NOUVELLES ÉCONOMIQUES
Le déficit de l'état pour 2001 a atteint le chiffre record de 21,3 milliards de shekels, soit 4,6% du PIB, dépassant de 12,9 milliards le budget de 2001 (1,75% du PIB). La cause principale de ce déficit est la chute imprévue des recettes de cette année.
Le déficit de la balance commerciale pour 2001 est de 7,1 milliards de shekels, une hausse de 2,6% par rapport à celui de l'année précédente. Le montant des importations a été de 25,7 milliards et celui des importations de 32,7 milliards.
Les pertes de productions imputables à l'intifada (d'octobre 2000 à décembre 2001) se montent à 12,6 milliards, soit 4% du PIB civil. Le tourisme est le plus gros perdant, avec 7,3 milliards, suivi de la construction (moins 2,7 milliards) et de l'agriculture (moins 0,5 milliard). Les exportations destinées à l'Autorité palestinienne ont chuté de 2,1 milliards.
La conjoncture économique a forcé 50 000 petites entreprises a fermer leurs portes en 2001. Ce mouvement devrait se poursuivre en 2002. Ces données ont été fournies par l'Association des travailleurs indépendants.
En revanche, les profits des industries ont augmenté au 3ème trimestre selon leurs rapports à la bourse. Ces résultats suivent quatre trimestres de régression. La récession est principalement causée par l'intifada et par la crise globale des technologies de pointe. Le gain sur le capital a été de 12% au 3ème trimestre, comparé aux 8,4% du second trimestre. Le point le plus bas a été atteint au 4ème trimestre de 2000 : 5,5%. Cette amélioration progressive des bénéfices bruts est à attribuer a des efforts de rentabilité et non à une augmentation des chiffres d'affaires.
L'indice du coût de la vie a baissé de 0,1% en décembre 2001, ce qui donne un taux d'inflation annuelle de 1,4% pour l'ensemble de l'année 2001. Pour la troisième année consécutive, la Banque d'Israël a manqué l'objectif d'inflation que lui avait fixé le gouvernement. Cet objectif était de 2,5 à 3,5% pour 2001. En 2000, l'inflation avait été nulle alors que le gouvernement avait fixé une fourchette de 3 à 4%.
Le nombre des chômeurs dans le secteur high tech a doublé en un an. Il est actuellement de 8500 demandeurs d'emplois. Le service de l'emploi n'a pour l'instant que 374 emplois à leur proposer. Dans les autres secteurs de l'économie, l'augmentation du chômage a été de 18% en moyenne.
Bill Sanford – PDG de Bio-enterprise – un organisme qui chapeaute des activités de biotechnologie à Cleveland (Ohio) a annoncé que son entreprise allait investir plusieurs centaines de millions de dollars en Israël, dans les domaines de la biotechnologie, de la bio-informatique et des sciences de la vie. Au cours de sa récente visite, M. Sanford
a affirmé que les liens déjà établis avec trente sociétés israéliennes allaient se renforcer.
Le gouvernement russe examine la possibilité d'exporter pour 250 millions de dollars par an de diamants bruts vers Israël.
Taro, société israélienne de produits pharmaceutiques, a annoncé qu'elle a obtenu l'autorisation de commercialiser le «Warfarin» en Grande-Bretagne. Ce médicament, qui inhibe la formation de caillots dans les parties du corps où la circulation est ralentie, contribue à éviter les complications associées aux faiblesses cardiaques et à la tachycardie. Il est dores et déjà disponible en Israël, aux États-Unis et au Canada. L'autorisation anglaise devrait se solder par des gains de plus de 100 millions de dollars par an.
La société de télécoms israélienne Natro a acheté à ATT Wireless américaine des installations fixes pour communications sans fil en échange d'actions de Natro. Cette vente se monte à 45 millions de dollars et ATT devient ainsi avec 13,5% le deuxième actionnaire de Natro. Le premier actionnaire est le mexicain Carlos Salim avec 13,8% des parts par l'intermédiaire de sa société «Carasso Global». Natro se consacre aux communications à large bande et emploie une équipe de 126 chercheurs.
Gazit Globe a acquis six centres commerciaux à Montréal pour un montant de 165 millions de shekels. Cette société possède ainsi au total 143 centres commerciaux, couvrant une superficie totale d'1,5 milliards de mètres carrés.
La société israélienne «Electronics Line» fournira à une grande entreprise scandinave des systèmes de sécurité sans fil de type Masterlink. Ce contrat porte sur 57 millions de shekels sur trois ans.
La société israélienne «Al Bad» qui fabrique des lingettes non-tissées a pris possession de l'entreprise allemande FHW, active dans le même secteur, pour dix millions d'Euros. La clientèle de FHW consiste principalement en chaînes de magasins d'Europe centrale, utilisant leur propre marque. Le chiffre d'affaires de Al Bad a atteint 190 millions de shekels entre janvier et septembre 2001, dégageant un bénéfice brut de 14 millions.
«Clal Biotechnology Industries» négocie sa participation financière à hauteur de 7 millions d'Euros, dans une entreprise allemande de cellules souches. Cette participation va permettre à Clal Biotechnology de pénétrer rapidement dans le secteur des cellules souches. Il est prévu qu'une partie des activités de recherche allemandes seront transférées à terme dans une jeune pousse filiale de Clal à Yavneh.
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PUBLICATIONS
«UNE COMMUNAUTÉ DÉCHIRÉE» - LE NATIONALISME DES JUIFS MAROCAINS
Les Juifs séfarades ont souvent déploré que l'histoire du sionisme n'ait reflété que la contribution des vagues d'immigration en provenance des pays européens, au détriment de celles des pays d'Asie et d'Afrique. A Torn Community, ouvrage publié récemment, comble ce vide en retraçant l'épopée du nationalisme des Juifs marocains. Son auteur, le Dr Yaron Tsur, l'un des fondateurs de l'Université ouverte et enseignant au département d'histoire juive de l'Université de Tel-Aviv, a consacré toute sa carrière universitaire à la recherche sur le judaïsme nord-africain. Du Maroc seulement, sont arrivés 280 000 Juifs, soit le chiffre le plus important en provenance d'un pays musulman.
A Torn Community investigue la montée du nationalisme après la Deuxième Guerre mondiale dans la communauté juive marocaine, la plus grande de tous les pays musulmans. Les Juifs marocains étaient confrontés au nationalisme dirigé par le sultan, aux autorités coloniales françaises qui s'efforçaient de rallier les Juifs à leur cause, à la grave crise économique qui frappait Israël à l'époque, à l'établissement de l'État et au conflit israélo-arabe. L'ouvrage évoque les grands acteurs de ce drame, et accorde une attention toute particulière aux relations établies entre l'État d'Israël et la communauté juive marocaine à l'époque de la première grande vague d'immigration. Les signes de détérioration dans les relations entre ashkénazes et séfarades dans le jeune État d'Israël étaient alors manifestes et les olim du Maroc durent composer avec des problèmes ethniques qui remettaient en question la pertinence de l'idéologie sioniste.
La relation de Yaron Tsur s'achève en 1954, avec l'arrivée de la deuxième vague d'aliya du Maroc. L'époque où l'émigration des Juifs marocains était désormais impérieuse.
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