho, suite à l’incendie par la foule de l’ancienne synagogue Shalom al Israël (Paix sur Israël) de cette ville.

Cette attaque de Tsahal est intervenue après que la violence palestinienne ait atteint son apogée avec le lynchage sauvage de deux réservistes israéliens qui, étant par erreur arrivés en voiture à Ramallah, ont été arrêtés par la police palestinienne et conduits au poste de police de cette ville.

Selon les rapports publiés le jour même en Israël, les deux réservistes ont été battus à mort, sans que les policiers palestiniens ne soient intervenus pour calmer la furie meurtrière de la foule, et vraisemblablement ont pris une part active au lynchage. Le corps d’un réserviste israélien a été lancé par la fenêtre du bâtiment, et la foule palestinienne s’est livrée à une véritable curée sur la place Manara de Ramallah. Le second réserviste a été livré agonisant à Israël.

Le lynchage a été filmé par une équipe de reporters de la télévision italienne, mais les images atroces n’ont pas été diffusées dans leur totalité en Israël. Le ministère israélien des Affaires étrangères s’emploie à obtenir l’intégralité de la cassette vidéo.

Au cours de la conférence de presse du 12 octobre, Ehud Barak a souligné que l’Autorité palestinienne viole tous les accords signés avec Israël, notamment en libérant les dirigeants les plus dangereux du Hamas et du Djihad islamique. Barak a également déclaré que les autorités palestiniennes sont directement responsables du lynchage des réservistes israéliens et des actes de violence dans les territoires et en Israël.

Le Premier ministre a prévenu la population israélienne de l’imminence d’attentats terroristes, et demandé à ses concitoyens de redoubler de prudence et de circonspection, en particulier les habitants juifs des territoires.

Dans cette édition:

ÉTAT D’ALERTE CONTRE LE TERRORISME

Dès la fin de l’ultimatum décrété par le Premier ministre contre l’Autorité palestinienne, Tsahal et les forces de sécurité d’Israël ont instauré un dispositif d’alerte en cas d’attentats terroristes dans les grandes villes israéliennes. Les directives à ce sujet ont été données suite aux informations recueillies par les forces de sécurité concernant le feu vert donné par Arafat aux leaders des mouvements terroristes Hamas et Djihad islamique libérés de prison.

À mesure qu’Arafat fait monter la tension au Proche-Orient, les chances de conciliation initiées par le président Clinton s’amenuisent.

Le ministre Benjamin (Fouad) Ben Eliezer, considéré comme l’un des alliés les plus fidèles du Premier ministre, a déclaré que le processus de paix d’Oslo a fait long feu et qu’Israël doit se préparer à la guerre. S’adressant aux partisans de la paix, le ministre a déclaré: «Je ne regrette pas Oslo et, malgré nos vicissitudes actuelles, je suis convaincu que nous devions y prendre part, ne serait-ce que pour pouvoir regarder en face les mères de nos soldats et leur dire en toute sincérité que nous avons tout fait pour parvenir à la paix et à la normalisation de nos relations avec nos voisins.»

Dans cette édition:

TSAHAL SE PRÉPARE À UN DÉSENGAGEMENT UNILATÉRAL

Face à la violence dans les territoires et à l’impasse dans les pourparlers de paix, Tsahal a reçu l’ordre de se préparer à une séparation des territoires autonomes palestiniens. L’État d’Israël s’apprête de son côté à prendre les mesures nécessaires en vue d’une séparation des infrastructures et des rouages économiques entre Israéliens et Palestiniens, séparation qui sera garantie par des frontières sûres.

Dans cette édition:

ESCALADE DE LA VIOLENCE DES «TANZIM»

Les échanges de tirs entre les Palestiniens et les forces de défense israéliennes se sont multipliés depuis les obsèques du rabbin Hillel Lieberman, qui se sont déroulées à proximité de Naplouse.

Le rabbin Lieberman a été assassiné par des Palestiniens sur le chemin menant de la localité d’Elon Moreh au tombeau de Joseph. Au cours de ses obsèques, les Palestiniens ont lancé des pierres et tiré sur les Juifs venus assister aux obsèques, lesquels ont riposté.

La nuit, cinq soldats et quatre civils israéliens ont été blessés par des mines placées le long des routes. Les soldats qui ont tenté de les désamorcer ont été blessés par balles par les Palestiniens. Deux Palestiniens ont été tués au cours d’échange de feu non loin de la ville d’Ariel.

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RECRUDESCENCE DE L’ANTISÉMITISME DANS LE MONDE

Outrepassant les confins d’Israël, la violence s’est soldée par une série d’attentats contre des Juifs et des institutions juives en Diaspora. Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, a recommandé à tous les délégués de l’Agence Juive dans le monde de suivre attentivement ces événements, de se rendre sur les lieux des attentats, de rester en contact avec les victimes et de les aider dans toute la mesure du possible.

La France détient le record des incidents antisémites. Dans la seule ville de Paris ont été signalés une quinzaine d’attentats contre des synagogues, qui ont été attaquées aux cocktails Molotov et par des jets de pierres. Des cocktails Molotov ont été lancés dans quatre écoles juives, de même que des restaurants juifs, qui ont été nombreux à recevoir des lettres de menace. Un cimetière juif parisien a été profané.

À Lyon ont été signalés cinq attentats aux cocktails Molotov et aux pierres contre des synagogues et des Juifs; trois à Marseille, ainsi qu’à Lille, Nice et Strasbourg.

À Bruxelles, une synagogue a été lapidée et des graffiti antisémites apposés sur une école juive. Les imams des mosquées de la ville ont incité leurs fidèles à attaquer des Juifs et un Juif ultra-orthodoxe a été grièvement blessé. À Anvers, deux synagogues, des fidèles et une bibliothèque juive ont été attaqués. Non loin de Bruxelles, à Anderlecht, un monument commémorant la Shoah a été profané.

À Londres, jets de pierres contre deux synagogues. En Suède, un cimetière juif a été profané à Malmo et des menaces proférées par téléphone à l’encontre d’une synagogue de la ville. À Emmen (Hollande), un cocktail Molotov a été lancé contre une synagogue, suivi de deux tentatives d’attentats contre des synagogues de ce pays. Une synagogue a été incendiée à Tachkent (Ouzbékistan) et les cinq rouleaux de Torah qu’elle contenait entièrement brûlés. À Mexico, les fenêtres d’une synagogue installée dans une école pour les Fêtes ont été brisées.

Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, a exprimé son inquiétude devant ces actes qui témoignent du sort partout réservé aux Juifs. Le ministre Michaël Melchior a convoqué le Forum contre l’antisémitisme et révélé les chiffres témoignant de la recrudescence de ce fléau dans le monde, recueillis pour l’Agence Juive par des agents de sécurité.

Dans cette édition:

L’OPINION PUBLIQUE ISRAÉLIENNE EST FAVORABLE À LA FORMATION D’UN GOUVERNEMENT D’URGENCE NATIONALE

Parallèlement aux mesures de sécurité et aux tentatives de conciliation, le Premier ministre et son entourage s’efforcent de rallier les leaders de l’opposition en vue de la formation d’un gouvernement d’urgence nationale dirigé par Ehud Barak. La plupart des ministres du gouvernement actuel se sont prononcés en faveur de cette initiative. Ehud Barak et Ariel Sharon, dirigeant du Likoud, se sont entretenus à ce sujet.

Le député Likoud Méir Chétrit préconise la nomination d’Ariel Sharon au poste de ministre de la défense, nomination qu’il considère comme une mise en garde contre les Palestiniens. Le député a également suggéré la formation d’une coalition gouvernementale de sept ans formée en alternance par le parti Travailliste et le Likoud, et la tenue d’élections en 2003.

Pour l’heure, Ariel Sharon refuse de se joindre à un gouvernement d’urgence nationale, tout en promettant son soutien, dans la mesure où Ehud Barak s’engage à prendre les mesures jugées indispensables par le chef du Likoud.

Charles Bronfman, président de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord, a déclaré que des manifestations de masse ont été organisées dans 59 villes des États-Unis et du Canada par l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord. Hillary Clinton et son adversaire Rick Lazio ont tous deux accusé Yasser Arafat d’incitation à la violence.

Dans cette édition:

PAVOISER DANS TOUT ISRAËL

L’Agence Juive a pris l’initiative d’une campagne de pavoisement dans tout Israël, campagne placée sous le slogan «Victoire du sionisme». Cette campagne a pour visée d’étayer l’unité du peuple israélien et la confiance dans la victoire des idéaux sionistes.

Membres du Conseil des jeunes sionistes et adhérents des mouvements de jeunesse sioniste ont distribué des drapeaux qui ont été placés aux principaux carrefours routiers du pays. L’Agence Juive a également recommandé aux institutions nationales, aux conseils régionaux, aux mairies, aux entreprises et aux instances privées et publiques, de pavoiser sur leurs édifices, dans les rues, les carrefours et les balcons.

Pour Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, et Chaim Chesler, trésorier, cet hommage collectif au drapeau israélien a pour visée d’exprimer la confiance de la population dans l’État d’Israël et dans sa capacité de poursuivre la construction du pays et l’élaboration d’une société équitable conforme aux idéaux sionistes.

Les deux dirigeants ont déclaré: «Nous devons tous œuvrer au renforcement de l’État juif et démocratique d’Israël, État désireux d’assurer des droits égaux à tous ses citoyens, partisan de la coexistence, du dialogue et du respect mutuel de toutes les valeurs religieuses, et qui condamne toute expression de violence.»

Dans cette édition:

EHUD BARAK AJOURNE LA VIDÉO-CONFÉRENCE DESTINÉE À BRIEFER LES LEADERS JUIFS DE DIASPORA

LES DIRIGEANTS DE L’AGENCE JUIVE PRéCONISENT LE SOUTIEN à ISRAëL DU JUDAïSME MONDIAL

La situation d’urgence a contraint Ehud Barak à ajourner une vidéo-conférence organisée par l’Agence Juive au cours de laquelle le Premier ministre devait briefer quelque 200 dirigeants des communautés juives de Diaspora, d’Anchorage à Sydney, en passant par le Mexique et Tachkent en Ouzbékistan.

Cette vidéo-conférence décidée sur l’initiative du Premier ministre, est parrainée par l’Agence Juive, l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord, la Conférence des présidents des grandes organisations juives américaines, le Congrès Juif Mondial et le Keren Hayessod.

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NEW YORK RÉAFFIRME SON SOUTIEN À JÉRUSALEM

Des dizaines de milliers de New-yorkais ont défilé en gage de solidarité avec Israël, conduits par le gouverneur George Pataki, le maire Rudy Giuliani, Hillary Clinton, candidate démocrate au Sénat et son adversaire Rick Lazio. Les dirigeants juifs se sont ralliés à l’appel de Ronald Lauder, président de la Conférence des présidents des grandes institutions juives américaines et du vice-président exécutif Malcolm Hoenlein; de Charles Bronfman, président de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord; et d’Elie Wiesel, prix Nobel.

Présents à cette manifestation de solidarité juive: la ministre de l’Intégration Yuli Tamir et le maire de Jérusalem, Ehud Olmert.

Les dirigeants américains, notamment Ronald Lauder et Malcolm Hoenlein, ont exprimé les sentiments de solidarité des habitants de New York à l’égard d’Israël. Quant à Charles Bronfman, il a déclaré: «Dans ces moments difficiles, nous sommes unis pour soutenir le peuple d’Israël, le gouvernement israélien et son courageux Premier ministre, qui fait preuve d’une ténacité et d’une volonté de paix exceptionnelles. Souhaitons que sous sa direction visionnaire, le rêve de paix devienne réalité.»


DE GAUCHE à DROITE: Yuli Tamir, ministre israélienne de l’Intégration; Ronald Lauder, président de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines; Hillary Clinton; Marc Greene, procureur de la ville de New York; George Pataki, gouverneur de New York; Charles R. Bronfman, président de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord; Shmuel Sisso, consul général d’Israël à New York

Dans cette édition:

LA TENSION MONTE DANS LES RÉGIONS PARTENAIRES DU PROJET PARTNERSHIP 2000

Les régions de Nazareth, Acre et dans d’autres localités de Galilée et du Neguev ont été témoins d’actes de violence qui ont accru le sentiment d’insécurité des habitants. Méir Nitzan, directeur général du Département israélien de l’Agence Juive, s’est entretenu à ce sujet avec les dirigeants locaux des régions impliquées dans le projet Partnership 2000 de Galilée occidentale, de la frontière nord, de Galilée centrale, et des zones Seguev-Carmiel, Hadera-Iron et de Haute-Galilée. Des entretiens téléphoniques similaires ont eu lieu entre les dirigeants de ces régions et leurs partenaires de Diaspora.

Les entretiens ont débouché sur la décision d’envoyer des délégués des communautés juives de l’étranger dans les régions du projet Partnership 2000 afin d’exprimer leur solidarité et de promouvoir des activités communes, notamment des «Tentes de paix» et des programmes pour la jeunesse. L’éventualité de visites de dirigeants communautaires de Diaspora dans ces régions a également été évoquée, dans le dessein, entre autres, de fournir des informations crédibles aux communautés juives de l’étranger.

Dans cette édition:

L’ÉTOILE MONTANTE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE

Les émeutes et actes de violence dans les territoires attestent du leadership de Marwan Barghouti, Secrétaire général du Fatah et dirigeant incontesté des Tanzim, les principaux meneurs de troubles dans les territoires.

Barghouti, la quarantaine, a entamé sa carrière politique vers la fin des années soixante-dix au camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse. Il y organisa la «Shabiba», mouvement de jeunesse du Fatah qui, au départ du moins, recruta de jeunes Palestiniens au profit de travaux de portée communautaire: aide aux personnes âgées, nettoyage des venelles du camp, etc. Une fois sa position assurée, Barghouti entreprit de former ces jeunes à la lutte contre Israël.

Vers le milieu des années quatre-vingt, Barghouti fut élu président de l’Union des étudiants de l’Université de Bir Zeit, située près de Ramallah. Il fut l’ami du professeur Sari Nusseibeh, alors considéré comme l’un des dirigeants du courant pragmatique dans les territoires. Parallèlement, Barghouti mettait en place les réseaux qui présidèrent à l’intifada, avant d’être expulsé par Yitzhak Rabin, alors ministre de la Défense. Les forces de sécurité israéliennes le tenaient d’ores et déjà pour l’un des dirigeants palestiniens les plus dangereux.

Pendant toute cette décennie, Barghouti choisit de ne pas s’associer systématiquement à Arafat, préférant à la résidence à Tunis les déplacements incessants dans le monde arabe pour assurer sa propre position.

Dès son retour à Ramallah, prévu par les accords d’Oslo, Barghouti s’engagea dans des activités politiques et fut élu Secrétaire général du Fatah, position qui lui permit de créer les Tanzim, ce qu’il eut l’adresse de faire en prenant soin de ne pas attirer l’attention des caméras de télévision.

Marwan Barghouti parle couramment l’hébreu appris dans les prisons israéliennes, ainsi qu’un peu d’anglais. Il évite de se déplacer dans des voitures luxueuses et de s’habiller élégamment, ce qui n’est pas le cas de ses homologues de l’Autorité palestinienne. Les événements actuels ont placé sur l’avant de la scène ce commandant brutal et populaire qui sait actionner au gré de ses besoins les déchaînements des foules palestiniennes.

Dans cette édition:

12 octobre: EXTRAITS DES DÉCLARATIONS DU PORTE-PAROLE DE TSAHAL

  • Une foule palestinienne en furie s’est ruée au poste de police de Ramallah où elle a lynché à mort deux soldats israéliens.

  • Il s’agit du meurtre de sang-froid de deux Israéliens qui s’étaient égarés en chemin, un meurtre commis au grand jour, au centre de la ville, par une foule surexcitée.

  • Cet acte éhonté de violence est indigne.

  • Il constitue une violation de toutes les conventions internationales, et notamment de la Convention de Genève.

  • La politique de retenue adoptée par Tsahal s’inscrit dans la volonté du gouvernement de calmer les esprits dans la région.


Les soldats de Tsahal se préparent à fêter Souccot

Dans cette édition: