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No 28 - 6 août 2000 4 Av 5760

 

LA RECRUDESCENCE DU RACISME EN ALLEMAGNE ATTISE LA SOLIDARITÉ DES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE

Dans cette édition:
Profanation de tombes juives à Samara
Adieux à Uri Gordon
Savez-vous que...
Un appel de Moscou à la libération des Juifs iraniens
Le Young Leadership de Roumanie
Du Caucase à Richon Letsion
Torah Mitsion
L’intégration des immigrants à risque
Du nouveau dans les institutions de l’Aliyat Hanoar
L’eau du Jardin d’Éden
Bar-mitsva de jeunes immigrants éthiopiens
Bar-mitsva de jeunes des localités frontalières
L’entreprise au féminin
Une semaine en Israël
Des noces halakhiques
Premières impressions d’Israël
Le service militaire obligatoire dans une galerie d’art
Tisha be’Av
Une intégration fraternelle
La recette de la semaine

Un migrant originaire de la CEI blessé dans l’attentat raciste de Dusseldorf



«L’attentat raciste au cours duquel ont été blessés six immigrants juifs originaires d’ex-Union soviétique a rapproché tous les membres de la communauté juive de Dusseldorf», a déclaré son vice-président, Michaël Lubomirski. L’explosion d’une grenade à main dans la gare de Dusseldorf la semaine dernière a fait dix blessés parmi des migrants russes, dont six Juifs.

«Quelque 80% des membres de notre communauté, arrivés pendant la dernière décennie, sont originaires de l’ex-Union soviétique», précise Lubomirski, qui a lui-même immigré en Allemagne. «Il va de soi que cette proportion élevée de membres nouveaux a provoqué, avec la population juive locale, des tensions exacerbées par les problèmes d’intégration et les écarts socio-culturels».

L’incident récent a toutefois contribué à resserrer les liens des membres de la communauté. Les blessés hospitalisés ne cessent de recevoir des lettres, des fleurs, des colis et même de l’aide financière de la part de membres de la communauté locale qui leur apportent leur soutien par tous les moyens. Lubomirski espère que les autorités allemandes parviendront à endiguer ces actes de terrorisme menés par des éléments extrémistes marginaux.

Dirigée par un ancien Israélien, Ezra Kohn, la communauté juive de Dusseldorf recense 6500 membres, dont plus de 5000 sont arrivés de l’ex-Union soviétique au cours de la dernière décennie. Toutes les communautés juives d’Allemagne ont vu leurs effectifs s’accroître dans des proportions semblables ces dix dernières années.

Avant la chute du Mur de Berlin, il n’y avait que 28 000 Juifs en Allemagne, essentiellement des descendants de Polonais rescapés de la Shoah ou d’immigrants israéliens d’origine allemande mal intégrés en Israël. Le départ de nombreux membres de cette communauté vers d’autres pays, Israël notamment, et les mariages mixtes - dont le pourcentage atteignait 70% dans certaines villes - ont contribué à réduire considérablement les effectifs du judaïsme allemand.

L’Agence Juive évalue à plus de 92 000 âmes la population juive d’Allemagne - soit la troisième communauté juive d’Europe occidentale. Les dirigeants communautaires de ce pays, désireux d’injecter un sang nouveau à la vie juive, ont œuvré au profit de l’insertion de migrants juifs en provenance de l’ex-Union soviétique. L’État allemand leur a, de son côté, accordé le statut de réfugiés, lequel comporte nombre d’allocations et d’avantages.

Le personnel local de l’Agence Juive en Allemagne aide les Juifs désireux de faire leur aliya. Dans le dessein de promouvoir l’immigration en Israël, l’Agence Juive et le mouvement de jeunesse des Bnei Akiva envoient des délégués pour de courtes périodes dans les communautés juives d’Allemagne pour renforcer l’identité juive et sioniste de leurs membres. Il y a deux mois, le Département de l’immigration de l’Agence Juive a organisé un séminaire spécial à Francfort destiné à assurer la formation de coordonnateurs locaux chargés de l’aliya, sur le modèle de ceux en poste dans tous les pays de la CEI.

A la fin de l’année 2000, l’Agence Juive a l’intention d’organiser sa première Foire de la aliya en Allemagne, au cours de laquelle les possibilités d’emploi et d’études supérieures seront présentées à des immigrants potentiels. Signalons qu’au cours des 18 mois derniers, 160 olim sont arrivés d’Allemagne.

Dans cette édition:

DES TOMBES JUIVES PROFANÉES À SAMARA

Une trentaine de tombes juives ont été profanées en juin dernier au cimetière municipal de Samara (Russie centrale). Zami Brampov, chef de la délégation de l’Agence Juive dans cette ville, rapporte que des inconnus ont profané les tombes juives situées le long de l’allée principale du cimetière. La majorité d’entre elles ont été complètement détruites, certaines graffitées de croix gammées. Pour l’heure, personne n’a encore assumé la responsabilité de cet acte de vandalisme, ni n’a été arrêté et condamné par les autorités.

Dès l’annonce de cette nouvelle, le bureau de l’Agence Juive à Samara a déposé plainte auprès de la police locale. Selon Brampov, la police a ouvert une enquête et le commissaire local a promis de renforcer les mesures de sécurité sur les sites de sépulture juifs pour éviter que des incidents de ce genre ne se reproduisent à l’avenir.

C’est une femme de la communauté juive de Samara qui, en allant se recueillir sur la tombe d’un membre de sa famille, l’a trouvée complètement détruite. Scandalisée, elle s’est adressée à Aharon Kuznetzov, bedeau de la synagogue de la ville, qui a fait immédiatement appel à la police et a informé les organisations juives locales de cet acte de vandalisme.

Soulignons que la presse indépendante locale a unanimement condamné ces profanations, taxées «d’acte épouvantable de vandalisme» et de «pogrom», mais que les organes officiels n’ont même pas mentionné l’incident.

Samara, l’ancienne Kuybishev - un million et demi d’habitants - est située sur les rives de la Volga. Selon les statistiques de l’Agence Juive, sa population juive atteint les 13 000 âmes. Au cours des six premiers mois de l’année, plus de 500 Juifs de Samara et de sa périphérie ont immigré en Israël.

Dans cette édition:

ADIEUX DE L’AGENCE JUIVE À URI GORDON z’’l

«Uri était un Juif sioniste, qui aimait son peuple plus que tout. C’était pour nombre d’entre nous un maître et nous restons ses disciples. Il savait que l’aliya des pays occidentaux était essentielle pour l’avenir du peuple juif et de l’État d’Israël. Il savait surmonter son handicap physique par la force de caractère qu’il investissait dans tout ce qu’il faisait. Uri, nous ferons tout notre possible pour perpétuer ton sionisme, pour renforcer l’État juif, sioniste et démocratique auquel tu as consacré toute ta vie.» C’est dans ces termes que Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive et de l’Exécutif sioniste, a rendu hommage, sur l’esplanade des Institutions Nationales de Jérusalem, au regretté Uri Gordon, membre de l’Exécutif sioniste et président du Conseil sioniste d’Israël.

Uri Gordon est décédé la semaine dernière à 65 ans, à l’hôpital Sheba de Tel-Aviv. Avant les obsèques, sa dépouille a été déposée sur l’esplanade des Institutions Nationales. Sa famille, ses amis, ses disciples et tous ses admirateurs sont venus lui rendre un dernier hommage, notamment Avraham Burg, président de la Knesset, le maire de Jérusalem Ehud Olmert, le Grand-Rabbin Yisrael Méir Lau, les ministres Avraham Shochat, Binyamin Ben-Eliezer et Haïm Ramon, des députés et des responsables de l’Agence Juive.

Avraham Burg, président de la Knesset, a loué l’esprit visionnaire et de l’œuvre du défunt: «Une personnalité d’une qualité rare, avec tant de foi dans cette ère de cynisme, tant d’espoir dans ces temps de pessimisme.» Quant au Grand-Rabbin Lau, il a évoqué la capacité d’Uri Gordon à redonner leur sens profond aux concepts de sionisme, de patrie, de renouveau et d’amour d’Israël. Se définissant comme un disciple du disparu, Yossi Kucik, directeur général de la Présidence du Conseil, a affirmé avoir appris de lui comment lutter pour faire avancer sa cause, pour motiver ses collaborateurs et rapprocher les esprits.

Pour Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, Uri Gordon personnifiait le bel Israélien, l’homme droit, l’idéologue et l’homme d’action qui a toujours su surprendre ses contemporains en menant à bien des desseins que tous jugeaient irréalisables.

Uri Gordon, né à Tel-Aviv en 1935, fut, adolescent, dirigeant du mouvement «Hanoar Haoved» à Guivatayim, avant d’être de longues années membre du kibbouts Mishmar David. Au cours de cette période, il fut, avec d’autres membres de son kibbouts, fondateur et dirigeant de la Jeune Garde du parti travailliste.

Pendant les années soixante et au début des années soixante-dix, il créa des clubs de jeunes dans les villes dites «de développement». En 1974, il fut nommé chef de la Division «Young Leadership» du Mouvement sioniste et parvint à resserrer les liens entre les jeunes dirigeants israéliens et étrangers. En 1978, il fut envoyé par le Mouvement sioniste aux Etats-Unis où il créa «Telem», mouvement de réalisation sioniste dont le principal objectif était l’éducation juive et sioniste, et l’aliya. De fait, de nombreux membres du mouvement «Telem» ont immigré en Israël.

De retour en Israël, il prit la tête de l’Aliyat Hanoar, fut élu en 1977 président du Conseil sioniste, puis en 1987, du Département de l’immigration et de l’intégration. Il contribua de toutes ses énergies au transport de 14 000 Juifs éthiopiens en Israël: l’Opération Salomon, tout en facilitant l’immigration et l’intégration d’un demi-million d’immigrants de l’ex-Union soviétique et d’autres pays.

Uri Gordon fut l’auteur de nombreux articles sur le sionisme, l’aliya et les relations entre l’État d’Israël et les Juifs de Diaspora

IN MEMORIAM
Article de Natan Roï en hommage à Uri Gordon

Uri Gordon nous a quittés le 30 juillet dernier. Il était un de ces «laïques» à l’esprit juif en effervescence constante. À l’Agence Juive, tout le monde le connaissait, mais peu de gens savaient à quel point il était chaleureux et croyant. Sa poignée de main, sa bonhomie et sa bienveillance, sa ferveur sioniste inconditionnelle resteront inoubliables.

Je me souviens de notre première rencontre. C’était à l’époque de la création de «Telem». Uri était délégué de l’Agence Juive à Los Angeles, où il séjournait en compagnie de son épouse Rocheleh et de ses filles. Lui, il mettait «Telem» en place, moi, je travaillais à New York pour un quotidien israélien. Il «bombardait» le journal d’idées aux relents parfois messianiques. Il annonçait aux Israéliens comme aux Juifs américains que «le sionisme, c’est de l’action, et pas seulement des mots». Ses paroles retentissaient comme un tonnerre dans la communauté juive...

Il avait la grande sagesse d’exprimer haut et fort une nature et une nationalité israéliennes, dont il était fier. D’ailleurs, qui, si ce n’était lui, Uri Gordon, de la cellule «Borochov» de son mouvement de jeunesse de Guivatayim, pouvait mieux représenter l’Agence Juive. Il introduisait ses conférences par un sempiternel: «Je suis Israélien... et j’aime mes frères juifs...»

Natan Roï, ancien journaliste à Davar, travaille à l’Agence Juive

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 9,5 millions de dollars US: c’est le budget de l’année 2000 attribué par l’Agence Juive aux oulpanim d’hébreu pour immigrants et touristes juifs, lesquels dispensent des cours d’hébreu facile et avancé, des cours intensifs pour enfants et adolescents et des activités culturelles pour tous les âges.

  • 104 000 dollars US: budget de l’an 2000 de l’Agence Juive consacré à l’oulpan pour Sud-Africains fréquenté par 135 jeunes élèves originaires de ce pays. Le programme de trois mois prévoit, outre les cours intensifs d’hébreu, des excursions, des cours sur la société israélienne et la participation à des séminaires.

  • 19 000 dollars US: c’est la somme accordée par l’Agence Juive en l’an 2000 pour un programme spécial de soutien scolaire à de jeunes aveugles qui est dispensé par des étudiants aveugles des universités israéliennes. Ce projet est mené sous l’égide de l’association ALEH de promotion des étudiants aveugles en Israël.

  • 200 dirigeants et volontaires de treize régions engagées dans le projet Partnership 2000 participeront cette année à un programme de promotion du leadership communautaire sur une base volontaire destiné à multiplier les interventions volontaires au profit de leurs coreligionnaires et à multiplier les occasions d’engagements au sein de leur communauté.

  • 450 étudiants poursuivant leurs études dans trois instituts supérieurs de Galilée orientale - Tel-Haï, Safed et Vallée du Jourdain, bénéficient de bourses de l’Agence Juive et de l’antenne canadienne de l’Appel Juif Unifié du Canada.

  • Arrivée la semaine dernière en Israël de 1035 immigrants, dont 754 des pays de la CEI; les autres sont originaires de France, Suisse, Italie, Espagne, Belgique, Brésil, Colombie, Venezuela, Mexique, Argentine, Autriche, Allemagne, Angleterre, Afrique du Sud, États-Unis, Canada, Inde et Éthiopie.

Dans cette édition:

LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE MOSCOU LANCE UN APPEL À LA LIBÉRATION DES JUIFS IRANIENS


La communauté juive de Moscou a joint sa voix à celle de tous les pays éclairés et de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines pour protester contre l’emprisonnement des 13 Juifs innocents d’Iran. Felix Dekter, délégué de l’Agence Juive auprès de la communauté de Moscou, rapporte qu’une trentaine de Juifs de la capitale russe ont manifesté il y a trois semaines devant l’ambassade d’Iran pour protester contre l’incarcération arbitraire de leurs coreligionnaires iraniens.

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LE YOUNG LEADERSHIP DE ROUMANIE

Quatre étudiants juifs de Roumanie ont récemment passé deux semaines en Israël au cours desquelles ils ont participé à un séminaire de formation du Young Leadership en Diaspora. Tova Bin-Nun, déléguée de l’Agence Juive en Roumanie, rapporte que ces quatre étudiants ont été envoyés par le Club de l’aliya de Bucarest afin d’obtenir les données et les outils nécessaires pour remplir des rôles de dirigeants communautaires en Roumanie.

Au cours de ce séminaire, coordonné par le WUJS (sigle anglais de «World Union of Jewish Students»), les étudiants roumains ont rencontré leurs homologues de tous les pays du monde, notamment des Israéliens. Ils ont élargi leurs connaissances sur la société israélienne et l’identité juive, et ont visité toutes les régions d’Israël.

Le Club de l’aliya de Bucarest compte 250 adhérents - lycéens et étudiants juifs - qui participent régulièrement à des activités éducatives et resserrent leurs liens avec Israël en vue de leur immigration. Fondé il y a sept ans, ce Club a encouragé 2100 personnes à immigrer en Israël, dont 76% sont de jeunes adultes âgés de moins de 45 ans.

La communauté juive roumaine recense quelque 13 000 membres qui vivent essentiellement à Bucarest et dont les 80% ont dépassé les 60 ans. La seule école juive du pays, «Reout», fondée il y a quatre ans grâce à la généreuse donation de Ronald Lauder et située dans un bâtiment qui abritait à l’origine une école juive, est la première ouverte dans ce pays après un demi-siècle de régime communiste.

La déléguée de l’Agence Juive en Roumanie, qui préside également la Fondation à l’éducation, rapporte que 130 élèves fréquentent cette école. Elle précise que ce mois-ci, un oulpan d’hébreu de trois semaines a été dispensé dans cette école au profit de 44 élèves qui ont suivi des cours d’hébreu et de judaïsme agrémentés d’activités sportives et artistiques.

Dans cette édition:

DES JEUNES DU CAUCASE MÉRIDIONAL ACCUEILLIS À RICHON LETSION

Un groupe de 45 jeunes Juifs d’Azerbaïdjan et des républiques d’Asie centrale seront accueillis dans le courant de la semaine prochaine par la mairie de Richon Letsion grâce à une initiative conjointe de l’Agence Juive et de la mairie de cette ville. Âgés de 15 à 17 ans, ils y passeront deux semaines de camp d’été, au cours desquelles ils visiteront Israël, des musées, des bases militaires et des kibboutsim, et seront informés des options d’études secondaires et supérieures en Israël.

Selon Aryeh Reznik, chef de la délégation de l’Agence Juive à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, la plupart des membres de ce groupe viennent de ce pays. Ils seront rejoints par quelques jeunes en provenance de Géorgie, du Kazakhtan et d’Ouzbékistan. Les jeunes se retrouveront à Bakou deux jours avant leur départ pour Israël, afin de se préparer à leur voyage en compagnie d’un conseiller de l’Agence Juive qui les accompagnera en Israël.

L’initiative de ce voyage revient à Meir Nitzan, maire de Richon Letsion, qui avait été fortement impressionné l’hiver dernier, durant sa visite dans un camp d’hiver à Bakou, par la qualité des activités de la jeunesse juive locale. A l’instar d’autres maires israéliens, de responsables de l’Agence Juive et du Joint, Nitzan s’est joint au «voyage de découverte» organisé à Bakou pour les membres actifs et les principaux donateurs de l’Union des communautés juives nord-américaines. Là, il a invité les jeunes Juifs de Bakou à se rendre en Israël sous l’égide de la mairie de Richon Letsion.

«Pendant les deux jours que j’ai passés à Bakou, j’ai pu constater la situation précaire des Juifs de la ville. C’est pourquoi j’ai invité les jeunes à séjourner à Richon Letsion, dans l’espoir qu’ils tomberaient amoureux d’Israël et feraient un jour leur aliya», déclare Nitzan.

Amos Lahat, directeur du Département de la CEI à l’Agence Juive, souhaite que ce projet serve d’exemple à d’autres mairies israéliennes et contribue à resserrer les liens entre les communautés de la CEI et les villes israéliennes.

Dans cette édition:

TORAH MITSION

La semaine dernière 80 jeunes Israéliens, dont 15 couples, ont achevé un cursus intensif de formation d’émissaires de l’organisation Torah Mitsion, qui se consacre à la promotion des études juives et sionistes. Dans quelques semaines, ces délégués se rendront dans une vingtaine de villes où ils rejoindront les 25 couples déjà présents, afin de diriger les «kollels sionistes» destinés aux populations juives locales. Les jeunes gens, qui ont tous achevé leur service militaire dans des yechivot hesder israéliennes (qui conjuguent études toraniques et service militaire), dirigeront des centres d’étude de la Torah en Amérique du nord et du sud, en Europe, en Afrique du Sud et en Australie.

Ce programme est parrainé par l’Agence Juive, le Programme d’éducation juive mené par l’Agence Juive conjointement avec le ministère de l’Éducation et l’Organisation Sioniste Mondiale, et le Centre mondial pour les affaires religieuses en Diaspora de cette dernière organisation.

Destiné à aider les dirigeants locaux à étayer le judaïsme et le sionisme des membres de leurs communautés, ce programme inclut de nombreuses activités: organisation de hevrutot (étude des textes sacrés menée à deux ou à plusieurs), conférences, chabbatot, et organisation de séminaires dans les communautés isolées.

Signalons qu’il existe des kollels de ce genre à Atlanta, Boca Raton, Chicago, Cleveland, Detroit, Kansas City, Los Angeles, Memphis, New York, Omaha, Washington, Syracuse, Montréal, Melbourne, au Cap, à Johannesbourg, Moscou, Stockholm, Marseille, Caracas et Montevideo.

Dans cette édition:

UNE HEUREUSE INITIATIVE AU PROFIT DES POPULATIONS À RISQUE

L’équipe de l’Agence Juive chargée des Initiatives stratégiques au profit des immigrants aux besoins spéciaux a initié un nouveau programme destiné aux groupes d’immigrants «à risque». La directrice de cette équipe, Rimona Weisel, a annoncé la semaine dernière que dans un premier temps, ce programme serait orienté vers les familles monoparentales, les femmes et les immigrants éthiopiens, trois secteurs qui éprouvent de grandes difficultés à surmonter les problèmes d’intégration en Israël.

La réussite de leur intégration exige des compétences et beaucoup de sensibilité de la part des personnes et des instances chargées de faciliter leur insertion dans la société israélienne. L’Agence Juive est particulièrement bien placée pour identifier leurs besoins avant même leur arrivée en Israël, en prenant l’initiative d’activités de toute sorte.

Un Forum composé de représentants de tous les départements concernés de l’Agence Juive, des ministères de l’Intégration, du Travail et des Affaires sociales, de l’Éducation ou de la Santé, des associations d’immigrants et des municipalités, du Joint et d’autres instances impliquées dans l’intégration des immigrants, a récemment été mis en place. Un centre d’information et de développement agira conjointement avec ce Forum afin de recueillir toutes les informations pertinentes et de les publier au profit des secteurs à risques.

«S’agissant de personnes en situation de détresse socio-économique, il est particulièrement important de les mettre en contact, avant même leur aliya, avec des professionnels qui les orienteront vers les canaux les plus adéquats pour faciliter leur intégration», précise Rimona Weisel.

Dans cette édition:

À LA ALIYAT HANOAR: PLUS D’ÉTUDES ET PLUS DE TENDRESSE

À compter de l’année scolaire prochaine, l’Aliyat Hanoar entend appliquer une nouvelle politique éducative focalisée sur l’enseignement des maths et de la littérature, sur la capacité des enfants à travailler en équipe et à exprimer leurs sentiments. Selon Eli Amir, directeur général des institutions de l’Aliyat Hanoar de l’Agence Juive, ces dernières années l’inscription d’enfants issus de milieux nécessiteux et «à risque» a été privilégiée. L’immigration massive en provenance de l’ex-Union soviétique et d’Éthiopie, conjuguée à la pauvreté croissante dans les villes de développement, ont exercé des pressions énormes sur l’infrastructure scolaire israélienne. Réservant ses places en internat à des enfants à risque, l’Aliyat Hanoar procède littéralement à leur sauvetage.

«Le programme d’étude fait une place considérable aux sports et aux arts: musique, danse, théâtre, dessin et sculpture permettent aux enfants d’exprimer leurs sentiments, leurs frustrations, leur révolte, mais aussi leurs bonheurs et leurs espoirs», affirme Eli Amir. Ce programme, riche et varié, convient particulièrement à des enfants issus de milieux nécessiteux.

Les dirigeants des institutions de l’Aliyat Hanoar suivent en ce moment un cycle de formation au nouveau programme d’étude dispensé par les meilleurs spécialistes israéliens et étrangers de pédagogie.

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L’EAU DU JARDIN D’EDEN

«Mei Eden», l’une des principales sociétés d’eau minérale d’Israël, a récemment parrainé une campagne au profit de la jeunesse à risque menée par «L’esprit israélien». Mei Eden encourage le public à acheter ses produits et s’engage en contrepartie à consacrer une partie de ses bénéfices au bien-être des enfants hébergés dans les structures de l’Aliyat Hanoar.

Joe Dushansky, directeur de la campagne «l’Esprit israélien», précise que la coopération avec Mei Eden s’effectue dans le cadre des efforts de mobilisation du secteur commercial au profit des nécessiteux d’Israël.

La campagne menée avec la collaboration active de la société Mei Eden est censée durer trois mois, dans une vingtaine de points de vente installés dans des centres commerciaux de tout le pays. Mei Eden encourage les acheteurs à faire l’acquisition de ses produits et oriente une partie de ses bénéfices à des enfants qui ont besoin d’un foyer chaleureux et d’un environnement sécurisant. Des plans sont en cours avec Mei Eden pour renouveler cette campagne de collecte de fonds.

L’Esprit israélien a déjà rallié le soutien de sociétés commerciales au profit de nécessiteux, notamment McDonalds, qui a donné une partie de ses bénéfices à l’association «Chaïm» pour les enfants cancéreux de l’hôpital pédiatrique Schneider. Des chaînes de marketing et des sociétés de construction ont également été sollicitées au profit de projets d’aide sociale. L’Esprit israélien entend promouvoir l’esprit d’entraide et de volontariat au sein du public et des sociétés commerciales d’Israël.

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BAR-MITSVA DE JEUNES IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS

Une cérémonie de bar-mitsva s’est déroulée la semaine dernière à la Grande Synagogue de Jérusalem au profit de 34 petits Éthiopiens qui ont séjourné dans les caravanes de Hatserot Yassaf près d’Acre. C’est la troisième année qu’une cérémonie de ce genre est organisée sous l’égide de l’Appel Juif Unifié de Grande-Bretagne.

Ces 34 enfants, qui vivent désormais dans les appartements occupés par leurs familles à Ashdod, Natanya, Haïfa et Kiriat Yam, ont pris part à trois jours de camp aéré au cours desquels ils se sont préparés à la cérémonie. La veille de leur bar-mitsva, leurs parents les ont rejoints et tous ont visité Jérusalem et le parc biblique de Neot Kedoumim.

«Nous avons dû relever cette année un énorme défi logistique, explique Sefton Bergson, représentant en Israël de l’Appel Juif Unifié de Grande-Bretagne. Le site de Hatserot Yassaf était quasiment fermé, il nous a fallu partir à la recherche de ces enfants partout en Israël.»

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UNE AUTRE BAR-MITSVA COLLECTIVE: CELLE DES ENFANTS DES LOCALITÉS FRONTALIÈRES


Quelque 1800 garçons et filles des localités frontalières ont fêté collectivement la semaine dernière leur bar/bat mitsva au parc d’attractions Superland de Richon Letsion, grâce à une initiative conjointe de l’Agence Juive et de la mairie de cette ville. Un spectacle avec la prestation d’artistes réputés, et un gâteau géant ont agrémenté l’événement. Les localités de la frontière libanaise vivent des temps difficiles depuis le retrait des forces de Tsahal du Sud-Liban. Pour leur venir en aide, l’Agence Juive a alloué plus de 3 millions de shékels destinés à des camps d’été et des activités culturelles au profit de plus de 10 000 enfants et adolescents de la région.

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L’ENTREPRISE AU FÉMININ

Quelque 200 femmes chefs d’entreprises israéliennes ont pris part la semaine dernière à Ashdod au Congrès des femmes d’affaires d’Israël. Ce congrès, focalisé sur la promotion du statut de la femme et sur le développement des entreprises gérées et dirigées par des femmes, a été parrainé par le Conseil des femmes de la ville conjointement avec l’Agence Juive, la mairie d’Ashdod, la branche locale du Centre des initiatives commerciales et la banque Discount. Parmi les participantes, de nouvelles immigrantes et des membres de clubs d’affaires créés par l’Agence Juive.

Secteurs représentés: boutiques de mode, médecine alternative, compagnies d’assurance, sociétés d’électronique, studios d’art, sociétés de high tech, de conseil financier et de communications.

L’ancien ministre Ran Cohen; le directeur général du Département israélien de l’Agence Juive, Méir Nitzan; le Dr Dalia Fisman, coordonnatrice des entreprises féminines à l’Agence Juive, le Dr Naomi Liran, présidente de l’Autorité chargée de la promotion du statut de la femme auprès de la présidence du Conseil; Chaya Graff, directrice des petites entreprises au Joint; des responsables municipaux de la ville d’Ashdod enfin, ont prononcé des allocutions à l’occasion de ce congrès.

Le nombre et l’enthousiasme des participants à ce congrès va déboucher sur un colloque du même genre à Kiriat Shmona en novembre prochain. «Il est essentiel que les femmes se soutiennent mutuellement et développent leurs capacités de gestionnaires, souligne le Dr Fisman. C’est pourquoi nous nous efforçons de leur fournir connaissances, stratégies et techniques.»

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

Rencontre récente Barak-Mubarak en Égypte, dans le cadre des efforts investis par le Premier ministre israélien pour parvenir le plus rapidement possible à un accord avec les Palestiniens avant les prochaines élections législatives. Mercredi dernier, 58 députés de l’opposition, auxquels se sont joints David et Maxim Levi (Travaillistes) et Haïm Katz (Am Ehad) ont voté pour des élections anticipées, soit 61 députés; 29 députés de la coalition au pouvoir ont voté contre, à l’instar des 10 députés du parti Meretz, des 12 députés des partis arabes et du parti Hadash - autrement dit, 51 députés seulement. Les six députés du parti Shinouï se sont abstenus. Ce vote donne à la coalition une période de deux mois pour faire avancer les pourparlers de paix, avant que la loi sur les élections anticipées ne soit votée en première, deuxième et troisième lecture. Si elle entend renverser le gouvernement avant cette date, l’opposition devra obtenir les signatures de 61 députés pour présenter sa motion de censure.


Moshé Katsav élu huitième président de l’État d’Israël. Surprise pour les médias étrangers: Katsav a obtenu 63% des voix à la Knesset, contre 57% pour Shimon Peres, le candidat favori. Les observateurs attribuent cette élection à la conjoncture actuelle, qui a privilégié l’opposition. Moshé Katsav, ancien ministre des gouvernements Shamir et Netanyahu, né en Iran en 1945, est arrivé en Israël à l’âge de cinq ans. Détenteur d’une licence d’économie de l’Université hébraïque, il a entamé sa carrière politique il y a 24 ans, quand il fut élu, à 31 ans, maire de Kiriat Malachi. Son élection à la présidence, très favorablement accueillie par une partie du public israélien, a toutefois soulevé d’acerbes critiques de la part des élites. «Si j’ai été élu président, vous le pouvez aussi, a déclaré Katzav aux enfants de la ville où il a grandi et où il habite encore... J’entends représenter mes supporters comme mes opposants, concentrer mes efforts sur les problèmes intérieurs de la société israélienne et ne pas me mêler de politique».


41 degrés la semaine dernière à Jérusalem, un record depuis 112 ans.

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VIVE LES MARIÉS

Un mariage peu commun a eu lieu la semaine dernière au Centre éthiopien de Beershéva: les épousailles collectives et halachiques de sept couples d’immigrants éthiopiens hébergés au Centre d’intégration Nurit de Beershéva.

La tradition juive a été dûment respectée pour la circonstance, avec force mikve (bain rituel) et bénédictions, puisque la cérémonie s’est déroulée après la conversion des conjoints, sous la houlette du rabbin Yossef Adana, chef spirituel de la communauté éthiopienne en Israël. Signalons que 28 autres olim hébergés au centre d’intégration Nurit viennent d’achever leur premier cycle (10 mois) de conversion au judaïsme.

Shalom Cohen, directeur du centre d’intégration Nurit, précise que les enfants des sept couples ont assisté à la cérémonie, comme l’ont fait des représentants de l’Agence Juive et des organisations qui ont parrainé le cours de conversion: ministère de l’Intégration, grand-rabbinat et ministère de l’Éducation.

Dans cette édition:

PREMIÈRES IMPRESSIONS D’ISRAËL

Une centaine de célibataires juifs new yorkais (âgés de 25 à 40 ans) en visite en Israël sous l’égide de la Mission pour célibataires de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord, ont récemment été immergés dans la société israélienne. But de l’opération: visiter des centres communautaires et se mêler à tous les segments de la population israélienne, dans tous les quartiers de Jérusalem.

Au centre communautaire de Névé Yaacov, ces célibataires américains ont aidé un groupe d’enfants de sept ans à recycler des déchets en petits chefs-d’œuvre. Dans celui de Baka, ils ont rencontré des immigrants retraités de Russie qui leur ont raconté l’histoire du quartier et leur ont exposé les problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés, ont assisté à un spectacle de danse d’enfants immigrants et écouté des auditions de musiciens russes.

Au centre communautaire pour personnes âgées de Lev Ha’ir, des Israéliens de longue date les ont reçus et leur ont offert les spécialités de leur pays d’origine: Maroc, Yemen, Iran, Turquie et Kurdistan. Faute de communiquer par le langage, ils l’ont fait par spécialités culinaires interposées.

Selon Cindy Breakstone, directrice de Beit New York-Jérusalem et coordonnatrice de cette visite, la communication a été aisée et agréable. D’ailleurs, ajoute-t-elle, «nous avons tant de choses en commun avec le peuple d’Israël.»

Dans cette édition:

SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE: À LA GALERIE CHELOUCHE

Sous le titre «Service militaire obligatoire» une exposition inédite de portraits, dessins et tableaux sur le thème de l’armée et de ses soldats a été inaugurée la semaine dernière à la galerie Chelouche d’art contemporain de Tel-Aviv. Les travaux exposés ont été réalisés par des adolescents doués d’Ofakim et de Richon Letsion.

Grâce à la collaboration de l’artiste David Wakstein et du projet Partnership 2000 de l’Agence Juive, un projet éducatif spécial a été mené dans les localités du Neguev durement touchées par le chômage. Là, Wakstein a organisé des groupes de jeunes doués qui ont participé à des ateliers hebdomadaires au centre communautaire d’Ofakim jusqu’à leur incorporation dans les rangs de Tsahal l’an dernier.

En septembre, Wakstein a mis sur pied un nouveau groupe d’artistes en herbe, dont les travaux sont actuellement exposés à la Galerie Chelouche. L’académie Bezalel des beaux-arts a envoyé des étudiants pour les conseiller et les diriger. Et pour s’assurer que ces jeunes pourraient continuer à dessiner et à peindre chez eux, un fonds spécial a été créé, leur permettant de faire l’acquisition du matériel nécessaire.

Rappelons qu’Ofakim est jumelée à MetroWest et à Bergen County dans le cadre du projet Partnership 2000.

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TISHA BE’AV

Le neuvième jour du mois d’Av est le jour le plus sinistre du calendrier juif. C’est une journée de deuil qui achève une période de trois semaines entamée le 17 du mois de Tamouz. C’est un Tisha be’Av qu’en 586 avant l’ère chrétienne, le Premier Temple fut détruit par les Babyloniens et la population de Jérusalem massacrée et exilée à Babylone.

C’est un Tisha be’Av qu’en 70 après J.-C., les légions romaines conduites par Titus incendièrent le Deuxième Temple, écrasèrent cruellement la révolte, massacrèrent d’innombrables habitants juifs de la ville et exilèrent les rescapés dans tout l’empire romain où ils furent vendus comme esclaves. Cette destruction du Deuxième Temple sonna le glas de la souveraineté juive sur la terre d’Israël.

Tisha be’Av est aussi un jour de jeûne de 24 heures: toutes les traditions relatives au deuil sont respectées ce jour-là: on ne porte pas de chaussures en cuir, on ne se lave pas. La veille le Livre des Lamentations est lu dans toutes les synagogues, lesquelles sont obscures, surtout chez les sefarades. Des élégies ou kinot sont récitées à haute voix la veille et le jour de deuil. En Israël, les restaurants, cinémas, théâtres, et lieux de distraction sont fermés.

Selon le Talmud, Tisha be’Av est marqué par de nombreuses calamités nationales. Ce fut ce jour-là que Dieu décida que les enfants d’Israël erreraient dans le désert pendant quarante ans avant de pénétrer en terre promise, pour punir le péché des espions. Ce fut ce jour-là, en 135 de l’ère chrétienne, que la révolte de Bar-Kochba contre les Romains fut écrasée dans la forteresse de Betar. Ce jour-là qu’une année plus tard, que le mont du Temple fut rasé par les Romains, Jérusalem reconstruite en cité païenne et rebaptisée Aelia Capitolina, et son entrée interdite aux Juifs, sauf le jour de Tisha be’Av précisément, pour qu’ils puissent s’affliger de la perte de leur patrie, de leur ville et de leur temple.

D’autres malheurs s’abattirent sur les Juifs à Tisha be’Av: le pape Urbain II déclara la première croisade, au cours de laquelle des dizaines de milliers de Juifs furent massacrés et de nombreuses communautés juives complètement détruites; le roi Ferdinand d’Espagne publia le décret d’expulsion des Juifs d’Espagne en leur ordonnant de quitter son royaume avant le jour de Tisha be’Av de l’année grégorienne 1492. La Première Guerre mondiale éclata un Tisha be’Av, préparant le terrain tristement favorable à la Shoah; les Juifs du ghetto de Varsovie furent déportés aussi un Tisha be’Av.

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Pour la petite histoire, on raconte qu’un jour Napoléon entrant dans une synagogue vit des Juifs assis sur le sol dans l’obscurité, récitant des lamentations. Quand on lui expliqua qu’ils pleuraient la destruction de Jérusalem, il demanda tout naturellement quand avait eu lieu la tragédie. «Il y a deux mille ans», lui répondit-on. Et Napoléon aurait alors eu cette réplique prémonitoire: «Un peuple qui se souvient de son pays pendant deux mille ans finira par y retourner un jour».

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ANCIENS BULGARES, NOUVEAUX BULGARES: TOUS ISRAÉLIENS

Des immigrants de Bulgarie arriveront à Jaffa le mois prochain et seront intégrés sur place. Ces 44 olim originaires de Sofia seront transportés par vol spécial de la Balkan Air affrété par l’Agence Juive, en même temps que 63 autres immigrants de Bulgarie qui seront intégrés dans les diverses structures d’accueil du pays.

Les Juifs bulgares aiment Jaffa, depuis la grande vague d’immigration des années cinquante en provenance de ce pays. De nombreux Bulgares sont depuis venus les rejoindre dans cette ville. Jusqu’à ce jour, l’équipe de foot du Maccabi-Yaffo est identifiée à l’accent bulgare de ses supporters.

Ori Konforti, délégué de l’Agence Juive en Bulgarie, rapporte que conformément à un modèle d’intégration mis au point l’an dernier, un premier groupe de neuf familles d’immigrants bulgares s’est parfaitement intégré à Jaffa. L’arrivée d’un autre groupe de 13 familles est prévue ce mois-ci.

En mai dernier, tous les membres de ces groupes ont participé à un séminaire préparatoire à Sofia au cours duquel ils sont rencontré des représentants de la mairie de Tel-Aviv-Jaffa, du ministère de l’Intégration, du Travail et des Affaires sociales ainsi que des responsables de l’Agence Juive, qui les ont informé des procédures d’intégration dans la ville.

Plusieurs instances aideront le groupe d’immigrants à Jaffa, dans le domaine du logement, de l’éducation et de l’emploi en particulier. Un oulpan d’hébreu sera ouvert pour tous les membres de ces groupes.

Dans le vol spécial qui transportera les immigrants de Bulgarie, se trouvera une riche collection d’archives juives recueillies l’an dernier en Bulgarie par Ori Konforti et qui seront remises aux Archives nationales d’Israël.

La communauté juive de Bulgarie recense quelque 5000 âmes, vivant dans leur grande majorité à Sofia et dans une moindre mesure à Plovdiv, la deuxième ville du pays. Il reste de minuscules communautés dans des villes isolées. Au cours des quatre dernières années, 1520 olim de Bulgarie sont arrivés en Israël, dont 70% sont des diplômés d’université: médecins, ingénieurs, musiciens, sportifs et paramédicaux. Depuis la création de l’État d’Israël, 55 000 Juifs de Bulgarie ont immigré en Israël et nombre d’entre eux se sont installés à Jaffa, aux rues sont ponctuées d’épiceries bulgares qui proposent les délices des Balkans: bourekas et kashkaval, poisson fumé, salades d’aubergines et massepain.

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LA RECETTE DE LA SEMAINE: SOUPE BULGARE AU FROMAGE

Aimablement communiquée par le restaurant Habalkan de Jaffa

Ingrédients:

10 à 12 verres d’eau
100 g de beurre
un oignon émincé
2-3 cuillerées à soupe de farine
3 œufs
250 g de fromage bulgare rapé
250 g de yogourt
quelques belles feuilles de menthe ciselées
poivre concassé
3 cuillerées de soupe instantanée

Préparation:

  • Faire fondre le beurre dans une marmite, ajouter l’oignon émincé et laisser dorer légérement. Ajouter alors la farine et bien remuer. Verser 10 à 12 verres d’eau chaude et les trois cuillerées de soupe instantanée et amener à ébullition.

  • Mélanger le yogourt et les œufs dans un récipient, ajouter les feuilles de menthe ciselées puis le fromage rapé.

  • Verser lentement ce mélange dans la soupe bouillante en remuant délicatement, assaisonner de poivre concassé et éventuellement de sel.


BON APPETIT!

Beteavon!

VOTRE AGENDA NE PARAîTRA PAS LA SEMAINE PROCHAINE, 13 AOûT. PROCHAINE éDITION: LE 19 AOûT.

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