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No 30 - 27 août 2000 26 Av 5760

 

Menaces antisémites à Boston

LUNDI DERNIER LE F.B.I. A RECOMMANDÉ LA FERMETURE DE L’IMMEUBLE DE LA FÉDÉRATION JUIVE

Dans cette édition:
Enquête sur le judaïsme américain
Une réforme laïque en Israël ?
L’obsession de paix de l’ambassadeur des États-Unis
Savez-vous que...
Inondations au Caucase: pas de victimes juives
Poignardé avant son aliya
La nouvelle synagogue de Dresde
Une année de service social
Elles ne sont plus seules en Israël
Une prochaine promotion d’étudiants immigrants
Des études préparatoires pour les habitants des mochavim du Neguev
Chabbat sur les rives de la mer Noire
À la découverte d’Israël
Fête de l’aliya de France
Une semaine en Israël
Deux médailles d’or aux Olympiades de mathématiques
Art et amitié
Comment apprendre l’hébreu en s’amusant
La recette de la semaine

Martin Indyk, ambassadeur des États-Unis en Israël
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Le groupement antisémite américain intitulé «God’s Sharp Sword» a récemment envoyé par courrier électronique une lettre aux bureaux du Comité Juif américain de Boston menaçant d’incendier le bâtiment communautaire, qui abrite également les services de l’Agence Juive.

«Juifs, vos ambitions diaboliques de régner sur l’Amérique et le monde entier vont vous précipiter aux tréfonds de l’enfer. Nous exprimons la colère du Seigneur et entendons purifier la Terre entière de votre race maudite. Lundi prochain, vos bureaux seront réduits en cendres.» Signé: A.C. Global Movement God’s Sharp Sword.

L’affaire a été déférée pour enquête au F.B.I. et les mesures de sécurité autour du bâtiment ont été renforcées. De crainte d’un attentat, le F.B.I a recommandé à tous les bureaux du bâtiment de rester fermés lundi dernier.

Kalman Grossman, chef de la délégation de l’aliya d’Amérique du Nord indique que les personnes engagées dans des activités juives aux États-Unis redoutent que la candidature de Joe Lieberman à la vice-présidence se solde par une recrudescence des expressions et des actes d’antisémitisme.

Dans cette édition:

PUBLICATION D’UNE ENQUÊTE EXHAUSTIVE SUR LE JUDAÏSME AMÉRICAIN

Une enquête systématique sur la communauté juive des États-Unis a été initiée la semaine dernière par l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord.

Selon Louise Stoll, vice-présidente exécutive de cette instance, le sondage sera réalisé par entretien téléphonique auprès de 5000 foyers juifs américains. Le traitement des informations obtenues prendra un an et constituera une base de données fiables sur l’évolution de la communauté juive au cours de la prochaine décennie.

Les données porteront sur les effectifs des communautés juives d’Amérique du Nord, leur dispersion géographique, leur situation socio-économique, la composition des familles, le mariage, les obédiences religieuses, la place des réseaux éducatifs juifs, la philanthropie juive, les positions concernant l’antisémitisme, le taux de natalité, les tendances politiques, la mobilité, l’attitude à l’égard d’Israël, etc.

L. Stoll précise que les données recueillies contribueront à définir l’ordre des priorités des communautés juives américaines à l’orée du XXIe siècle.

Dans cette édition:

LE DÉBAT AUTOUR DE LA CONSTITUTION ET DE LA RÉFORME CIVIQUE EN ISRAËL

Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, a récement préconisé au cours de l’émission Iech ‘im mi ledaber («Quelqu’un à qui parler») de Galei Tsahal, la radio de Tsahal, le vote d’une Loi fondamentale comportant la mention «l’État d’Israël est la patrie du peuple juif», avant de prendre toute initiative concernant une éventuelle réforme des institutions. Sallaï Meridor est intervenu au cours de la journée d’émissions consacrée à la jeunesse juive de Diaspora.

«J’ignore s’il s’agit d’une suggestion sérieuse de la part du gouvernement ou d’une manœuvre politique, mais à mon sens, ce n’est pas la meilleure manière de préparer la promulgation d’une constitution. Une telle initiative exige du temps, un consensus national le plus vaste possible. Nous devons avant tout garantir, avant d’envisager sa rédaction définitive, que notre patrie ne nous soit pas dérobée», a déclaré le président de l’Agence Juive.

«Ce pays est la patrie du Peuple juif, c’est dans ce dessein qu’il a été créé. Les tendances actuelles partagées par des Arabes comme par certains éléments juifs ‘post-sionistes’ risquent de déboucher sur un État laïque sur le modèle occidental en lieu et place d’un État juif, ce qui représente un grand danger pour l’avenir de notre peuple» a mis en garde Sallaï Meridor.

Le président de l’Agence Juive a également souligné que dans la Loi fondamentale qu’il suggère de faire adopter avant toute réforme, doivent être dûment mentionnées la Loi du retour, le droit au peuplement juif sur les terres d’Israël, la primauté des fêtes nationales et religieuses juives, le drapeau, l’hymne national et la langue officielle - l’hébreu - de l’État d’Israël.

Ces déclarations ont été faites en réponse aux questions posées par des auditeurs le jour de l’émission radiophonique intitulée «Agence Juive - Expérience israélienne des jeunes Juifs de Diaspora - sur les ondes de Galei Tsahal.

Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, a pour sa part souligné que l’Agence Juive assume le combat contre l’assimilation. Selon lui l’immigration en provenance de l’ex-Union soviétique se poursuivra au même rythme au cours des quatre prochaines années et ses chiffres augmenteront en cas de signature d’un accord de paix avec les Palestiniens.

Dans cette édition:

L’AMBASSADEUR DES ÉTATS-UNIS EN ISRAËL ET SON OBSESSION DE PAIX AU PROCHE-ORIENT

«Ma première ‘Expérience israélienne’, je l’ai faite en 1969 en compagnie de jeunes Australiens, sous l’égide d’un programme de l’Agence Juive. Cette visite en Israël a laissé sur moi une empreinte indélébile», a raconté la semaine dernière Martin Indyk, ambassadeur des États-Unis en Israël au cours de la journée spéciale d’émissions organisée par l’Agence Juive sur les ondes de Galei Tsahal.

Indyk a grandi en Australie dans un milieu qui ne s’identifiait pas spécialement au judaïsme. «Je savais que je n’appartenais pas à l’establishment anglo-saxon et protestant, mais je n’éprouvais pas pour autant de véritable identité juive. Les parties de cricket de la communauté juive, sympathiques au demeurant, étaient mon seul contact avec le judaïsme. C’est ma visite en Israël qui m’a donné la véritable dimension de mon identité juive. J’en suis rentré enthousiaste et me suis engagé dans des activités juives sur le campus où je menais mes études.»

Il reviendra en 1973 apprendre l’hébreu et entamer des études de maîtrise en relations internationales à l’Université hébraïque de Jérusalem. «Bien malgré moi, la guerre du Kippour a éclaté cette année-là. Cette guerre a provoqué en moi un changement radical d’attitude: j’ai compris que la seule façon de garantir l’existence de l’État d’Israël en tant que patrie du Peuple juif était de faire la paix avec les pays arabes. Dès lors, j’étais résolu à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour promouvoir la paix, au point d’en être obsédé... Le jour où je suis arrivé d’Australie pour la première fois en Israël, en 1969, j’étais loin de m’imaginer que je serai un jour ambassadeur des États-Unis dans ce pays. C’est ma contribution personnelle à la paix au Proche-Orient.»

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 24,5 millions de dollars US: c’est le budget consacré en l’an 2000 par l’Agence Juive pour l’immigration et l’insertion scolaire, sociale et professionnelle des Juifs éthiopiens en Israël.

  • 23 000 dollars US: c’est la contribution de l’Agence Juive pour l’année 2000 au projet Aharaï («Après moi») de l’association Noar movil shinouï («Le changement par les jeunes») qui œuvre à encourager les jeunes de quartiers défavorisés et de villes de développement à effectuer leur service militaire, notamment dans des unités combattantes.

  • 9000 dollars US: c’est ce que coûte à l’Agence Juive chaque élève du programme Selah.

  • 150 jeunes immigrants sont arrivés des pays de la CEI la semaine dernière pour participer aux programmes Selah et Halom de l’Agence Juive, programmes destinés à faciliter l’insertion de jeunes immigrants dans les cycles universitaires et professionnels d’Israël. L’arrivée de 850 jeunes immigrants supplémentaires inscrits à ces programmes est prévue dans le courant de cette semaine.

  • 1310 immigrans sont arrivés la semaine dernière en Israël, dont 1068 en provenance des pays de la CEI; les autres: de France, Suisse, Belgique, Suède, Angleterre, Afrique du Sud, Hollande, Argentine, Brésil, Venezuela, Mexique, Chili, Uruguay, Inde, États-Unis et Canada.

  • 60 000 immigrants originaires de la CEI se sont intégrés à Haïfa pendant la dernière décennie.

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LE MONDE JUIF

INONDATIONS MEURTRIÈRES AU CAUCASE: PAS DE VICTIMES PARMI LES JUIFS

La ville de Tirni Aus, située sur le versant nord du Caucase, a été dévastée par les récentes inondations. Des torrents de boue atteignant jusqu’à 15 mètres de hauteur ont fait des dizaines de victimes et contraint des milliers d’habitants à quitter leur domicile. Les cinquante familles juives de la ville sont saines et sauves.

Abba Faigin, chef de la délégation de l’Agence Juive dans la ville voisine de Pyatikorsk, rapporte que les habitants de la ville sont restés plusieurs semaines sans téléphone ni électricité, et que la région, déclarée zone sinistrée, a été interdite à la circulation, à l’exception des équipes de secours.

Peu après le début des inondations, Abba Faigin a envoyé dans la région un de ses coordonnateurs locaux, Boris Shuvayev, qu’il a chargé de s’informer de la situation des Juifs de la zone sinistrée. Ce dernier est parvenu à retrouver les traces de quelques familles juives à partir des données recueillies par l’Agence Juive. Précisons que ces inondations, qui ont fait d’innombrables victimes et dégâts matériels, ont toutefois épargné les vies et les biens des Juifs de la ville.

Récemment, les autorités locales sont parvenues à rétablir l’électricité et le téléphone dans certains quartiers de la ville, et des travaux de rénovation ont également été entamés. Nombre de familles juives ont témoigné auprès de Shuvayev de leur désir d’immigrer en Israël.

Dans cette édition:

POIGNARDÉ À NIJNI VOVGOROD AVANT SON ALIYA

Daniel Deitch, jeune Juif de Nijni Novgorod (Russie) dont l’aliya était prévue à la fin de ce mois a été grièvement blessé de coups de couteau au ventre. Daniel, qui s’était inscrit au programme Halom (enseignement professionnel) de l’Agence Juive, a été hospitalisé dans un état critique dans le service de réanimation de la ville, avant d’être transféré au service de chirurgie de l’hôpital local.

Yossef Youval, chef de la délégation de l’Agence Juive à Nijni Novgorod, rapporte que le jeune homme a été agressé en pleine nuit par un inconnu qui tentait de s’introduire dans la maison de la famille Deitch et qui a commencé par poignarder la mère de Daniel. Ce dernier, qui s’est précipité pour défendre sa mère, a été gravement blessé au cours de sa rixe avec l’agresseur. Alertés par les cris de la mère, les voisins sont arrivés avec la police qui a arrêté le malfaiteur, narcomane et délinquant connu des services de sécurité de la ville. La police locale, qui a ouvert une enquête, rejette pour l’instant tout motif antisémite.

Le chef de la délégation de l’Agence Juive dans la ville s’est rendu au chevet du blessé et s’est mis à sa disposition et à celle de sa mère. Sur la demande de cette dernière, il a financé l’achat des équipements et des médicaments nécessaires au traitement de son fils.

Amos Lahat, directeur du Département de l’ex-Union soviétique de l’Agence Juive, a déclaré qu’il ferait en sorte que Daniel puisse immigrer en Israël dès que son état de santé le permettra. Son traitement médical sera poursuivi sur place. Amos Lahat espère que Daniel sera rétabli prochainement et qu’il pourra être intégré dans le programme Halom après sa convalescence.

Située sur les rives de la Volga, Nivji Novgorod (l’ancienne Gorki), est la troisième ville de Russie (2 500 000 habitants). D’après les estimations de l’Agence Juive, elle recense quelque 8000 Juifs.

Une quarantaine de jeunes Juifs de cette ville immigreront en Israël à la fin du mois d’août sous l’égide des programmes Selah et Halom de l’Agence Juive. Ces programmes assurent la formation universitaire et technologique de jeunes originaires des pays de la CEI dans des disciplines demandées sur le marché israélien.

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LA NOUVELLE SYNAGOGUE DE DRESDE

Il y a 162 ans, le 21 juin 1838, était posée la première pierre de la synagogue Semper de Dresde (Allemagne), qui fut incendiée au cours de la Nuit de Cristal. Il y a deux mois a été posée au même endroit la première pierre de la nouvelle synagogue de Dresde. De style moderne, elle sera ouverte au culte en 2001, le jour anniversaire de la Nuit de Cristal de triste mémoire.

Étaient présents à la cérémonie de pose de la première pierre le président de la communauté juive de la ville Roman Koenig; le maire Herbert Wanger; le Pr Henry A. Landesberger de Caroline du Nord, qui est le petit-fils du dernier rabbin de la synagogue; l’évêque Joachim Reinelt et le père Ziegfried Reimann de l’Église luthérienne évangélique de l’État de Saxe, autant de personnalités qui ont pris l’initiative de la reconstruction de la synagogue. La mairie de Dresde et du Land de Saxe ont fait une donation de plusieurs millions de dollars au profit de cette synagogue, qui incluera un centre communautaire.

Les premières expressions d’une reprise de la vie juive à Dresde datent de la fin des années quarante. La communauté recensait à peine 200 membres à l’époque et se clairsema plus encore sous le régime stalinien du début des années cinquante. Il fallut attendre les années 90 pour que ses rangs se renforcent par l’arrivée de Juifs de l’ex-Union soviétique. La communauté juive de Dresde compte 300 membres à l’heure actuelle.

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UNE ANNÉE DE SERVICE SOCIAL EN ISRAËL

Quelque 80 étudiants juifs d’Amérique du Nord sont arrivés la semaine dernière en Israël pour y effectuer une période de 10 mois de service social sous l’égide du programme Otsma, entreprise conjointe de l’Agence Juive, de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord et du Forum israélien.

Dans un premier temps, les jeunes volontaires seront hébergés dans les centres d’intégration de l’Agence Juive où ils suivront des cours d’hébreu. Ensuite, ils se joindront à divers projets de volontariat auprès de la population, notamment des projets d’assistance à des immigrants récemment arrivés en Israël, à des vieillards et à des enfants.

Selon Amos Hermon, président de la Commission à l’éducation de l’Agence Juive, ce projet est destiné à renforcer l’identité juive des jeunes générations de Diaspora. Ces jeunes apporteront leur contribution dans des localités et des villes israéliennes jumelées à leur communauté dans le cadre du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive. Ils seront «adoptés» pendant tout leur séjour par des familles israéliennes.

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LES MÈRES CÉLIBATAIRES NE SONT PAS SEULES EN ISRAËL

Dix familles monoparentales de Moldavie seront intégrées l’an prochain à Carmiel grâce à un don généreux de la Fédération juive de Pittsburgh et au programme prévu par l’Agence Juive au profit de ces familles originaires des pays de la CEI.

La Moldavie a été choisie pour pays pilote car, sur les 25 000 olim potentiels de ce pays, 2250 sont des femmes soutiens de familles monoparentales. Les chiffres de l’Agence Juive attestent que 125 familles monoparentales originaires de ce pays sont candidates à l’immigration en Israël.

L’Agence Juive prévoit pour elles un plan d’intégration adapté à leurs besoins matériels, professionnels et culturels spécifiques. Avant leur aliya, elles suivront une formation en matière d’immigration et d’intégration. Une fois arrivées en Israël, elles seront accueillies à Carmiel, logées dans des logements en location et suivies par le personnel du Centre d’intégration de l’Agence Juive à Carmiel qui leur fournira de l’aide en matière d’éducation des enfants, d’apprentissage de l’hébreu et d’activités culturelles.

Sur le plan professionnel, les femmes pourront participer à des recyclages ou à des cours de création de petites entreprises. Elles prendront part également à des cours sur les droits civiques, le réseau scolaire, le système bancaire, les problèmes posés par le transfert culturel, etc. Pour contribuer à une meilleure intégration, elles bénéficieront de l’aide de familles israéliennes qui les inviteront chez elles pour les fêtes. Elles feront leurs premiers pas en russe et continueront en hébreu, comme tous les immigrants russophones.

Pour Mike Rosenberg, directeur général du Département de l’immigration de l’Agence Juive précise que les familles monoparentales sont particulièrement nombreuses dans les pays de la CEI. Il va de soi que leur intégration en Israël est délicate et qu’il faut redoubler d’efforts pour mieux les aider à s’insérer dans la société israélienne, à apprendre l’hébreu et à travailler.

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UNE PROCHAINE PROMOTION D’ÉTUDIANTS IMMIGRANTS

148 jeunes immigrants, originaires pour la plupart des pays de la CEI, hébergés à l’heure actuelle dans les centres d’intégration de l’Agence Juive à Ashkelon et Nazareth Illit, ont achevé récemment un cycle préparatoire de neuf mois aux études universitaires en Israël.

Ce cycle préparatoire dont le sigle hébraïque est TAKA et qui marque cette année sa treizième promotion d’étudiants, a pour visée d’assurer la préparation aux études universitaires d’immigrants de tous les pays du monde ayant achevé au moins deux semestres d’études dans des établissements d’études supérieures de leur pays d’origine.

Au programme de ce cycle préparatoire très demandé, qui débute en octobre et en mars: cinq mois d’oulpan et quatre mois de cours focalisés, entre autres, sur l’identité juive, des rencontres avec des étudiants israéliens et des activités sociales et culturelles.

Toutes les formules sont possibles: achever une licence, entamer une maîtrise dans la discipline de leur choix, voire s’orienter vers une nouvelle discipline.

Olga Shabayev, 23 ans, arrivée il y un peu moins d’un an, vit au centre d’intégration Calanit d’Ashkelon. Elle est licenciée d’économie de l’Université de Moscou. Après son cycle d’études préparatoires, elle a été admise au cursus de maîtrise en gestion des entreprises de l’Université de Tel-Aviv.


Étudiants immigrants du programme TAKA

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UN COURS PRÉPARATOIRE AUX ÉTUDES SUPÉRIEURES POUR LES HABITANTS DES MOCHAVIM DU NEGUEV

Un cycle d’études préparatoires de trois mois au profit des habitants des mochavim du Neguev a été inauguré le mois dernier au Centre Sapir, afin de faciliter l’admission des habitants de cette région relativement défavorisée dans les institutions israéliennes d’enseignement supérieur.

Initié par la région Sud de l’Agence Juive, ce cycle est proposé aux habitants des régions d’Eshkol, Merhavim, Bnei Shimon, Azata et Hof Ashkelon. Il est destiné aux habitants de mochavim âgés de 26 à 40 ans, qui y acquièrent les connaissances indispensables aux études supérieures, en anglais, mathématiques, informatique, histoire d’Israël et sociologie. Il sera assorti d’ateliers d’épanouissement du potentiel de chaque étudiant.

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SHABBAT SUR LES RIVES DE LA MER NOIRE

Une colonie de vacances de 12 jours où un accent particulier a été mis sur l’identité juive et le sionisme a réuni 120 jeunes d’Ukraine sur le littoral de la mer Noire. Elle a été parrainée conjointement par la Fédération juive de MetroWest (New Jersey), l’Agence Juive et le Joint.

Les participants venaient de toutes les communautés juives d’Ukraine, notamment de Tcherkassy, d’Uman et de Berditchev. Certains ont dû passer 15 heures de train et traverser toute la péninsule de Crimée pour s’y rendre.

Les quelque quarante moniteurs qui ont animé cette colonie de vacances - dont deux venus de MetroWest et deux de la région de Merhavim-Ofakim dans le Neguev - avaient préalablement suivi une formation en Israël dirigée par le coordonnateur du projet, Julien deVries.

La communauté juive de MetroWest est jumelée à la région Merhavim-Ofakim dans le cadre du projet conjoint Partnership 2000 de l’Agence Juive et des communautés juives d’Amérique du Nord. Cette collaboration tripartite MetroWest-Merhavim-Ofakim et Tcherkassy (Ukraine) est la première du projet Partnership 2000.

Dans cette édition:

À LA DÉCOUVERTE D’ISRAËL

Trente jeunes Juifs de Bulgarie, dont des médecins et infirmières, des ingénieurs et économistes, et même une chanteuse d’opéra, sont arrivés la semaine dernière en Israël pour un séjour de 10 jours organisé par le Mouvement de l’aliya de l’Agence Juive. But du voyage: examiner leurs possibilités d’intégration en Israël. Ils ont rencontré des collègues israéliens et ont étudié la situation actuelle de l’emploi dans leur spécialité.

Selon Vicky Angel, directrice du Mouvement de l’aliya, 70% des Juifs bulgares qui se rendent en voyage d’étude de ce genre en Israël prennent par la suite la décision d’immigrer.

Dans cette édition:

UNE FÊTE DE L’ALIYA DE FRANCE

Quelque 200 Français, immigrants et touristes qui suivent en Israël les programmes éducatifs de l’Agence Juive, ont passé une journée à Jérusalem, au terme de laquelle ils ont assisté à une fête au centre culturel Gérard Bechar.

Organisée par l’Agence Juive, cette manifestation a été assortie de stands d’information auprès desquels les jeunes ont obtenu des renseignements sur les options d’études scolaires et universitaires en Israël.

La manifestation s’est déroulée en présence de délégués de l’Agence Juive, de l’Union des étudiants, de l’UNIFAN, des représentants des universités israéliennes et des Assurances nationales (Bitouah leoumi). Arye Azoulay, président de la Commission à l’immigration de l’Agence Juive a souhaité la bienvenue aux participants.

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

Le Premier ministre, Ehud Barak, préconise une véritable révolution séculière: mariage civil, suppression du ministère des Cultes et généralisation du service social à tous les Israéliens, orthodoxes compris. Pour l’Opposition, Barak se prépare en vue des prochaines législatives. Selon les députés, cette réforme laïque des institutions n’a aucune chance d’être adoptée. Les observateurs: «Barak, déçu par l’échec des pourparlers de paix avec les Palestiniens, dirige ses flèches en direction du parti Shas».


Les tentatives de conciliation entre Jérusalem, Amman, le Caire et Washington se poursuivent envers et contre tout. Abdallah, roi de Jordanie, s’est rendu en visite officielle à Tel-Aviv la semaine dernière. Dennis Ross, l’infatigable médiateur américain, continue de faire la navette entre les ministres israéliens et le cabinet de Yasser Arafat.


Le président iranien Khatami, qui s’est entretenu la semaine dernière avec les dirigeants de la communauté juive de son pays, a préconisé le dialogue entre toutes les communautés religieuses d’Iran. Selon lui, l’appartenance religieuse des dix Juifs condamnés à Shiraz n’a eu aucune incidence sur le verdict des juges. De source juive, l’agence Reuters de Téhéran affirme que les conflits intestins de la communauté juive de la capitale iranienne ont porté atteinte aux efforts investis pour faire libérer les accusés.


Les motifs qui ont poussé l’officier des services secrets américains Jeremiah Mattis à déserter - pour des raisons religieuses ou par amour ? - seront peut-être élucidés par les enquêteurs américains. Les médias israéliens en auront fait des gorges chaudes pendant plusieurs jours. En attendant, l’homme est rentré dans son pays.


Ehud Barak perd ses ministres, certes, mais aussi ses conseillers et son chef de cabinet et l’équipe de ce dernier: la semaine dernière, trois démissions spectaculaires: celles de Haïm Mandel Shaked, chef de cabinet; de son adjoint Shimon Battat, et de Yaacov Goldberg, rédacteur des discours du Premier ministre.

Dans cette édition:

SPORTS ET CULTURE

DEUX MÉDAILLES D’OR AUX OLYMPIADES DE MATHÉMATIQUES

Six jeunes israéliens âgés de 14 à 18 ans, dont deux immigrants, sont récemment retournés de Corée avec de prestigieuses récompenses: deux médailles d’or, une médaille d’argent et trois médailles de bronze.

Israël est arrivé au onzième rang des 80 pays représentés à ces olympiades, son score le plus impressionnant en 21 ans de participation. Notre pays s’est classé parmi les 18 pays ayant remporté deux médailles d’or.

Les membres de la délégation israélienne aux olympiades de mathématiques sont rigoureusement sélectionnés: en premier lieu par des épreuves préliminaires dans les collèges et les lycées israéliens. Les meilleurs passent alors des épreuves de sélection nationales. Ceux qui y réussissent sont soumis à des cours de perfectionnement intensifs pendant les vacances d’été. Et ce sont enfin les meilleurs parmi ces derniers qui sont envoyés participer aux olympiades de maths des pays du bassin méditerranéen, lesquelles se déroulent quelques mois avant la grande épreuve internationale.

Cette année, comme celles qui l’ont précédée, des immigrants récemment arrivés en Israël ont été sélectionnés. Alexei Doctorovitch, 18 ans, est arrivé seul du Kazakhstan il y a un peu moins d’un an, et a appris l’hébreu dans un oulpan-kibbouts de l’Agence Juive avant d’être rejoint en Israël par ses parents. La famille vit actuellement à Haïfa et Alexei suit un cours préparatoire aux études au Technion (Institut technologique de Haïfa). Alexei Entin, 14 ans, vit depuis quatre ans à Tel-Aviv avec sa famille.

Autres participants à ces olympiades: Marc Braverman, habitant de Carmiel, et Oren Lang de Kfar-Saba, tous deux médaille d’or; Ran Tessler de Herzliya, médaille d’argent; et Eran Assaf de Petah-Tikva, médaille de bronze.

La préparation aux olympiades des jeunes matheux israéliens est assurée par le Pr Shaï Goren du Département de mathématiques de l’Université de Haïfa. Lequel Pr Goren est particulièrement fier des prouesses de ses poulains et des investissements d’Israël en temps et en argent pour former les candidats. Selon lui, la procédure rigoureuse de sélection n’a pas pour but de former des vainqueurs, mais surtout de promouvoir l’excellence au sein de la jeunesse israélienne. D’ailleurs, il sait que ses élèves, tous intelligents et créatifs, poursuivront dans leurs études supérieures et plus tard dans leurs activités professionnelles, les modèles d’excellence qu’ils auront acquis dans leur jeunesse.

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ART ET AMITIÉ

Le Centre communautaire Philip Leon de Jérusalem a accueilli récemment les activités ludiques et artistiques organisées conjointement au profit de handicapés de la capitale israélienne et de New York par Beit New-York-Jerusalem, pour rapprocher les cœurs et les esprits des deux communautés.

Les activités de danse, dessin et céramique animées par les artistes israéliens Nurit Shani et Dror Eshed, ont permis aux participants de surmonter les problèmes de langue. Entre autres petits chefs-d’œuvre, des hemsa en céramique qui ont été offertes au centre communautaire Philip Leon.

Parmi les participants: des membres actifs du Conseil national des handicapés de New York et de l’association Yad beYad de promotion des relations entre jeunes et handicapés; des responsables d’ateliers protégés en Israël et des moniteurs du mouvement Bnei Akiva en Israël.

La Maison New-York-Jérusalem est parrainée par le projet Partnership 2000 mené conjointement par l’Agence Juive, la Fédération juive new-yorkaise et la mairie de Jérusalem. Son objectif: étayer les liens entre les Hiérosolymitains et la communauté juive new-yorkaise.

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KEFIADA OU APPRENDRE EN S’AMUSANT

Adela Negro est arrivée en janvier dernier de Brachov (Roumanie), une petite ville des Carpathes. Elle va entrer en cinquième dans quelques jours et connait bien déjà ses camarades de classe, qui ont participé en même temps qu’elle à la kefiada d’Arad.

Avec Adela, 1700 élèves des écoles primaires israéliennes ont participé cet été à une kefiada du même genre. Ces camps aérés studieux sont organisés par l’Agence Juive et les communautés juives d’Amérique du Nord impliquées dans le projet Partnership 2000, au profit d’enfants de familles nécessiteuses. 114 volontaires en provenance d’une quarantaine de communautés américaines, ont donné des cours d’anglais dans une atmosphère ludique.

C’est grâce à un don d’un membre de la commission de pilotage du projet Partnership 2000 qu’Adela a pu participer à cette kefiada.

«Adela est une enfant sur-douée, avide de connaissances», affirme Ora Cohen, membre du personnel du centre d’intégration de l’Agence Juive à Arad, où Adela vit avec sa mère, Monica. «Elle parle couramment anglais et a pris une part active à ce camp aéré grâce à ses capacités de se lier avec les enfants de son âge comme avec les moniteurs. Après la kefiada, elle a appris l’hébreu en oulpan avec sa mère, et, à la veille de l’ouverture de l’année scolaire, elle maîtrise bien cette langue.»

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LA RECETTE DE LA SEMAINE

TUKANITSA - GOULASH ROUMAIN

Ingrédients:

1 kilo et demi d’oignons
1 kilo de bœuf ou de veau
2 poivrons verts
1 piment vert piquant
2 tomates épluchées
4 carottes
2 racines de persil
1/2 verre d’aneth
huile d’olive
sel

Préparation:

  • Eplucher les oignons et les couper en rondelles.

  • Faire frire le piment piquant dans une marmite à fond épais avec 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive.

  • Ajouter les oignons et faire frire 12 à 15 minutes à feu moyen.

  • Découper la viande en cubes de 3 cm, les rouler dans de la farine et les faire dorer légèrement dans une poêle avec deux cuillerées à soupe d’huile d’olive.

  • Placer la viande dans la marmite et la recouvrir à l’aide des rondelles d’oignon frit.

  • Ajouter les deux poivrons verts découpés en lamelles, deux carottes rapées, deux carottes en rondelles et les deux racines de persil découpées en quatre.

  • Verser un demi verre d’eau et laisser cuire à feu doux une heure et demie.

  • Écraser les deux tomates et les ajouter à l’appareil en remuant, en même temps que le verre d’aneth ciselé.

  • Mettre la marmite au four à 1750 pendant vingt minutes.

  • Servir avec des pommes de terre ou de la mamaliga, la polenta roumaine.


BON APPETIT!

Beteavon!

Dans cette édition: