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No 34 - 24 septembre 2000
24 Eloul 5760

 

RÉDUCTION DES PEINES DE PRISON INFLIGÉES AUX CONDAMNÉS JUIFS D’IRAN

LES FAMILLES DES ONZE JUIFS DISPARUS À LA FRONTIÈRE PAKISTANAISE DÉCIDENT D’INITIER UNE CAMPAGNE D’OPINION

Dans cette édition:
Pour faciliter l’intégration des Éthiopiens
Le nouveau centre communautaire de Moscou
Savez-vous que...
Les Justes des Nations de Biélorussie
Le centre communautaire de Bombay
L’école juive de Nijni-Novgorod
Un million de $ pour les Juifs ukrainiens
L’Expérience israélienne vue de Bakou
Être Juif à Berlin
De MetroWest au kibbouts
En hommage à l’aliya de Roumanie
«Otsma» à San Diego
Leonid Portnoy, parachutiste
Une semaine en Israël
Nu? un moteur de recherche
Aux J.O. de Sydney
Les slihot à Ben-Yakir
La recette de la semaine

Mme Julia Taft, sous-Secrétaire d’État américaine et Sallaï Meridor, en visite au Centre d’intégration de Mevasseret Sion, sont reçus par la famille Gadamo
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La cour d’appel de Téhéran a réduit les sentences des dix Juifs injustement accusés d’espionnage au profit d’Israël et des États-Unis. Les mois passés en détention seront décomptés. Ce procès, qui a entaché la politique de détente avec l’Occident initiée par le président iranien Mohammed Khatami, continue de soulever l’opposition de l’opinion publique internationale. Ainsi la Conférence des présidents des principales organisations juives a exigé la libération des Juifs innocents dès la publication du verdict définitif.

De même, l’avocat des accusés a communiqué mercredi dernier que les autorités iraniennes exercent des pressions sur lui afin qu’il reconnaisse la culpabilité de ses clients. Ronald Lauder et Malcolm Hoenlein ont pour leur part déclaré qu’ils considèrent le gouvernement iranien responsable de la sûreté des avocats, et ont fait appel aux autorités de ce pays pour qu’elles cessent leurs menaces et le chantage exercé contre la défense.

Le Sunday Telegraph londonien faisait état la semaine dernière de la disparition de 11 Juifs en quelques années, à proximité de la frontière qui sépare l’Iran du Pakistan. Leurs familles ont entamé une campagne d’opinion internationale au profit de leurs membres, tous disparus au moment où ils tentaient de quitter l’Iran.

Les familles sont convaincues que leurs proches croupissent dans des prisons, bien que les autorités iraniennes n’aient pas pour l’instant confirmé leur arrestation. Ce registre a été évoqué récemment au cours d’entretiens entre Malcolm Hoenlein et Mehdi Kharroubi, président du parlement iranien.

La semaine dernière, Sallaï Meridor a soulevé le sujet à Washington lors de ses entretiens avec des sénateurs et des membres du Congrès, notamment avec les sénateurs Levin et Feingold et avec un groupe de députés dirigé par MM. Gilman et Waxman. Le président de l’Agence Juive a briefé les personnalités américaines sur la situation critique des Juifs iraniens et d’autres communautés juives réprimées dans le monde, et les a exhortés à poursuivre leur action au profit de l’émigration vers Israël. S. Meridor a retracé les efforts investis par l’Agence Juive pour renforcer l’identité et l’unité du peuple juif. Les représentants américains ont pour leur part exprimé leur soutien aux activités de l’Agence Juive et à la liberté d’émigrer en Israël.

Dans cette édition:

L’AGENCE JUIVE, LE COMITÉ DE DISTRIBUTION DU JOINT ET LE MINISTÈRE DE L’INTÉGRATION SE MOBILISENT POUR VENIR EN AIDE AUX IMMIGRANTS D’ÉTHIOPIE

VISITE DE LA VICE-SECRéTAIRE D’éTAT AMéRICAINE AU CENTRE D’INTéGRATION DE MEVASSERET SION

Mme Julia Taft, sous-Secrétaire d’État chargée de la Population, des Réfugiés et des Migrants, en visite au Proche-Orient, s’est rendue en fin de semaine au Centre d’intégration de l’Agence Juive à Mevasseret Sion en compagnie de Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive et d’Aaron Abramovich, directeur général.

Au cours de sa visite dans ce centre d’intégration où sont hébergés 1187 immigrants originaires d’Éthiopie, la vice-secrétaire d’État américaine a pu constater le processus d’intégration en Israël et a été reçue par une famille récemment arrivée d’Éthiopie. Mme Taft a également rencontré Mahareta Baruch, diplômée de psychologie de l’Université de Haïfa et comédienne au Théâtre Cameri de Tel-Aviv, qui est arrivée en Israël en 1984, au moment de l’Opération Moïse.

Après cette visite au centre d’intégration, Mme Taft a été conviée à un déjeuner au «Beit Shalom» de Jérusalem auquel ont pris part le Pr Yuli Tamir, la ministre de l’Intégration, des membres de l’exécutif de l’Agence Juive, le rabbin Richard Hirsch et le directeur général de l’Agence Juive, Aaron Abramovich.

Soulignons que l’Agence Juive, le ministère de l’Intégration et le Comité de distribution du JOINT poursuivent leurs efforts conjoints pour améliorer les conditions de vie des immigrants éthiopiens. Le plan d’intervention mis au point par ces organismes a été présenté à l’ONAD (sigle de Overseas Needs Assessment and Distribution), comité d’évaluation des besoins et de distribution des ressources de l’Union des communautés juives nord-américaines, réuni à New York.

Alex Grass, président du Conseil des Gouverneurs de l’Agence Juive; Sallaï Meridor, président de l’Exécutif; Aaron Abramovich, directeur général de l’Agence Juive; Boris Maftsir, directeur général du ministère de l’Intégration et Michaël Schneider, vice-président exécutif du JOINT étaient présents à la réunion de l’ONAD. L’Agence Juive et le JOINT sont convenus de créer une commission conjointe chargée d’améliorer les prestations aux immigrants d’origine éthiopienne.

Dans cette édition:

LE NOUVEAU CENTRE COMMUNAUTAIRE DE MOSCOU

POUTINE: LE REGAIN DES VALEURS RELIGIEUSES RENFORCERA LA RUSSIE

«La renaissance de la communauté juive russe s’inscrit dans le regain généralisé des valeurs spirituelles et religieuses de tous les peuples de Russie. La diversité culturelle et la préservation des valeurs traditionnelles enrichit et diversifie notre existence et transforme la Russie en un pays fort et sûr de lui. Je souhaite que dans cet édifice, foyer de la communauté juive de Russie, vous puissiez mener des activités variées et dynamiques», a déclaré Vladimir Poutine au cours de la cérémonie d’inauguration du nouveau centre communautaire de Moscou qui s’est déroulée en présence de milliers de Juifs moscovites et de délégués de l’Association des communautés juives de la CEI, sous les auspices du mouvement Habad.

La construction du bâtiment de sept étages, le plus grand d’Europe orientale, a pris quatre ans.

L’édifice est érigé dans le quartier de Marina Rosche, sur le site même de la célèbre synagogue incendiée au début des années quatre-vingt-dix.

De nombreux dirigeants juifs de l’étranger étaient présents à la cérémonie, notamment les députés Natan Sharansky et Yitzhak Levy, respectivement ancien ministre de l’Intérieur et de l’Éducation; Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive; Mordekhai Eliahou, ancien Grand-Rabbin d’Israël; le rabbin Berel Lazar, grand-rabbin du mouvement Habad en Russie; Lev Levayev, homme d’affaires et philanthrope israélien qui préside l’Association des communautés juives de Russie. A la fin de la cérémonie, Chaim Chesler a remercié, au nom de l’Agence Juive, le président Poutine pour son soutien à la communauté juive de Russie. Les allocutions des personnalités ont été suivies par un programme artistique animé par les prestations de grands artistes juifs de Russie, des ensembles de rock et des chœurs juifs.

Karol Ungar, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, précise que le nouveau centre communautaire occupe une superficie de plus de 7000 mètres carrés. Au premier étage, un restaurant cacher et une salle de réception; les deuxième et troisième étages sont occupés par la plus grande synagogue des pays de la CEI (2200 places). Sur les lieux également un grand auditorium où peuvent être projetés des films et présentés des spectacles, une salle de sports, des salles d’informatique, une bibliothèque et des bureaux.

Le quartier de Maria Rosche où a été érigé le nouveau centre communautaire a une longue histoire juive. Pendant l’ère communiste, la synagogue de quartier ouverte en 1927 dans un petit édifice en bois, entretenait la flamme du judaïsme à Moscou. Les membres âgés de la communauté juive moscovite racontent qu’à l’époque elle jouait un rôle vital pour les Juifs de Moscou et accueillait des visiteurs prestigieux de l’étranger, notamment le Lubavitcher Rabbi Joseph Schneerson. En dépit des répressions soviétiques contre les Juifs, la synagogue resta ouverte, et au risque de se faire arrêter, de nombreux Juifs y suivaient des cours de judaïsme et d’histoire dans la clandestinité.

Ayant survécu au communisme, la synagogue fut gravement endommagée après la chute de l’empire soviétique. En 1991, les parois de bois partirent en fumée pour des raisons qui n’ont jamais été élucidées et que les membres de la communauté tiennent pour criminelles. Après de grands travaux de rénovation, une bombe explosa près de la synagogue en 1993, détruisant une nouvelle fois l’édifice. Cet attentat fut suivi en 1996 par deux tentatives d’incendie au plus fort de la campagne électorale, ce qui catalysa la décision de la communauté d’inclure une nouvelle synagogue dans le grand centre communautaire érigé à proximité.


Vladimir Poutine à l’inauguration du nouveau centre communautaire de Moscou

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 1383 olim sont arrivés en Israël la semaine dernière, dont 1226 des pays de la CEI et d’Europe de l’Est. Les autres sont originaires de France, Suisse, Belgique, Angleterre, Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Uruguay, Brésil, Venezuela, Bolivie, Costa Rica, Colombie, États-Unis et Canada.

  • 121 immigrants sont arrivés d’Inde au cours des sept premiers mois de l’année 2000, un record comparé aux 76 olim du sous-continent arrivés pendant la même période en 1999.

  • 329 touristes juifs participent à des programmes à long terme conçus par l’Agence Juive pour encourager l’aliya: ce programme prévoit d’informer les jeunes Juifs de tous les pays du monde sur les possibilités d’intégration en Israël, de resserrer leurs liens avec Israël et de renforcer leur identité.

  • 12 000 dollars US: c’est le montant de la subvention accordée par l’Agence Juive à un projet de l’Association «AKIM» des parents de handicapés mentaux. Ce projet prévoit la mise en place d’équipes de football formés de jeunes «normaux» et de handicapés.

  • 305 000 dollars US: c’est l’allocation versée par l’Agence Juive à l’Institut WUJS de promotion et d’intégration de jeunes universitaires, essentiellement des pays occidentaux. Le programme d’études de cet institut consiste en cinq mois et demi d’étude et de six mois de travail en Israël.

  • 225 000 dollars US: c’est le budget accordé par l’Agence Juive en l’an 2000 aux programmes de culture juive destinés aux élèves des oulpans d’hébreu et aux résidents des centres d’intégration de l’Agence Juive en Israël.

Dans cette édition:

LE MONDE JUIF

UN MONUMENT AUX «JUSTES DES NATIONS» DE BIÉLORUSSIE

Le premier monument européen consacré à perpétuer le souvenir de «Justes des Nations» a été inauguré récemment dans la ville de Portchye située dans la province de Puhovich, près de Minsk, la capitale de la Biélorussie. Pendant la Shoah, les habitants de cette ville sauvèrent quarante enfants juifs qui échappèrent à l’extermination des Juifs du ghetto de Minsk. À cette occasion, les rescapés ont rencontré les familles qui les ont cachés pendant cette sombre période.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Baruch Kamil, chef de la délégation de l’Agence Juive en Biélorussie; Hurst Winkelman, ambassadeur d’Allemagne en Biélorussie; Leonid Levine, président de l’Association des communautés juives de ce pays; de dirigeants des communautés juives locales qui ont pris une part active à l’édification de ce monument; de rescapés de la Shoah et d’officiels locaux. L’ambassadeur d’Allemagne qui a refusé de prononcer un discours, a avoué après la cérémonie avoir honte du comportement de ses concitoyens nazis.

Frida Reysman, qui parvint encore enfant à s’échapper du ghetto de Minsk et qui dirige à l’heure actuelle l’Association GILF, a déclaré que sur les quarante rescapés, seuls cinq sont encore en vie: quatre, dont elle-même, vivant à Minsk, le dernier aux États-Unis.

«Fin octobre 1943, les nazis s’apprêtaient à exterminer tous les Juifs du ghetto de Minsk, explique Frida Reysman. Nous étions décidés à tout tenter pour survivre. En pleine nuit, nous nous sommes sauvés en rampant sous les barbelés de la barrière allemande et nous nous sommes précipités à la gare de Minsk. Pendant trois jours nous sommes restés cachés dans des bouches d’égout, jusqu’à ce qu’un des enfants du groupe, Yossef Levine (qui vit actuellement aux États-Unis) nous proposa de nous conduire dans un endroit où nous pourrions nous cacher. Arrivés à Portchye, nous avons dit aux habitants de la ville qui nous étions, et ils nous ont accueillis immédiatement chez eux.»

«Portchye était occupée par les nazis, et en cas de dénonciation les habitants de la ville qui nous cachaient savaient qu’ils risquaient leur vie et la nôtre. Quand les nazis faisaient des perquisitions, les habitants nous transportaient en cachette dans une zone marécageuse qu’ils savaient inaccessible à l’armée allemande. Nous sommes des dizaines à devoir notre survie à ces Justes», poursuit Frida Reysman.

Selon les documents du Musée de Yad Vashem de Jérusalem, quelque 300 Justes des Nations vivent de nos jours en Biélorussie.

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LE CENTRE COMMUNAUTAIRE DE BOMBAY

L’an dernier, une cérémonie a marqué le premier anniversaire de l’inauguration du premier centre communautaire juif indien, le seul dans le sous-continent. Selon les dirigeants de la communauté juive indienne ce centre, auquel adhèrent quelque 400 membres, annonce un renouveau des activités juives en Inde.

Eliahou Jacob, représentant du JOINT en Inde et membre de la communauté majoritaire des Bené-Israël, est convaincu que ce centre communautaire bénéficie de son emplacement à la périphérie de la ville, où réside à l’heure actuelle la plupart des familles juives. Ce centre communautaire renforcera leur identité et mettra à leur disposition et à celle de leurs enfants des activités récréatives et éducatives. Précisons que la communauté des Bené Israël serait descendante de sept hommes et sept femmes originaires de Galilée rescapés du naufrage d’un bateau sur lequel ils fuyaient les persécutions de Titus en Palestine, avant la destruction du Deuxième Temple en 70 de l’ère chrétienne.

Selon E. Jacob, l’installation de jeunes couples juifs dans les quartiers périphériques de Bombay est révélatrice de la désaffection ambiante pour les structures familiales traditionnelles, longtemps restées garantes de la poursuite de la vie communautaire et facteur d’unité. A son sens, le nouveau centre communautaire - dont Jacob espère qu’il attirera dans un avenir proche un millier de participants - remplacera avantageusement la perte des structures familiales ancestrales.

Ce centre communautaire a été parrainé par l’Union des principales communautés juives d’Amérique du Nord sous l’égide du JOINT, et par la Fondation Weinberg. Rappelons qu’il y a 12 ans, le JOINT envoyait un détachement spécial de volontaires juifs chargés de vivre sur place et de mobiliser les Juifs locaux pendant une année entière. Ils y organisèrent des groupements de jeunes, des camps d’été, un programme spécialement réservé aux femmes de la communauté juive et publièrent même un journal.

Nombreux furent les Juifs indiens qui firent leur aliya après l’indépendance de l’État d’Israël, et nombreux aussi furent ceux qui émigrèrent aux États-Unis, en Angleterre et en Australie. La communauté juive actuelle recense 5500 membres, dont les 80% sont des «Bené Israël». La plupart des Juifs indiens vivent à Bombay et dans sa périphérie, en particulier à Thane, localité située à 35 km de la ville. Il reste une petite communauté à Cochin, dans l’État de Malabar, dont les ancêtres arrivèrent d’Europe et du Proche-Orient il y a mille ans, ainsi qu’une communauté des «Bagdadis», Juifs irakiens qui s’installèrent en Inde vers la fin du XVIIIe siècle. Bombay recense à l’heure actuelle huit synagogues ouvertes au public, dont une du mouvement massorati et un temple réformé.

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UNE COOPÉRATION FÉCONDE ENTRE LE MOUVEMENT HABAD ET LE MINISTÈRE RUSSE DE L’ÉDUCATION

La ville de Nijni-Novgorod en Russie centrale a célébré la semaine dernière l’inauguration de sa première école juive depuis la révolution bolchévique. Avec ses 70 élèves, cette école parrainée par la fondation «Or Avner Habad», a été homologuée par le ministère russe de l’Éducation. Au programme: l’intégralité des matières enseignées dans les écoles publiques russes, en plus des matières juives.

Étaient présents à la cérémonie d’inauguration: Olga Levayev, épouse de l’homme d’affaires et philanthrope israélien Lev Levayev, principal donateur de la fondation «Or Avner»; Yossef Yovel, délégué de l’Agence Juive à Nijni-Novgorod; Eduard Chuprak, président de la communauté juive de la ville; et le rabbin David Mondstein, délégué de «Or Avner» à New York, ainsi que de nombreux rabbins et activistes de la communauté juive de la ville.

Yossef Yovel rapporte qu’il s’emploie à mettre en œuvre plusieurs projets conjoints d’activités dans cette école, notamment l’utilisation de la salle d’informatique pour les activités du Club de jeunes de l’Agence Juive auxquelles participent d’ores et déjà la majorité des élèves de cet établissement. Y. Yovel précise que cette semaine est prévue l’ouverture d’un centre de préparation aux études en Israël.

Cette école est l’un des cinquante établissements scolaires juifs récemment inaugurés par la Fondation Or Avner Habad dans tous les pays de la CEI. Ces établissements, qui conjuguent études générales et kodech, proposent des repas de midi cacher et une aide aux familles nécessiteuses.

Le délégué de l’Agence Juive souligne que la communauté de la ville est très active. Récemment, elle s’est réjouie de l’arrestation de vandales qui avaient profané le cimetière juif. En effet, onze jeunes délinquants ont avoué avoir détruit des tombes juives «pour s’amuser»... Comme il s’agit de mineurs, les parents de ces délinquants ont été condamnés à réparer à leurs frais les dommages causés.

Nijni-Novgorod, l’ancienne Gorki, située sur les rives de la Volga, est la troisième agglomération urbaine de Russie. Elle recenserait 8000 Juifs selon les statistiques du Département de l’ex-Union soviétique de l’Agence Juive, sur une population totale de 2,5 millions d’habitants.

L’Agence Juive y gère plusieurs clubs de préparation à l’aliya, des cours intensifs d’hébreu fréquentés par 170 élèves, un club de jeunes auquel adhèrent 200 membres, des camps d’été et d’hiver où des centaines d’enfants juifs de la ville et de ses environs passent leurs vacances. Depuis le début de l’année 2000, 600 olim originaires de Nijni-Novgorod sont venus s’installer en Israël.

Dans cette édition:

LANCEMENT À MONTRÉAL D’UNE CAMPAGNE DE COLLECTE D’UN MILLION DE DOLLARS AU PROFIT DES JUIFS D’UKRAINE

L’Appel Juif Unifié de Montréal a lancé fin août dernier une campagne de collecte d’un million de dollars au profit de la communauté juive d’Ukraine en présence d’Avi Pazner, président mondial du Keren Hayessod. Total des fonds en provenance de la communauté juive de Montréal que l’Appel Juif Unifié souhaite recueillir: 37 millions de dollars.

Le «Projet Kieskaya» a pour visée d’alléger le sort des membres démunis de la communauté juive d’Ukraine et d’encourager les jeunes à immigrer en Israël. Les donations seront consacrées à des maisons de retraite, à des colis de nourriture et de médicaments pour personnes âgées, à des repas dans les soupes populaires, à des équipements paramédicaux (fauteuils roulants et aides visuelles et auditives), à des fêtes et des chabbatot, enfin à des bourses d’études en Israël.

Les Juifs d’Ukraine, en particulier ceux qui résident en province, sont extrêmement démunis. Mark Gold, co-président de ce projet d’assistance a déploré leurs conditions de vie l’an dernier au cours d’une visite en Ukraine, tout en se réjouissant de la prise de conscience de l’identité juive des jeunes grâce aux activités organisées par l’Agence Juive. Avec une aide étrangère adéquate, ces jeunes pourront bénéficier de meilleures conditions de vie en Israël. Selon Gold, la situation est particulièrement critique dans les environs de Kiev, où l’Agence Juive et le JOINT ont initié des projets d’aide humanitaire et éducative.

Barbara Malov, 20 ans, qui poursuit ses études supérieures à l’Université Ben-Gurion, est arrivée en Israël sous l’égide du programme Na’aleh. Elle a achevé en Israël ses études secondaires et reconnaît que l’Agence Juive a changé sa vie: «J’ai appris ici que le mot de Juif n’est pas une insulte. Être Juif en Israël, c’est posséder une langue, des traditions et des amis juifs.»

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RETOUR À BAKOU APRÈS UN SÉJOUR EN ISRAËL

Le club de jeunes de l’Agence Juive de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, a organisé une soirée pour trente de ses adhérents frais émoulus de leur «Expérience israélienne», en présence de plus de 120 personnes venues écouter les récits de voyage de ces jeunes, leurs parents notamment.

Selon Shlomo Azrov, délégué de l’Agence Juive à Bakou, les jeunes considèrent cette visite en Israël comme une expérience inoubliable et souhaitent la réitérer. Leurs parents ont exprimé leurs remerciements à l’Agence Juive et à la mairie de Richon Letsion qui a accueilli ces enfants. Une des mères a dit: «Vous avez épargné à mon fils un été chaud et ennuyeux».

Shlomo Azrov précise que l’Agence Juive a l’intention de créer un club spécial pour ces jeunes et leurs familles, où leur seront exposés les programmes éducatifs de l’Agence Juive et grâce auquel ils pourront rester en contact avec les familles dont les enfants poursuivent leurs études en Israël.

Ces adolescents de 15 à 17 ans ont visité Israël sous l’égide d’un projet conjoint de l’Agence Juive et de la mairie de Richon Letsion. Ils ont été hébergés au village de jeunes Nahalat Yehuda de la WIZO, ont fait des excursions dans toutes les régions d’Israël, visité des musées, des bases militaires et des établissements scolaires. Ce projet a été initié par Méir Nizan, maire de Richon Letsion, qui, au cours d’un voyage organisé en début d’année dans les pays de la CEI par l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord, s’était rendu dans un camp d’hiver de l’Agence Juive à proximité de Bakou et avait été si favorablement impressionné par les activités des jeunes Juifs de ce camp qu’il les invita à séjourner dans sa ville.

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ÊTRE JUIF À BERLIN

Au début de la semaine dernière, des centaines de visiteurs juifs et non juifs se sont rendus à la Foire organisée en plein air à proximité du centre communautaire juif de Berlin. Une bonne partie d’entre eux prenaient pour la première fois de leur vie connaissance de la culture et des traditions culinaires juives et israéliennes. Dans les stands de souvenirs, on trouvait des T-shirts, des livres et des slogans juifs, le fond sonore étant assuré par des groupes chantant en hébreu et en yiddish, par un orchestre kleizmer de soul-music juive et des danses dans les rues.

Anat Carmel-Kagan, déléguée de l’Agence Juive à Berlin, rapporte que parmi les stands installés par des organisations juives et israéliennes se trouvaient ceux de l’Agence Juive, du Keren Kayemet, des mouvements religieux, de la WIZO, de l’hôpital juif «Maccabi» et du journal juif local Jewish Weekly. Les stands de l’Agence Juive ont fourni de la documentation en anglais, hébreu et allemand, sur l’emploi, le logement et l’éducation en Israël, de même que sur les oulpans-kibbouts, les programmes de volontariat tels que «Sarel» et «Na’aleh» pour les lycéens.

La déléguée de l’Agence Juive a été agréablement surprise par l’intérêt du public pour Israël et pour les traditions juives. Cette Foire s’est tenue à Berlin-Est, à proximité de la nouvelle synagogue Tocholski qui fut inaugurée en 1866 en présence de Bismarck et fut détruite par les nazis en 1938. Sa façade a été restaurée récemment afin de préserver son style architectural.

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DE METROWEST À UNE «EXPÉRIENCE ISRAÉLIENNE» AU KIBBOUTS

Dix familles du New-Jersey ont récemment achevé deux semaines de vacances à la campagne en Israël. Elles ont été accueillies par le kibbouts Kfar-Hanassi sous l’égide du programme «Aventure familiale au kibbouts» que parraine la Fédération juive de MetroWest pour la quatrième année, et qui combine visite touristique en Israël, étude des sources juives et séjour au kibbouts.

«Certaine personnes préfèrent des solutions de ce genre, qui leur donnent la possibilité de côtoyer des Israéliens, plutôt que de séjourner dans des hôtels où ils ne rencontrent que d’autres touristes», souligne Joe Eastern de MetroWest, qui a été particulièrement ému de la solidarité partagée avec les membres du kibbouts, notamment au moment des offices religieux, de rite semblable au sien. «Vous êtes là, loin de chez vous, et pourtant, c’est là que vous trouvez les gens qui vous sont le plus proches.»

Le groupe a également visité la localité d’Ofakim dans le Neguev, de même que des mochavim de la région Ofakim-Merhavim jumelée à MetroWest sous l’égide du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive et de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord. Dirigés par Amir Shacham, représentant de MetroWest en Israël, les participants se sont rendus compte de la variété des activités menées sous l’égide de Partnership 2000: cours d’appoint pour élèves de familles nécessiteuses, activités musicales et artistiques, centre de tennis, centre d’informatique et d’internet, et la liste n’est pas exhaustive.

Dans cette édition:

UN HOMMAGE AUX IMMIGRANTS DE ROUMANIE

Un tribut a été rendu au Centre Einav de Tel-Aviv aux anciens et récents immigrants originaires de Roumanie, avec la participation des principaux artistes israéliens d’origine roumaine. Cette soirée est parrainée conjointement par l’Agence Juive, l’ambassade de Roumanie en Israël et l’Association des immigrants originaires de Roumanie et par Pro-TV, la chaîne internationale de la télévision roumaine, venue en Israël préparer une émission sur l’intégration des immigrants roumains en Israël.

Depuis l’établissement de l’État d’Israël, 274 000 olim de Roumanie sont venus s’installer en Israël, chiffre qui arrive immédiatement après celui de l’immigration en provenance des pays de la CEI. Selon Tova Bin Nun, déléguée de l’Agence Juive en Roumanie, 2000 Juifs roumains sont arrivés au cours des sept dernières années, âgés de moins de 45 ans pour 75% d’entre eux. Il reste à l’heure actuelle 13 000 Juifs en Roumanie, dont les trois quart ont plus de 60 ans.

Les plus grands artistes israéliens d’origine roumaine se sont produits au cours de cette soirée: Rosina Cambos, comédienne célèbre des théâtres Cameri et Habima, le comédien Carol Marcovici qui s’est produit dans Les Misérables; l’actrice de théâtre yiddish Monica Vardimon; la comédienne Ady Lev du théâtre Guesher; la vedette du théâtre Lessin et de la télévision israélienne Rafi Tavor; le célèbre violoniste Mirel Reznik et sa sœur, la pianiste Miriam Reznik; le compositeur Dubi Zeltzer; le saxophoniste Peter Wertheimer, et le grand guitariste Baldi Olier. La soirée a été animée par Moscu Alcalay, acteur du Cameri.

La soirée, enregistrée par la télévision roumaine, qui a initié une série de reportages sur l’intégration des Roumains dans tous les pays du monde, sera diffusée en Roumanie la veille de Roch Hachana. L’émission fera la rétrospective de la contribution de l’aliya de Roumanie à la culture, la politique, l’économie et la religion de la société israélienne.

L’équipe de la télévision roumaine va interviewer des chercheurs, des ingénieurs, des officiers de Tsahal, des rabbins et de personnalités politiques d’origine roumaine, tels Colette Avital, Meir Rosen, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis ou Sando Mazor, ancien vice-commandant en chef de la police israélienne. La télévision roumaine entend également procéder à une rétrospective des grands chantiers de construction, et interviewer des ouvriers roumains en Israël.

Cet hommage à la communauté roumaine d’Israël a été rendu en présence de Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, de l’ambassadeur de Roumanie en Israël Marina Stoika et de l’ancien député Yitzhak Artzi, père du chanteur Shlomo Artzi.

Dans cette édition:

L’ENSEIGNEMENT DU LEADERSHIP PAR L’AGENCE JUIVE ET LA FÉDÉRATION JUIVE DE SAN DIEGO

Allen Berezovsky de la Fédération juive de San Diego est arrivé le mois dernier en Israël pour y effectuer dix mois de volontariat sous l’égide du projet «Otsma», que mènent conjointement l’Agence Juive, l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord et le Forum israélien.

Né en ex-Union soviétique et diplômé de l’Université de Georgetown à Washington, Berezosky est l’un des 81 Juifs de 20 à 24 ans représentant 28 Fédérations juives américaines, arrivés en Israël pour 10 mois de formation au leadership, au volontariat et au partenariat.

Grâce au financement de la Fédération juive de San Diego, Berezovsky va compléter son éducation en Israël, investiguer la société israélienne et même se livrer à des travaux manuels. Entre autres, le projet «Otsma» vise à insuffler à de jeunes leaders l’importance des liens entre Israël et la Diaspora.

Il y a douze ans, avant d’émigrer à San Diego, Allen ne connaissait rien du judaïsme. La seule chose qu’il en savait, c’était la mention «Juif» sur sa carte d’identité soviétique, au même titre que ses camarades de classe étaient alors «Russe», «Ukrainien» ou «Ouzbèke». Ses parents étaient totalement éloignés du judaïsme.

Quand il arriva à San Diego, il fut inscrit à l’école Habad de la ville où il apprit l’anglais et l’hébreu et se prépara à célébrer sa bar-mitsva. Deux ans plus tard, il poursuivait ses études à la Jewish Academy de San Diego, grâce à la bourse spéciale d’études qui lui fut accordée. Il est reconnaissant de sa scolarité dans des institutions juives à ses parents et à la communauté de San Diego. Puis ce fut l’Université de Georgetown (Washington) où il a obtenu son diplôme en gestion financière et études religieuses, et où il prit rapidement la tête du minian (quorum de dix hommes) de la synagogue de l’université. Animateur pendant deux ans des camps Ramah, il a passé six semaines l’été dernier à diriger des activités de la Fédération juive de San Diego.

Dans cette édition:

LEONID PORTNOY, PARACHUTISTE

Le rêve de Leonid Portnoy, 21 ans, est enfin réalisé. Dans son Ukraine natale, il rêvait d’être enrôlé dans les rangs de Tsahal et d’être parachutiste. Ce mois-ci il a terminé avec la mention «excellent» son cours de parachutiste et a été nommé à la tête de l’unité où il a effectué une partie de son service militaire.

Leonid est arrivé seul d’Ukraine en 1998 sous l’égide d’un programme d’oulpan au village de jeunes de Nitsana de l’Agence Juive. Un vendredi soir, le commandant de l’unité de Tsahal positionnée près de Nitsana se rendit au village. Leonid le prit à part et lui dit qu’il rêvait de devenir parachutiste. Le commandant l’encouragea par ces mots: «Avec ta motivation, et dans la mesure où tu satisfais les critères d’admission au cours de paras, tu as toutes les chances d’y parvenir.»

Incorporé en mars 1999, il ne fut pas admis dans une unité combattante, à sa grande déception. Et après des démarches pénibles, avec l’aide du commandant de l’unité des paras, il fut incorporé, acheva ses cours avec mention et obtint le béret rouge dont il rêvait. Leonid, qui vit seul en Israël, continue de passer ses fins de semaine à Nitsana.

«Quand sa petite amie Tanya, elle-même lauréate du programme «Selah» de l’Agence Juive, nous a raconté qu’il s’apprêtait à recevoir sa distinction, nous avons décidé de lui faire une surprise. Tous les immigrants du village de Nitsana, y compris les étudiants du programme Selah arrivés quelques jours auparavant et les élèves adultes de l’oulpan, sont venus avec nous assister à la cérémonie de fin de cours. Il fallait voir ces jeunes immigrants hurler de joie!», nous raconte David Palmach, directeur du village de jeunes de Nitsana.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

De gros efforts sont investis à Washington pour concocter une nouvelle proposition de conciliation entre les délégations israélienne et palestinienne en vue du nouveau sommet Clinton-Barak-Arafat prévu avant Roch Hachana. Le Premier ministre israélien Ehud Barak, qui a annoncé mardi dernier sa décision d’interrompre les pourparlers avec les Palestiniens, a changé d’avis le jour même. De son côté, Yasser Arafat a déclaré à une délégation de la Ligue antidiscriminatoire américaine que même si aucun accord n’était signé, il ne cautionnerait aucune manifestation de violence.


Approbation cette semaine du budget de l’année 2001: 240, 137 milliards de shekels et des registres privilégiés: l’éducation, les infrastructures et l’amoindrissement des fractures socio-économiques. Impression générale: la faiblesse de la coalition actuelle met en question le soutien des députés au moment du vote à la Knesset.


Le Premier ministre Ehud Barak accélère le rythme de mise en œuvre de son projet de réforme civile, annonçant son intention d’autoriser la circulation aérienne de la compagnie nationale El Al pendant le chabbat et les fêtes. Quant à Haïm Ramon, ministre de l’Intérieur, il espère parvenir à entériner cette semaine la suppression de la mention Leom («nation», «communauté») figurant sur la carte d’identité des Israéliens.


Au début de la semaine dernière, deux Juifs ont été poignardés dans le quartier hiérosolymitain de Neve Yaacov. Pour la police, il s’agirait vraisemblablement d’attentats nationalistes.


Un bébé de trois mois a été kidnappé la semaine dernière pendant que sa mère extirpait sa poussette du porte-bagages de sa voiture. Le voleur, qui a démarré avec le bébé à bord, a appelé la police six heures plus tard en indiquant l’endroit où il avait abandonné le véhicule et le nourrisson - au poste de contrôle Aram, entre Jérusalem et Ramallah.

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CULTURE ET SPORTS


Au Festival international Mikhoels de Moscou, de droite à gauche: Natan Meron, nouvel ambassadeur d’Israël en Russie et son épouse; Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive; Michaël Gluz, directeur du Festival Mikhoels de Moscou et Amos Lahat, directeur général du Département de l’ex-Union soviétique à l’Agence Juive

CONNEXION ÉLECTRONIQUE ENTRE LES COMMUNAUTÉS JUIVES

Un nouveau moteur de recherche sur les sites web juifs intitulé Nu? a récemment été introduit par l’Agence Juive afin de servir les communautés juives du monde entier. Non commercial, donc sans publicité, ce portail est l’un des plus rapides au monde, avec plus de 1000 liens internet.

Le moteur de recherche propose d’inscrire automatiquement en quelques heures toute personne ou institution ayant ouvert un site web juif spécifiquement juif. En outre, le Centre de ressources de l’Agence Juive propose un site exclusif de géographie biblique et un autre sur l’histoire du peuple juif faisant la nomenclature, année par année, de tous les événements marquants à compter de l’année 69 de l’ère chrétienne.

Adresse de Nu?: www.jewishsites.com

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SYDNEY 2000: DU POINT DE VUE JUIF

Pour la première fois au monde un nageur israélien est arrivé en finale des J.O.: Eitan Urbach, 23 ans de Haïfa s’est qualifié pour la finale du 100 m dos aux J.O. de Sydney. La médaille d’or de cette compétition a été remporté par Lenny Krayzelburg, 24 ans, juif américain, champion du monde du 100 m dos, originaire d’Odessa (Ukraine) et immigré en 1989 à Los Angeles avec sa famille.

Le maire de Jérusalem, Ehud Olmert, l’a rencontré à Sydney et l’a invité à participer à la 16ème Maccabiade, en juillet 2001. Krayzelburg a promis de faire tout son possible pour y participer, même si les championnats du monde de natation se déroulent à la même période. A noter que la cérémonie d’ouverture des Maccabiades auront lieu le 16 juillet 2001 au stade Teddy de Jérusalem.

Michaël Jankelowitz, qui assure la liaison entre l’Agence Juive les médias étrangers, précise que le tennisman australien Sacha Elterman, qui fut grièvement blessé par l’effondrement du pont sur le Yarkon en juillet 1997, a été invité à allumer le flambeau de la prochaine Maccabiade à Jérusalem. Pour l’instant, il n’a pas répondu à l’invitation.

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LES SLIHOT À BEN-YAKIR

Les offices des slihot (prières de pénitence qui précèdent les Fêtes austères - Roch Hachana et Yom Kippour) ont commencé la semaine dernière au village Ben-Yakir de l’Agence Juive. Elles sont prononcées conformément au rite sefarade, à partir de 06 h 30 et se poursuivront jusqu’à Kippour.

Selon Yossi Krotheimer, directeur de l’institution, les jeunes garçons hébergés au village n’apprennent pas seulement à prier, ils chantent et gèrent les affaires de la synagogue. Ils iront pelèriner sur les tombes des saints de Merom et Safed, et le soir de fête tremperont de la pomme dans du miel au kibbouts Manara.

Au village de Ben-Yakir (Emek Hefer), vivent de jeunes garçons de 12 à 15 ans, dont les trois-quarts sont des immigrants - originaires d’Éthiopie et des pays de la CEI. 20% des pensionnaires sont natifs d’Israël. Ils sont tous issus de familles nécessiteuses et la médiocrité de leurs résultats scolaires leur a ôté toute confiance en eux.

La direction du village investit beaucoup d’énergie dans l’éducation, le bien-être psychique et l’enrichissement culturel de ses pensionnaires, notamment en musique, arts plastiques, communications, échecs, sports et informatique.

Récemment un Centre scientifique et informatique a été établi à Ben-Yakir grâce à une donation de l’Appel Juif Unifié de Fall River: il est équipé de 28 ordinateurs offerts par la Fondation Pratt d’Australie. Ben-Yakir est également parrainé par la WIZO-Canada et l’a été par la Fédération juive new-yorkaise.

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LA RECETTE DE LA SEMAINE

GATEAU AU MIEL

La version juive du pain d’épice préparé pour Roch Hachana, pour mieux souhaiter une année douce à tous ceux que vous aimez.

Ingrédients

2/3 de verre d’eau (de thé ou de café)
2/3 de verre de sucre
2/3 de verre de miel
2 verres de farine
une pincée de sel
2 cuillerées à soupe de levure chimique
1 verre de fruits secs: raisins secs, noix, abricots séchés, amandes, etc.
1/2 cuillerée à café de cannelle
1/2 cuillerée à café de clou de girofle
2 œufs
1/3 de verre d’huile

Préparation

  • Mélanger l’eau (le café ou le thé) avec le sucre et le miel dans une petite casserole à feu doux.

  • Mélanger la farine, le sel et la levure dans un saladier, creuser un puits, verser les fruits secs et les épices. Ajouter l’appareil précédent et bien mélanger, puis ajouter les œufs et l’huile et continuer de malaxer jusqu’à l’obtention d’une pâte moelleuse.

  • Verser dans un grand moule à cake (ou dans deux petits moules) recouvert de papier aluminium bien graissé. Enfourner à four moyen (150 degrés) pendant 45 à 55 minutes. Vérifier la cuisson à l’aide d’une lame de couteau.

Si vous aimez le pain d’épice de couleur foncée, remplacez l’eau par du thé, du café ou ajoutez à la pâte une cuillerée à soupe de cacao. Vous pouvez aussi remplacer les fruits secs par des pépites de chocolat. BON APPETIT!

Beteavon!

BIENTÔT ROCH HACHANA

Envoyez gratuitement par l’internet des cartes de vœux de l’Agence Juive à vos parents et amis en cliquant sur:


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