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No 31 - 3 septembre 2000 3 Eloul 5760

 

SIONISME 2000 : POUR UN ÉTAT JUIF ET DÉMOCRATIQUE

Dans cette édition:
Antisémitisme à Riga
Reconnaissance des localités frontalières à l’Agence Juive
Savez-vous que...
L’an prochain à la Maison blanche
Un cimetière juif mis au jour à Kaliningrad
De nouvelles missions humanitaires de l’Agence Juive
Un congrès sur l’éducation juive informelle
Des chauffeurs de poids lourds russes en Israël
Les «Justes des Nations» de Grèce
«Tsabar» fête son dixième anniversaire
Le Beit midrache de Yehuda Hatsaïr
Des bourses d’études de la Fédération juive de Bergen-MetroWest
Une semaine en Israël
Des sportifs israéliens aux Jeux paralympiques de Sydney
Jeunes Turcs et leaders juifs
La recette de la semaine

Le Premier ministre Ehud Barak s’entretient avec Dennis Ross, le médiateur américain aux pourparlers de paix
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L’Organisation Sioniste Mondiale prévoit d’organiser l’an prochain en Israël une campagne d’opinion publique consacrée à la définition de l’État d’Israël. Entre autres initiatives prises dans ce cadre, cette campagne envisage, conjointement avec les partis sionistes de la Knesset, la promulgation d’une Loi fondamentale garantissant l’avenir de l’État d’Israël en tant que pays juif et démocratique. Décision a été prise dans ce sens la semaine dernière au cours d’une réunion de l’Exécutif sioniste.

Sallaï Meridor, président de l’Organisation Sioniste et de l’Agence Juive, a déclaré au cours de cette réunion que cet objectif est l’un des plus significatifs et des plus pressants de l’ordre du jour du mouvement sioniste, et qu’il exercera une influence décisive sur l’avenir du peuple juif et du sionisme. Selon Sallaï Meridor, l’Organisation Sioniste se doit de ranimer le flambeau du sionisme face aux tendances «post-sionistes» de l’heure.

«Nous sommes à un carrefour de l’histoire juive, nous le constatons aussi bien dans les milieux universitaires, dans les programmes scolaires, dans les propositions de lois présentées à la Knesset que dans les décisions de la Cour suprême. La question est de savoir si le sionisme a uniquement servi de plateforme à la création de notre État, et s’il est désormais opportun de renverser les fondements sionistes sans prendre en compte le peuple juif», a mis en garde le président de l’Agence Juive.

Chaim Chessler, trésorier de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste, a souligné pour sa part que le dessein du mouvement sioniste de redéfinition de l’État d’Israël en tant que pays juif et démocratique est existentiel. La campagne sera financée par les différents départements de l’Organisation Sioniste.

Conformément à la décision prise par l’Exécutif, l’Organisation Sioniste initiera une campagne d’opinion publique destinée à garantir l’avenir de l’État d’Israël en tant que pays juif et démocratique. Eli Eyal, membre de l’Exécutif sioniste, qui a été chargé de coordonner cette campagne, précise que des pétitions dans ce sens seront signées par le public, des colloques et séminaires organisés dans tout le pays sur ce thème, un site Internet sera ouvert et du matériel diffusé sur le sujet.

Parallèlement, un Forum public composé de juristes et d’intellectuels suivra la campagne d’opinion, fixera les principes directeurs de la proposition de Loi fondamentale et se chargera du lobbying à la Knesset en vue du vote de cette loi.

La législation prévue définira également des registres particulièrement significatifs pour l’Organisation Sioniste Mondiale : les modalités d’application de cette Loi fondamentale, la définition des responsabilités d’Israël à l’endroit du peuple juif, les engagements du peuple juif à l’égard de l’État d’Israël, les problèmes liés au peuplement et d’autres sujets qui ne cessent de rallier l’attention de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste.

Dans cette édition:

EXPRESSIONS ANTISÉMITES À RIGA

De mystérieux pamphlets antisémites anonymes préconisant le départ des Juifs et leur émigration vers Israël pour échapper à la flambée actuelle d’antisémitisme, ont été diffusés récemment à Riga, capitale de la Lettonie. Les auteurs, qui soulignent que cette émigration est financée par l’Agence Juive, se sont même préoccupés de faire figurer les adresses des bureaux de l’Agence Juive et de l’ambassade d’Israël à Riga. Le pamphlet s’achève sur ces mots : «Dieu vous garde! Bon voyage!»

À l’instar de l’ambassade d’Israël, Efraïm Meidan, chef de la délégation de l’Agence Juive dans les Pays Baltes, a exprimé ses réserves concernant le contenu de cette publication, la première de ce genre à Riga. Il y voit une expression manifeste d’antisémitisme exacerbant les tensions suscitées par l’attentat terroriste récemment perpétré dans cette ville. «L’information fournie par ces pamphlets concernant la procédure d’aliya et l’adresse de nos bureaux à Riga a pour visée de donner l’impression aux lecteurs que cette publication émane de nos services...»

«Nous faisons tout notre possible pour aider les Juifs désireux d’immigrer en Israël. Nous n’avons jamais eu l’intention de forcer quiconque et nous nous opposons à toute campagne de propagande destinée à répandre la peur au sein de la communauté juive locale», a ajouté Meidan.

Dans cette édition:

LES DIRIGEANTS DES LOCALITÉS FRONTALIÈRES : LES DÉCLARATIONS DE YOSSI BEILIN CONTRE L’AGENCE JUIVE SONT BLESSANTES

«Yossi Beilin attaque injustement l’Agence Juive et porte préjudice aux localités frontalières. Car sans l’Agence Juive et le Keren Hayessod, je me demande comment elles pourraient survivre... Dans l’exercice de mes fonctions de maire depuis de longues années, je n’ai jamais connu d’instance qui se soit préoccupée des localités frontalières de la frontière nord avec autant de sérieux et de sollicitude», a déclaré Shlomo Bohbot, maire de Maalot-Tarshicha et président du Forum des localités frontalières, au cours d’une réunion qui s’est tenue mercredi dernier à Jérusalem en présence de ses homologues, du président, du trésorier et du directeur général de l’Agence Juive.

Les dirigeants des localités ont tenu à souligner la contribution insigne de l’Agence Juive et sa réaction immédiate au retrait des forces de Tsahal du Sud-Liban, preuve tangible de son efficacité et de l’attitude erronée de ceux qui souhaitent la fermeture de notre institution.

Rappelons qu’aussitôt après le retrait du Sud-Liban, l’Agence Juive a décidé d’apurer les dettes - d’un montant de 40 millions de dollars - accumulées par les habitants de la région; que l’Agence Juive a investi pendant l’été plus de 750 000 dollars au profit de camps aérés, de manifestations culturelles et de projets éducatifs dans la région; que la réunion de mercredi dernier avait précisément pour but la poursuite des aides fournies aux populations des localités frontalières par l’Agence Juive et les communautés juives du monde entier.

Méir Nitzan, directeur général du Département israélien de l’Agence Juive, indique que les aides, réparties sur les trois prochaines années, ont pour visée de doubler le nombre d’habitants de cette région, de promouvoir ses ressources humaines, de multiplier les emplois, d’étayer les structures communautaires, l’éducation, la culture et les arts, de développer les ressources naturelles et d’améliorer l’image de marque de cette région.

Aharon Valencie, président du Conseil régional de Haute-Galilée, a pour sa part déclaré que ceux qui remettent en question l’existence de l’Agence Juive ne comprennent pas que sa rapidité d’intervention dans des situations de crise atteste précisément de sa pertinence. «Nous garantissons notre soutien à la poursuite de votre existence. Mes paroles ne sont pas uniquement inspirées par l’efficacité dont a témoigné l’Agence Juive au profit des localités frontalières, mais aussi parce que j’ai été témoin de l’ampleur de ses activités en ex-Union soviétique.»

Haïm Barbibaï, maire de Kiriat Shmona, a déclaré pour sa part que «l’Agence Juive est la dernière entité sioniste capable de renforcer les localités frontalières et de promouvoir les idéaux sionistes dans notre région. Les députés, de leur côté, ne se préoccupent que des intérêts des secteurs dont ils sont les élus.»

Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, a défini les dirigeants des localités frontalières, de «dirigeants du peuple juif dans ces localités» et leur a préconisé de se joindre à la défense de l’État d’Israël en tant que pays juif et démocratique. «Vous résidez dans ces localités afin que le peuple juif ait un pays juif. Votre mission actuelle est peut-être plus significative encore que par le passé, car il y a peu d’Israéliens de nos jours conscients de l’importance de renforcer notre État juif et démocratique.» Pour le président de l’Agence Juive, le peuple juif a le droit et le devoir de venir en aide aux localités frontalières - une aide qui n’est pas financée par le gouvernement israélien. Et la collecte de fonds auprès des communautés juives de Diaspora à un moment où la région septentrionale d’Israël n’est pas soumise à des tirs de roquettes doit être menée conjointement par l’Agence Juive et par les dirigeants des localités frontalières.

Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, a déclaré que l’Agence Juive accorde la priorité à l’assistance aux localités frontalières, entreprise éminemment sioniste et conforme aux grands idéaux de construction et de peuplement des terres d’Israël. «Nous devons faire tout ce nous pouvons pour aider les localités frontalières et pour nous assurer que l’État d’Israël garde son identité juive.» Chesler a préconisé plus de compréhension entre les visées de l’Agence Juive et du gouvernement israélien, et l’établissement d’un fonds de ressources dont les revenus annuels - 50 millions de dollars - seront exploités au profit du peuplement des terres et du renforcement de l’identité juive en Diaspora.

«La décision de la Cour suprême signifie clairement qu’il existe une instance - la nôtre - qui se préoccupe de la minorité, mais aucune de la majorité. L’État d’Israël est d’abord et avant tout un pays juif et démocratique pour tous ses citoyens, et non un pays dont la majorité est constituée de Juifs», a précisé le trésorier.

Paula Edelstein, présidente du Comité pour Israël de l’Agence Juive a évoqué ses rencontres avec les dirigeants communautaires américains qui lui ont exprimé leur satisfaction des programmes d’aide de l’Agence Juive pendant l’été 2000.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 250 000 dollars US : c’est le montant du financement de l’Agence Juive au profit du centre «Mifgashim» établi par la famille Bronfman et le Département de l’éducation juive et sioniste de l’Agence Juive pour étayer l’identité juive et les liens entre les jeunes Israéliens et la jeunesse juive de Diaspora. Rappelons que les programmes de l’Expérience israélienne prévoient des rencontres entre jeunes Juifs israéliens et étrangers.

  • 105 000 dollars US : budget accordé par l’Agence Juive en l’an 2000 au programme destiné au séjour de lycéens américains en Israël. Ce programme d’études de deux mois, qui propose à de jeunes Américains une rétrospective détaillée de l’histoire juive, est suivi tous les ans par 500 à 700 lycéens.

  • 16 000 dollars US : c’est l’allocation pour l’an 2000 attribuée par l’Agence Juive au Centre de soutien de la Ligue des femmes d’Israël, instance destinée aux enfants et adolescents à risque et en difficultés scolaires, qui contribue à résoudre leurs problèmes avec l’aide de moniteurs issus de leur milieu social.

  • Les oulpanim établis dans les pays de la CEI par l’Agence Juive ont accueilli 27 860 élèves au cours des quatre premiers mois de l’an 2000. Au programme : des cours d’hébreu, d’histoire et de traditions juives.

  • 27 371 olim en provenance de l’ex-Union soviétique sont arrivés entre janvier et juillet de cette année en Israël, dont 10 505 de Russie et 1341 de Biélorussie (hausse de 14% d’immigrants originaires de ce pays par rapport à la même période de l’an dernier). Hausse considérable également de l’immigration en provenance des trois États Baltes : 31%. Quant à l’aliya d’Asie centrale et du Caucase méridional, elle a augmenté de 7% comparée à 1999.

  • 1750 olim sont arrivés la semaine dernière en Israël, dont 1478 des pays de la CEI. Les autres viennent de France, Suisse, Angleterre, Afrique du Sud, Australie, Hollande, Allemagne, Argentine, Brésil, Venezuela, Colombie, Guatemala, Pérou, Mexique, Chili, Inde, Éthiopie, États-Unis et Canada.

Dans cette édition:

«L’AN PROCHAIN À LA MAISON BLANCHE»

Les membres du «Kiddush Club» de la congrégation «Kesher Israel» de Washington ont récemment porté un toast et souhaité «l’an prochain à la Maison Blanche» au candidat démocrate au poste de vice-président des États-Unis, Joe Lieberman.

Accompagné de son épouse Hadassah et de sa fille de douze ans, Hani, le sénateur Lieberman s’est rendu à la synagogue orthodoxe du quartier de Georgetown, entouré d’une douzaine d’agents de sécurité portant kippa, dont une femme. Les fidèles l’ont appelé à lire la péricope de la semaine et, une fois la lecture achevée, ont prononcé une bénédiction pour Al Gore. La lecture de la Torah a été suivie d’un discours du rabbin Barry Freundel sur le thème des «commandements concernant le vice-président».

Joe Lieberman, Juif pratiquant, a plusieurs fois par le passé consulté le rabbin Freundel, dirigeant spirituel de «Kesher Israel» sur des questions de halakha, notamment avant sa mission de pikouah nefesh (devoir d’ignorer les commandements quand une vie humaine est en danger) en Bosnie pendant la fête de Shavouot, pour savoir dans quelle mesure il pouvait circuler en voiture. La décision du rabbin a été positive : oui, mais à condition que le chauffeur ne soit pas Juif.

Question de halakha à l’ordre du jour : si le tandem Gore-Lieberman l’emporte, que faire le jour de la cérémonie du serment au Congrès, prévue précisément un chabbat, le 20 janvier 2001?

Dans cette édition:

UN ANCIEN CIMETIÈRE JUIF MIS AU JOUR À KALININGRAD

La communauté juive de Kaliningrad, l’ancienne Koenisgsberg en Russie septentrionale, s’active à l’heure actuelle à la restauration d’un ancien cimetière où furent enterrés de célèbres rabbins et dirigeants communautaires locaux, dont des ancêtres de plusieurs personnalités israéliennes, notamment d’Amnon Lipkin-Shakak, ministre du Tourisme et des Transports et de Léa Rabin, épouse du regretté Premier ministre Yitzhak Rabin.

Les vestiges de tombes datant du XVIIIe siècle ont fait l’objet la semaine dernière d’une exposition sur les Juifs de Prusse orientale organisée par les communautés juives de Hambourg et de Kaliningrad. Svetlana Yaluchina, déléguée de l’Agence Juive à Kaliningrad, précise que l’ancien cimetière a été découvert il y a deux ans au moment de la visite du dernier rabbin de Koenigsberg, le rav Doner.

Le régime soviétique n’avait rien fait pour éviter que ce cimetière ne soit envahi par la végétation; les populations locales s’y rendaient pour leurs barbecues dominicaux et pour leurs beuveries. La plupart des tombes ont été profanées et détruites à cette époque. Selon le rabbin Doner la communauté juive s’efforce de restaurer ce cimetière avec l’aide de l’Agence Juive et d’organisations juives.

Le fils du rabbin Doner, Abba Doner, homme d’affaires anglais, a fait un don destiné à la restauration du cimetière et a fourni à la communauté locale une carte détaillée des parcelles. Un entrepreneur a été chargé de déraciner les arbres et d’entamer des travaux de restauration, avec l’aide bénévole des membres du Club de jeunes de l’Agence Juive à Kaliningrad qui s’emploient à nettoyer le site et à mettre au point la liste des personnes enterrées. Svetlana Yaluchina espère que ces efforts concertés permettront de restaurer le cimetière.

Située sur le littoral de la mer Baltique, entre la Pologne et la Lituanie, Kaliningrad s’appelait Koenisgberg avant l’annexion du tiers du territoire de Prusse orientale par l’Union soviétique en 1946. Selon les statistiques du Département de l’ex-Union soviétique de l’Agence Juive, la ville recense quelque 4000 Juifs, sur une population totale de 500 000 âmes. L’Agence Juive a envoyé une déléguée dans cette ville et a ouvert un centre d’enseignement de l’hébreu et un club de jeunes.

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DE NOUVELLES MISSIONS DE L’AGENCE JUIVE DANS DES RÉGIONS SINISTRÉES DU MONDE, SUR LE MODÈLE DE L’AIDE HUMANITAIRE À L’ÉTHIOPIE

Les équipes médicales envoyées en Éthiopie - sur une initiative conjointe de l’Agence Juive, des communautés juives de Diaspora, du ministère israélien des Affaires étrangères et de l’Organisation mondiale de la Santé - au profit des victimes de la famine dans ce pays, ont reçu la semaine dernière des lettres de reconnaissance à leur retour. La cérémonie d’octroi s’est déroulée dans la salle Ben Gurion de l’Agence Juive à Jérusalem, en présence de Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, du directeur général Aharon Abramovich et de l’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, Ariel Kerem.

Entre les mois de mai et d’août 2000, quatre équipes médicales formée par des volontaires juifs de tous les pays ont été envoyées en Éthiopie sur l’initiative du président et du trésorier de l’Agence Juive. A l’équipe israélienne s’étaient joints plusieurs immigrants d’origine éthiopienne. Les équipes se sont focalisées sur la région de Wollo, au nord-ouest, où elles ont traité 2400 malades. Ce projet a été dédié à Abie Nathan, pionnier des missions israéliennes d’aide humanitaire dans le monde.

Au cours de la réunion conclusive de ces missions, les participants ont suggéré la mise en place par l’Agence Juive d’équipes de secours formées de spécialistes juifs d’Israël et de l’étranger qui interviendraient dans toutes les zones sinistrées au monde. Autre proposition : l’adoption conjointe par des hôpitaux israéliens et étrangers d’un établissement hospitalier éthiopien auquel serait accordés conseils médicaux et soutien pratique aux populations sinistrées.

Le Dr Yaacov Adler, qui a dirigé les équipes médicales envoyées en Éthiopie, a loué les connaissances, le sérieux et la persévérance de leurs membres et a souligné que ces missions humanitaires conjointes peuvent servir d’exemple à d’autres pays.

Méir Nitzan, directeur général du Département israélien de l’Agence Juive, responsable de ces missions, a déclaré que l’Agence Juive continuera à fournir l’infrastructure nécessaire à des opérations conjointes menées par des Juifs d’Israël et de Diaspora au profit de populations sinistrées.


Les membres de la mission «Abie» en Éthiopie

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UN PREMIER CONGRÈS ATTIRE EN ISRAËL 400 RESPONSABLES D’ENSEIGNEMENT JUIF INFORMEL

Plus de 400 responsables de structures d’éducation juive informelle d’Israël et de l’étranger vont se retrouver sur les rives de la mer Morte pour débattre des moyens de rehausser l’identité juive de la jeunesse d’Israël et de Diaspora.

200 directeurs de centres d’éducation informelle de 32 pays, dont 200 d’Israël et 200 venus de 32 pays, prennent part cette semaine à un congrès de dix jours : des directeurs de centres de jeunes et de centres communautaires, de camps d’été et des officiers supérieurs de Tsahal qui vont présenter les méthodes de formation des cadets appelés à devenir des officiers de l’armée israélienne.

Les participants présenteront les différents moyens de renforcer l’identité juive en Israël et en Diaspora, d’intensifier les liens et le partenariat entre les communautés juives de l’étranger et Israël par le biais de l’enseignement informel. Ils prendront part à des ateliers de renforcement de l’identité juive par l’art, la musique, le théâtre et l’Internet, et feront des excursions en Israël.

Ce congrès est organisé conjointement par le Département de l’éducation de l’Agence Juive, le Keren Kayemet et le ministère de l’Éducation à l’hôtel Hyatt Regency, sur les rives de la mer Morte. La cérémonie d’ouverture, à Qumran, aura lieu en présence du président du Comité à l’éducation de l’Agence Juive, Amos Hermon; du président du Keren Kayemeth, Yehiel Leket; du directeur de l’Association israélienne des centres communautaires, le Pr Dov Goldenberg et de l’adjoint au directeur général du ministère de l’Éducation, Avraham Oded Cohen.

Pour Amos Hermon, la tendance croissante à la sécularisation - patente en Israël comme dans les communautés juives de l’étranger - exige la mobilisation de tous les outils éducatifs pour renforcer partout l’identité juive des jeunes générations.

Dans cette édition:

DES CHAUFFEURS DE POIDS LOURDS RUSSES

Le Centre d’intégration «Beit Canada» de l’Agence Juive à Ashdod a accueilli en fin de semaine une réunion insolite : celle de plusieurs dizaines de chauffeurs de camion originaires des pays de la CEI et d’Amérique latine, immigrés en Israël au cours de la dernière décennie sous l’égide du projet «Aliya 2000» de l’Agence Juive.

Ce projet, lancé en 1993, propose des emplois à des immigrants potentiels avant leur immigration afin de faciliter leur insertion dans la société israélienne et de promouvoir l’économie nationale. Des milliers d’immigrants spécialisés en high tech, en ingénierie et en professions médicales ont ainsi été intégrés en Israël grâce à ce projet. Des postes dans des sociétés de transport de personnes et de marchandises ont été proposés dès leur arrivée à des candidats à l’immigration des pays de la CEI témoignant d’une longue expérience de routiers.

Les chauffeurs sont soumis à une sélection préliminaire, dans leur pays d’origine, par les délégués de l’Agence Juive et des représentants des instances officielles des transports en Israël. Ils sont hébergés dès leur arrivée au Centre d’intégration «Beit Canada» d’Ashdod où ils apprennent l’hébreu, suivent une formation dans leur domaine et se préparent aux épreuves théoriques et pratiques du permis de conduire local pour poids lourds. Leurs femmes suivent des cours d’hébreu en oulpan et leurs enfants sont inscrits dans les écoles.

Depuis le démarrage de ce projet - étendu aux immigrants originaires d’Argentine en 1998 - 185 chauffeurs de camion et pères de familles ont immigré et travaillent pour de grandes sociétés de transport. Parmi eux, 80 chauffeurs ayant récemment achevé leur recyclage en Israël assisteront, en compagnie de leurs épouses, à la réunion de samedi soir prochain au «Beit Canada» d’Ashdod, en présence du maire de la ville, Zvi Zilker, du président du Comité à l’immigration de l’Agence Juive, Arye Azoulay, et du directeur de la région centre de l’Agence Juive, Eli Cohen.

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LES JUSTES DES NATIONS DE GRÈCE

Un hommage a récemment été rendu à Vassilis Perseides, citoyen grec et ancien commandant de la résistance, qui a sauvé des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. La cérémonie s’est déroulée au début du mois d’août à Athènes. Perseides, résistant dont le nom de code était Avyerino («étoile du matin» en grec), se trouvait en hiver 1944 sur l’île d’Euboea au moment de l’arrivée d’une quarantaine de Juifs grecs qui tentaient de rejoindre la Turquie par la mer. La tempête les empêchant de poursuivre leur périple, Perseides ordonna aux habitants du village d’héberger les Juifs, de leur donner leurs lits et de les alimenter avant de manger eux-mêmes. Grâce à son intervention, ls Juifs trouvèrent abri sur l’île pendant une semaine.

Au cours de cette cérémonie, d’autres «Justes des nations» de nationalité grecque ont été remerciés, notamment les familles Vassiliou et Thadou, Frédérick Soueref, Georgios Karatzas et Vassilis Rakopoulos. L’initiative de cette cérémonie a été prise par les Amis américains du judaïsme grec. Des prix spéciaux ont été octroyés à des groupes de résistants grecs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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«TSABAR» FÊTE SES DIX ANS

Un groupe de 15 jeunes issus de familles israéliennes émigrées aux États-Unis et au Canada est arrivé le mois dernier en Israël sous l’égide du projet «Tsabar» initié par le mouvement scout d’Israël, pour rejoindre les rangs de Tsahal. Les membres de ce groupe, le garin Asor, sont âgés de 18 à 21 ans, participent à une période de formation de trois mois d’entraînement para-militaire, assortie de cours d’hébreu et de séminaires sur la société et les institutions israéliennes.

L’objectif du projet «Tsabar», dont le fonctionnement a été assuré par le mouvement scout pendant la dernière décennie, est de préparer des immigrants d’origine israélienne vivant en Amérique du Nord au service militaire et de les aider pendant cette période.

Les membres du groupe «Asor» seront incorporés en octobre ou novembre prochain, après avoir participé à un séminaire comportant une semaine de préparation militaire, une semaine de Gadna et des excursions dans le pays. L’Agence Juive organise à leur profit un oulpan d’hébreu et d’autres activités destinées à étayer leurs connaissances de la société israélienne.

Pendant leur service militaire, les jeunes garçons et filles du groupe, arrivés seuls en Israël, vivront au kibbouts Ashdot Yaacov (Ihoud) et seront «adoptés» par des membres de ce kibbouts.

Reut Ohana, chargée du groupe «Tsabar» au mouvement scout, précise que la majorité des garçons du groupe opte pour des unités combattantes et les filles pour des postes de monitrices; 70% des membres de «Tsabar» restent en Israël après leur service militaire. Un exemple parmi d’autres : Morane Broza, la sœur du célèbre chanteur David Broza.

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LE BEIT MIDRACHE DE YEHUDA HATSAÏR

Un groupe de 25 jeunes filles et garçons américains est arrivé la semaine dernière en Israël pour participer à un programme «Shalem», acronyme de Shenat limoud ouma’asseh («Année d’étude et d’expérience pratique») comportant des études thoraniques, du volontariat et des excursions.

Ce programme d’études universitaires et thoraniques mené au Centre Judith Riklis du mont Scopus à Jérusalem, est ponctué de périodes de volontariat dans des localités israéliennes.

Selon le rabbin Yehuda Jason, directeur de ce programme, des cours de Bible, de Talmud, de pensée juive et de halakha sont assortis de cours d’hébreu avancé et d’histoire du judaïsme et du sionisme. Pendant leurs périodes de volontariat, les jeunes sont hébergés dans des centres d’intégration et travaillent dans des jardins d’enfants, sont moniteurs d’anglais dans les écoles locales et assistent les personnes âgées vivant à leur domicile ou hospitalisées.

Dans cette édition:

BOURSES POUR ÉTUDIANTS DE LA FÉDÉRATION JUIVE DE BERGEN-METROWEST

Trente-huit jeunes habitants de la région d’Ofakim-Merhavim, jumelée à la Fédération juive de Bergen-MetroWest sous l’égide du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive, ont reçu des bourses de cette fédération. Objectif : encourager le jeune leadership local et l’implication sociale - à raison de quatre heures de volontariat par semaine - auprès de personnes âgées, d’enfants à risque et de secteurs défavorisés de la population, tout en suivant des cours au département d’implication sociale de l’Université Ben Gurion du Neguev.

Les bourses ont été octroyées au cours d’un happening autour de la piscine municipale de Merhavim, en présence de 3000 personnes, dont le maire d’Ofakim, Yaïr Hazan et le président du Conseil régional de Merhavim, Avner Mori.

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

Trois soldats d’une unité d’élite, les sergents-chefs Niv Yaakobi, Liron Sharvit et Roï Even ont été tués la semaine dernière par leurs compagnons; un autre soldat, le sergent Avraham Yossef a été blessé au cours d’une opération de commando visant à capturer le terroriste du Hamas Mahmoud Abu-Hanoud dans le village de Assirah A-Shamaliya près de Naplouse. Le terroriste, responsable d’attentats qui ont coûté la vie à des dizaines d’Israéliens, est parvenu à s’échapper. L’enquête immédiatement ouverte a confirmé l’incident. Le chef de cette unité d’élite, le général de brigade Shlomo Oren, a présenté sa démission au chef d’état-major de Tsahal.


Intensification des pourparlers de paix avant la rencontre Clinton-Barak-Arafat à l’Assemblée générale du millénaire des Nations Unies à New York. Le médiateur Dennis Ross s’efforce de combler le fossé entre Israéliens et Palestiniens. Le président Clinton a fait une courte escale au Caire, de retour de sa visite au Nigéria et en Tanzanie, pour s’entretenir avec le président égyptien.


Heureuse issue des efforts de dernière heure pour parvenir à un accord entre le ministère des Finances et les syndicats d’enseignants : l’année scolaire s’est ouverte vendredi dernier.


La Cour suprême a rejeté la requête d’Arieh Deri d’entamer sa peine de prison après les Fêtes. L’ancien ministre de l’Intérieur se rend en prison ce dimanche.

CULTURE ET SPORTS

UNE BASE DE DONNÉES INFORMATISÉES SUR LA GENIZA DU CAIRE

Le lancement du projet Friedberg relatif à la Geniza du Caire - initiative ambitieuse de compilation informatisée des fragments de la célèbre Geniza du Caire - a été annoncé à Jérusalem au cours du 66ème Congrès de l’Association internationale des bibliothécaires. Quelque 1800 spécialistes originaires de 95 pays ont pris part à ce congrès.

La Geniza du Caire a été mise au jour vers 1895 dans le grenier de la synagogue Ibn Ezra de Fostat, vieux quartier du Caire. Le projet annoncé la semaine dernière rendra accessible aux chercheurs des masses de documents provenant de cette Geniza, un quart de million de fragments, qui sont à l’heure actuelle dispersés dans une quinzaine de grandes bibliothèques, essentiellement à l’Université de Cambridge, mais aussi dans celles d’Oxford, de Saint-Pétersbourg, de Manchester, de Pennsylvanie, au Jewish Theological Seminary et ailleurs. Dans le cadre de ce projet seront identifiés des fragments non publiés, compilés toutes les publications et tous les catalogues connexes pour former un seul catalogue informatisé. De plus le matériel existant dans la Geniza sera publié, essentiellement dans les domaines de la littérature rabbinique, de l’exégèse biblique, des documents historiques et de la pensée juive.

Ce projet d’informatisation, initiative d’un collectionneur d’art juif, Albert Friedberg de Toronto, est parrainé par une allocation de la Fondation Buckingham de Toronto. Un comité consultatif a été mis en place, incluant le Pr S.C. Reif de l’Institut Taylor-Schechter de recherches sur la Geniza à l’Université de Cambridge; le Pr Menahem Ben-Sasson, recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem; le Pr Ben-Shammaï, directeur de l’Institut Ben-Zvi; le Pr M. A. Friedman de l’Université de Tel-Aviv; le Pr M. Kahana, de l’Université hébraïque et le Pr Cohen de Princeton.

Le projet, dirigé par les Prs Neil Danzig du Jewish Theological Seminary, Yaakov Elman de la Yeshiva University et Lawrence H. Schiffman de la New York University, est géré par le Département Skirball d’hébreu et d’études juives de l’Université de New York. Tamar Leiter est la coordonnatrice du catalogue hébreu-anglais.

De nombreuses institutions dont les chercheurs sont engagés dans des travaux sur la Geniza du Caire coopèrent à ce projet, notamment l’Unité de recherche Taylor-Schechter pour le catalogue de la collection de fragments de Cambridge; l’Institut Ben-Zvi de Jérusalem pour la publication de la littérature halakhique en judéo-arabe; le Pr M. Kahana du Département de Talmud de l’Université hébraïque pour les textes midrachiques; le Département d’études proche-orientales de l’Université de Princeton et le Dr Abraham David de la Bibliothèque nationale juive et universitaire de Jérusalem pour la publication des documents; le Jewish Theological Seminary d’Amérique et la Yeshiva University.

UNE FÊTE DE FIN D’ÉTÉ

Les habitants des localités frontalières de Galilée ont assisté en masse deux jours avant la rentrée scolaire à la «Célébration de l’été 2000» organisée au parc d’Akhziv par l’Agence Juive et le Conseil régional Mateh Asher, à l’instar de plus d’une dizaine de manifestations culturelles parrainées par l’Agence Juive dans cette région.

La fête, qui a attiré 5000 habitants des conseils régionaux de Mateh Asher, Merom Hagalil et Ma’aleh Yossef, et des villes de Nahariya, Shlomi et Ma’alot, a débuté l’après-midi et s’est achevée à minuit. Au programme : compétitions sportives, danses et prestations d’artistes, notamment celles de Dana Dvorin, Haïm Tzinovitch et du groupe pop Knessiat Hasekhel.

Précisons que l’Agence Juive a investi plus de 3 000 000 de shekels cet été au profit de manifestations culturelles, de journées de loisirs et de programmes éducatifs pour les populations des zones frontalières. Plus de 40 000 personnes, enfants et adultes, y ont participé. L’Agence Juive a également financé 32 camps aérés pour les enfants de la région, notamment pour 1500 enfants en difficultés scolaires.

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DES ISRAÉLIENS AUX JEUX PARALYMPIQUES DE SYDNEY

Quatre Israéliens handicapés physiques membres de l’association «Etgarim» qui parraine des activités sportives pour handicapés s’entraînent à l’heure actuelle en vue des compétitions de voile des Jeux Paralympiques de Sydney, prévus en octobre prochain. Aaron Efrati, 47 ans, et Gadi Spector, 40 ans, ont été grièvement blessés pendant la guerre du Kippour. Efrati a perdu son bras droit, Spector sa jambe gauche. Dror Cohen, 32 ans, blessé pendant son service militaire, est paralysé des membres inférieurs. David Weinreb, 45 ans, a été victime de la polio.

L’association «Etgarim» a été créée en 1995 pour organiser des loisirs aux handicapés physiques et visuels de tout âge, blessés de guerre ou victimes de maladies ou d’accidents, et faciliter leur réinsertion dans la société.

Depuis 1996 l’association a mis en place des clubs de voile fréquentés par 250 adolescents et adultes, qui sont rapidement parvenus à des résultats impressionnants : quatrième place aux championnats d’Europe en août 1997, sixième place aux championnats du monde de voile aux États-Unis le mois dernier.

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JEUNES TURCS ET LEADERS JUIFS

Dix animateurs du mouvement de jeunesse Or Hahaïm d’Istanbul sont arrivés la semaine dernière en Israël pour suivre une formation de sept jours destinée à renforcer leurs capacités de dirigeants et à les rapprocher des valeurs juives. Plusieurs séminaires sont prévus dans cet objectif : comment concevoir et réaliser des projets éducatifs, comment les diffuser, comment parler en public.

Selon Avi Mizrahi, délégué de l’Agence Juive à Istanbul, quatre mouvements de jeunesse juifs sont actifs dans la ville : Gestepe, Dostluk, Yilderim et Or Hahaïm. Les séminaires de formation organisés par l’Agence Juive ont attiré en Israël 25 animateurs de ces mouvements au cours des derniers mois.

La communauté juive de Turquie recense quelque 20 000 membres, vivant à Istanbul dans leur grande majorité. Entre janvier et août 2000, 65 Juifs de Turquie ont immigré en Israël - contre 45 par an au cours des deux dernières années. Cette année, 19 étudiants originaires de Turquie se sont inscrits pour la prochaine universitaire à l’Office des étudiants, au cours d’une Foire de l’aliya tenue en mars dernier en Turquie.

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LA RECETTE DE LA SEMAINE

BOREKAS À LA TURQUE
(Ruth Sirkis)

Les borekas font partie intégrante du paysage culinaire de la Méditerranée orientale. Farcies à la viande, au fromage, à l’aubergine, à la purée de pommes de terre ou aux épinards, elles sont délicieuses - surtout quand elles sortent du four. Les recettes de farce ci-dessous sont prévues pour un paquet de 400 g de pâte feuilletée, soit une vingtaine de borekas.

Farce aux épinards

2 kg d’épinards
50 g de margarine
2 oignons moyens
6 gousses d’ail écrasées
1/2 cuillerée de sel
une pincée de noix muscade
une pincée de poivre
1 œuf battu
50 g de graines de sésame

  • Laver les épinards à grande eau, les faire cuire à l’eau. Les rincer et les essorer après cuisson, puis les hacher finement.

  • Faire fondre la margarine dans un poêle, y faire revenir les oignons émincés, ajouter l’ail écrasé, la noix muscade, le sel, le poivre et les épinards émincés. Faire sauter le tout quelques minutes jusqu’à évaporation du liquide.

  • Préchauffer le four à 240 degrés.

  • Abaisser la pâte feuilletée au rouleau à pâtisserie à 1/2 cm. Découper la pâte en carrés, poser dans leur centre une cuillerée à soupe de farce, plier le carré en deux (en forme de triangle).

  • Placer les borekas sur une plaque à four bien graissée, les dorer à l’œuf battu et les parsemer de graines de sésame. Mettre à four très chaud 5 minutes, puis baisser la température du four (à 180 degrés) et laisser cuire 20 minutes supplémentaires.


Farce à l’aubergine

1 belle aubergine
1 gros oignon
3 cuillerées à soupe d’huile
1 cuillerée à soupe de concentré de tomate
1 cuillerée à café de sel
une pincée de poivre
1/4 environ de verre d’eau

  • Peler l’aubergine et l’oignon et les raper grossièrement dans un saladier.

  • Mettre l’huile à chauffer dans une marmite et verser l’aubergine et l’oignon rapés. Ajouter concentré de tomate, sel et poivre et bien mélanger. Verser 1/4 environ de verre d’eau et laisser cuire à petit feu pendant une quinzaine de minutes.

  • Farcir les carrés de pâte feuilletée comme précédemment.


Farce au fromage

250 g de fromage blanc (9% de matières grasses)
100 g de feta
150 g de gruyère rapé
1 oignon émincé et frit
1 œuf
sel, poivre gris

  • Mélanger tous les ingrédients dans un saladier, farcir les carrés de pâte feuilletée comme dans les recettes précédentes.


Farce à la purée de pommes de terre

2 grosses pommes de terre
3 œufs
150 g de gruyère rapé
sel, poivre gris

  • Faire bouillir les pommes de terre, les éplucher et les réduire en purée. Ajouter les œufs, le fromage rapé, le sel et le poivre. Farcir les carrés de pâte feuilletée comme dans les recettes précédentes.


BON APPETIT!

Beteavon!

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