Agenda-English

Vol.2, no 36
21 octobre 2001
3 Hechvan 5762

 

L’ASSASSINAT DU MINISTRE REHAVAM ZEEVI SONNE LE GLAS DU CESSEZ-LE-FEU – LES PALESTINIENS REFUSENT DE LIVRER LES TERRORISTES RESPONSABLES, MALGRé L’ULTIMATUM ISRAéLIEN

LE DIRIGEANT DES TANZIM ABATTU À BETHLÉEM DANS LA NUIT DE JEUDI

RENOUVELLEMENT DES TIRS PALESTINIENS SUR LE QUARTIER DE GILO

UN MORT ET DEUX BLESSéS AU COURS D’UNE EMBUSCADE TENDUE PAR DES PALESTINIENS PRèS DE JéRICHO


Dans cette édition:
Le meurtre de Rehavam Zeevi (Gandhi)
L’intifada, un soulèvement populaire «spontané»?
Savez-vous que…
Hommage aux victimes du crash de l’avion sibérien
Les victimes de l’attentat du Dolphinarium reçues à Paris
Les relations publiques d’Israël assurées par des étudiants étrangers
Le massacre de Babi Yar: 60 ans
Sans nouvelles depuis un an
Partenariat Nahariya-communauté juive de Belgique
Des cours d’enrichissement en matières scientifiques pour jeunes immigrants éthiopiens
Le sionisme au Neguev
Des primes aux employeurs d’immigrants
Les prix de journalisme des Bnei Brith
Une semaine en Israël
Nouvelles économiques

Le meurtre du ministre Rehavam Zeevi, mercredi dernier 17 octobre à 7 heures du matin, a été suivi d’une opération éclair des forces de sécurité et de l’arrestation de plusieurs Palestiniens suspects au village d’Azarieh, situé près du mont des Oliviers (Jérusalem-Est). Une unité spéciale mise en place par les forces de sécurité intérieure s’emploie à mener une enquête particulièrement serrée de tous les employés de l’hôtel Hyatt où le ministre a été assassiné, ainsi que des membres supposés du Front populaire de libération de la Palestine, l’organisation terroriste qui a revendiqué l’attentat.

La situation s’est de nouveau détériorée dans les territoires et le long de la Ligne verte. Jeudi dernier, un Israélien a été tué de sang froid et deux de ses amis grièvement blessés. Amateurs de randonnées, ils étaient partis avec plusieurs de leurs amis en jeep dans le désert de Judée. Signalons également que les tirs palestiniens ont repris depuis la nuit de jeudi en direction du quartier de Gilo et que plusieurs immeubles ont été touchés. Tsahal riposte.

Jeudi, Arafat annonçait qu’il refusait de se soumettre à l’ultimatum israélien exigeant la remise des responsables du meurtre de Rehavam Zeevi, meurtre revendiqué par le FPLP. Le ministre a été abattu par un (ou plusieurs) membres de cette organisation terroriste qui l’attendait à proximité de la chambre qu’il occupait avec son épouse à l’hôtel Hyatt de Jérusalem. L’arme du crime: un fusil muni d’un silencieux et de balles sophistiquées pour maximiser l’impact. Les Israéliens de toutes les obédiences et de tous les partis ont unanimement condamné ce meurtre.

Dans l’après-midi de jeudi Atef Abayat, commandant des Tanzim, a été tué dans sa voiture avec ses deux gardes du corps par une explosion. Abayat était responsable de la mort de cinq Israéliens, de blessures graves à quatre autres et de dizaines d’attentats, notamment des lancers d’obus de mortier et des tirs de fusils mitrailleurs sur le quartier de Gilo. Selon les sources palestiniennes, Tsahal serait responsable de la liquidation de ce terroriste. Méthode employée: vol à Bethléem de la voiture du commandant des Tanzim il y a quelques jours, et dépôt d’une charge d’explosif dans la Jeep qu’il venait d’acheter. En tout état de cause, la mort d’Abayat, résultat de longues et minutieuses préparations, n’est pas un acte de représailles suite au meurtre de Rehavam Zeevi.

Dans cette édition:

REHAVAM ZEEVI: UN GRAND SIONISTE, UN GRAND PATRIOTE, UN AMI FIDèLE

LES ISRAÉLIENS ONT RENDU UN VIBRANT HOMMAGE À REHAVAM ZEEVI – LE DRAPEAU ISRAÉLIEN MIS EN BERNE JEUDI, JOUR DES FUNÉRAILLES DU MINISTRE DU TOURISME

DANS SON ALLOCUTION, IFTAH PALMAH, FILS DU DISPARU DéCLARE: «VOUS, ASSASSINS, VOUS êTES RéSIDENTS TEMPORAIRES DANS CE PAYS. SACHEZ QUE NOUS Y RESTERONS, CAR C’EST à NOUS QU’IL APPARTIENT»


Des milliers d’Israéliens ont accompagné le ministre Rehavam Zeevi à sa dernière demeure au cimetière militaire du mont Herzl de Jérusalem

Des milliers d’Israéliens ont assisté aux funérailles du ministre du Tourisme, le général de réserve Rehavam Zeevi, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem.

L’assassinat de Rehavam Zeevi, surnommé par ses amis Gandhi depuis le jour où, adolescent, il s’était déguisé en mahatma Gandhi, a profondément ébranlé les Israéliens de toute obédience politique, ceux affiliés aux partis de droite et de gauche, comme de nombreux députés arabes qui n’ont pas hésité à exprimer leurs protestations pour le meurtre d’un homme qu’ils considéraient comme l’ennemi juré de la cause palestinienne. Tous ont rendu hommage aux valeurs, au patriotisme et à la culture de ce général dont les prouesses militaires font les belles pages de l'histoire d’Israël.

Ses amis étaient innombrables, ceux notamment avec qui il avait combattu dans les rangs du Palmah. Parmi les plus proches, citons le regretté Yitzhak Rabin, Ezer Weizman, ancien président de l’État, le Premier ministre Ariel Sharon et le célèbre acteur Haïm Topol.

Le général Rehavam Zeevi était d’abord et avant tout un soldat qui avait entamé sa carrière d’officier pendant la Guerre d’indépendance. Après sa retraite de Tsahal, Rabin le nomma conseiller spécial pour les renseignements et la lutte contre le terrorisme.

Né à Jérusalem, Gandhi possédait des connaissances illimitées sur l’histoire et la géographie de ce pays qu’il aimait à parcourir de long en large. Il fut un temps directeur du Musée d’Erets-Israël de Tel-Aviv. Il aimait l’hébreu qu’il possédait à fond, mais surtout il était un sioniste inconditionnel et l’ami fidèle de tous ceux qui le côtoyaient, quelles qu’étaient leurs convictions. Il laisse une femme, Yaël, cinq enfants et de nombreux petits-enfants, dont un jeune lieutenant qui a prononcé un émouvant discours devant la tombe de son grand-père.

Devant son cercueil, exposé sur l’esplanade de la Knesset à Jérusalem, le président de l’État, le Premier ministre, le président de la Knesset, ses enfants et petits-enfants, ont prononcé des allocutions.

Son fils, Yiftah Palmah, a prononcé au mont Herzl, un discours douloureux et péremptoire à la fois: «Tes capacités t’auraient permis de remplir tous les rôles dans ce pays, mais tu n’as pas voulu payer le prix de la corruption… Tes engagements à l’égard de la Terre d’Israël et des habitants de Judée-Samarie t’étaient plus importants que la gloire du pouvoir. Je t’admirais, mon héros. Et vous qui avez assassiné mon père, vous n’êtes que des résidents temporaires en terre de Canaan. Sachez que nous resterons ici, parce que ce pays nous appartient. Et toi, Arik, l’ami le plus proche de mon père depuis toujours, vengez ce meurtre comme Gandhi aurait vengé le vôtre.»

Dans cette édition:

DES LEçONS à RETENIR

SOUS COUVERT DE «SOULÈVEMENT SPONTANÉ», L’INTIFADA EL-AQSA A ÉTÉ SOIGNEUSEMENT PLANIFIÉE PAR L’AUTORITÉ PALESTINIENNE


 

On l’appelle «Intifada El-Aqsa», «Intifada de l’indépendance», «Intifada du droit au retour». Il s’agit en fait d’un choix concerté de l’Autorité palestinienne, celui de la lutte armée, censée déboucher sur un double objectif: l’établissement d’un État palestinien dans les confins de 1967 et la mise en œuvre du «droit au retour» de millions de Palestiniens. Les deux visées coïncident avec l’ensemble des revendications des Palestiniens.

Depuis le début des confrontations armées, le 29 septembre 2000, l’Autorité palestinienne s’efforce de mobiliser l’opinion publique internationale autour de l’Intifada Al-Aqsa, en tant qu’expression spontanée d’un peuple opprimé et que réaction naturelle à l’occupation israélienne. A cette fin, la direction des soulèvements a été confiée à l’OLP (organisation dirigée par Yasser Arafat, qui s’appuie sur elle pour asseoir son pouvoir), par les Forces nationales islamiques (organisme chargé de la coordination des factions palestiniennes) d’obédience OLP (Fatah), enfin au Hamas. Indépendamment du lien direct entre Arafat – autorité politique et opérationnelle suprême qui prétend faire l’unanimité – et la direction des Forces nationales et islamiques, de nombreuses preuves ont été réunies au cours de l’an dernier concernant la planification minutieuse de l’Intifada Al-Aqsa par l’Autorité palestinienne, laquelle fixe la stratégie du conflit armé et fournit toutes les instructions opérationnelles aux combattants des diverses organisations terroristes.

Le but de ce document (qui sera publié dans les futures éditions de cet Agenda) est de présenter des preuves concernant le fait que dès le début de l’an 2000 l’Autorité palestinienne avait ordonné à ces organisations de se préparer à la lutte armée contre Israël, entamée en septembre 2000.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE…

  • 17 000 dollars US: c’est l’allocation de l’Agence Juive pour l’an 2001 à l’association «Efshar Aheret» («Agir autrement») pour son projet de promotion de la compréhension mutuelle destiné à sensibiliser le public au respect dû aux jeunes Juifs originaires du Caucase.

  • 25 000 dollars: allocation pour l’année 2001 de l’Agence Juive au projet Nichmat-Yakhdav, au titre des subventions accordées pour promouvoir l’unité dans la société israélienne.

  • 17 000 dollars: allocation de l’Agence Juive en 2001 au cours de préparation militaire du projet Young Leadership, au titre des subventions accordées pour consolider l’identité juive.

  • 33 253 nouveaux immigrants sont arrivés en Israël depuis le 1er janvier 2001. 25 434 d’entre eux sont originaires des pays de la CEI.

Dans cette édition:

LE MONDE JUIF

HOMMAGE D’ISRAËL AUX VICTIMES DE L’EXPLOSION DE L’AVION TEL-AVIV-NOVOSIBIRSK


Sallaï Meridor au cours d’une cérémonie à la mémoire des victimes du crash de l’avion de la Siberian Airlines: «N’abandonnons pas les familles des victimes à leur peine»

Le 4 octobre dernier, le vol 1812 de la Siberian Airlines s’écrasait dans la mer Noire à 180 km au large de la ville de villégiature de Sochi, avec à bord 78 passagers, dont 12 membres de l’équipage. Aucun survivant. Parmi les passagers se trouvaient 50 immigrants d’origine sibérienne qui se rendaient en visite dans leur pays natal et 15 autres citoyens israéliens qui rentraient d’un séjour en Israël (notamment Ludmilla Oshkokova, coordonnatrice de l’aliya dans les bureaux de l’Agence Juive, revenait d’un séjour en Israël auprès de son fils), et la jeune Adi Kameri, fille de la déléguée chargé de l’éducation à l’Agence Juive de Novosibirsk, qui allait rendre visite à sa mère.

Percuté par un missile antiaérien S.A.-200 lancé par mégarde au cours de manœuvres militaires sur le sol ukrainien, l’avion s’est écrasé en mer à 13 h 44 (heure de Moscou). Avant de disparaître des radars, les aiguilleurs du ciel du Caucase septentrional avaient décelé un appel en provenance du capitaine qui, s’adressant aux membres de son équipage, demandait à quel endroit l’appareil avait été touché. Selon toute probabilité donc, l’avion a été percuté par les fragments d’un missile sol-air qui a explosé en vol à proximité immédiate. Les Ukrainiens, qui ont d’abord nié toute implication dans cet accident, ont fini par admettre leurs responsabilités une semaine plus tard.

Dès l’annonce de la catastrophe, l’Agence Juive a mis en place des cellules de crise en Israël, à Novosibirsk, Moscou et Sochi, où des conseillers ont proposé leur aide aux parents des victimes. La marine soviétique s’est lancée dans des recherches en mer pour retrouver les corps, et les familles des victimes ont été transportées à Sochi par les soins de l’Agence Juive. Samedi soir dernier, une équipe composée de soldats de l’Armée de l’air israélienne, des unités de sauvetage de la marine israélienne, de spécialistes de l’identification des dépouilles de la police israélienne et de l’aumônerie de Tsahal sont parties pour Sochi. La délégation israélienne était dirigée par le trésorier de l’Agence Juive, Chaim Chesler. Sur la recommandation de l’aumônerie de Tsahal, le départ de cette délégation a été remis après la sortie du Chabbat du fait que les chances de retrouver des survivants étaient malheureusement nulles.

Les corps de 16 victimes seulement ont été repêchés en mer, dont 14 ont été identifiés. Le lundi 8 octobre, les familles des victimes ont pris part à une cérémonie à bord d’un vaisseau russe, et le mercredi soir 10 octobre, les cercueils de sept victimes israéliennes accompagnés par les familles, ont atterris dans une base militaire israélienne où un office a été organisé en leur souvenir, en présence de Shimon Peres, ministre des Affaires étrangères et de Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, qui ont prononcé des allocutions.

Le 11 octobre a été décrété Journée de deuil national, et les drapeaux israéliens ont été mis en berne. Sur l’esplanade des Institutions nationales, à Jérusalem, les employés de l’Agence Juive, du Keren Hayessod et du Keren Kayemeth ont rendu hommage aux victimes. Dov Scharfstein, coordonnateur des cellules de crise de l’Agence Juive, a lu les noms des victimes, le président Meridor et le trésorier Chesler ont prononcé des discours. Ce dernier a tenu à souligner que dans les pires moments où il dirigeait la délégation israélienne à Sochi, les familles des victimes n’ont jamais cessé de parler d’Israël comme de leur patrie. «Nous devons les aider, garantir qu’Israël est vraiment leur patrie,» a dit Sallaï Meridor, en ajoutant: «Je me demande pour qui cette catastrophe a été la plus pénible: pour ceux qui sont revenus avec des cercueils ou pour ceux dont les corps des proches se trouvent au fond de la mer Noire [...] Nous ne devons pas les abandonner à leur peine…» Le président de l’Agence Juive a conclu son discours en signalant que 16 nouveaux immigrants étaient arrivés par le vol de retour de la Siberian Airlines vers Israël. Signalons que dans les prochains jours, 787 Juifs immigrants des pays de la CEI sont attendus en Israël.

Une séance spéciale a été consacrée à la mémoire des victimes à la Knesset, en présence d’une cinquantaine de membres des familles des victimes de la catastrophe aérienne et du président de l’État Moshé Katsav, de l’ambassadeur de Russie Michael Bogdanov, du grand rabbin ashkénaze Méir Lau et du président de l’Agence Juive, qui a rappelé qu’en un an 48 nouveaux immigrants sont morts victimes du terrorisme. Avraham Burg, président de la Knesset, a affirmé pour sa part: «les immigrants font partie intégrante de notre vie… On ne peut pas aimer l’immigration sans aimer les immigrants.» Burg a préconisé que le gouvernement prenne toutes les mesures nécessaires pour soutenir les immigrants et a suggéré le vote de nouvelles lois pour faciliter leur intégration.

Dans cette édition:

UNE DÉLÉGATION DE BLESSÉS DE L’ATTENTAT DU DOLPHINARIUM DE TEL-AVIV EN VISITE À PARIS

SUR L’INITIATIVE DE RADIO-J, LES JEUNES MEMBRES DE CETTE DéLéGATION ONT éTé REçUS PAR LE MAIRE DELANOé


 

Serge Eisenberg, directeur de Radio-J, la principale et la plus ancienne radio juive de Paris, a initié une campagne de relations publiques au profit des jeunes blessés au cours de l’attentat terroriste du Dolphinarium de Tel-Aviv. Ces jeunes – essentiellement des élèves du lycée Shevah de Tel-Aviv – étaient les hôtes officiels du maire de Paris, Bertrand Delanoé. Le besoin de promouvoir l’image de l’État d’Israël étant plus pressant que jamais en ce moment, cette initiative a pour visée de la conforter auprès de la population française.

Eisenberg affirme avoir pris cette décision aussitôt qu’a été publiée la nouvelle de la tragédie du Dolphinarium. La même semaine, Radio-J – écoutée par plus d’un quart de million d’auditeurs à Paris et dans les environs de la capitale - célébrait son vingtième anniversaire. . Révoltée par l’hostilité des médias européens pour Israël, Radio-J a décidé de réagir et de mobiliser l’opinion publique française. La visite de ces jeunes a également pour but de renforcer la solidarité juive en France et d’assurer les Israéliens du soutien de la communauté juive de France dans cette période de crise.

Selon Serge Eisenberg, la présence de cette délégation à Paris s’est trouvée amplifiée par les attentats terroristes de New York et de Washington et par la décision du président américain de combattre le terrorisme. La visite à Paris de ces jeunes, et leurs contacts avec les médias et des adolescents français, a ouvert les yeux des Français sur les conséquences du terrorisme. Le directeur de Radio-J a exprimé le souhait que d’autres communautés juives suivent ces traces. Selon lui, la présentation au public des victimes du terrorisme est le meilleur moyen de promouvoir l’image d’Israël dans les médias étrangers.

La délégation, formée de 27 adolescents et de moniteurs adultes, a séjourné à Paris du 10 au 19 octobre. Son slogan: «Nous continuons à danser.»

Dans cette édition:

DES ÉTUDIANTS IMPLIQUÉS DANS LES RELATIONS PUBLIQUES DE L’ÉTAT D’ISRAËL

Les juifs de Diaspora désireux de venir en aide à Israël sont innombrables en ces moments difficiles. Seules des campagnes de relations publiques bien orchestrées sont susceptibles d’influer sur les décisions des dirigeants des grands pays étrangers. Et l’action de ces campagnes doit se faire à plusieurs niveaux, le premier et le plus important au niveau des campus universitaires, pour les trois raisons suivantes:

  1. La présence de la propagande palestinienne sur les campus est massive. L’incapacité d’Israël à réagir à cette propagande conforte les positions palestiniennes, qui en l’absence de contre-offensive, passent pour les victimes. La compréhension de la situation en devient partiale, à la fois pour les étudiants juifs et pour la majorité silencieuse, ceux qui ne témoignent pas d’empathie particulière pour l’une ou l’autre partie au conflit. Dans les années à venir, c’est cette majorité silencieuse là qui prendra les rênes du pouvoir, aux Etats-Unis et ailleurs. D’où l’urgence de les informer.

  2. Les activités pro-israéliennes menées par des étudiants juifs ont aussi pour conséquence de resserrer leurs liens avec le peuple juif et l’État d’Israël.

  3. Les étudiants juifs et non juifs constituent les futures élites de leur pays, celles dont l’opinion sera décisive dans quelques années.

«Yavneh Olami», l’Organisation mondiale des étudiants juifs, a d’ores et déjà reçu de nombreuses propositions d’étudiants juifs du monde entier désireux de venir en aide à Israël. Nous avons décidé de consacrer notre convention internationale à promouvoir l’image d’Israël sur les campus universitaires. Nous avons contacté le ministère des Affaires étrangères et le porte-parole de Tsahal, qui ont exprimé leur enthousiasme pour notre initiative et ont souligné l’importance des efforts entrepris pour améliorer les canaux d’information sur Israël. Avant notre convention, nous avons contacté des professionnels de l’information et des relations publiques, tous ont accepté de collaborer avec nous et nous ont promis leur aide dans tous les domaines.

80 étudiants du monde entier, surtout d’Amérique du Nord, ont participé à notre convention. Les conférences, débats et activités diverses leur ont permis de mieux comprendre la situation d’Israël à l’heure actuelle, ainsi que l’urgence d’influer sur l’opinion publique et sur les médias.

Yavneh Olami a décidé de prendre les mesures suivantes: une enquête détaillée sur la situation dans les différents campus, et toutes les données afférentes sont à l’heure actuelle recueillies. Avec l’aide de spécialistes, elles seront analysées et les décisions adéquates de suivi et d’intervention seront prises par les étudiants juifs.

Ecrivez-nous à l’adresse: nadavkidron@hotmail.com

Dans cette édition:

LE MASSACRE DE BABI YAR: 60 ANS

Il y a juste soixante ans, en septembre 1941, les nazis massacraient des milliers de Juifs dans la forêt de Babi Yar près de Kiev, la capitale ukrainienne. Une cérémonie du souvenir a marqué ce sinistre anniversaire à Kiriat Gat et dans les communautés juives partenaires dans le cadre du projet Partnership 2000, de cette ville israélienne: Chicago et Kiev. Le gouvernement israélien et la communauté juive d’Ukraine organisent des cérémonies officielles en souvenir des victimes, cérémonies auxquelles prendront part des délégués israéliens, notamment Amos Hermon, directeur de la Commission à l’éducation de l’Agence Juive.

L’État d’Israël et l’Agence Juive ont marqué cette date tragique par une cérémonie officielle au musée de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah de Jérusalem, en présence du vice-ministre de l’Intégration Yuli Edelstein, du trésorier de l’Agence Juive Chaim Chesler, du Pr Shevah Weiss, président du Conseil d’administration de Yad Vashem, de David Levine, président de l’Association des immigrants d’origine ukrainienne en Israël, de rescapés de la Shoah et d’olim récemment arrivés d’Ukraine.

Véritable vallée de la mort située au nord-ouest de la capitale ukrainienne, Babi Yar a été le théâtre du massacre de plus de 40 000 Juifs habitants de Kiev. La ville fut conquise par l’armée allemande le 19 septembre 1941. Peu après, les forces soviétiques bombardaient l’immeuble où se trouvait le haut commandement nazi, faisant de nombreuses victimes parmi les soldats du Reich. En représailles, les nazis décidèrent d’exterminer tous les Juifs de Kiev, quelque 60 000 âmes qui étaient restées à Kiev après la fuite de 40 000 de leurs coreligionnaires à la veille de l’occupation allemande.

Le 28 septembre, jour de Kippour, les Allemands ordonnèrent à tous les Juifs de Kiev de se présenter dans un endroit précis, un cimetière en l’occurrence, situé dans les environs de la ville. De là les masses juives furent transportées dans la forêt de Babi Yar, escortées par des SS et par la police ukrainienne. Les nazis et leurs collaborateurs ukrainiens demandèrent aux Juifs de se délester de leur argent et de leurs bijoux, de se déshabiller et de se diriger par groupes de dix au bord d’un ravin où ils furent abattus à l’arme automatique par les soldats nazis, leurs corps tombant dans le ravin. Les soldats allemands étaient remplacés toutes les quelques heures pendant deux journées entières, les 29 et 30 septembre. Bilan du massacre: 33 771 Juifs exterminés. Les nazis parachevèrent ce massacre deux mois plus tard, faisant de nouveau des milliers de victimes. À de rares exceptions près, la vaste majorité de la population ukrainienne collabora activement avec les nazis en dénonçant les Juifs.

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UNE AFFICHE DE L’AGENCE JUIVE POUR MARQUER UN AN APRÈS L’ENLÈVEMENT DES TROIS SOLDATS ISRAÉLIENS PAR LE HEZBOLLAH


Un an après l’enlèvement des trois soldats israéliens par le Hezbollah, l’Agence Juive publie cette affiche

Une affiche de l’Agence Juive commémorant l’enlèvement de trois soldats israéliens à Har Dov, a été dévoilée la semaine dernière au cours du vernissage d’une exposition d’affiches de l’Agence Juive intitulée «Nous sommes arrivés en Israël». Cette exposition s’est inscrite au programme du Festival des conteurs qui s’est ouvert à Guivatayim jeudi dernier. La cérémonie s’est déroulée en présence des familles des trois soldats, du trésorier de l’Agence Juive Chaim Chesler et du maire de Guivatayim, Ephy Stanzler. L’exposition présente plusieurs dizaines d’affiches de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste mondiale, qui relatent l’histoire du sionisme et de l’État d’Israël.

Cette nouvelle affiche inaugure une série d’activités qui seront menées en témoignage de solidarité avec les familles des détenus du Hezbollah, afin de sensibiliser l’opinion publique israélienne et internationale au sort de ces malheureux et de leurs familles.

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UNE NOUVELLE INITIATIVE DU PROJET PARTNERSHIP 2000: NAHARIYA ET LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE BELGIQUE

Un nouvel accord de partenariat a été signé entre la municipalité de Nahariya et la communauté juive de Belgique dans le cadre du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive. L’initiative revient à la direction de l’Agence Juive, qui a décidé de privilégier les zones frontalières d’Israël.

La communauté juive de Belgique et la municipalité de Nahariya joindront leurs efforts pour promouvoir des projets dans le domaine éducatif et social, projets destinés en particulier à soutenir les éléments défavorisés de la population de ces régions. Les secteurs d’intervention seront sélectionnés par un comité conjoint formé de représentants de Nahariya et de la communauté juive de Belgique. Avant la fin de l’année, une délégation se rendra en Belgique pour coordonner les activités conjointes.

Plusieurs partenariats nouveaux ont été établis par Partnership 2000, notamment entre Hadera, les localités de la région Harish-Katzir et un groupe de communautés juives du sud-est des Etats-Unis; entre Natanya et la communauté juive de Cincinnati; entre Ramleh, le conseil régional de Guezer et la communauté de Kansas City.

Rappelons que le projet Partnership 2000 de l’Agence Juive a été conçu pour resserrer les liens entre des communautés juives de Diaspora et l’État d’Israël, et pour contribuer au développement de la Galilée et du Neguev. Une trentaine de régions israéliennes y participent, y compris des municipalités et des conseils régionaux, qui sont jumelés à quelque 600 communautés juives de Diaspora.

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ÉTABLI PAR L’AGENCE JUIVE ET LA FéDéRATION JUIVE DE NEW YORK

UN CENTRE ÉDUCATIF POUR JEUNES IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS INAUGURÉ À L’INSTITUT WEIZMANN DE REHOVOT

Grâce à un projet conjoint mené par l’Agence Juive et par l’Institut Weizmann de Rehovot, et parrainé par la communauté juive de New York, des cours intensifs d’enrichissement en science et technologie seront donnés à des enfants de la communauté éthiopienne. Leur objectif: sélectionner parmi ces jeunes ceux qui poursuivront plus tard leurs études dans les cursus scientifiques des universités israéliennes et qui seront intégrés dans le secteur des hautes technologies.

Selon les estimations de l’Agence Juive, peu d’Israéliens originaires d’Éthiopie travaillent dans ce secteur. Pour Méir Nizan, directeur du Département pour Israël de l’Agence Juive, seuls quelques rares ingénieurs d’origine éthiopienne sont employés dans le secteur israélien des technologies de pointe, et le nombre d’étudiants éthiopiens inscrits dans les départements d’ingénierie et de sciences des universités israéliennes est extrêmement limité.

Les cours d’enrichissement dans les matières scientifiques seront répartis sur trois années scolaires et suivis par 53 élèves de quatrième, filles et garçons, habitant dans les villes et localités situées non loin de l’Institut Weizmann (Lod, Ramleh, Richon Letsion, Rehovot, Yavneh, Nes Ziona et Beer Yaacov). Ces élèves ont été choisis parmi 100 candidats qui ont participé cet été à des camps aérés focalisés sur les sciences et les technologies.

Au programme: des cours de sciences et de technologie, d’informatique, de mathématiques appliquées, de physique et d’astrophysique, de biologie expérimentale, de construction de roquettes, de chimie et de photographie. Les cours sont dispensés une foi par semaine à l’Institut Weizmann. Le projet sera supervisé par une équipe de spécialistes et par des moniteurs d’origine éthiopienne chargés de suivre les progrès des élèves. Les parents des élèves seront impliqués dans toutes les étapes du projet et tenus régulièrement au courant des progrès de leurs enfants.

Ajoutons que l’Agence Juive, le Technion de Haïfa et le JOINT ont initié un projet similaire au profit de lycéens d’origine éthiopienne en classe de terminale, projet qui est parrainé par la grande société israélienne Koor.

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CHAIM CHESLER: LE SIONISME COMMENCE AU NEGUEV

Le trésorier de l’Agence Juive a rendu récemment visite au conseil régional Eshkol pour faire le point des difficultés vécues dans cette région limitrophe de la bande de Gaza et de la frontière égyptienne. Les 29 localités de la région recensent 11 000 habitants dont presque tous vivent dans des localités situées entre une centaine de mètres et tout au plus 6 kilomètres de la Gaza. Depuis l’éruption de l’intifada Al-Aqsa, la région pâtit très fréquemment de tirs et de lancers de grenades.

Au kibbouts Nir-Oz, Chaim Chesler a rencontré des représentants des kibboutsim de la région qui l’ont instruit de leurs dettes et des difficultés de toutes sortes auxquelles ils sont confrontés à l’heure actuelle. Au cours de ses entretiens avec eux et avec le maire du conseil régional d’Eshkol, Avraham Dvori, Chesler a promis une aide de l’Agence Juive qui fera pression sur le gouvernement pour qu’il reconnaisse cette région comme zone prioritaire. Il a également promis que l’Agence Juive s’emploierait à aider financièrement les habitants des localités de la région, qui sont, a-t-il dit «les nouveaux pionniers du sionisme.» Pour Chesler, l’avenir de cette région exercera une influence directe sur la prospérité de tout le pays.

Le trésorier de l’Agence Juive s’est également rendu dans la région de Hevel Shalom, région située dans la juridiction du conseil régional d’Eshkol et qui a été développée par l’Agence Juive dans le sillage du traité de paix avec l’Égypte, après l’évacuation de la péninsule du Sinaï.

Chaim Chesler a également rendu visite à une unité de soldats bédouins qui bénéficient d’une salle d’informatique offerte par l’Agence Juive. Rappelons que les Bédouins d’Israël ne sont pas tenus d’effectuer leur service militaire et que, dans l’atmosphère d’hostilité actuelle, des pressions massives sont exercées sur eux pour les empêcher de servir dans les rangs de Tsahal.

Dans cette édition:

UNE INITIATIVE DE L’AGENCE JUIVE: DES CERTIFICATS DE RECONNAISSANCE AUX EMPLOYEURS DE NOUVEAUX IMMIGRANTS

L’Agence Juive et le Service de coordination des organismes économiques ont lancé conjointement une campagne d’encouragement aux employeurs désireux d’intégrer des immigrants au sein de leurs sociétés. Sallaï Meridor a annoncé que cette campagne serait assortie de diplômes de reconnaissance aux entreprises et usines du secteur privé qui contribuent à l’intégration professionnelle des nouveaux immigrants.

Trois diplômes seront remis dans chacun des secteurs d’activité économique suivants: industrie, construction, hôtellerie, artisanat, commerces et services.

Ofra Freedman, directrice de la région de Jérusalem (Agence Juive) a annoncé que les entreprises les plus performantes dans ce domaine seront sélectionnées en fonction de trois critères: le nombre d’olim embauchés par la société; les aides et les cours de formation dispensés aux immigrants; les activités à caractère social destinées au rapprochement des immigrants et des Israéliens employés dans la même entreprise; la promotion professionnelle d’olim à des postes de responsabilité.

La cérémonie de remise de ces diplômes aura lieu fin octobre au cours d’une réunion du Conseil des Gouverneurs de l’Agence Juive.

Dans cette édition:

LE PRIX DES BNEI BRITH À SIX JOURNALISTES ISRAÉLIENS

Six journalistes israéliens ont reçu le prix des Bnei Brith qui leur a été remis au cours d’une cérémonie au Centre mondial des Bnei Brith. Conférencier invité: l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou dont la présentation était focalisée sur le thème de la hasbara («information») israélienne.

Fondé il y a dix ans, le prix de journalisme des Bnei Brith a récompensé des contributions exceptionnelles en matière de reportages sur des communautés juives du monde entier, et des articles sur les relations entre Israël et la Diaspora publiés dans la presse israélienne. Fondé il y a dix ans au nom des regrettés Wolf et Hilda Mattersdorf (Wolf, Hiérosolymitain né en Australie, était le rédacteur en chef de la revue en anglais des Bnei Brith Leadership Briefing), ce prix a pour visée d’encourager les reportages sur le monde juif dans les médias israéliens et d’informer les lecteurs israéliens des réalités vécues par les communautés juives de l’étranger. Le prix comporte un certificat de reconnaissance et une somme d’argent.

Lauréats de l’année 2000: Ehud Graff, chef du département Omer de Galei Tsahal (la radio des Forces de défense israéliennes). Graff a été choisi par le jury du prix parmi 14 candidats, pour la journée spéciale d’émissions centrées sur les relations Israël-Diaspora et qui ont été produites par une grande équipe, en collaboration étroite avec l’Agence Juive. Ces émissions ont présenté des reportages exhaustifs sur les communautés juives de l’étranger, des interviews avec de nombreuses personnalités et des débats entre Israéliens et Juifs de Diaspora sur le rôle de leurs liens avec Israël dans leur vie privée.

Un prix a récompensé Eliyahu Slapter, commentateur des affaires juives du quotidien Haretz et membre de la direction de ce journal, pour sa rubrique sur le judaïsme de Diaspora. Autres lauréats: Emmanuel Halpérin et David Witztum, réalisateurs et présentateurs de la dernière émission quotidienne d’informations de la journée sur la première chaîne de la télévision israélienne; ainsi que Rivka Bahiri et Menahem Peri, réalisateurs et présentateurs d’une émission hebdomadaire consacrée aux immigrants sur la première chaîne de la radio israélienne.

Le jury était formé de: Eli Eyal, journaliste et membre de l’Exécutif sioniste (responsable des activités sionistes en Israël); le Dr Dinah Goren, journaliste et chercheur sur les médias??, ancien membre de la direction de Kol Israël et de la Deuxième chaîne de télévision; Asher Weil, rédacteur en chef de la revue culturelle Ariel et membre du Vaad hapoel du Centre mondial des Bnei Brith; le Dr Mordehaï Naor, éditeur de Kesher, publication du Centre d’études du journalisme et des médias de l’Université de Tel-Aviv; enfin Dan Patir, commentateur politique et ancien conseiller du premier ministre.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

La panique-anthrax (la maladie du charbon) gagne Israël: plusieurs enveloppes suspectes ont été reçues, notamment, mercredi dernier, celle contenant de la poudre blanche adressée au commandant des forces de police de Natanya et expédiée pour analyse au laboratoire de biologie de Nes Ziona; au centre de tri de la poste de Tel-Aviv, deux enveloppes au même contenu ont également été testées. Un habitant d’Ashdod qui a ressenti de fortes démangeaisons après avoir réceptionné un colis en provenance de Hollande a été transporté au service des urgences de l’hôpital Kaplan, dont il a été libéré en peu de temps (sain et sauf). Le même jour, un avion en partance a été retenu à l’aéroport Ben-Gurion après qu’un passager ait trouvé de la poudre blanche sur la tablette face à son siège. Laquelle poudre a également été envoyée au laboratoire. L’avion a été immédiatement désinfecté et a pu décoller sans encombre. Cette alerte était la deuxième en deux jours consécutifs sur un vol d’El-Al. Mercredi dernier, des enveloppes suspectes parvenues dans les bureaux de députés, en l’occurrence Naomi Hazan et Yossi Sarid sont en cours d’analyse également. La poudre contenue par les premières enveloppes suspectes a été déclarée inoffensive par le laboratoire de Nes Ziona. Toutefois, le ministère de la Santé a émis des réserves: il faut attendre six jours pour s’assurer que le contenu de ces enveloppes ne contient aucune bactérie dangereuse – la bactérie du charbon n’étant pas la seule menace biologique de l’heure.

Le général Amos Malka, chef des services de renseignements, a révélé au cours d’une réunion de la Commission aux affaires étrangères et à la défense de la Knesset que les organisations terroristes ont déjà à plusieurs reprises tenté d’utiliser des substances toxiques dans leurs attentats, mais s’est refusé à révéler où et quand.

Quant à Shlomo Aharonishki, commandant général de la police, il a affirmé que «la maladie du charbon ne représente pas un danger réel en Israël,» encore que les forces de défense se préparent à toutes les éventualités, fortes de leurs expériences pendant la guerre du Golfe. La police, a affirmé Aharonishki, possède les moyens de vérifier le courrier suspect.

La mise au point d’un vaccin israélien contre la maladie du charbon a par ailleurs été annoncée au cours d’une réunion au ministère de la Santé en présence des dirigeants du réseau sanitaire israélien, des directeurs d’hôpitaux et des caisses-maladie. Le ministère de la Santé a ordonné l’accélération du rythme de développement de ce vaccin. À noter toutefois que dans les réserves d’urgence, l’antibiotique Ciprugis – à l’efficacité prouvée contre la maladie du charbon et d’autres infections bactériologiques – est quasiment en rupture de stock.


Israël va mettre ses connaissances et son expérience en matière de prévention du terrorisme à la disposition des compagnies d’aviation et des aéroports du monde entier. La chose a été convenue au cours d’une récente réunion de l’ICAO («International Civil Aviation Organization») à Montréal. Des équipes interprofessionnelles ad hoc seront chargées de concevoir des solutions originales et sophistiquées de prévention du terrorisme. Israël a promis d’apporter son aide dans ce domaine.


Depuis la semaine dernière une nouvelle taxe d’aéroport sera exigée des passagers des vols pour l’étranger des compagnies aériennes israéliennes – El Al, Arkia, Sun d’Or et Isra Air: un supplément de 8 dollars par escale. Cette taxe, approuvée par le gouvernement, s’inscrit dans l’effort national de renforcement de la sécurité aérienne.


Le ministère des Finances a récemment annoncé qu’il entendait envisager des moyens d’assurer le financement de programmes d’intégration d’immigrants qui n’ont pas été pris en compte dans le budget de l’année 2002. Il s’agit d’un projet d’envergure nationale d’intégration des immigrants éthiopiens et d’un plan de promotion de l’aliya en provenance des pays occidentaux, en particulier d’Argentine, de France et d’Afrique du Sud. Il y a trois mois, la commission conjointe de coordination (gouvernement et Agence Juive) a décidé de mettre en œuvre ces deux programmes en 2002; un mois plus tard, cette décision était adoptée par le gouvernement. Le projet national d’intégration des immigrants éthiopiens requiert un financement de 660 millions de dollars US répartis sur neuf ans. Quant au plan de promotion de l’immigration en provenance de pays occidentaux, la commission entend réviser sa politique concernant l’attribution d’une aide matérielle aux immigrants de pays nantis: «paniers-intégration», aides en matière de logement et d’emploi. Yuli Edelstein, vice-ministre de l’Intégration ne cache pas pour sa part ses inquiétudes concernant les coupes claires effectuées dans le budget de son ministère.


Mardi 16 octobre 2001: 15 ans qu’Israël est toujours sans nouvelles du navigateur Ron Arad. L’association qui porte son nom a demandé à tous les citoyens israéliens de suspendre un ballon bleu à leurs fenêtres en signe de solidarité avec les soldats disparus de Tsahal.

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NOUVELLES ÉCONOMIQUES

Répercussions de la récession économique: le manque à gagner de l’industrie touristique israélienne s’élève à 2,2 milliards de dollars pour la période qui s’étend de septembre 2000 à octobre 2001. Les recettes directes du tourisme durant cette période n’ont pas dépassé les 2 milliards, soit une baisse de 52 % par rapport à la période octobre 1999-septembre 2000. Les réservations sur les vols d’El Al pour la saison d’hiver (à compter du 15 octobre) ont diminué de 20 %. La compagnie nationale El Al a annoncé officiellement qu’elle entendait maintenir tous ses vols. Les réservations enregistrées sont effectuées par des groupes et par des missions de solidarité en Israël. Autre secteur où la récession se fait tout particulièrement sentir: les industries de pointe, qui ont licencié 18,4 % de leur personnel en septembre 2001. Des chiffres tout aussi alarmants ont été publiés par la société MIT, filiale de Manpower-Israël: le mois de septembre 2001 est le cinquième mois consécutif au cours duquel les offres d’emploi à des spécialistes de high tech ont diminué en moyenne de 20 %.


Le ministre des Finances Sylvain Shalom s’est prononcé pour la privatisation de la banque Leoumi par le biais de la Bourse de Tel-Aviv. Cette décision est intervenue suite à l’échec des tentatives de vente des actions de cette banque à un investisseur étranger. Dans un premier temps, l’État mettra en vente des paquets d’actions ne dépassant pas 5 à 15 % au maximum du stock. Rappelons que l’État d’Israël détient 42 % des parts de la banque Leoumi (dont 6 % sont réservées au personnel).


Au chapitre des transactions avec l’étranger: Al-Bad, fabricant israélien de non-tissés, a racheté pour la somme de 7 millions de dollars les 65 % des actions de la principale société allemande dans ce domaine. Le chiffre d’affaires annuel de cette société allemande atteint 60 millions de marks. La valeur boursière d’Al-Bad est de 130 millions de shekels.

Ofgal, filiale d’Elbit Systems, et Raphael (sigle hébraïque de l’Autorité israélienne au développement d’armements) a vendu à l’armée canadienne des dispositifs militaires de vision par imagerie thermique pour la somme de plus de 4 millions de dollars US. La transaction devrait déboucher sur des ventes supplémentaires atteignant 5 millions de dollars US. Les dispositifs de vision Hurricane ont été présentés pour la première fois la semaine dernière au cours de l’exposition «Microtech» de Tel-Aviv. Cet équipement qui permet une vision diurne et nocturne, est basé sur un système d’imagerie thermique qui n’exige pas de refroidissement. Il est considéré comme le plus efficace et le plus économique disponible à l’heure actuelle.

La société Image continue de s’imposer sur le marché des recensements de population. La semaine dernière elle a remporté l’appel d’offre lancé par Chypre. Elle fournira au ministère chypriote des Finances un logiciel de lecture et de traitement de formulaires remplis à la main. La transaction avec Chypre s’élève à un million de dollars. Image a déjà signé d’importants contrats de recensement de population avec l’Afrique du Sud, le Kenya, le Brésil et la Turquie.

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