Agenda-English

Vol.2, no 29
12 août 2001
23 Av 5761

 

L’ENFER EN PLEIN CENTRE DE JÉRUSALEM

L’ATTENTAT-SUICIDE à LA PIZZERIA SBARRO A FAIT 15 MORTS DONT 6 ENFANTS ET 130 BLESSéS - COMME IL LE FIT POUR L’ATTENTAT TERRORISTE DU DOLPHINARIUM DE TEL-AVIV, ARAFAT S’EST EMPRESSé D’EXIGER UN CESSEZ-LE-FEU - À CE SANGLANT BILAN VIENNENT S’AJOUTER LES CINQ ISRAéLIENS TUéS PAR DES TERRORISTES LA SEMAINE DERNIèRE


Dans cette édition:
Les principales institutions de l’OLP
Savez-vous que...
Stabilité des chiffres de l’aliya
De Louisiane en Israël
La prochaine Conférence de Durban sur le racisme
Manifestation devant le QG de l’Onu
Durban: un réel danger pour Israël
L’antisémitisme hongrois
Douze ans et déjà footballeuse
La restitution des biens juifs de Pologne
Camp aéré pour les enfants de Guilo
Agence Juive et médias
Le centre de communications de Maaleh Efraïm
Une semaine en Isra
Nouvelles de l’économie israélienne

La pizzeria Sbarro, site de l’attentat sanglant de jeudi dernier


Réunion d’urgence du Cabinet de sécurité dans la nuit de jeudi à vendredi dernier pour décider de la réaction à l’attentat terroriste de Jérusalem. Parmi les options envisagées: l’attaque de quartiers généraux d’organisations terroristes, l’occupation militaire provisoire de zones sous contrôle palestinien, la mise en application de mesures d’urgence, l’arrestation de suspects et le bouclage à grande échelle des territoires. Le cabinet restreint formé du Premier ministre, du ministre de la Défense, du ministre des Affaires étrangères, ainsi qu’en l’occurrence du ministre des Finances, a tenu une réunion au quartier général de Tsahal en présence du chef d’état-major et des officiers supérieurs.

Jeudi dernier, vers 14 h 00, un motocycliste déposait le «kamikaze» au carrefour des rues Yaffo et King George, en plein cœur de la capitale. Le terroriste s’est rapidement rendu à la pizzeria Sbarro et a fait exploser la forte charge d’explosifs qu’il portait sur lui dans ce restaurant bondé de consommateurs à cette heure de la journée.

15 morts, dont 6 enfants: Frida Mendelsohn de Jérusalem, 62 ans; Mikhal Raziel, 15 ans, du quartier de Ramot; Zvika Golombek de Carmiel, 26 ans; Tehila Maoz de Jérusalem, 20 ans; Lily Shimshavilli, 39 ans et sa fille Tamara, 9 ans, de Jérusalem; Giora Balash, 60 ans, touriste brésilien; Judith Lilian Greenboim, touriste américaine de 31 ans; Shoshan Abuhatsera, 10 ans, de Jérusalem; Yocheved Shoshan, 10 ans; Hannah Tova Nachenberg; Motti et Tsira Schiwascherder, et leurs enfants Raya, 14 ans, Hemdah, 2 ans et Avraham, 4 ans, récemment installés en Israël.

La nouvelle a bouleversé les habitants de la ville, d’autant que ces dernières semaines les terroristes palestiniens n’étaient pas parvenus à mener leurs missions meurtrières à bien grâce à l’efficacité des forces de sécurité et à la vigilance du public israélien. Comme à l’ordinaire, à Hébron, Ramallah et ailleurs, des foules de Palestiniens sont descendues dans les rues pour exprimer leur joie à l’annonce de l’attentat.

De crainte de représailles israéliennes, Arafat s’est empressé de réagir en exhortant Ariel Sharon à respecter le cessez-le-feu, comme il l’avait fait immédiatement après l’attentat meurtrier du Dolphinarium de Tel-Aviv.

Les États-Unis et les pays européens ont pour leur part vigoureusement condamné l’attentat, tout en n’hésitant pas à préconiser la retenue du gouvernement israélien.

D’autres victimes du terrorisme palestinien se sont ajoutées au bilan tragique de la semaine dernière: une jeune fille de 19 ans a succombé à ses blessures suite aux tirs en provenance d’une voiture près du kibbouts Gilboa situé à l’intérieur de la Ligne verte; les autres passagères du véhicule, toutes parentes de la conductrice et âgées de 14, 15 et 16 ans, ont été grièvement blessées.

Quelques heures plus tôt, le caporal Dvir Reshef de Beit-Shean a été tué par un sniper palestinien positionné à Kafr Shufa près de Tulkarem. C’est le sort qui a également été réservé à Zohar Shurgi non loin du carrefour de Tapouah, à Tehia Bloomberg près d’Alfei Menaché. Quant à l’homme d’affaires Itzhak Snir de Raanana, qui était associé à un partenaire jordanien dans une entreprise de bijouterie, il a été assassiné à Amman.

Dans cette édition:

DES LEÇONS À RETENIR

LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L’OLP

Les principales institutions de l’OLP sont: le Comité central qui représente l’exécutif de cette organisation terroriste; le Conseil révolutionnaire, instance soumise à la précédente; enfin la Commission économique, qui est la source de toute autorité et qui a la prérogative de susciter les changements opportuns dans l’idéologie de l’organisation. Quant aux «Tanzim» , ils constituent les forces organisationnelles et combattantes du Fatah.

En pratique et sur le terrain, l’OLP est divisée en deux commandements principaux: celui de Cisjordanie, placé sous les ordres de Marwan Bargutti et celui de la bande de Gaza dont le chef est Ahmed Halass. Les forces «militaires» de terrain intitulées «Shabiba» , formées de jeunes «combattants» de moins de 35 ans, sont le pilier du mouvement et dirigent les activités des Tanzim en matière de recrutement et d’organisation des émeutes. Les activistes des Tanzim et de la Shabiba participent aux attentats terroristes initiés par l’aile militaire du Fatah, les «Brigades des martyrs d’Al-Aqsa» .

LES BRIGADES DES MARTYRS D’AL-AQSA

Leur chef suprême s’est donné pour pseudonyme «Hadj Abu-Ahmed» . Selon certaines sources, il vivrait à Naplouse, encore que le journal saoudien Alotan affirme qu’il ne réside pas en zone palestinienne.

En réalité, c’est le chef du Fatah en Cisjordanie, Marwan Bargutti, qui orchestre la lutte armée contre Israël au moyen de la branche armée de l’OLP. Son implication directe dans les attentats perpétrés par les Brigades a été récemment révélée au cours d’interrogatoires d’activistes de l’OLP arrêtés après le meurtre d’un moine grec orthodoxe non loin de Jérusalem. C’est Bargutti qui a financé cet attentat et donné l’ordre de le perpétrer. Les Brigades se sont d’ailleurs empressées de revendiquer cet attentat, avant même qu’il s’avère que le malheureux moine avait été pris pour un Juif.

Autre commanditaire des attentats terroristes contre des cibles israéliennes: Mahmoud Damrah, commandant des Forces présidentielles de sécurité («la Force 17») de la région de Ramallah, directement responsable des tirs visant des Israéliens circulant sur les routes, civils et militaires confondus. Les Brigades des martyrs n’hésitent pas à revendiquer la responsabilité d’attentats dirigés par Damrah, chose qui confirme le lien direct Damrah-branche militaire de l’OLP-Brigades.

Dans cette édition:


 

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 10 000 dollars US: c’est l’allocation versée cette année par l’Agence Juive à l’Unité d’implication sociale de l’Université Bar-Ilan pour promouvoir des projets focalisés sur «le respect mutuel» .

  • 21 000 dollars: allocation versée par l’Agence Juive cette année à l’association EL-AMI-Jérusalem au profit de son projet de resserrement des liens entre tous les secteurs de la population israélienne.

  • 15 000 dollars: c’est le montant de l’allocation versée cette année au Centre Cymbalista de préservation du patrimoine juif (Université de Tel-Aviv) au profit de son projet de «Judaïsme israélien» et au titre des subventions destinée à renforcer l’identité juive de la population israélienne.

  • 24 636 immigrants sont arrivés en Israël depuis le 1er janvier 2001, dont 18 533 sont originaires des pays de la CEI.

  • 924 immigrants sont arrivés la semaine dernière en Israël: 628 des pays de la CEI, 76 d’Éthiopie, les autres de France, Belgique, Angleterre, Afrique du Sud, Pays Bas, Argentine, Brésil, République Dominicaine, États-Unis et Canada.

Dans cette édition:

LE MONDE JUIF

DES VOLONTAIRES DE L’ÉTRANGER REPEIGNENT DES JARDINS D’ENFANTS ET COLLECTENT DES FONDS AU PROFIT D’ENFANTS MALADES

«L’EXPéRIENCE ISRAéLIENNE» AU SERVICE DE LA COMMUNAUTé


Les jeunes Juifs anglais séjournant en Israël sous l’égide de l’Expérience israélienne posent devant un radeau construit de leurs mains à Tibériade

Plusieurs dizaines d’adolescents de Grande-Bretagne membres de mouvements de jeunesse se trouvent actuellement en Israël où ils participent à des activités à orientation communautaire sous l’égide du programme «L’Expérience israélienne» de l’Agence Juive.

Comme tous les ans, ces filles et ces garçons sont venus passer quelques semaines en Israël pour prendre connaissance des réalités locales. Comme leurs prédécesseurs, ceux de cette année étaient particulièrement intéressés par les excursions en Galilée, dans le Neguev et dans la région centrale d’Israël. La plupart d’entre eux visitent Israël pour la première fois. Soulignons que les mouvements de jeunesse juifs de leur pays encouragent depuis fort longtemps leurs adhérents passer l’été en Israël, où ils se consacrent à des activités à finalité sociale et communautaire.

Le mouvement des Jeunesses sionistes s’emploie depuis plusieurs années à collecter, auprès de Juifs et de non Juifs, des fonds au profit d’enfants handicapés physiques ou mentaux. Les adhérents du mouvement séjournant en Israël, construisent traditionnellement un radeau - qu’ils s’efforcent de réaliser plus beau et plus grand que celui de l’année précédente - et naviguent sur le lac de Tibériade. A cette construction ont participé cette année 35 membres des Jeunesses sionistes de Grande-Bretagne.

Pour sa part, le mouvement Dror-Habonim a décidé d’entreprendre un projet de nature communautaire: les 35 membres de ce mouvement de jeunesse actuellement en Israël se sont portés volontaires pour remettre à neuf et repeindre six jardins d’enfants du quartier défavorisé de Katamon à Jérusalem. Ce projet a été coordonné par le Département de l’éducation de la municipalité de Jérusalem. Les jeunes adhérents ont témoigné d’un enthousiasme tel que le mouvement a décidé de réitérer cette initiative l’an prochain.

LA ALIYA SE POURSUIT MALGRÉ LES ÉVÉNEMENTS: 42 000 OLIM DEPUIS LE DÉCLENCHEMENT DE L’INTIFADA «AL-AQSA» - UN MILLIER D’ENTRE EUX SE SONT INSTALLÉS DANS LES LOCALITÉS DE JUDÉE-SAMARIE

Malgré la précarité de la situation actuelle, l’immigration se poursuit, essentiellement en provenance des pays de la CEI. Selon les statistiques de l’Agence Juive, 41 224 nouveaux immigrants sont arrivés en Israël depuis l’intifada, dont 32 660 en provenance de l’ex-Union soviétique. Un millier de ces derniers se sont installés en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza. Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, a accueilli jeudi dernier un groupe de 43 immigrants originaires du Mexique qui souhaitent s’installer dans la localité de Kokhav Yaïr (conseil régional de Mateh Binyamin).

Raphaël Dagan, qui a tout récemment fait son aliya, et s’est installé dans la localité de Kokhav Hashakhar, non loin de Kokhav Yaïr, ne tarit pas de compliments sur l’endroit. De son point de vue, si davantage de Juifs allaient vivre à Hébron, une grande partie des problèmes vécus par la communauté juive de cette ville seraient résolus.

La Division du peuplement de l’Organisation Sioniste mondiale s’emploie à coordonner les efforts entrepris par les localités de Judée-Samarie et de la bande de Gaza pour attirer de nouveaux immigrants. Ces derniers sont hébergés dans des centres d’intégration spéciaux où ils apprennent l’hébreu et sont aidés à trouver des emplois. Dès leur oulpan achevé, ces immigrants s’installent où ils le désirent, de préférence à proximité de leur lieu de travail.

Quelque 1000 immigrants originaires de France, d’Angleterre, des pays de la CEI, des États-Unis et d’Amérique latine ont été intégrés de cette façon au cours de l’année passée sous l’égide de la Division du peuplement de l’Organisation Sioniste mondiale. Les localités qui ont absorbé le plus grand nombre d’olim sont: Kokhav Hashakhar, Hinanit, Eli, Gedid, Beit Yaïr, Kokhav Yaacov, Shavei Shomron et celles du Golan.

LÉGÈRE HAUSSE DES CHIFFRES DE L’ALIYA EN PROVENANCE D’AMÉRIQUE DU NORD EN JUILLET ET AU COURS DE LA PREMIÈRE SEMAINE D’AOÛT

En dépit des événements, les chiffres de l’immigration en provenance d’Amérique du Nord ont augmenté en juillet et début août. Quant à ceux de la première moitié de cette année, ils sont comparables à ceux de la même période l’an dernier. Akiva Werber, responsable de l’aliya en provenance d’Amérique du Nord à l’Agence Juive avoue qu’il est agréablement surpris de constater à quel point les immigrants sont motivés par leur idéal et par leur attachement à Israël.

En juillet 2001, 261 Juifs américains sont venus s’installer en Israël, légèrement plus qu’en juillet 2000 (258 personnes). Au cours de la première semaine de ce mois d’août, 51 Juifs d’Amérique du Nord sont arrivés. Selon Werber le fait que ce chiffre dépasse la moyenne de 25 immigrants nord-américains par semaine s’explique par les vacances d’été.

Au cours du premier semestre 2001, 620 immigrants nord-américains sont arrivés en Israël, contre 653 pour la même période de l’an dernier. En 2000, 12 050 immigrants nord-américains sont arrivés en Israël et 550 résidents temporaires originaires de ces pays ont acquis le statut d’immigrants.

Dans cette édition:

UNE RéUNION DE FAMILLES D’IMMIGRANTS

Le 8 août dernier, Graham et Carrie Caldwell Bowman, âgés tous deux de 25 ans et originaires de Shrieveport (Louisiane) ont atterri à l’aéroport Ben-Gurion. Ils comptaient parmi les 21 immigrants nord-américains de la semaine. Le jeune couple, conseillers en formation, va se joindre au père de Graham, Ron, immigré en Israël en février dernier et détenteur de la franchise de la société Dale Carnegie pour Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza. Sous sa direction, Dale Carnegie organise d’ores et déjà des cours à Tel-Aviv et Jérusalem. Graham et Carrie étaient membres actifs du mouvement réformé. Ron, qui est né et a passé sa jeunesse dans le Bronx (il a eu Colin Powell pour camarade de classe), a servi son pays dans les Marines et travaillé chez IBM, avant de déménager en Louisiane où il a dirigé la branche régionale de la société Dale Carnegie. Il a dirigé et a été membre du conseil d’administration de la Fédération juive du Nouveau Mexique.

C’est au cours d’un séjour en 1998, qu’il a décidé de saisir la première occasion de réinstaller une branche de la société en Israël. Les cours de Dale Carnegie sont dispensés en anglais, mais Ron espère qu’il parviendra sous peu à les assurer en hébreu, puis, un beau jour à dispenser des cours communs à des Palestiniens et à des Israéliens. Il ne tarit pas d’éloges sur le shaliah de l’Agence Juive à Miami et sur les bureaux de l’Agence Juive à Houston, qui ont aidé son fils et sa bru à le rejoindre en Israël.

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LA DIRECTION DE L’ORGANISATION HADASSAH: NOUS DÉFENDRONS LE SIONISME À LA CONFÉRENCE MONDIALE CONTRE LE RACISME

ARIEL SHARON à L’OUVERTURE OFFICIELLE DE LA CONVENTION DE L’ORGANISATION HADASSAH à JéRUSALEM: VOTRE PRéSENCE PARMI NOUS SYMBOLISE VOTRE SOLIDARITé

Bonnie Lipton, présidente de l’organisation Hadassah des femmes sionistes, entend lutter avec virulence contre toute assimilation du sionisme au racisme au cours de la prochaine Conférence mondiale de l’Onu contre le racisme, prévue à Durban (Afrique du Sud).

Dans son allocution à la séance d’ouverture de l’Assemblée annuelle de son organisation qui s’est tenue du 5 au 9 août dernier à Jérusalem en présence de 550 délégués, Bonnie Lipton a souligné que la visée de la campagne actuelle d’opinion est d’ébranler les fondements d’Israël, du sionisme et du peuple juif. L’organisation féminine Hadassah mène une lutte acharnée contre la sémantique anti-sioniste et anti-israélienne employée dans les projets de résolutions destinés à être présentés à la Conférence de Durban.

Les déléguées ont consacré neuf jours de débats et de visites, et rencontré de nombreuses personnalités israéliennes. Daniel C. Kurtzer, le nouvel ambassadeur des États-Unis en Israël, a prononcé une allocution au cours de l’assemblée plénière, et le président Katsav à la cérémonie de clôture.

Avec ses 300 000 adhérentes, Hadassah est aux États-Unis la plus grande organisation féminine, juive et sioniste américaine. Elle a fondé de nombreux dispensaires, et les deux grands hôpitaux Hadassah de Jérusalem, ainsi qu’un institut d’études supérieures et d’autres établissements éducatifs dans la capitale d’Israël.

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RALLYE DE PROTESTATION DEVANT LES QUARTIERS GÉNÉRAUX DE L’ONU À JÉRUSALEM

Une centaine d’activistes du Conseil des jeunes sionistes (instance parrainée par l’Agence Juive) a manifesté la semaine dernière devant les quartiers généraux de l’Onu à Jérusalem. Les jeunes sont venus protester contre l’intention de certains États membres de l’Onu de voter, fin août à la Conférence sur le racisme de Durban, une résolution assimilant le sionisme au racisme. Moshé Ben-Attar, directeur du Conseil des jeunes sionistes, a lancé un appel aux pays européens, leur demandant de boycotter la conférence de Durban si les projets de résolutions condamnant Israël ne sont pas rejetées.

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LA CONFÉRENCE DE DURBAN: UN DANGER RÉEL POUR ISRAËL

Le contexte
La Troisième Conférence mondiale de l’Onu sur la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance (sigle WCAR en anglais) se déroulera du 31 août au 7 septembre à Durban, sous l’égide du Haut Commissaire aux droits humains de l’Onu, Mary Robinson, en présence de représentants des pays membres et de nombreuses ONG. Les deux premières et précédentes conférences ont eu lieu en 1978 et 1983.

La WCAR sera précédée par un sommet estudiantin (le 24 août) et par un congrès des ONG (les 29 et 30 août) et l’Union parlementaire internationale se réunira parallèlement le 2 septembre prochain. Quelque 12 000 délégués sont attendus. La WCAR émettra deux documents: une déclaration et un plan d’action.

C’est en 1997, sur l’initiative de l’Assemblée générale de l’Onu, qu’une résolution a préconisé la tenue d’une conférence sur ces thèmes. Quatre instances préparatoires (européenne, sud-américaine, asiatique et africaine) se réunissent pour préparer des projets de résolutions destinées à la WCRA et aux ONG. Vu les divergences entre représentants concernant la formulation de nombre de ces résolutions (dont beaucoup portent sur le sionisme, Israël et l’antisémitisme), une deuxième conférence préparatoire (du 17 mai au 1er juin) a élu une commission de 21 représentants régionaux (des quatre continents sus-cités), formant une «Troisième conférence préparatoire» qui s’est réunie entre le 31 juillet et le 10 août dernier. Israël n’a pas été conviée à participer à cette conférence préparatoire, mais des représentants de son gouvernement (le vice-ministre Melchior et l’ambassadeur Levy) se rendent néanmoins à certaines séances. De même, plusieurs ONG juives sont également représentées à Genève. Tous souhaitent une solution satisfaisante aux divergences entre pays avant la Conférence de Durban.

Un danger pour Israël
Pourquoi? parce qu’une bonne partie des projets de résolution:

  • contiennent des clauses condamnant Israël et le sionisme pour pratiques raciales et crimes contre l’humanité,

  • banalisent la Shoah en la taxant d’événement exceptionnel (et la rangeant dans la catégorie plus générale des génocides),

  • dénaturent la portée de l’antisémitisme (par omission ou par ajout de la mention «pratiques sionistes contre des peuples sémites»),

  • condamnent la politique israélienne dans les Territoires.

Alors que diverses manifestations de discrimination et d’injustice sociale sont mentionnées dans les projets (racisme, esclavage et traite de peuples démunis, discrimination contre les femmes, les migrants et les malades du sida), Israël est pratiquement le seul pays sujet à des condamnations dans des projets de résolution focalisés sur les «souffrances des Palestiniens.»

Ces projets qui, pour l’heure, n’assimilent pas totalement le sionisme au racisme, évoquent l’Assemblée générale de l’Onu de 1975, suivie de celle de 1991. De surcroît, aucune mention n’est faite des violations aux droits de l’Homme perpétrées par des Palestiniens en particulier et des Arabes en général, de l’exploitation des femmes, des enfants, du terrorisme, de la liquidation des minorités, autant de sévices courants dans tous les pays arabes. Faut-il préciser que l’adoption de ces projets de résolutions par le WCAR se traduirait par la délégitimisation d’Israël aux yeux de la communauté internationale?

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EN HONGRIE, UN INCIDENT INSIGNIFIANT DÉCLENCHE UNE EXPLOSION D’ANTISÉMITISME


 

La Hongrie a toujours entretenu des relations ambiguës avec les Juifs. D’un côté, elle leur a ouvert ses portes, leur a permis d’investir leurs ressources matérielles et intellectuelles dans sa culture et dans son économie. De l’autre, elle a toujours été un bastion d’antisémitisme, fléau toujours présent dans la population, quel que soit le niveau intellectuel de cette dernière.

L’histoire de l’antisémitisme hongrois n’est plus à faire. Elle a d’ailleurs contribué en partie à l’émergence du mouvement sioniste. Pour la seule période moderne, les exemples abondent: les accusations de meurtre rituel proférées en 1882 dans la localité de Tsizaeszlar, les habitants accusant leurs voisins juifs d’avoir utilisé le sang d’une jeune fille pour fabriquer leurs matsot; l’affaire Dreyfus, en la personne d’Eszterhazy, originaire d’une famille noble hongroise qui accusa le capitaine Dreyfus de trahison; la Hongrie a été l’un des premiers pays à voter au XXe siècle des lois discriminant les Juifs, notamment, dès 1920, celle sur le «numerus clausus» limitant le nombre d’étudiants juifs dans les universités; pendant la Deuxième Guerre mondiale, et surtout pendant l’hiver 1944-1945, les nazis parvinrent à exterminer un nombre record de Juifs hongrois, au rythme de 600 000 en quatre mois, grâce à la collaboration active de la population locale.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que des explosions d’antisémitisme se produisent de temps à autre dans ce pays, en l’occurrence suite à un incident que tout pays éclairé au monde aurait considéré comme une vétille. L’événement qui a ouvert les vannes de l’antisémitisme hongrois a consisté en l’acquisition d’un club de sport par un groupe d’investisseurs étrangers dirigé par un citoyen hongrois d’origine juive. Le «Frenevarosi Torna Club» , que ses fans intitulent FRADI, est considéré comme un atout du christianisme hongrois. Il a été racheté par la Fotex Ltd., une société appartenant à un certain M. Varszegi, qui est également actionnaire du club sportif du MTK, considéré, lui, comme «juif» . Signalons au passage que les fondateurs du FRADI (au XIXe siècle) furent, comme on peut s’en douter, d’opulents Juifs hongrois.

Dans cette affaire, les détracteurs et les hooligans sont bien trop jeunes pour avoir subi l’influence directe de la période sombre de la guerre et des conséquences de la Shoah. Autant d’événements qui, du reste, importent peu aux fans du FRADI, fondamentalement nationalistes et xénophobes, même dans un domaine censé être «neutre» , le sport professionnel. Par ailleurs, la Hongrie, membre de l’OTAN et qui devrait adhérer à l’Union européenne dès le début de l’année 2003, recense dans son parlement des partis ultra-nationalistes dont les membres incitent ouvertement leurs électeurs à l’antisémitisme.

Comment ne pas s’élever contre la politique officielle de non intervention du gouvernement hongrois à l’endroit de ces partis et de leurs menées antisémites? Contre le pouvoir législatif hongrois, incapable de déclarer hors la loi les partis d’extrême-droite comme le MIEP dirigé par Csurka Itsvan? Contre le pouvoir judiciaire hongrois qui ne parvient ou ne souhaite pas poursuivre les instigateurs de menées antisémites sous couvert de «liberté d’expression» et de «démocratie» ? Contre le Premier ministre hongrois et tous les ministres de ce pays qui évitent de condamner ces menées, légitimant de la sorte les partis d’extrême-droite?

La voix du monde civilisé devrait s’élever dans toutes les instances internationales pour éviter la généralisation et la propagation de ces pratiques, pour éviter aussi l’admission de la Hongrie dans l’Union européenne tant que ce pays n’aura pas pris les mesures nécessaires pour éviter les regrettables incidents dont nous avons récemment été témoins.

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L’ARGENT DE SA BAT-MITSVA POUR CRÉER UNE ÉQUIPE FÉMININE DE FOOT À OFAKIM

Rachel Scheider, douze ans à peine, a réalisé son rêve: créer une équipe féminine de foot en Israël. Passionnée de football depuis sa naissance ou presque, et membre du club de foot de Metrowest (New Jersey), Rachel a décidé de verser tout l’argent qui lui a été offert pour sa bat-mitsva au profit de la création d’une équipe féminine de foot dans la région Ofakim-Merhavim du Neguev, jumelée à sa communauté dans le cadre du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive.

Rachel a décidé de nouer des liens personnels avec des filles de son âge en Israël, par le biais d’une passion commune, le foot. Elle a été encouragée dans ce sens par ses parents, qui ont eux aussi contribué financièrement à l’entreprise. 25 filles ont été sélectionnées, et entrainées dans un camp spécial auquel Rachel a participé. L’équipe s’entrainera toute l’année et disputera des matchs à d’autres équipes féminines israéliennes. Dans l’espoir de pouvoir bientôt se mesurer à celle de Metrowest dans un avenir pas trop lointain...

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LE TRéSORIER DE L’AGENCE JUIVE CONSIDèRE L’ACCORD PASSé ENTRE L’ORGANISATION MONDIALE DE RESTITUTION DES BIENS JUIFS ET L’UNION DES COMMUNAUTéS JUIVES DE POLOGNE COMME

«UNE PREMIÈRE ÉTAPE VERS LA RESTITUTION DES BIENS JUIFS DE POLOGNE»


Le trésorier de l’Agence Juive Chaim Chesler en Pologne

Au cours d’une rencontre récente à l’ambassade israélienne de Varsovie, Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive et dirigeant de l’Organisation mondiale de restitution des biens juifs (sigle anglais: WJRO), est parvenu avec l’Union des communautés juives de Pologne à un accord portant sur la création d’une fondation conjointe chargée d’œuvrer à la restitution des biens juifs spoliés par les nazis. Chaim Chesler était accompagné de Michael Schneider, vice-président exécutif du JOINT et de Jerzy Kichler, dirigeant de l’Union des communautés juives de Pologne.

Les représentants de la WJRO et de l’Union ont demandé à l’ambassadeur de présenter une requête aux autorités polonaises afin d’obtenir une prolongation de la date limite de dépôt des demandes de restitution, fixée jusque là à mai 2002.

L’ambassadeur d’Israël a affirmé à ses hôtes qu’il ferait tout son possible pour parvenir à une prolongation des délais et les a félicité pour leur accord relatif à la fondation conjointe. Cet accord a été ratifié à l’unanimité par le conseil d’administration de l’Union des communautés juives de Pologne. Selon Chaim Chesler, cet accord constitue une étape essentielle vers la restitution d’une petite partie des biens légués par le judaïsme polonais.

Dans cette édition:

100 ENFANTS DE GUILO PARTICIPENT À UN CAMP AÉRÉ AU CENTRE VARIETY DE JÉRUSALEM

Le Variety Club de Jérusalem parraine un camp aéré dans le quartier de Guilo en collaboration avec la municipalité de la capitale et les services administratifs de ce quartier.

Âgés de 4 à 12 ans, ces enfants, dont une vingtaine sont issus de familles nécessiteuses, ont à leur disposition une grande variété d’activités: jeux informatiques, travaux manuels, musique, sécurité routière, animaux et piscine. Les organisateurs ont prévu le transport de toboggans aquatiques, mais la pénurie d’eau les a forcé les enfants à faire leurs glissades sans eau. Ce camp aéré est largement subventionné, coûtant 500 shekels aux familles nanties et 200 shekels seulement (pour trois semaines) aux familles nécessiteuses.

Par ailleurs le Variety Club organise un camp aéré pour enfants aux besoins spéciaux: autistes, malentendants, aveugles, enfants en difficulté scolaire et enfants à risque retirés de leurs familles suite à des sévices ou à des abus sexuels. A ce camp ont participé une centaine d’enfants juifs et arabes. Ces enfants ont été répartis en petits groupes de 5 à 6 participants afin de garantir qu’une attention maximale leur est accordée. Le Dr Sam Raz, directeur du Variety Club, souligne que le thème principal de cette année est la sécurité routière. Ce camp aéré est parrainé par les ministères de l’Éducation et des Transports.

Dans cette édition:

DES ACTIVITÉS VARIÉES QUI MÉRITENT UNE COUVERTURE MÉDIATIQUE ADÉQUATE

CELLES DE L’AGENCE JUIVE DANS LES LOCALITéS FRONTALIèRES DE GALILéE ET DE LA RéGION HADERA-IRON

«Le renforcement des liens qui unissent les Israéliens aux Juifs de Diaspora est devenu le principal objectif de l’Agence Juive. Depuis le début de l’intifada, en septembre 2000, des milliers de visiteurs en provenance de toutes les communautés juives du monde sont venus témoigner leur solidarité, et des centaines de jeunes Israéliens se sont rendus dans ces communautés dans le cadre des programmes de rapprochement.» C’est là le message que 45 journalistes, spécialistes d’opinion publique et porte-paroles d’instances officielles ont reçu au cours de la première visite destinée aux médias, le 2 août 2001.

Au programme: des rencontres avec des immigrants hébergés au centre d’intégration Beit Eliezer de Hadera et des visites à divers endroits de la région de Hadera et de la vallée de l’Iron, notamment aux villages de Katzir et de Mei Ami et le long de la zone qui longe les territoires sous contrôle palestinien. Les participants se sont entretenus avec les maires et les présidents des conseils régionaux, et ont été briefés sur les plans conçus par l’Agence Juive pour développer ces régions.

Ils ont également visité un centre communautaire érigé par l’Agence Juive à Pardes Hannah et ont été informés du projet «Partnership 2000» et des succès remportés d’ores et déjà par ce programme de partenariat avec des communautés juives de Diaspora. Des renseignements leur ont été fournis quant à l’intégration de jeunes immigrants originaires d’Éthiopie dans les activités éducatives du centre communautaire.

L’allocution d’ouverture a été prononcée par Eli Cohen, directeur de la région Jérusalem et Centre de l’Agence Juive; celle de clôture, par Efraïm Lapid, porte-parole de l’Agence Juive. Zvi Idelman, membre du conseil d’administration de l’Association des journalistes de périodiques, a tenu à féliciter Yigal Greenstein, porte-parole de la région Jérusalem et Centre pour la planification de la visite guidée et a exprimé l’espoir que des visites de ce genre seront régulièrement organisées.

«Les activités de l’Agence Juive sont nombreuses et variées, et il est souhaitable que ses réalisations soient couvertes par les médias,» a affirmé Yaïr Gal-Or, représentant des services d’information du gouvernement israélien, en promettant de resserrer ses liens de coopération avec l’Agence Juive, notamment par le biais de séminaires consacrés, entre autres, à l’intégration des immigrants, au peuplement rural, à l’enseignement de la démocratie.

À Katzir, au cours de la réunion avec les maires et les présidents de conseils régionaux a été soulevée la question des prestations aux populations juives et arabes de la région. L’Agence Juive a lancé en l’an 2000 son projet «Partnership 2000» dans la région Hadera-Iron, dans le but de resserrer les liens de collaboration entre elle et les communautés juives du sud-est des États-Unis et de promouvoir son plan stratégique de développement de cette zone, dans les secteurs de l’éducation, de la construction, du peuplement et du tourisme.

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CRÉATION D’UN CENTRE DE COMMUNICATIONS À MAALEH EFRAÏM

Le Gaon Communications Group et la Division du peuplement de l’Organisation Sioniste mondiale joindront leurs efforts pour établir un centre de communications dans la localité de Maaleh Efraïm (vallée du Jourdain) au profit des émissions en langue russe à thèmes juifs.

Un institut supérieur où seront enseignées toutes les disciplines - production, édition et studios d’enregistrement et de diffusion - associées aux communications sera prochainement ouvert. Il est parrainé par la Division du peuplement de l’Organisation Sioniste mondiale, par le ministère du Commerce et de l’Industrie et par les instances locales. Selon Shaï Lavie, directeur de la Division du peuplement, cet institut supérieur assurera une formation théorique et pratique à ses étudiants et fournira des emplois dans la région.

Dès la fin des travaux et l’installation des équipements nécessaires, le centre pourra se consacrer à la préparation et à la diffusion d’émissions.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

Elyakim Rubinstein, le procureur de l’État, a récemment sommé la police d’ouvrir une enquête contre le député Taleb A-Sana (Liste arabe unifiée) pour provocation, suite à une interview télévisée au cours de laquelle ce dernier a taxé de «légitime» l’attentat terroriste contre des soldats, au début de la semaine dernière à Tel-Aviv. Selon Rubinstein «aucun pays au monde n’accepterait ce genre de commentaire justifiant le meurtre de soldats de la part d’un de ses députés, quelles que soient ses convictions politiques.» En réaction aux déclarations d’A-Sana, le ministre de la Justice Méir Sheetrit a déclaré: «ces propos sont choquants de la part d’un député. Le fait qu’un membre du parlement israélien se permette de cautionner des actes de terrorisme contre des citoyens israéliens est très grave.» Le ministre de la Justice a ajouté que les propos d’A-Sana ne l’étonnent guère, le député arabe ayant déjà «envoyé une lettre à Saddam Hussein à qui il a exprimé son adulation.»


Fusion de deux associations d’olim russes: le «Forum sioniste» dirigé par le député Michael Nudelman (du parti Yisrael Beitenou) et l’«Association nationale des immigrants de l’ex-Union soviétique» que dirige la députée Sofa Landver (Travaillistes). Ces deux grandes organisations fort influentes, se comportaient en rivales ces dernières années. Leurs dirigeants ont exprimé l’espoir que cette fusion leur permettra de promouvoir des activités au profit des immigrants russes. Nouveau nom: «Congrès des organisations d’immigrants russes et russophones.»


La US Food and Drug Administration américaine a homologué la semaine dernière un nouveau produit conçu en Israël: un minuscule caméscope contenu dans une pilule et qui permet de filmer le fonctionnement de l’intestin grêle et de diagnostiquer des troubles du système digestif. La pilule-caméscope, mise au point par la société Givun Imaging de Yokneam pourra détecter tumeurs, polypes et ulcères. Sa particularité réside dans son efficacité pour la détection de troubles dans l’intestin grêle, jusque là fort difficiles à déceler. Long de 2,6 cm et d’un diamètre d’1 cm, ce mini-caméscope renferme une caméro-vidéo, un flash, une pile, un transmetteur et une antenne. La caméra projette des images sur un récepteur placé dans l’estomac du patient, à mesure de son déplacement dans le tube digestif. Le label FDA atteste la sureté et l’efficacité du produit.


Les quinze pays de l’Union européenne ont autorisé la semaine dernière la commercialisation du Copaxone, médicament développé par la société pharmaceutique israélienne Teva pour le traitement de la sclérose en plaques. Teva prévoit de commercialiser son produit dès cette année en Europe. Selon les estimations de spécialistes 2,3 milliards de dollars par an sont dépensés pour le traitement de cette maladie, dont 1,4 millions pour les seuls États-Unis.


La Commission ministérielle chargée des emblèmes et des cérémonies a récemment décidé de mettre en place un comité conjoint avec l’Organisation Sioniste mondiale afin de hâter la procédure de transfert en Israël des ossements des deux enfants de Theodor Herzl. Le père fondateur du mouvement sioniste avait en effet mentionné sur son testament qu’il souhaitait que ses deux enfants, Hans et Pauline, soient enterrés à ses côtés dans l’État juif. Pour l’heure, leurs dépouilles se trouvent au cimetière juif de Bordeaux.


Extradition de Haïm Berger aux États-Unis. Accusé de fraude à grande échelle - plusieurs millions de dollars - par la justice américaine, la Cour suprême s’est prononcé contre la requête du suspect de conditionner son extradition à son emprisonnement en Israël. Malgré le fait que Berger a obtenu la nationalité israélienne au titre de la Loi du retour, la Cour considère qu’il ne peut être considéré comme citoyen israélien vu qu’il a vécu et mené l’essentiel de ses activités professionnelles aux États-Unis. Accusé de fraude en 1995 et 1996, il a obtenu la même année la nationalité israélienne. Depuis, il vit en Israël et reçoit même la retraite-vieillesse des Assurances nationales (le Bitouah Leoumi) que justifie son âge - presque 80 ans...


Découverte au Mozambique d’une randonneuse israélienne portée disparue il y a plus de deux semaines au Zimbabwe. Yifat Madar, 22 ans, officier de Tsahal, a survécu sept jours sans eau ni nourriture. Sa famille, sans nouvelles, s’est adressée au ministère des Affaires étrangères après avoir perdu tout contact avec elle, alors qu’elle se trouvait dans le parc de Chimanimani au Zimbabwe. Le père s’est joint aux recherches menées dans ce pays par des policiers et des soldats, distribuant des photos de la jeune fille dans la région. C’est au Mozambique (elle avait passé la frontière par erreur) qu’elle a été découverte grâce à un autochtone à qui a été présentée sa photo.


Recensement de deux mères d’un même enfant: un précédent depuis la création de l’État d’Israël. Ruthie et Nicole Brenner-Kaddish se sont rencontrées il y a une dizaine d’années en Californie. Ruthie a donné naissance à un enfant mâle cinq ans plus tard. Si la justice californienne a ratifié sans difficulté l’adoption par Nicole du fils de Ruthie, le ministère de l’Intérieur israélien s’est empressé, dès leur immigration en Israël, de refuser cette adoption, arguant du fait qu’il est impossible d’enregistrer les noms de deux mères du même enfant. L’Association pour les droits civils a fait appel à la Cour suprême et, après un procès à retentissement, la Cour a sommé le ministère de l’Intérieur de procéder à l’enregistrement.

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Nouvelles économiques

Des pronostics plus optimistes en provenance des responsables du Trésor: la récession devrait cesser l’an prochain et le taux de croissance atteindre les 4%, à condition que la situation sécuritaire d’Israël et l’économie américaine s’améliorent. Les hauts-fonctionnaires préconisent de mettre un terme aux permis d’entrée à des travailleurs immigrés afin de résoudre le problème du chômage. Entre temps, le Fonds monétaire international prévoit également que l’économie israélienne connaîtra un taux de croissance de 4 à 5% l’an prochain... Encourageant.

Le prestigieux hebdomadaire américain Defense News a annoncé la semaine dernière que sur les 100 premières industries de défense au monde, cinq sont israéliennes. Cette place enviée dans le peloton de tête des industries militaires s’explique par la hausse considérable des ventes ces dernières années: c’est le cas des Industries aéronautiques (21ème rang mondial, avec 2,18 milliards de dollars de revenus); de Rafael (44ème rang mondial, 675 millions de dollars), Elbit Electronics (49ème rang mondial, 555 millions de dollars); Ta’as (55ème rang mondial, 450 millions de dollars) et Elisra Electronics (81ème rang mondial, 281 millions de dollars).

La police du Zimbabwe va faire l’acquisition de véhicules anti-émeutes fabriqués en Israël par la société Beit-Alfa Trainers du kibbouts du même nom, pour mieux se préparer à la campagne électorale d’avril 2002. Selon le Financial Gazette, le ministère de l’Intérieur du Zimbabwe aurait demandé au ministère des Finances de ce pays de procéder au transfert de 105 millions de dollars US à Beit-Alfa pour garantir les premières livraisons. «Ces véhicules seront équipés de systèmes de contrôle des émeutes semblables à ceux utilisés par Israël dans les territoires, avec canons à eau,» indique le journal. De hauts responsables de la police et du ministère de l’Intérieur du Zimbabwe se sont rendus en Israël pour choisir leurs équipements autoportés de dispersion des émeutiers. La direction de Beit-Alfa se refuse à tout commentaire.

Israël a reçu la semaine dernière un prêt de 225 millions de dollars en provenance de 19 banques de plusieurs pays, une somme qui dépasse de quelque 50% le chiffre prévu à l’origine. Le consortium de banques orchestré par la Deutsche Bank, inclut des banques allemandes, françaises, hollandaises, américaines, suisses, japonaises, anglaises, autrichiennes, indiennes, taïwanaises et israéliennes. Destiné à couvrir une partie du budget de fonctionnement du gouvernement en 2001, ce prêt est le premier contracté par Israël depuis 1996. Pour Silvan Shalom, ministre israélien des Finances, ce prêt renforce l’image de marque d’Israël sur les marchés internationaux et témoigne de la confiance des investisseurs dans l’économie israélienne.

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