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No 33 - 17 septembre 2000 17 Eloul 5760

 

APRÈS L’APPEL, LE VERDICT DE LA COUR DE TÉHÉRAN EST ATTENDU AVEC INQUIÉTUDE

Dans cette édition:
Un NON des sénateurs américains
Des ambassadrices du peuple juif
La grande synagogue de Dniepropetrovsk
Savez-vous que...
La communauté juive de Biélorussie enfin pacifiée
Un service national en Allemagne
Le club de jeunes de Birobidjan
Ukraine-New Jersey
La prévention de la cécité
Contribution de lycéens israéliens à l’intégration d’immigrants
Israël et la Diaspora
Une fondation de bourses pour femmes
Une semaine en Israël
Le Festival Mikhoels de Moscou
Tel-Aviv-Los Angeles
Au palmarès du judaïsme d’Amérique latine
La recette de la semaine
Vos cartes de vœux pour Roch hachana

Les étudiantes de l’École normale Beth Hannah de Dniepropetrovsk avec le président de l’État Moshé Katsav et le philanthrope Lev Levayev (à droite)
Photo: Joe Malcolm
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Les Juifs du monde entier attendent avec impatience la publication du verdict de la cour d’appel de Téhéran relatif à leurs coreligionnaires iraniens injustement condamnés pour espionnage. Selon les pronostics des dirigeants juifs américains, leurs peines seront vraisemblablement allégées et sur les dix condamnés, trois seraient prochainement libérés. Les manifestations d’étudiants devant les ambassades d’Iran, à Londres et dans d’autres capitales occidentales, n’ont pas cessé pour autant.

La semaine dernière, Malcolm Hoenlein, vice-président de la Conférence des présidents des principaux organismes juifs américains, s’est entretenu avec Medhi Karroubi, président du parlement iranien, l’Iran multipliant à l’heure actuelle ses tentatives de rapprochement avec les pays occidentaux et, conscient de l’impact négatif produit par le procès de Shiraz, s’efforce de courtiser la communauté juive américaine.

Au cours de son entretien avec Mehdi Karroubi, Malcolm Hoenlein a évoqué le sort de onze enfants juifs disparus à proximité de la frontière irano-pakistanaise et portés disparus par les autorités iraniennes. Selon des témoignages en provenance de détenus récemment libérés des geôles iraniennes, ces enfants seraient détenus dans des prisons sans autre forme de procès. Le président du parlement iranien a promis à Hoenlein d’enquêter sur l’affaire, mais pour l’heure, aucune information nouvelle n’est parvenue en Occident.

Une autre rencontre a eu lieu la semaine dernière à New York entre des membres du Congrès américain et des délégués iraniens à l’Assemblée générale du millénaire de l’Onu. Gary Ackerman, membre du Congrès, a préconisé la libération immédiate des dix prisonniers juifs injustement condamnés pour espionnage.

Dans cette édition:

L’AIPAC - LE LOBBY PRO-ISRAÉLIEN AU CONGRÈS AMÉRICAIN - REND HOMMAGE AUX SÉNATEURS OPPOSÉS À LA PROCLAMATION UNILATÉRALE D’UN ÉTAT PALESTINIEN

Des sénateurs et membres du Congrès américains ont mis en garde contre le fait qu’une déclaration unilatérale d’indépendance par Yasser Arafat risque de remettre fondamentalement en cause les relations entretenues par les États-Unis avec l’Autorité palestinienne ainsi que l’aide économique américaine. Cette mise en garde a fait l’objet d’une lettre envoyée mercredi dernier au président Clinton par un groupe de sénateurs dirigé par le leader de la majorité républicaine Trent Lott et le leader de la minorité démocrate Thomas Daschle.

Signée par ces deux personnalités, cette lettre souligne qu’une déclaration d’indépendance palestinienne déclarée unilatéralement exprimerait un retrait des négociations de paix, se traduirait par une escalade de la tension entre Israël et l’Autorité palestinienne et déboucherait sur une recrudescence de la violence dans la région. Les auteurs de cette lettre évoquent également les récentes menaces proférées par les Palestiniens contre les localités israéliennes situées dans des territoires qu’ils revendiquent: «C’est pourquoi nous vous demandons de réitérer à Arafat l’opposition américaine à une déclaration unilatérale d’indépendance de l’État palestinien. Il doit comprendre qu’un acte de cette nature provoquerait des réactions internationales, notamment une révision des relations américaines avec l’Autorité palestinienne.»

Tim Wuliger, président de l’AIPAC (sigle de American Israel Public Affaires Committee) a tenu à remercier les sénateurs. Rappelons qu’une loi a récemment été votée au Congrès dénonçant toute déclaration unilatérale d’indépendance d’un État palestinien. Auquel cas, l’aide américaine serait interrompue et le président des États-Unis demanderait à l’ambassadeur des États-Unis à l’Onu de s’opposer à l’admission de la Palestine dans la communauté des Nations.

Dans cette édition:

Le président de l’État Moshé Katsav et le président de l’Agence Juive Sallaï Meridor se déclarent favorables à des projets de renforcement de l’unité du peuple juif

DES AMBASSADRICES DU PEUPLE JUIF

Vingt-et-une étudiantes de l’Institut «Beth Hannah» de Dniepropetrovsk (Ukraine) qui ont achevé un cycle de quatre mois de formation en Israël, ont été récemment reçues à la résidence présidentielle de Jérusalem. Ce stage de formation s’inscrit dans un cursus de quatre ans d’enseignement de l’hébreu et de matières juives dans les écoles juives des pays de la CEI.

Au début de la semaine dernière, Moshé Katsav, président de l’État d’Israël et Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, se sont accordés pour promouvoir de concert des projets de renforcement de l’unité du peuple juif, de promotion du sionisme et d’encouragement de l’aliya. Ils sont également convenus de se rencontrer périodiquement pour se mettre respectivement au courant de la situation des communautés juives, et ont chargé le directeur général de la présidence, Arieh Shumer, et le directeur général de l’Agence Juive Aharon Abramovich, d’identifier les domaines exigeant une intervention immédiate.

L’Institut Beth Hannah de Dniepropetrovsk a été créé il y a cinq ans grâce à la générosité de l’homme d’affaires israélien Lev Levayev, président de la fondation «Or Avner». Cette fondation, qui investit 6 millions de dollars par an au profit d’établissements éducatifs juifs dans les pays de la CEI, a été spirituellement initiée par le célèbre Lubavitcher qui, il y a une dizaine d’années, a demandé à Levayev de s’occuper des Juifs soviétiques. Le programme de formation de cet établissement est parrainé par l’Agence Juive, le ministère de l’Éducation, le Bureau de liaison, le Projet conjoint d’éducation juive et sioniste, et l’École normale «Orot Israël».

Les futures enseignantes ont effectué leur stage en Israël au terme de trois années d’études à «Beth Hannah». Elles ont visité toutes les régions d’Israël, ont approfondi leurs connaissances de la langue hébraïque et du judaïsme, de la société et de la démocratie israéliennes. Elles rentrent cette semaine en Ukraine où elles entameront une dernière année d’études avant d’être employées par des écoles juives et des jardins d’enfants dans tous les pays de la CEI. Au terme de quelques années d’enseignement, elles feront leur aliya et seront intégrées dans le réseau scolaire israélien.

Uri Ohali, directeur de la Section de l’éducation formelle dans l’ex-Union soviétique, souligne que le programme de Beth Hannah et d’autres du même genre également parrainés par l’Agence Juive ont pour visée de former des enseignants locaux qui parlent la langue de leurs élèves, ont acquis de vastes connaissances du judaïsme et du sionisme et sont conscients de l’importance de leur mission.

S’adressant aux jeunes filles, Amos Hermon, président du Comité à l’éducation de l’Agence Juive, a déclaré: «Désormais, vous n’êtes plus seulement des enseignantes d’identité, de matières et de traditions juives, vous êtes aussi des ambassadrices de l’État d’Israël auprès des communautés où vous travaillerez. Vous devez dire aux Juifs de ces communautés qu’un seul petit pays au monde est leur patrie - l’État d’Israël.»

Le président Moshé Katsav a déclaré que si l’établissement de l’État d’Israël est sans conteste la principale réalisation du peuple juif au cours des deux derniers millénaires, des dangers menacent son avenir, notamment l’assimilation.

Lev Levayev a demandé au président Katsav d’intervenir auprès du Premier ministre pour que soient accrus les budgets consacrés à l’éducation juive en Diaspora: «L’éducation juive dans les pays de la CEI est la meilleure du monde juif, elle est meilleure que l’israélienne, l’américaine, meilleure que partout dans le monde.» Levayev a ajouté que le judaïsme américain est en état de désintégration parce qu’il n’a pas suffisamment investi dans l’éducation juive. En revanche, l’assimilation dans les pays de la CEI est en recul, grâce aux investissements en structures éducatives effectués par l’Agence Juive, le ministère de l’Éducation et le Bureau de liaison.

Beth Hannah est un internat où sont accueillies des étudiantes de toute la CEI. C’est le cas de Lena Marokhnenko de Tutiev, ville située à 1500 km de Dniepropetrovsk, dont un oncle avait lu dans la presse locale une annonce publicitaire sur cette École normale. Lena avoue qu’avant d’entamer ses études, elle ne savait pas un mot d’hébreu, n’avait aucune idée des fêtes juives ni même du nom des villes israéliennes.

Dans cette édition:

« MON RÊVE EST QUE LES JUIFS REVIENNENT EN UKRAINE» DÉCLARE LE PRÉSIDENT LEONID KUCHMA AUX DIRIGEANTS COMMUNAUTAIRES JUIFS DE SON PAYS

«Je souhaite que nous formions une seule et même famille, que plus personne ne s’intéresse à la carte d’identité de son prochain», a déclaré la semaine dernière le président ukrainien Leonid Kuchma, ajoutant: «Mon rêve est que les Juifs ne quittent pas l’Ukraine, et que nous parvenions à ériger ensemble un pays où reviendront ceux qui l’ont quitté». Leonid Kuchma a fait ces déclarations au cours de sa visite à la Grande Synagogue de Dniepropetrovsk, la synagogue «Golden Rose» qui ouvrira prochainement ses portes après d’importants travaux de restauration.

Le président s’est entretenu avec les dirigeants juifs de la ville, notamment le grand-rabbin de la région Shmuel Kaminetzky et le président de la communauté juive de Dniepropetrovsk, Alexander Friedkiss. Le rabbin Kaminetzky a prononcé en hébreu la prière réservée aux chefs d’État, que Friedkiss a traduite en ukrainien.

Après une longue période de travaux, la grande synagogue sera inaugurée cette semaine au cours d’une cérémonie à laquelle assisteront des centaines de dirigeants juifs et d’officiels ukrainiens et étrangers. Lev Levayev, homme d’affaires et philanthrope israélien sera présent à cette cérémonie.

L’Agence Juive sera représentée par Amos Lahat, directeur du Département de l’ex-Union soviétique, qui souligne que la réouverture aux fidèles de cette synagogue est accueillie avec plaisir par les 15 000 immigrants originaires de Dniepropetrovsk arrivés en Israël au cours de la dernière décennie. À cette occasion l’Agence Juive offrira une mezouzah de bronze réalisée par l’artiste israélien Frank Meisler et qui symbolisera les liens de la communauté de la ville avec le peuple d’Israël.

Yaacov Roitman, chef de la délégation de l’Agence Juive à Dniepropetrovsk, précise que la grande synagogue a été érigée il y 150 ans par la communauté juive de la ville (qui s’appelait alors Yekaterinoslav). Le régime communiste la confisqua en 1924 et la transforma d’abord en salle de réunion puis en entrepôt. Il fallut attendre la fin de l’année 1996 pour qu’elle soit restituée à la communauté juive de la ville, suite à une décision du gouvernement ukrainien.

Les travaux de rénovation ont été entamés en 1999, sous la direction de l’architecte juif local A. Dolnik. Le vestibule, la salle de prière et l’Arche sainte ont été conçus par Frank Meisler. La communauté juive de la ville souhaite installer un Musée juif adjacent à cette synagogue, qui portera le nom hébraïque de «Tekouma» («renaissance»), ainsi qu’un centre communautaire comportant une bibliothèque, une soupe populaire, des salles d’étude et des bureaux.

Située en Ukraine orientale sur le Dnieper, la ville de Dniepropetrovsk recense 1,2 millions d’habitants, dont 45 000 Juifs dans cette ville et sa périphérie, selon les chiffres communiqués par le Département de l’ex-URSS de l’Agence Juive. Les activités juives sont particulièrement animées dans cette ville où sont installées plusieurs organisations juives, notamment le Joint et le mouvement Habad.

L’Agence Juive a ouvert 15 oulpanim d’hébreu à Dniepropetrovsk et dans la région, plusieurs dizaines de groupes de préparation à l’aliya, une dizaine de clubs de jeunes et d’étudiants, des programmes préparatoires pour jeunes souhaitant poursuivre leurs études supérieures en Israël, ainsi que des camps d’été et d’hiver pour les enfants juifs de la région. Ajoutons que depuis le début de l’an 2000, 550 olim originaires de cette ville sont arrivés en Israël.


La grande synagogue «Golden Rose» de Dniepropetrovsk

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 1605 immigrants sont arrivés la semaine dernière en Israël, dont 1410 d’Europe de l’Est, et les autres de France, Angleterre, Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Chili, Brésil, Venezuela, Mexique, Inde, Éthiopie, États-Unis et Canada.

  • 12 835 olim d’Ukraine et de Moldavie sont arrivés en Israël au cours des huit premiers mois de cette année: 11 667 d’Ukraine et les autres de Moldavie. L’Agence Juive s’attend à ce que d’ici la fin de l’année 20 000 Ukrainiens et 2000 Moldaviens arrivent en Israël.

  • 40 000 dollars US: c’est le budget accordé cette année par l’Agence Juive aux activités de l’Organisation internationale des étudiants sionistes religieux, la «World Yavneh», laquelle propose à ses adhérents un encadrement social et une éducation sioniste religieuse. Ce mouvement a été fondé en 1984 pour promouvoir la centralité de l’État d’Israël, l’étude de la Torah, l’histoire juive et l’immigration en Israël.

  • 158 000 dollars US: c’est le budget alloué par l’Agence Juive en l’an 2000 au projet «Otsma» qui organise des programmes éducatifs de plusieurs mois au profit de jeunes Juifs d’Amérique du Nord âgés de 19 à 25 ans - avec séjour dans des kibboutsim, étude de l’hébreu, séminaires, excursions et travail bénévole.

  • 18,7 millions de dollars US: c’est le montant des fonds alloués au projet Partnership 2000, initiative conjointe de l’Agence Juive, du Keren Hayessod et de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord. L’objectif de ce projet est de resserrer les liens entre les communautés de Diaspora et les zones prioritaires d’Israël. Partnership 2000 souhaite collecter cette année auprès d’autres sources une somme additionnelle de 16 millions de dollars.

Dans cette édition:

LE MONDE JUIF

LA PAIX RÈGNE DÉSORMAIS ENTRE LES JUIFS DE BIÉLORUSSIE, GRÂCE AUX INTERVENTIONS DE L’AGENCE JUIVE ET DU JOINT

Après un long conflit entre la communauté orthodoxe de Biélorussie et la communauté juive «laïque» de ce pays, les deux parties sont parvenues à un accord par l’entremise des délégués de l’Agence Juive et du Joint. Elles se sont mutuellement promis de cesser toute expression d’hostilité et de joindre leurs efforts pour parvenir à unifier la communauté juive avant les Fêtes.

La Fédération des communautés juives de Biélorussie est formée de 25 communautés et de plus de 34 000 membres. L’Union orthodoxe gère treize de ces communautés. Selon Baruch Kamil, chef de la délégation de l’Agence Juive en Biélorussie, ce conflit entre les parties, qui date de plusieurs années, a été attisé par l’édification d’un monument aux victimes de la Shoah inauguré il y a deux mois dans la Vallée de la mort de Minsk.

Yuri Doran, président de la Fédération des communautés orthodoxes de Biélorussie, a attaqué Leonid Levin, président de la Fédération des communautés et organisations juives de ce pays, en alléguant que ce monument, où est représentée une silhouette humaine, a été érigé au mépris des règles de la Halakha. Ne se contentant pas de cette condamnation, Yuri Doran a envoyé une lettre à toutes les organisations qui avaient contribué financièrement à l’édification de ce monument, préconisant d’interrompre leur soutien financier à ce projet «blasphématoire», selon ses propres termes. Doran n’a pas hésité à insulter gravement Leonid Levin et les organisations juives qu’il dirige.

Les allégations de Doran n’ont pas été entérinées par des rabbins de la CEI, ni par le Grand-Rabbin d’Israël, Méir Lau, qui a accueilli favorablement l’édification de ce monument perpétuant le souvenir des Juifs de Biélorussie disparus pendant la Shoah. Rappelons que ce monument a été dévoilé en juillet dernier au cours d’une cérémonie, en présence du président de Biélorussie Alexander Lukashenko, du trésorier de l’Agence Juive Chaim Chesler et de dirigeants juifs et non juifs de nombreux pays.

Grâce à la médiation de représentants non engagés de l’Agence Juive et du Joint, le conflit entre les deux parties a été résolu. Suite à cette réconciliation, Baruch Kamil déclare que l’unité communautaire est vitale à la fois pour des raisons de fonctionnement interne, mais aussi et surtout pour représenter les Juifs auprès des autorités de Biélorussie.

Dans cette édition:

SHEROUT LEOUMI EN ALLEMAGNE

Le sherout leoumi, c’est le service national effectué en Israël en lieu et place du service militaire par des jeunes filles, qui, pour des raisons religieuses et autres, n’effectuent pas leur service militaire dans les rangs de Tsahal. La semaine dernière, les domaines d’intervention de ce service national se sont étendus à l’Allemagne. Douze jeunes Israéliennes ont été envoyées enseigner l’identité juive dans des communautés juives allemandes, la moitié d’entre elles sont détachées par le mouvement «Bat-Ami» de service national, les six autres ont récemment achevé leur service militaire.

Selon Eli Stern, délégué de l’Agence Juive en Allemagne et coordonnateur de ce projet, c’est la première fois qu’Israël envoie des représentants dans ce pays dans le but de renforcer l’identité juive des membres de la communauté. Les jeunes filles travailleront auprès des communautés juives de 24 villes allemandes, essentiellement auprès des enfants et des adolescents, à qui elles enseigneront le judaïsme et les traditions juives. Elles mettront également en place des infrastructures adéquates et encourageront les jeunes à assumer la direction de leurs communautés.

Toutes les trois semaines, un chabbat collectif sera organisé: parents et enfants de toute la région seront invités à passer le week-end à Berlin ou à Francfort avec ces jeunes filles et prendront part aux repas, aux offices et à l’étude.

Les volontaires, recrutées par le mouvement de jeunesse des Bnei Akiva, ont suivi une formation dispensée par l’Agence Juive. Ce projet, initié par le ZWST, Conseil des communautés juives d’Allemagne, est parrainé par la Fondation Pincus d’éducation juive en Diaspora. Benny Bloch, directeur exécutif du ZWST souhaite étendre l’an prochain cette initiative aux communautés juives de Dusseldorf et de Munich.

Avec ses 93 000 Juifs - dont 70% sont originaires de l’ex-Union soviétique - répartis dans plus de 85 villes et localités, l’Allemagne recense la troisième population juive d’Europe. Ajoutons que l’Allemagne attire tous les ans quelque 7000 Juifs originaires des pays de la CEI.

Dans cette édition:

CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE L’OUVERTURE DU CLUB DE JEUNES DE L’AGENCE JUIVE AU BIROBIDJAN

Plus de 50 de jeunes et d’étudiants juifs ont récemment célébré le cinquième anniversaire de l’ouverture du Club de l’Agence Juive à Birobidjan, ancienne capitale de la République autonome juive en Russie orientale. Les adhérents et dirigeants de ce club étaient présents à la cérémonie, et notamment d’anciens membres venus spécialement de la ville de Khabarovsk située à 180 km de Birobidjan.

Micha Spiegel, chef de la délégation de l’Agence Juive à Khabarovsk et dans sa région, affirme que ce club est la première structure d’accueil juive de la région, et qu’il attire de nombreux enfants et étudiants qui viennent y acquérir des connaissances sur le judaïsme et sur l’État d’Israël.

Les activités culturelles et artistiques du club sont très variées, ses adhérents viennent y célébrer les fêtes juives ensemble, organisent des manifestations culturelles et cultuelles avec la communauté juive et se portent volontaires pour aider leurs coreligionnaires. Plusieurs jeunes leaders formés aux programmes «Lekhet» et «Bar Giora» de l’Agence Juive, et parfois même de jeunes Israéliens animent et conseillent ce club.

La ville de Birobidjan, capitale de la province du même nom, est située sur les rives de la Birah non loin de la frontière chinoise. Cette province, désignée comme foyer juif par Staline dans les années trente, jouissait d’une certaine autonomie sous le régime soviétique. Staline espérait que son existence même contribuerait à améliorer l’image de marque de l’URSS en Occident et que la région bénéficierait de donations de communautés juives étrangères.

De fait, pendant les années trente, des immigrants juifs originaires des États-Unis, d’Amérique du Sud, d’Europe et même de Palestine vinrent s’y installer. 130 écoles juives où était enseigné le yiddish furent ouvertes dans la région et de nombreuses institutions culturelles, fermes coopératives (kholkozes) juives et synagogues furent érigées. Le yiddish fut déclaré langue officielle de la République et des Juifs furent nommés à des postes clés du gouvernement local. Après la Deuxième Guerre mondiale, des milliers de Juifs soviétiques allèrent s’installer au Birodbidjan, dont la population juive dépassait à cette époque les 30 000 âmes.

Mais les persécutions staliniennes interrompirent l’essor de la vie juive dès le début des années quarante. En 1958, Nikita Kroutchev déclara que la tentative d’établir une république juive avait échoué sous prétexte que les Juifs étaient «indisciplinés» et rétifs au travail coopératif. Dès lors, le Birobidjan perdit sa spécificité juive et, en 1970, la population juive ne dépassait pas les 6% du total des habitants de la province.

La Perestroïka et l’écroulement de l’Union soviétique au début des années quatre-vingt dix se solda par un renouveau de vie juive dans la région. Selon les statistiques du Département de l’ex-Union soviétique de l’Agence Juive, la population juive de la capitale atteindrait 6700 âmes à l’heure actuelle. La ville possède une synagogue, une école juive subventionnée par le ministère russe de l’Éducation, une école du dimanche dirigée par le Centre israélien de la ville conjointement avec la communauté juive locale, ainsi que nombre d’autres organismes juifs.

L’Agence Juive a ouvert dans la ville des oulpanim d’hébreu, un club de jeunes, des camps d’été et a nommé un coordonnateur de l’aliya pour les personnes intéressées. Signalons qu’au cours des trois dernières années, 3400 olim du Birobidjan sont arrivés en Israël.

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ADOPTION D’UNE COMMUNAUTÉ RÉFORMÉE D’UKRAINE PAR LA CONGRÉGATION «BETH SHALOM» DU NEW JERSEY

Les membres de «Beth Shalom», temple réformé de Succasunna (New Jersey) ont récemment décidé d’«adopter» la communauté juive réformée de la petite ville de Zvenigorodka en Ukraine, 15 000 habitants dont 160 Juifs. Les édiles de la bourgade ukrainienne ont dernièrement restitué la synagogue, confisquée avant la Deuxième Guerre mondiale, à la communauté juive locale.

La congrégation «Beth Shalom» est l’une des premières organisations juives américaines à adopter une petite communauté située dans la région de Cherkassy. Le rabbin de Beth Shalom, Joël Soffin et dix membres de cette congrégation ont offert un rouleau de Torah pour marquer la bar-mitsva de 18 jeunes Juifs de Zvenigorodka. A l’heure actuelle, une campagne de collecte a été initiée pour financer la rénovation de l’édifice de la synagogue qui servait jusqu’alors de dispensaire ophtalmologique. La restauration du cimetière de la localité est également prévue.

Le rabbin Alex Duhovny, grand-rabbin des communautés réformées de Kiev et d’Ukraine, a témoigné de sa satisfaction de cette initiative de restauration de la vie juive à Zvenigorodka, ancien shtetl. Selon le rabbin Duhovny, l’Ukraine recense 35 congrégations juives réformées, dont cinq ont récupéré les anciennes synagogues de la région. Il importe à présent, toujours selon ce dirigeant spirituel, de contribuer à financer la restauration de ces édifices religieux.

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PARTNERSHIP 2000 ENTRE BOSTON ET HAÏFA: POUR LA PRÉVENTION DE LA CÉCITÉ DES IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS

Une nouvelle recherche exhaustive en ophtalmologie, essentiellement focalisée sur la prévention du glaucome qui sévit parmi les immigrants éthiopiens, est menée à l’hôpital Carmel de Haïfa. Cette maladie est l’une des principales causes de cécité. Les travaux sont financés par une allocation spéciale du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive, qui relie Haïfa à Boston.

Selon Yossie Gluzman, représentant de ce partenariat en Israël, cette campagne de prévention et de recherche implique des examens ophtalmologiques approfondis et un traitement immédiat en cas de besoin.

Les recherches, initiées par le Dr Orna Geyer, directrice du service ophtalmologique de l’hôpital Carmel, sont menées avec la collaboration du Dr Michaël Cooper, spécialiste dans ce domaine à l’université de Harvard et avec le soutien financier des organismes de philanthropie juive de Boston et de Haïfa. Le comité du partenariat Boston-Haïfa, dirigé par le Pr Bill Friedman, a d’ores et déjà remis une contribution de 125 000 dollars US destinée à faciliter l’intégration scolaire, professionnelle et la prévention sanitaire des Juifs originaires d’Éthiopie installés à Haïfa.

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DES LYCÉENS ISRAÉLIENS CONTRIBUENT À L’INTÉGRATION D’IMMIGRANTS

Une nouvelle initiative de l’Agence Juive implique des lycéens israéliens à un projet d’engagement social personnel destiné à faciliter l’intégration d’immigrants en Israël et à resserrer les liens avec les communautés juives de Diaspora. La décision a été prise la semaine dernière au cours d’une réunion entre des représentants de l’Agence Juive et du ministère de l’Éducation. Ce projet prévoit trois heures d’intervention active par semaine, pendant un an, de lycéens israéliens des classes de seconde.

Selon Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, cette initiative est destinée à encourager les engagements des lycéens israéliens au profit des immigrants de leur quartier. «Les liens personnels qui se noueront entre eux et les immigrants faciliteront l’intégration de ces derniers», affirme S. Meridor, qui ajoute que contrairement à l’impression d’indifférence que donnent les jeunes Israéliens, ces derniers souhaitent en fait s’impliquer davantage au profit de leur environnement social et comprennent parfaitement les difficultés éprouvées par les immigrants.

Un comité de pilotage formé de responsables de l’Agence Juive et du ministère israélien de l’Éducation, s’attelle à dresser la liste des projets et des missions qui seront imparties aux lycéens et proposées aux établissements scolaires israéliens.

Les élèves de seconde seront encouragés à adopter des jeunes immigrants de leur âge qui suivent les programmes Na’aleh, Selah et Halom de l’Agence Juive ou qui poursuivent leur scolarité dans les internats de l’Agence Juive. Ils se lieront d’amitié avec de jeunes Éthiopiens qu’ils aideront dans leurs études; donneront des cours d’appoint d’hébreu aux adultes et les aideront à se familiariser avec les rouages de la société et de l’administration israélienne. Ils pourront également choisir de se porter volontaires auprès de personnes âgées, et d’adolescents à risque.

Leurs interventions ne se limiteront pas au territoire israélien. Les lycéens dialogueront aussi sur l’internet avec de jeunes Juifs de Diaspora.

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ISRAËL POUR LA DIASPORA

Un séminaire organisé cette semaine à l’Université de Haïfa sur le thème «Les communautés juives de Diaspora» se consacrera à l’examen de l’évolution récente de ces communautés et de l’influence de cette évolution sur les relations avec l’État d’Israël.

Ce séminaire, initié par l’Agence Juive, l’Université de Haïfa et le Centre du gouvernement local réunira des édiles, des directeurs de centres communautaires, des chercheurs, des représentants de communautés juives de l’étranger et des activistes des projets Partnership 2000 mis en place par l’Agence Juive et l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord.

Pour Zvi Kahana, directeur de la Région Nord de l’Agence Juive, le dessein de ce séminaire est de multiplier les occasions de dialogue et de partenariat entre les communautés de Diaspora et l’État d’Israël; mais également d’examiner les moyens d’impliquer la société israélienne au bon fonctionnement des communautés de Diaspora. Parmi les thèmes qui seront débattus: le rôle du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive en tant que pont entre la Diaspora et Israël.

Rappelons qu’en 1999 l’Agence Juive a parrainé plus de 600 initiatives s’inscrivant dans 28 priorités nationales d’Israël et qui ont fait l’objet de 500 partenariats avec des communautés juives du monde entier. Ces programmes conjoints ont porté sur l’identité juive, les affaires sociales, le développement régional, l’encouragement au leadership et le resserrement des liens entre les habitants des régions israéliennes concernées et les communautés juives de Diaspora.

Cette année, l’Agence Juive, qui a étendu ces projets de partenariat à de nouvelles localités israéliennes ainsi qu’à des communautés juives des pays de la CEI, envisage de promouvoir des initiatives privées entre membres de ces partenariats.

Dans cette édition:

UNE NOUVELLE FONDATION DE BOURSES À L’UNIVERSITÉ HÉBRAÏQUE POUR ENCOURAGER LES FILLES À POURSUIVRE DES ÉTUDES SCIENTIFIQUES

Une fondation de bourses de 2 millions de dollars a récemment été établie à l’Université hébraïque de Jérusalem pour encourager des femmes à poursuivre des cycles supérieurs d’études scientifiques. Les trois premières bourses de cette Fondation seront attribuées cette semaine à trois étudiantes de maîtrise en mathématiques, informatique et chimie appliquée.

Cette fondation qui porte les noms de Dalia et Dan Maydan a été créée par Dan Maydan, président de la société Applied Material Inc. basée à Santa Clara (Californie) à la mémoire de son épouse Dalia, décédée il y a quatre mois d’un cancer du cerveau qui fut lauréate en 1962 d’un doctorat de chimie de l’Université hébraïque.

Dalia et Dan Maydan, Israéliens de naissance, ont exercé une influence profonde sur la science et la technologie. Et comme Dalia Maydan avait consacré toutes ses énergies professionnelles à enseigner les sciences à l’Université de Jérusalem et dans des universités anglaises et américaines, son mari a tenu à perpétuer son souvenir en aidant de jeunes femmes à poursuivre des études scientifiques.

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

Shlomo Ben-Ami, ministre en exercice des Affaires étrangères, a annoncé à New York que les négociations avec l’Autorité palestinienne seraient poursuivies dans l’espoir de parvenir à la conclusion d’un accord dans les semaines à venir. Le Conseil central de l’OLP a proclamé sa décision de reporter à une date ultérieure la déclaration d’indépendance de l’État palestinien, qui était prévue pour le 13 septembre, et de se consacrer à la préparation d’une constitution et de la gestion du futur État.


Le Premier ministre Ehud Barak a annoncé que l’ambassadeur d’Israël à Vienne ne serait pas rappelé malgré la décision de l’Union européenne d’abroger les sanctions préalablement prises contre l’Autriche. Barak a toutefois condamné cette décision des Sages européens et insisté sur le fait que les membres du parti de la Liberté de Joerg Haider n’ont pas quitté la coalition au pouvoir en Autriche.


Elyakim Rubinstein, conseiller juridique du gouvernement, a recommandé à la police israélienne d’ouvrir une enquête contre le président du parti «Hadash», le député arabe Mohammed Barakeh, accusé d’incitation à la violence contre les forces de police d’Israël.


Un début d’épidémie en Israël ? La fièvre du Nil (ou fièvre West-Nile), transmise par piqûre de moustique, a déjà fait une centaine de victimes, dont certaines sont décédées, surtout des personnes âgées. Le ministère de l’Environnement attribue cette épidémie au fait que l’aspersion systématique de pesticides n’a pas été menée à temps. C’est désormais chose faite dans la plupart des villes israéliennes.


Premières pluies en Israël, à Tel-Aviv la semaine dernière et des températures relativement clémentes.

Dans cette édition:

CULTURE ET GASTRONOMIE

LE TROISIÈME FESTIVAL MIKHOELS DE MOSCOU

Des dizaines de milliers de spectateurs se rendront cette semaine au Troisième festival des Arts Solomon Mikhoels qui durera neuf jours. Plus de 500 artistes et troupes du monde entier, y compris les plus célèbres musiciens, danseurs et comédiens juifs, se produiront à cette occasion, sous le haut patronage du président Poutine. L’ouverture du Festival aura lieu au Théâtre Bolchoï avec une représentation du spectacle «Motifs juifs dans la culture mondiale», à laquelle participeront le ténor israélien Doudou Fisher, l’Orchestre d’État de Russie dirigé par le chef d’orchestre juif français Moshé Katz, le Big Band d’Igor Butman, la troupe de danse américaine Keshet Hayim, la violoniste autrichienne Dorah Schwartzberg, la Compagnie de danse du kibbouts et bien d’autres. Une «Semaine du film juif» et un Festival international de folkore juif sont prévus au programme de ce festival.

Ce festival est coordonné par le président de la Fédération des communautés juives de Russie, Michaël Gluz, lui-même artiste et compositeur célèbre, avec le soutien de l’Agence Juive et d’autres organismes juifs. Pour le trésorier Chaim Chesler, qui assistera à l’ouverture, «l’Agence Juive attache une grande importance à l’essor de la culture juive et au patrimoine des juifs de l’ex-Union soviétique, qui ont été coupés de leurs racines pendant plus de 70 ans.»

Le grand comédien et metteur en scène juif Solomon Mikhoels, l’un des artistes les plus célèbres du XXe siècle, naquit à Minsk en 1890 et entama sa carrière à 28 ans à l’École juive des beaux-arts et de théâtre de St-Pétersbourg. Son talent le conduisit rapidement au Théâtre juif de Moscou.

Il fut nommé en 1929 président du Conseil d’administration du Théâtre juif, avant d’établir en 1931 le premier institut de formation d’acteurs qui se destinaient aux théâtres juifs de Russie. Il mit en scène et interpréta de nombreuses pièces, notamment Le roi Lear, Tevye le laitier, Freilichs et bien d’autres, et acquit une célébrité internationale. De nombreux Juifs américains et européens le considéraient comme leur représentant en Russie communiste. Sa réputation internationale fut exploitée par la propagande soviétique. Pendant la Deuxième Guerre mondiale il dirigea le Comité juif anti-fasciste et, sur la requête des autorités soviétiques, dirigea les campagnes de collecte de fonds pour l’Armée rouge menées aux États-Unis, au Canada et en Angleterre.

Il fut tué par une voiture le 13 janvier 1948, vraisemblablement sur ordre de Staline. Ce meurtre, présenté comme un «accident de la circulation» marqua le début de la répression de la culture et des activités juives en URSS. En 1952, au moment du tristement célèbre «Procès des médecins», Mikhoels fut déclaré agent du Joint et ennemi du peuple soviétique. Il fallut attendre la fin du culte stalinien pour qu’intervienne sa réhabilitation posthume et que soient publiés des ouvrages sur sa vie et son œuvre. Sa fille, Natalya Vovsi-Mikhoels vit en Israël.

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LE FINANCEMENT DE PROJETS MUNICIPAUX: SUR LE MODÈLE DE LOS ANGELES

Un séminaire d’une journée sur le thème du financement des projets municipaux s’est déroulé la semaine dernière à l’École supérieure Leon Recanati de gestion de l’Université de Tel-Aviv. Cette initiative a été parrainée par le partenariat Tel-Aviv-Los Angeles, l’Université, la mairie de Tel-Aviv-Jaffa et la Fondation Milken.

Une étude théorique menée sur la construction d’un parc de stationnement souterrain au Kikar Habimah (place du théâtre Habimah de Tel-Aviv) a été présentée et suivie d’un débat sur les moyens d’émission d’obligations destinées à pour financer des infrastructures municipales. À noter que c’est la première fois qu’un séminaire de ce genre s’est focalisé sur un projet spécifique.

Plusieurs séances et panels dirigés par des spécialistes américains ayant accumulé de l’expérience dans le domaine de l’émission d’obligations pour financer des projets municipaux ainsi que par des leaders du marché israélien des investissements. L’un des orateurs, Stanley Gold de Los Angeles qui apporte une contribution précieuse au partenariat entre sa ville et Tel-Aviv, a l’expérience des campagnes d’investissements au profit de projets initiés par la mairie de Los Angeles. Le ministre israélien des Finances, Avraham Shochat et le maire de Tel-Aviv Ron Huldaï ont participé à ce séminaire, dont le modérateur était le Pr Nir Achituv, vice-président de l’Université de Tel-Aviv.

Los Angeles et Tel-Aviv sont partenaires du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive et de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord. Ce partenariat a débouché sur la promotion d’activités éducatives, culturelles et sociales dans l’agglomération de Tel-Aviv-Jaffa.

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NA’ALEH 16: AU PALMARÈS DU JUDAÏSME SUD-AMÉRICAIN

Des adolescents en provenance du Mexique, du Venezuela, de Colombie et d’Argentine sont arrivés la semaine dernière en Israël pour poursuivre leurs études secondaires sous l’égide du programme Na’aleh 16 de l’Agence Juive. Ces 18 lycéens entameront leur classe de seconde en Israël, feront un apprentissage intensif de l’hébreu et suivront un cursus d’études préparatoires à leur intégration en première et terminale dès l’année scolaire prochaine.

Ces jeunes font partie d’un programme spécial intitulé Zohar («Splendeur») chapeauté par Na’aleh 16, qui a été conçu conjointement par l’Agence Juive et le ministère israélien de l’Éducation au profit de lycéens originaires d’Amérique latine.

Le programme Na’aleh (acronyme hébraïque de «Jeunes immigrant en Israël avant leurs parents») a été lancé en 1992 dans le but d’intégrer dans les lycées israéliens de jeunes immigrants de l’ex-Union soviétique. Arrivés sans leurs parents, ces jeunes de quinze et seize ans, sont hébergés dans des pensionnats. En février 2000, un premier groupe de 50 lycéens argentins est arrivé en Israël, a suivi six mois d’études préparatoires et vient d’être intégré en classe de première des lycées israéliens.

La réussite de ce premier groupe explique à elle-seule la création du deuxième, celui qui vient d’arriver en Israël.

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LA RECETTE DE LA SEMAINE

UNE FRIANDISE ARGENTINE: SABLÉS FOURRÉS AU DULCE DE LECHE

Les sablés peuvent être préparés à l’avance et conservés au congélateur. Le dulce de leche est une crème au lait sucrée et très concentrée. On l’appelle en Israël ribat halav, «confiture de lait». Elle se conserve parfaitement au réfrigérateur. En cas de visites inopinées, on en tartine un sablé que l’on recouvre d’un autre sablé, et le tour est joué.

Ingrédients (pour une quarantaine de sablés)

pâte

250 g de farine tamisée
300 g de maïzena
200 g de sucre
200 g de margarine
3 jaunes d’œufs
2 cuillerées à café de levure chimique

Dulce de leche

4 verres 1/2 de lait
300 g de sucre
1 cuillerée à café de levure chimique
sachet de sucre vanillé
1/2 verre de lait
2 cuillerées à soupe de maïzena
1 cuillerée à soupe de beurre
100 g de noix de coco rapée
du papier sulfurisé

Préparation

  • Verser la farine et la maïzena dans un saladier. Ajouter sucre, margarine, jaunes d’œufs et levure et pétrir légèrement la pâte.

  • Bien fariner le plan de travail et abaisser la pâte au rouleau à pâtisserie à 1/2 cm d’épaisseur. Découper à l’aide d’un emporte-pièces ou d’un verre de petits cercles de 2 cm de diamètre. Graisser un plat à four, disposer du papier sulfurisé, placer les sablés à une distance de 2 cm les uns des autres. Mettre à four préchauffé à 180 degrés pendant 10 à 15 minutes. Laisser refroidir.

  • Verser les 4 verres et demi de lait dans une casserole, ajouter le sucre et laisser cuire une heure et demie à très petit feu. Ajouter alors la levure et le sucre vanillé et bien mélanger. Diluer la maïzena dans le demi-verre de lait et verser dans la casserole en tournant constamment. En quelques minutes, le mélange va épaissir. Ajouter alors la cuillerée de beurre et laisser refroidir.

  • Garnir un sablé de cette crème et le recouvrir d’un autre sablé. Tremper les bords dans de la noix de coco et servir.

BON APPETIT!

Beteavon!

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BIENTÔT ROCH HACHANA

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