Agenda-English

Vol.2, no 27
dimanche 29 juillet 2001
9 Av 5761

 

AU MUR OCCIDENTAL, BAR MITZVA DU FRÈRE DE JULIE WIENER, NOUVELLE IMMIGRANTE DE FRANCE ASSASSINÉE AU COURS D'UNE ATTAQUE TERRORISTE

RICHARD WIENER : LA CÉRÉMONIE DE LECTURE DE LA TORA PAR MON FILS EMMANUEL CONSTITUE UN SYMBOLE DE L'HISTOIRE DU PEUPLE JUIF

LES PALESTINIENS POURSUIVENT LEURS ASSASSINATS: UN JEUNE ISRAÉLIEN DE 18 ANS KIDNAPPÉ À JÉRUSALEM AVANT D'ÊTRE SAUVAGEMENT ABATTU; LA VIGILANCE POLICIÈRE A PERMIS D'APPRÉHENDER DES PALESTINIENS KAMIKAZES, EMPÊCHANT AINSI UN TERRIBLE DÉSASTRE

RONEN LANDAU TUÉ PAR BALLES SUR L'AUTOROUTE JÉRUSALEM-MODIIN

DES TERRORISTES PALESTINIENS TIRENT SUR DES MAISONS DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE TEKOA


Dans cette édition:
Le comité juif américain
Solidarité avec les Juifs d'Argentine
Clôture de la 16e Maccabiade
Le bras armé du Fatah
Savez-vous que...
Educateurs de diaspora en Israël
Etudiants étrangers à l'oulpan Akiva
Volontaires américains aux camps d'été pour enfants éthiopiens
'Un zeste d'anglais' au nord d'Israël
Un été tranquille pour les jeunes le long de la Ligne verte
La Knesset renforce l'intégration éthiopienne
Tisha BeAv
Une semaine en Israël
Utopie en uniforme
Restitution de bien spoliés en Pologne

Emmanuel Wiener célèbre sa bar-mitzva au Mur occidental, à Jérusalem
(photo: Zoom 77)


"Cette alya à la Tora au Mur occidental constitue un résumé symbolique de l'histoire juive, l'histoire d'un peuple qui se souvient de ses victimes, et qui trouve le courage de marquer ses célébrations", devait déclarer Richard Wiener, père d'Emmanuel (qui célébrait ce jour-là sa bar-mitzva) et de feu Julie Wiener, tuée avec sept autres soldats lors d'une attaque terroriste au carrefour Azur en février dernier.

Julie était arrivée de France seule. Elle avait étudié l'hébreu dans un oulpan de l'Agence juive destiné aux universitaires. Elle fut ensuite appelée sous les drapeaux, et se trouvait en route vers le premier jour de son cours d'officiers lorsqu'elle tomba victime de l'attentat terroriste.

Ses parents, Richard et Dominique, les officiers et les soldats de l'escadrille aérienne où elle servait, des amis et des familles ayant perdu leurs enfants durant la même attaque, se sont rassemblés au Mur occidental pour célébrer la bar-mitzva de son frère, Emmanuel. Le président de l'Agence juive et de l'Organisation sioniste mondiale, Sallaï Meridor, qui soutient la famille Wiener depuis la tragédie, et qui lui a même rendu visite en France, figurait parmi les participants de marque.

Richard Wiener était arrivé en Israël comme volontaire en 1967 durant la guerre des Six-Jours. Trois ans plus tard, il faisait son alya et venait s'installer en Israël. Néanmoins, ayant connu des difficultés d'adaptation, il retourna en France en 1989. Lorsqu'Emmanuel ôta ses phylactères, son père Richard déclara que la célébration, en Israël, de la bar-mitzva de son fils, l'emplissait de fierté, en dépit de la tragédie qu'avait connue la famille. Les compagnons d'armes de Julie, qui partagent la souffrance des Wiener, étaient présents à la cérémonie au Mur occidental. Le lieutenant-colonel Amir, commandant de l'escadrille aérienne de la disparue, a rappelé comment Julie avait surmonté ses difficultés de maîtrise de la langue hébraïque afin d'être acceptée au cours de formation d'officiers. Il a ajouté que pour réussir, elle se donnait davantage de peine que tous les autres soldats de cette unité.

Le lieutenant-colonel Udi a déclaré que Julie cherchait à venir en aide aux autres soldats, et qu'elle espérait pouvoir s'occuper des soldats nouveaux immigrants dans le cadre de Tsahal. Ruth, la colocataire de Julie, a relaté comme les traits de cette dernière étaient toujours souriants. Quant à Monique Goldwasser, dont la fille a été gravement blessée au cours de la même attaque, elle devait souligner à quel point ce jour de fête était imprégnée de tristesse.

Observant autour d'elle les amis de sa fille, Dominique Wiener, la mère de Julie, devait s'exclamer: "Voilà ma vraie famille !". Les proches conserveront vivant le souvenir de Julie, grâce au fond pour les soldats sans famille en Israël, créé avec l'aide de Dov Puder, directeur de la délégation de l'Agence juive en France.

Emmanuel Wiener devait prononcer son discours de bar-mitzva en hébreu, en déclarant entre autres: "Je suis fier de célébrer ma bar-mitzva au Mur occidental, à Jérusalem, capitale d'Israël et capitale du peuple juif. La disparition de ma soeur Julie est une terrible épreuve pour nous, mais c'est là notre façon de prouver qu'il est impossible de nous vaincre. J'espère que nous nous retrouverons uniquement pour des célébrations d'événements heureux, et que la paix adviendra en Israël".

YURI GUSHCHIN, 18 ANS, KIDNAPPÉ ET SAUVAGEMENT ASSASSINÉ

Yuri Gushchin, habitant du quartier de Pisgat Zeev à Jérusalem, devait commencer son service militaire dans un mois. Il a été enlevé le 24 juillet à trois heures du matin, et amené à Ramallah où il a été abattu. Quelques heures plus tad, l'Autorité palestinienne signalait aux responsables israéliens la présence du cadavre d'un jeune Israélien.

La famille Gushchin était arrivée de Moscou voilà dix ans. Vivant jusqu'il y a deux ans dans une caravane à Guivat Hamatos (Jérusalem), la famille s'était ensuite installée dans le quartier de Pisgat Zeev, situé face au village arabe de Shuafat. Vladimir, le père, avait trouvé du travail à l'Agence juive, tandis que la mère collaborait au département d'aide sociale de la municipalité de Jérusalem. Une intégration réussie, qui a été assombrie par ce terrible assassinat.

Les responsables israéliens de la sécurité ont réitéré leurs critiques de l'AP touchant ces violences terroristes. Le général de division Shaoul Mofaz, chef d'état-major de Tsahal, a récemment qualifié l'Autorité palestinienne d' "Autorité terroriste". Des policiers israéliens ont arrêté à Haïfa un terroriste du Djihad islamique, qui se préparait à perpétrer un attentat suicide dans un lieu public très animé.

Cette arrestation a permis d'appréhender un autre terroriste. Ce Palestinien, appartenant à la garde personnelle de Yasser Arafat, devait lui aussi perpétrer le même jour un autre attentat. Le troisième membre de cette escouade terroriste a été tué durant une opération d'une unité spéciale de Tsahal, alors qu'il tentait d'enfuir de chez lui à l'arrivée des forces israéliennes.
Le jeudi 26 juillet, l'administration des Etats Unis annonçait qu'elle envisageait d'envoyer dans la région une quinzaine d'observateurs de la CIA, avec à leur tête un diplomate américain.

Cette mesure aurait pour objectif une supervision de la situation et un arrêt des violences. Cette équipe est censée remplacer le groupe d'observateurs internationaux évoqué lors du sommet du G8. Le 25 juillet, Shimon Peres a annoncé au bureau du parti travailliste qu'il lui semblait nécessaire d'entamer des négociations politiques avec les Palestiniens, afin de permettre un retour au calme. Le ministre des Affaires étrangères a ajouté que les positions palestiniennes quant au 'droit du retour' avaient montré récemment des signes d'érosion. Ces remarques de Shimon Peres ont initié une controverse entre le Bureau du Premier ministre et celui des Affaires étrangères.

Dans cette édition:

MISSION D'ENQUÊTE ET DE SOLIDARITÉ DU COMITÉ JUIF AMÉRICAIN:
NOUS EXPLIQUERONS AU MONDE LES PROBLÈMES ISRAÉLIENS TOUCHANT LE PROCESSUS DE PAIX

Les dirigeants du comité juif américain, qui compte quelque 110 000 membres, se sont rendus dans diverses localités israéliennes. Au cours d'une mission d'enquête et de solidarité qui a duré cinq jours, ils ont été briefés par de haut responsables gouvernementaux, des officiers et des intellectuels.

La mission, dirigée par le président du comité Harold Tanner et le directeur exécutif David Harris, incluait des dirigeants américains, ainsi que des délégués de Pologne, Grande Bretagne, Venezuela, Bulgarie. Parmi eux se trouvaient le rav Brenner, grand rabbin du Venezuela; l'éditeur et chroniqueur polonais Konstanty Geber, ainsi que le directeur de théâtre américain Michael Price.

Les membres de ce groupe ont visité le quartier de Guilo à Jérusalem, qui essuie toujours des tirs terroristes. Ils se sont en outre entretenus avec des habitants victimes de la terreur, et se sont penchés sur les tactiques contre-terroristes employées par Tsahal, grâce à un colonel de réserve, qui les a briefés sur le terrain.

Cette mission s'est ensuite envolée vers le nord du pays, où elle a visité la frontière israélo-libanaise. Les membres du comité se sont entretenus avec divers responsables régionaux, avant de visiter la localité arabe israélienne de Tuba, pour connaître de plus près la coexistence israélo-arabe.

Au cours de sa mission, le groupe a rencontré le président Moshe Katsav et le maire de Jérusalem Ehud Olmert. Les membres du comité ont eu des entrevues avec le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, le professeur Shlomo Avineri de l'Université hébraïque, ainsi qu'avec Moshe Arad, président de la dite université. Ils ont également pu rencontrer le président de l'université de Tel-Aviv Itamar Rabinowitz, le professeur Uriel Reichman, le président du Centre interdisciplinaire d'Herzliya ainsi que Shabtai Shavit et Boaz Ganor, directeurs de l'institut antiterroriste de ce Centre. Ils ont enfin eu l'occasion de procéder à un échange de vues avec le professeur Uzi Arad, directeur de l'Institut de politique et stratégie de ce Centre interdisiciplinaire.

L'Agence juive et le comité juif américain figuraient par ailleurs parmi les coparrains de la conférence annuelle de l'institut de politique et de stratégie d'Herzliya sur la puissance nationale, qui devrait se dérouler au mois de décembre.

Selon David Harris, le comité juif américain espère expliquer aux chefs d'Etat et aux décisionnaires mondiaux les difficultés et les dilemmes rencontrés par Israël dans sa quête de paix. Le comité rencontrera nombre des ministres des Affaires étrangères venus participer au mois de septembre à la session générale d'ouverture de l'ONU. Le comité figurera en outre parmi les ONG animant la conférence de l'ONU sur la racisme, qui devrait se dérouler fin août à Durban, en Afrique du sud.

Dans cette édition:

MERIDOR À LA MISSION ARGENTINE DE SOLIDARITÉ: DES LIENS SPÉCIAUX UNISSENT ISRAEL ET VOTRE COMMUNAUTÉ

Sallaï Meridor, directeur de l'Agence juive, a rencontré le 24 juillet une mission de solidarité incluant des dirigeants de toutes les organisations juives argentines. Il a souligné les relations privilégiées prévalant entre Israël et la communauté juive argentine. Il a également rappelé le tragique attentat terroriste de 1994 à Buenos Aires contre le contre communautaire juif. Il a noté durant les cinq premiers mois de l'année 2001 une augmentation sensible de l'immigration en provenance d'Argentine. L'Agence juive a créé des programmes spéciaux pour les élèves des lycées et collèges argentins souhaitant étdier en Israël. En outre, elle soutient la communauté juive argentine, qui traverse une passe difficile. Israël attache une grande importance à la commmunauté juive argentine, et de concert avec le gouvernement israélien, l'Agence juive met actuellement au point un programme global visant à renforcer les potentialités d'immigration, d'intégration et d'emploi pour les Juifs originaires d'Argentine.

Monsieur Jose Hercman, président de la DAIA (Delegacion de Asociaciones Israelitas de Argentina ­ délégation des associations juives d'Argentine, organisme représentatif de toutes les organisations juives argentines), a assuré Sallaï Meridor que le judaïsme argentin se rangeait aux côtés d'Israël et qu'il exerçait des pressions pro-israéliennes sur le gouvernement argentin. Il a souligné que les immigrants argentins s'installaient partout en Israël, et non pas uniquement dans le centre du pays.

Dans cette édition:

LA 16e MACCABIADE SE CLÔT SUR UNE CÉRÉMONIE HAUTE EN COULEUR;
SHARON: LES PROCHAINES MACCABIADES SE DÉROULERONT TOUTES À JÉRUSALEM;
MERIDOR AFFIRME: NOTRE MESSAGE AU MONDE EST 'LE PEUPLE JUIF EST UN'


La délégation australienne de la 16e Maccabiade participe à l'inauguration, près de Ben Shemen, de la forêt plantée par le Fonds national Juif en mémoire des quatre athlètes tués en juillet 1997 dans l'effondrement d'un pont sur le Yarkon, à l'ouverture de la 15e Maccabiade
(photo: Joe Malcom)

Neuf jours de sports, de camaraderie et de solidarité juive se sont terminés le lundi 23 juillet par une cérémonie haute en couleur organisée à la 'Piscine du Sultan' à Jérusalem. Parmi les invités d'honneur: le Premier ministre Ariel Sharon, le ministre de la Science, de la Culture et des Sports Matan Vilnaï, le maire de Jérusalem Ehoud Olmert, ainsi que d'autres hauts responsables, entre autres le directeur de l'Agence Juive et de l'Organisation sioniste mondiale Sallaï Meridor.

Selon les dernières données fournies par le comité organisateur des Maccabiades, 5281 athlètes et délégués, dont 3981 venus de diaspora, ont participé à cette seizième Maccabiade.

Lors de la cérémonie de clôture des Jeux, le Premier ministre Ariel Sharon devait déclarer: "Désormais, toutes les Maccabiades se dérouleront à Jérusalem". Il a remercié les partipants d'être venus, en ajoutant: "Vous emporterez avec vous la flamme de la Maccabiade". Il a en outre exprimé l'espoir qu'ils ranimeraient cette flamme en s'installant en Israël: "Nous avons besoin de vous", a-t-il souligné.

L'Agence Juive parrraine la Maccabbiade
L'Agence Juive et l'Organisation sioniste mondiale sont les principaux parrains de cette Maccabiade, qui a rassemblé des athlètes juifs venus de 43 pays pour participer à 26 disciplines sportives différentes, sous le signe "Un peuple, un rêve". Pour cette manifestation, l'Agence Juive a réussi à faire venir de l'ex-Union soviétique et des pays de l'Est quelque 350 sportifs (entre autres des champions olympiques).

L'Agence Juive a également soutenu la Maccabiade junior, pour les jeunes de 12 à 16 ans, qui s'est déroulée en parallèle. Cette manifestation sportive incluait en outre des visites touristiques et des soirées culturelles. L'Agence Juive était de surcroît partie prenante dans la cérémonie récompensant les dirigeants des Maccabiades du monde entier, ainsi qu'à la manifestation commémorative des victimes de l'attentat contre le centre communautaire de Buenos Aires en 1994.

L'union mondiale des Maccabiades est un membre important de l'Organisation sioniste mondiale. Avant la cérémonie, le président de l'Agence Juive et de l'Organisation Sioniste mondiale Sallaï Meridor a déclaré aux dirigeants des Maccabiades: "En organisant cette seizième Maccabiade, vous avez envoyé au monde un message affirmant que 'le peuple juif est un' !". Le département de la aliyah de l'Agence juive a remis à chaque participant à cette Maccabiade un dossier décrivant les possibilités d'intégration en Israël.

La cérémonie
La soirée de clôture a débutée avec un spectacle multi-média de danses et de chants, intitulée 'Ensemble vers la lumière', et incluant des danseurs en costumes bibliques, des percussionnistes et des gymnastes jonglant avec des torches allumées. Diverses images d'Israël furent projetées sur des trois sphères géantes. Parmi les autres représentations, figuraient celles des ensembles ethniques Nash-Didan et Arabesque, avec un pot-pourri de chants en araméen sur le thème de Jérusalem (en arrière-fond figurait le symbole des trois grandes religions monothéistes et un jeu de lumières illuminait les murailles de la citadelle de Jérusalem); le chanteur israélien David D'or; la troupe de Tsahal accompagnée par la chanteuse britannique Talya Greenberg, qui fut championne de tennis de table lors d'une précédente Maccabiade. Enfin, un spectacle de rap intitulé 'Jeune à jamais' clôturait cette manifestation.

Le ministre de la Science, de la Culture et des Sports Matan Vilnaï devait déclarer aux athlètes: "Tout le monde ne peut gagner une médaille, mais vous pourrez tous affirmer: 'nous étions là'". Faisant écho à ces remarques, Ouzi Zwebner, président du comité organisateur de la Maccabiade, a affirmé: "les vrais vainqueurs sont les milliers d'athlètes juifs ayant participé à cette manifestation, ainsi que les Fédérations des Maccabiades." Quant à Ehoud Olmert, maire de Jérusalem, il évoqua "l'esprit des Maccabiades, l'esprit du peuple juif, qui est l'esprit de la victoire". L'un des moments forts de cette soirée fut celui où un jeune garçon, en uniforme du mouvement Maccabi, arriva en hélicoptère en portant une lampe à gaz, allumée à la flamme de la torche géante des Maccabiades, qui venait de s'éteindre au stade Teddy. Le garçon présenta alors la flamme à Ouzi Zwebner. Un garde des jeunes membres du mouvement Maccabi remit en garde la bannière des Maccabiades à Ouzi Zwebner, et la soirée se conclut sur l'hymne de la Hatikvah, et avec un pittoresque spectacle intitulé 'Avènement du futur', et incluant percussionnistes, danseurs et gymnastes en costumes du futur, tandis que des feux d'artifice illuminaient le ciel de Jérusalem.

Statistiques de la seizième Maccabiade
Selon les dernières statistiques publiées par le comité organisateur, 5281 athlètes et délégués des deux sexes ont participé à cette seizième Maccabiade. Parmi eux, 3981 venaient de diaspora, ce qui constitue un chiffre bien supérieur à celui qui avait été prévu antérieurement.

Parmi les délégations les plus importantes figuraient celles des Etats Unis (387), du Canada (300), de l'Argentine (160), du Brésil (115), et de la France (138), l'Angleterre (160), la Russie (110) et l'Allemagne (54). Les délégations plus modestes incluaient celles de Biélorussie, de la Répuplique de Chine (qui participait pour la première fois aux Maccabiades), d'Azerbadjan, de Hollande et de Suisse. Avec 1300 participants, Israël alignait le plus grand nombre d'athlètes hommes et femmes.

Médailles remportées lors de la seizième Maccabiade:

Pays Or Argent Bronze
Israël 96 74 74
USA 21 23 30
Russie 14 11 11
Ukraine 3 9 0
Argentine 3 0 1
Mexico 2 3 2
France 2 2 2
Australie 2 0 3
Hongrie 1 6 9
Afrique Sud 1 2 3
Brésil 1 1 5
Angleterre 1 0 2
Kazakhstan 1 0 0
Turquie 1 0 0
Biélorussie 1 0 0
Venezuela 0 2 2
Canada 0 1 8
Allemagne 0 1 3
Autriche 0 1 0
Georgie 0 1 0
Azerbaïdjan 0 1 0
Chili 0 0 1
Croatie 0 0 1
Suède 0 0 1

Dans cette édition:

LECONS À RETENIR: LES PALESTINIENS CRITIQUENT LES EFFORTS INTERNATIONAUX POUR UN CESSEZ-LE-FEU

'BRIGADE DES MARTYRS D'EL AQSA' ­ BRAS ARMÉ DU FATAH;

MARWAN BARGHOUTI DIRIGE CES 'BRIGADES' CONTRE ISRAEL

Dès le début de l'intifada el Aqsa, le Fatah a reconstitué, consolidé et aggrandi sa branche militaire, afin d'unifier tous les combattants du Fatah et d'intensifier la lutte armée contre Israël.

Ces milices armées ont été surnommées 'Brigades des martyrs d'el Aqsa'. Elles incluent la plupart des combattants du Fatah (OLP). Les bases du leadership de ce mouvement sont situées à Naplouse et Ramallah. L'implication directe de Marwan Barghouti, chef de l'OLP en Judée-Samarie, à la tête de ces Brigades, a été récemment mise au jour. L'interrogation de militants du Fatah ayant assassiné le 14 juin, près de Jérusalem, un moine grec orthodoxe qu'ils avaient par erreur pris pour un Juif, a permis de confirmer que Marwan Barghouti avait ordonné à ses militants d'organiser cette attaque. Il semblerait que Mahmud Damrah, commandant de la force 17 à Ramallah, était impliqué dans l'organisation d'attaques terroristes perpétrées par la Brigade des martyrs d'el Aqsa. Ces Brigades, qui font partie intégrante du Fatah, se montrent loyales à l'idéologie du mouvement, dont elles traduisent la mouvance politique en actions terroristes contre Israël. Pour les Brigades, la lutte armée constituent la seule façon de "libérer la Palestine". Elles considèrent par conséquent les attaques terroristes et le meurtre de civils israéliens comme autant de moyens légitimes de servir leurs objectifs nationalistes ainsi que de promouvoir leurs visées à plus court terme, visant à forcer les résidents israéliens des implantations à abandonner leurs foyers par la force des armes.

Les Brigades des martyrs d'el Aqsa ont créé une structure opérant par l'intermédiaire des organisations terroristes, et incluant des 'unités militaires' responsables des attaques, ainsi que des 'unités sécuritaires' responsables de la sécurité intérieure de l'organisation.

Ces Brigades des martyrs d'el Aqsa opèrent en étroite collaboration avec d'autres organisations terroristes (en particulier le Hamas, le Djihad islamique, et le Front populaire) en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza.. Cette coopération inclut la mise au point des attaques, parfois menées par plusieurs cellules terroristes; l'achat et le transfert d'armes et d'explosifs; le partage du savoir-faire et des informations.

Détentrices d'armes diverses (dont des mortiers et des missiles anti-tanks), ces Brigades ont menées ces derniers mois des centaines d'attaques terroristes (tirs à l'arme automatique et semi-automatique, engins explosifs, tirs de mortiers) contre Israël, y comris à l'intérieur de la Ligne verte et à Jérusalem. Elles ont à plusieurs reprises menacé de mener des attaques contre des civils israéliens dans les implantations de Judée-Samarie et de la bande de Gaza.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 14 000 dollars ­ C'est le montant de l'allocation de l'Agence Juive pour l'an 2001, allouée à l'Union des enseignants nouveaux immigrants, dans le contexte du programme 'Etudier et respecter autrui', l'un des projets visant à promouvoir 'l'unité, la tolérance et le respect mutuel'.

  • 12 000 dollars ­ C'est le montant de l'allocation attribuée pour l'an 2001 par l'Agence Juive à l'Institut Adam pour la démocratie et la paix.

  • 10 000 dollars ­ Tel est le montant de l'allocation de l'agence Juive pour l'an 2001, destinée à l'Association des sourds en Israël pour l'organisation des cérémonies de bar/bat-mitzva des enfants sourds, dans le contexte d'allocations visant à "renforcer l'indentité juive parmi les Israéliens".

  • 22 793 nouveaux immigrants sont arrivés en Israël depuis le début de l'année 2001, dont 17 202 originaires de l'ex-Union soviétique.

  • 924 nouveaux immigrants sont arrivés cette semaine en Israël, dont 628 d'ex-Union soviétique et 76 d'Ethiopie. Les autres venaient de France, de Belgique, de Suisse, d'Angleterre, d'Afrique du sud, de Hollande, d'Allemagne, d'Argentine, du Brésil, de la République dominicaine, des Etats Unis et du Canada.

Dans cette édition:

LE MONDE JUIF


Alexandra Weill, venue voilà un an d'Ukraine sans sa famille, s'entretient avec sa mère grâce à une ligne spéciale, mise en place par l'Agence Juive entre Jérusalem et 25 localités de l'ex-Union soviétique pour mieux répondre aux questions de plus de mille immigrants potentiels sur l'Aliya et la situation en Israël
(photo: Joe Malcom)

DES CENTAINES D'ÉDUCATEURS DU MONDE ENTIER EN VOYAGE D'ÉTUDE EN ISRAËL

BJECTIF DE CETTE VISITE: MIEUX COMPRENDRE LA SITUATION RÉGIONALE ET RENFORCER LES LIENS ENTRE ISRAËL ET LES COMMUNAUTÉS JUIVES

Quelque 500 éducateurs juifs du monde entier sont arrivés en Israël au cours de ces dernières semaines. Cadres de haut niveau dans les institutions pédagogiques juives de leurs communautés, ces éducateurs sont venus en Israël dans le cadre d'un programme spécial organisé par le département d'éducation juive et sioniste de l'Agence Juive, dans la mouvance de la détérioration de l'image d'Israël dans les médias internationaux.

En raison de la situation, ces récents mois ont vu une diminution notable du nombre de jeunes Juifs venant effectuer en Israël des visites à buts pédagogiques. C'est la raison pour laquelle un programme spécial vise à faire venir en Israël des centaines d'éducateurs pour de courtes visites, durant lesquelles ils recevront une formation leur permettant de mieux saisir la situation. Grâce à des voyages, des conférences et des rencontres, ces visiteurs apprendront à connaître davantage les éléments du conflit, et seront par conséquent plus aptes à expliciter la situation une fois de retour dans leurs communautés respectives. Ces visites contribueront en outre à renforcer les liens entre Israël et les communautés juives du monde entier.

Chaque visite inclut des briefings politiques et sécuritaires, ainsi que diverses entretiens, par exemple avec les familles des victimes d'attentats terroristes, avec des éducateurs arabes, avec des résidents d'implantations de Judée-Samarie, avec des éducateurs israéliens et des personnalités appartenant aux deux parties du conflit.

La semaine dernière, une centaine d'éducateurs sont arrivés des Etats Unis, de France, des Pays Bas et de Hongrie. Cette semaine, c'était le tour de quelque quatre-vingts éducateurs venus des Etats Unis, ainsi que d'une quarantaine de leaders de mouvements de jeunes, actifs dans le domaine de l'éducation informelle en France. Trois cents autres enseignants devraient en outre arriver tout au long de l'été.

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ETUDIANTS ÉTRANGERS À L'OULPAN AKIVA DE NETANYA

DURANT SA VISITE, LA FEMME DU PRÉSIDENT MOSHE KATSAV A SOULIGNÉ L'ÉNORME CONTRIBUTION DE L'OULPAN AKIVA DANS LA PROMOTION DE LA LANGUE HÉBRAÏQUE ET DU TOURISME

Il est encourageant de constater qu'à une époque de crise touristique, des étudiants étrangers viennent, en signe de solidarité avec Israël, étudier l'hébreu à l'oulpan Akiva de Netanya.

Cette situation fut soulignée lors d'une allocution prononcée par Guila Katsav, femme du président Moshe Katsav. Cette dernière avait en effet effectuée, la semaine dernière, une visite à l'oulpan Akiva de Netanya. Madame Guila Katsav avait rencontré la directrice de l'oulpan, Esther Peron, ainsi que des représentants des étudiants ­ entre autres Iori, du Japon, Reuben, de France, Katerina des Etats Unis, Galina d'Ukraine et d'autres nouveaux immigrants de l'ex-Union soviétique, se trouvant déjà depuis plusieurs mois en Israël.

Dans le cadre de cet oulpan, sont proposés des cours en hébreu, arabe et anglais, ainsi qu'une option en internat pour les touristes et les étudiants n'habitant pas à proximité. Ensemble, ces élèves s'initient à la langue hébraïque, sans nulle différence de statut, de profession ni de nationalité.. Durant ces études, des liens chaleureux se forment entre les étudiants et l'équipe enseignante. Certains étudiants reviennent visiter leurs professeurs et l'oulpan, qu'ils considèrent comme un second foyer.

Guila Katsav a assisté à la remise des diplômes sanctionnant la fin des cours d'été de la classe A (hébreu et arabe). Cette cérémonie s'est déroulée à 'Ohel Shulamit', ainsi nommée d'après Shulamit Katzenelson, fondatrice et première directrice de l'oulpan Akiva. La femme du président a également rencontré de jeunes étudiants ­ originaires pour l'essentiel de l'ex-Union sociétique ­ fréquentant l'oulpan afin de maîtriser l'hébreu, avant d'entrer au lycée. L'assistance s'est montrée fort émue lorsque le choeur de l'oulpan a chanté 'Amen', mélodie qui exprime nos aspirations à la paix et à la tranquillité. Les élèves de l'oulpan des jeunes ont ensuite joué une courte pièce, et toute la soirée s'est déroulée dans une ambiance particulièrement chaleureuse.

Dans son allocution, Guila Katsav a souligné la considérable contribution de l'oulpan au développement touristique, dans un contexte particulièrement malaisé. Elle a également noté le rôle de cette institution dans la promotion de la langue hébraïque. Elle a enfin congratulé les responsables de l'oulpan à l'occasion du cinquantenaire de cette institution.

Dans cette édition:

150 JEUNES LEADERS D'AMÉRIQUE DU SUD MONITEURS VOLONTAIRES DE CAMPS D'ÉTÉ POUR IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS

VOLONTARIAT DANS LE CADRE D'UN COURS DE FORMATION D'UN AN, ORGANISÉ PAR L'AGENCE JUIVE DANS CINQ CENTRES D'INTÉGRATION

Quelque 150 jeunes leaders d'Amérique du sud, se trouvant actuellement en Israël dans le cadre d'un programme de formation (hachshara) d'un an organisé par l'Agence Juive, se sont portés volontaires comme moniteurs de camps d'été pour jeunes Ethiopiens. Ces derniers, quelque 1250 enfants de cinq à quinze ans, fréquentent ces camps d'été, mis en place dans tout le pays par les centres d'intégration de l'Agence Juive.

Les jeunes leaders, âgés de dix-huit à vingt ans, résident déjà depuis cinq mois en Israël. Ils participent à un programme de formation professionnelle à l'institut pour jeunes leaders de diaspora, organisme qui relève du département d'éducation sioniste de l'Agence Juive. Au cours de ces douze mois de formation, les jeunes leaders effectuent plusieurs semaines de travail communautaire sur le terrain, afin de se préparer à leur futur rôle dans leurs propres communautés.

L'implication communautaire dans les camps d'été avait en fait débuté l'an dernier sur une base expérimentale plus modeste, avec 35 jeunes leaders travaillant au centre d'intégration de Guivat Hamatos. Devant le succès de ce projet, le programme a été élargi cette année, afin d'inclure cinq autres centres d'intégration: Guivat Hamatos, Mevasseret Sion, Beersheva, Ashkelon et Kiryat Gat. Plusieurs dizaines de jeunes moniteurs israéliens joignent leurs efforts à ceux des leaders d'Amérique du sud.

Durant leur séjour en Israël, ces jeunes leaders américains ont amélioré leur hébreu, participé à des séminaires de formation, ainsi qu'à des travaux de volontariat dans divers kibboutzim et moshavim, selon l'idéologie de leurs mouvements de jeunesse respectives. A la fin de leur année de formation, ces jeunes leaders retourneront dans leur pays d'origine, où ils coordonneront les activités de leurs mouvements.

Jaimie Fox-Bar, qui se trouve à la tête de l'institut de leadership, affirme: "Dans le contexte actuel, le fait que ces jeunes leaders soient arrivés en Israël se révèle particulièrement louable. Sans se laisser influencer par la situation, ils sont venus concrétiser leur volonté de renforcer l'éducation juive en diaspora comme en Israël".

Dans cette édition:

UN 'GOÛT ANGLAIS' AU NORD DU PAYS: DE JEUNES BRITANNIQUES ENSEIGNENT L'ANGLAIS DANS LES CAMPS D'ÉTÉ

Douze membres du Bnei Akiva, venus d'Angleterre, contribuent à promouvoir l'apprentissage de l'anglais dans les localités septentrionales du pays ­ tout en s'amusant chemin faisant ! Grâce au programme 'Partenariat 2000' de l'Appel juif unifié, ces adolescents ­ qui passent un an de volontariat en Israël, après la fin de leurs études secondaires ­ ont organisé un 'camp d'anglais' très réussi, où plus de deux cents enfants ont appris l'anglais de façon informelle et très gaie.

Ce camp d'anglais a débuté par un spectaculaire gala incluant les Spice Guys, des clowns, jongleurs etc. ­ un authentique 'goût anglais' à la frontière nord d'Israël. Shosh Mitchell, originaire d'Elstree dans le Hertforshire, explique: "Notre objectif a été d'enseigner l'anglais dans une atmosphère informelle, et je pense personnellement que nous avons rempli notre but".

Chaque journée de ce camp d'anglais étati centrée sur un thème différent, tel que la nature, l'eau, l'Angleterre, ou encore les sports ­ avec un apport de vocabulaire spécifique pour chaque sujet choisi.

Judith Erdos, jeune leader de Newcastle, remarque: "Les sourires des enfants, leur volonté bien arrêtée de parler anglais, nous ont permis de mieux saisir à quel point notre travail est fécond. Notre présence crée une énorme différence: chaque jour, les enfants enrichissent leur vocabulaire anglais, langue dans laquelle ils s'expriment désormais avec beaucoup plus d'assurance qu'auparavant".

Afin de se préparer à leur travail dans ce camp d'anglais, les jeunes volontaires ont participé à deux séminaires de monitorat (hadracha), mettant plus spécifiquement l'accent sur l'enseignement de l'anglais langue étrangère. Sefton Bergson, qui représente l'Appel juif unifié dans la région nord d'Israël, assure: "Nous espérons sincèrement que leur formation en Israël, et leur expérience pratique de monitorat, leur permettront de rentrer en Angleterre dotés d'une riche expérience".

Pendant la durée de ce camp d'anglais, les volontaires britanniques furent hébergés par le conseil régional Merom Hagalil, dans les familles d'un moshav appelé Biriya, près de Safed. Ils ont ainsi pu apprécier la chaude hospitalité du peuple d'Israël. "J'ai été l'hôte d'une famille extraordinaire", déclare Debra Fine, originaire de Londres, en ajoutant: "Cete famille m'a permis de me sentir ici chez moi. J'ai adoré la compagnie des membres de cette famille, la plus hospitalière que je connaisse. Je suis certaine que je vais rester en contact avec eux longtemps..."

Stefan Kerner, directeur pour l'Appel juif unifié du programme 'Partenariat 2000', conclut: "Le programme 'Partenariat 2000', au nord d'Israël, vise à initier des liens authentiques et de longue durée entre les communautés du nord du pays et le judaïsme britannique. Ce projet nous permettra de réaliser nos objectifs avec des jeunes d'Israël et d'Angleterre, oeuvrant de concert non seulement pour développer leurs capacités de leaders, mais également pour initier des résultats susceptibles d'être bénéfiques à la communauté locale. Il faut féliciter les leaders britanniques d'avoir organisé un tel camp d'anglais."

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INITIATIVE DE L'AGENCE JUIVE: UN ÉTÉ CALME POUR LES ENFANTS VIVANT LE LONG DE LA LIGNE DE DÉMARCATION

Dans le contexte d'une situation particulièrement tendue, l'Agence Juive offre une assistance exceptionnelle aux localités situées le long de la ligne de démarcation au sud d'Israël, et contribue à organiser des activités d'été pour les enfants de Sderot, ainsi que pour ceux du conseil régional d'Eshkol et Shaar haneguev.

Moshe Almoznino, directeur des bureaux de l'Agence Juive pour la région sud, a déclaré que cette aide, d'un montant de 270 000 shekels, allait permettre à des milliers d'enfants vivant dans ces secteurs de profiter de leurs vacances, comme n'importe quel autre petit Israélien.

Cette aide de l'Agence Juive s'est concrétisée par des excursions à travers tout le pays, des visites à des parcs de jeux, des spectacles et des activités culturelles, ainsi que des centres aérés. A la fin du mois d'août, un spectacle de chants clôturera cette série de manifestations.

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SESSION SPÉCIALE D'UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR L'INTÉGRATION ÉTHIOPIENNE

La commmission parlementaire d'aliya et d'intégration a tenu cette semaine une session spéciale sur l'intégration des immigrants originaires d'Ethiopie. Ce thème avait été proposé par Zvi Hendel, président de la commission, ainsi que par le député Eliezer Zandberg. Le vice-ministre de l'Intégration, Yuli Edelstein, le directeur général de l'Agence Juive, Aaron Abramovich, de haut responsables des ministères de l'Intégration et de l'Education, ainsi que des délégués des immigrants éthiopiens, se sont successivement adressés à la commission.

Le vice ministre Yuri Edelstein a annoncé que son ministère avait commencé à organiser le transfert des immigrants éthiopiens depuis leurs actuels sites temporaires (hôtels et auberges) vers de nouveaux centres d'intégration devant être opérationnels sous peu dans diverses villes d'Israël ­ entre autres Beersheva, Safed, Ashdod, Jérusalem et Haïfa. Ces centres d'intégration fonctionneront dans des bâtiments spécialement loués et meublés par le ministère de l'Intégration. Ils seront gérés par des équipes professionnelles de l'Agence Juive.

Yuli Edelstein a ajouté qu'il travaillait à résoudre le problème des prêts-logement pour les nouveaux immigrants éthiopiens, ce qui permettrait à ces derniers d'acheter des appartements non seulement dans les villes de développement, mais aussi dans des secteurs centraux. Cette possiblité améliorerait considérablement le processus d'intégration.

Le député Eliezer Zandberg a souligné qu'en dépit des prospectives selon lesquelles l'immigration éthiopienne serait sur le point de tarir, l'aliya en provenance d'Ethiopie se poursuit toujours. Le gouvernement doit donc mettre au point un plan à long terme pour l'intégration des immigrants. Eliezer Zandberg a donc proposé d'organiser la venue imminente de ces immigrants, qui attendent la confirmation de leur aliya dans les centres provisoires d'Addis Abeba et Gondar.

Aaron Abramovich, directeur général de l'Agence Juive, a spécifié que les municipalités locales où l'Agence juive souhaitait fonder des centres d'intégration, n'avaient pas toutes répondues favorablement. Il a exprimé l'espoir de voir la situation évoluer positivement dans un proche avenir. Selon Abramovich, de nouveaux centres d'intégration devront être ajoutés à ceux qui existent actuellement, jusqu'à ce que le nombre des nouveaux immigrants arrivant chaque semaine en Israël s'équilibre avec celui des immigrants 'vétérans' quittant les centres pour s'installer dans des appartements.

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DE LA DESTRUCTION DU TEMPLE À L'EXPULSION D'ESPAGNE: TISHA BEAV ­ LE JOUR DE TOUS LES DÉSASTRES

Tisha BeAv, la journée nationale de deuil du peuple juif, tombe cette année le dimanche 29 juillet. Tisha BeAv (le neuvième jour du mois de Av) marque la destruction des Premier et Second Temples. Le premier Temple de Jérusalem fut détruit en 586 avant JC par les Babyloniens. Le royaume de Juda (incluant les deux tribus de Juda et Benjamin) perdit son indépendance, et la population fut massacrée ou exilée. Après le retour en Eretz Israël, soixante-dix ans plus tard, avec la permission de l'empereur Cyrus de Perse, conquérant de Babylone, le Second Temple fut reconstruit. Cet édifice fut lui aussi détruit un 9 Av, en 70 de l'ère chrétienne, par les Romains, qui contrôlaient la région à l'époque. Sous la direction de Titus, les Romains massacrèrent d'innombrables Juifs, et exilèrent les survivants à travers tout l'empire romain, pour les vendre comme esclaves. Cette tragédie marqua la fin d'une souveraineté juive presque bi-millénaire en Eretz Israël.

Selon la tradition juive, Tisha BeAv est un jour voué aux calamités. Ce jour-là, il fut décrété que les enfants d'Israël erreraient dans le désert durant quarante ans avant de pénétrer en Terre promise. Ce jour-là, en l'an 135 de l'ère chrétienne, la révolte de Bar Kochba contre les Romains fut écrasée et la cité de Betar, forteresse de la rebellion, envahie et dévastée. C'est au 9 Av de l'année suivante que le Mont du Temple fut ravagé par les Romains. Jérusalem fut alors recontruite par ces derniers comme une cité païenne, qui reçut le nouveau nom d'Aelia Capitolina. L'entrée de la ville fut interdite aux Juifs. Ces derniers ne pouvaient visiter Jérusalem que le 9 Av, afin de pleurer la destruction de leur pays, de leur cité et de leur Temple.

D'autres désastres survinrent un 9 Av: le pape Urbain II lança ce jour-là la première Croisade, au cours de laquelle des dizaines de milliers de Juifs furent assassinés, et de nombreuses communautés détruites. Le roi Ferdinand d'Espagne publia un décret d'expulsion ordonnant aux Juifs de quitter l'Espagne, et fixa le jour de Tisha BeAv comme date-limite de leur départ. La Première guerre mondiale ­ qui prépara le terrain à la Shoa ­ fut déclarée un 9 Av, et les déportations juives du ghetto de Varsovie commencèrent elles aussi à cette date fatidique.

Tisha BeAv vient clore une période de trois semaines de deuil, qui débute le 17 Tammuz. Durant ces trois semaines, les mariages et autres réjouissances sont interdits, et les Juifs pieux ne se font pas couper les cheveux. A partir du premier jour du mois d'Av, les Juifs pieux s'abstiennent de porter des vêtements neufs, de consommer de la viande et de boire du vin (sauf le shabbat).

Le jour de Tisha BeAv, du lever au coucher du soleil, le deuil est marqué par un jeûne, ainsi que par certaines coutumes traditionnelles, comme celles de ne pas porter de chaussures de cuir et de ne pas prendre de bain. Le soir, le Livre des Lamentations est lu dans les synagogues drapées de noir pour la circonstance. En outre, les synagogues séfarades ne sont éclairées que par des bougies. Des hymnes funèbres (Kinot) sont chantés la veille au soir et le matin suivant. En Israël, restaurants et lieux de divertissement sont fermés. A Jérusalem, il est d'usage de déambuler tout autour des murailles de la Vieille Ville la veille au soir de Tisha BeAv.

On raconte que Napoléon était entré par hasard dans une synagogue, le jour de Tisha BeAv. Il y vit des Juifs assis dans l'obscurité sur le sol, pleurant à fendre l'âme. Lorsqu'il demanda la cause de ce chagrin, on lui répondit que les Juifs pleuraient la destruction de Jérusalem. "Quand donc est-ce arrivé?", questionna-t-il. "Il y a deux mille ans", lui répondit-on. "Un peuple qui se souvient de sa terre durant deux millénaires y retournera certainement un jour", s'écria alors Napoléon.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

Le docteur Richard Kelly Smith, citoyen américain recherché par les USA pour avoir transmis au ministère israélien de la Défense des éléments de technologie et des matériaux entrant dans la fabrication d'armes nucléaires, a été arrêté à Malaga (Espagne). Cette arrestation s'est produite suite à un mandat d'arrêt international lancé par le FBI. La demande d'extradition vers les Etats Unis a été déposée devant la Haute Cour espagnole. Un éminent responsable israélien de la Défense a déclaré cette semaine que les USA n'avaient saisi Israël d'aucune demande, et que, même si ce devait être le cas, Israël n'aurait rien à craindre.

Le docteur Richard Kelly Smith, qui a présidé la société Milko de puces électroniques et de systèmes avioniques, fut conseiller de l'OTAN et de l'armée de l'air américaine. Il a occupé un poste important aux industries Rockwell de Californie, qui fabriquent des missiles et autres équipements militaires. Selon certains rapports, l'enquête sur Smith aurait abouti à l'homme d'affaires israélien Arnon Milchin, celui qui a probablement établi le contact entre Milko et le ministère israélien de la Défense. Trois mois après la disparition du docteur Richard Kelly Smith, éclatait l'affaire Pollard. Le ministère américain de la Justice a annoncé la semaine dernière qu'il n'avait pas l'intention de poursuivre des Israéliens.


Presque tous les membres de comité central du Likoud, réunis cette semaine, ont attaqué le Premier ministre Ariel Sharon sur trois points: sa politique de retenue, son pacte avec Shimon Peres et la pénurie de postes politiques dans l'actuel gouvernement. Ariel Sharon a reçu un accueil plutôt houleux, tandis que son rival, l'ancien Premier ministre Binyamin Netanyahou, faisait l'objet d'une chaleureuse ovation. Binyamin Netanyahou a déclaré qu'il avait naguère mis le public en garde contre des accords d'Oslo risquant de provoquer la terreur et menaçant aujourd'hui l'Etat d'Israël. Il a entre autres affirmé: "Une guerre d'usure a été lancée contre Israël, avec des tirs de mortier, le Hezbollah opérant dans les territoires de l'Autorité palestinienne, et les Iraniens qui menacent depuis le Liban". Néanmoins, Ariel Sharon a déclaré sous les huées: "Vous criez, mais c'est moi qui gère le problème de la terreur."
L'actuel Premier ministre a souligné qu'il n'avait aucunement l'intention de modifier une politique de retenue décidée par le cabinet.


Tsahal envisage l'ouverture de centre d'incorporation pour réservistes se trouvant à l'étranger, s'il s'avérait nécessaire de les faire venir rapidement en cas de guerre dans la région. Selon ce plan, des bureaux seraient ouverts dans des centres juifs et des écoles à Frankfort, Amsterdam, Londres, Paris, Bangkok, Bombay, Johannesbourg, New York et Los Angeles. Le cas échéant, El Al organiserait un pont aérien pour acheminer les réservistes en Israël. Tsahal a confirmé cette information, en soulignant que ce programme concernait les Israéliens résidant deuis plus d'un an à l'étranger, ainsi que ceux effectuant une visite touristique.


Yehiel Dinour, qui a consacré sa vie à la perpétuation du souvenir de la Shoa, et dont le nom de plume était K. Kazetnik, est décédé cette semaine à l'âge de 84 ans, après un long combat contre le cancer. Toute une génération d'Israéliens et de Juifs du monde entier ont approché la Shoa à travers ses ouvrages, entre autres 'Salamandre', 'L'étoile de cendre', 'Sable de cendre', etc. Jouissant d'un renommée internationale, il a été traduit dans des dizaines de langues.


Selon le Bureau central des statistiques, la population juive de Jérusalem n'a augmenté que de 0,9% en l'an 2000 ­ soit le quart de la croissance de la population arabe de la ville, qui a connu une augmentation de 3,7% durant le même laps de temps. L'ensemble de la population de Jérusalem a grandi de 1,7% en l'an 2000, ce qui constitue un ajout de 6 500 personnes. La croissance du secteur arabe compte pour les deux tiers de celle de l'ensemble de la population.


Les vétérans des Maccabiades ne peuvent se souvenir d'une telle excitation ni d'une telle joie ­ et ce, grâce aux Maccabiades ! Le Canadien Corrie Minkevitch, adepte du Tae-Kwon-Do (art martial devenu disicpline olympique) savait qu'il avait une soeur en Israël, mais n'avait jamais rencontré celle-ci. Malgré tous les efforts qu'il avait déployés lors des jeux de 1997, il n'avait pu l'identifier. Minkevich, ancien champion du monde dans sa spécialité, a réussi cette fois-ci. Il a découvert sa soeur, Malka Stein, vivant à Tel Aviv, à trois rues de l'hôtel où il séjournait. "Malka était en état de choc. Elle n'avait jamais réalisé qu'elle avait un frère", devait déclarer Corrie. Après cette émouvante rencontre, Corrie a expliqué: "Le moment le plus extraordinaire pour moi fut celui où j'ai vu mon neveu sur le terrain, tandis que je participais à la cérémonie d'ouverture des Jeux à Jérusalem. Pour lui, c'était vraiment comme de recevoir un oncle en cadeau..." Corrie a déjà offert à sa soeur un billet d'avion pour le Canada, afin qu'elle puisse rendre visite à sa famille. La joie de cette rencontre a permis à Corrie d'oublier sa déception de ne pouvoir participer aux Jeux. Il a en effet été légèrement blessé lors d'un accident de la route à Tel Aviv, avant le début des compétitions.

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TSAHAL CONTRIBUE À L'INTÉGRATION DES IMMIGRANTS AVEC UN NOUVEL OUVRAGE: "UTOPIE EN UNIFORME"

Les nombreuses modifications intervenues dans la région, et les progrès du processus de paix, ont poussé Tsahal à adopter de nouvelles approches, appropriées à cette nouvelle ère. Les changements de la société israélienne, au niveau de l'individu comme à celui des valeurs et priorités nationales, ont entraîné des transformations radicales dans les rapports entre l'armée et la société.

Au cours des premières années de l'Etat d'Israël, Ben Gourion avait chargé Tsahal d'objectifs civils, afin d'édifier les fondations du pays et de la société israélienne. Ben Gourion avait en outre cherché à passer outre aux procédures politiques et partisanes, à la bureaucratie et aux luttes de pouvoir entre les divers ministères, afin de pouvoir intégrer une immigration de masse et façonner la jeune société israélienne.

Tsahal fut donc chargé de remplir des objectifs parfois opposés à l'opinion du haut commandement, qui contrecarra plus d'une fois des plans et instructions émanant d'échelons politiques.

Des activités telles que l'enseignement de l'hébreu et l'éducation de base, étaient considérées alors comme faisant partie intégrale de la formation du soldat. Des obstacles furent même opposés à la création du Nahal ­ les forces pionnières combattantes ­ et à l'obtention des ressources nécessaires à sa nouvelle structure.

Quant aux implantations, elles participaient d'un concept politique et sécuritaire, avant même la création de l'Etat. Ce concept fut renforcé après la création d'Israël, alors que les combats faisaient encore rage. De nouvelles communautés et implantations furent fondées avant la fin de la Guerre d'Indépendance, à des points clés et le long des frontières.

Ben Gourion enrôla des unités militaires pour fournir de l'aide aux résidents des camps de transit durant les années 50. Néanmoins, de graves divergences se firent jour entre les positions non religieuses et sionistes pionnières des commandants et conseillers d'une part, et les dirigeants des familles des nouveaux immigrants, religieux et traditionnalistes, qui souhaitaient préserver leur mode de vie, leurs traditions et leurs normes.

David Ben Gourion posa les fondements de ce qui devait faire de Tsahal l'armée du peuple, impliquée dans des tâches civiles et responsables du façonnage de la société israélienne en devenir. Ces axiomes posés avec tant de détermination par Ben Gourion, assignant à Tsahal des tâches nationales, sont-ils encore valables aujourd'hui ?

Cet ouvrage est une thèse de doctorat écrite par un officier de Tsahal, le colonel de réserve Zeev Drori, ancien membre du kibboutz Hatzerim, commandant de la brigade Guivati et aujourd'hui maître de conférences à l'université Ben Gourion.

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L'ORGANISATION JUIVE MONDIALE POUR LES RESTITUTIONS ET L'UNION DES COMMUNAUTÉS JUIVES POLONAISES ONT ACCEPTÉ, LORS DE RENCONTRES MENÉES A VARSOVIE LES 25 ET 26 JUILLET, D'OEUVRER ENSEMBLE À LA RESTITUTION DES PROPRIÉTÉS SPOLIÉES EN POLOGNE

L'organisation juive mondiale pour les restitutions et l'union des communautés juives religieuses de Pologne se sont mises d'accord pour continuer à travailler ensemble, afin de réclamer les propriétés communautaires juives saisies durant la Shoa et nationalisées durant l'ère communiste d'après-guerre.

Un accord créant une fondation commune pour la préservation de l'héritage juif, avait été signé en juin 2000. Néanmoins,la concrétisation de cet accord s'est effritée au fur et à mesure qu'approchait la date limite de mai 2002, imposée par la loi polonaise pour l'enregistrement des réclamations sur d'anciennes propriétés communautaires. Afin de remettre sur les rails cette fondation, une délégation dirigée par le trésorier de l'Agence Juive, Haïm Chesler, et le vice-président du Joint, Michael Schneider, s'est rendue en Pologne pour y rencontrer les représentants de la communauté polonaise. Cette délégation était habilitée par Sallaï Meridor et Israël Singer, codirecteurs de l'organisation mondiale juive pour les restitutions, à modifier certains éléments de l'accord original, afin de faire en sorte que la procédure de demande de restitution puisse se dérouler correctement.

"Nous étions déterminés à remettre sur les rails le travail de la Fondation", devait déclarer Chesler, en ajoutant: "et nous nous nous sommes efforcés de travailler en pleine coopération avec les communautés juives polonaises. Tout en restant pleinement conscients des besoins de ces communautés, nous leur avons expliqué que l'héritage matériel et culturel de la communauté juive polonaise d'avant-guerre appartenait aux communautés juives renaissantes en Pologne, aux survivants de la Shoa dans le monde entier et à l'ensemble de la communauté juive. Ensemble, nous avons la responsabilité de réclamer autant d'héritage que possible avant la date limite de mai 2001."

Selon cet accord la Pologne a été divisée en secteurs. Les indemnités perçues dans certains de ces secteurs resteront la propriété des communautés locales et de l'Union, et serviront à aider les communautés et leurs activités. Les indemnités émanant d'autres secteurs deviendront propriété de la Fondation, et viseront des objectifs plus larges, comme la préservation de l'héritage juif polonais, l'aide aux membres de la communauté juive d'avant-guerre vivant un peu partout dans le monde, et des buts généraux, comme par l'exemple l'éducation. Aux termes de cet accord, l'Organisation mondiale juive pour les restitutions fournira les fonds nécessaires aux recherches d'archives.

L'Union et les communautés locales ont d'ores et déjà commencé à réclamer des propriétés. Le directeur de l'Union, Jerzy Kichler, a déclaré lors de ces rencontres que des demandes avaient été déposées concernant plus de 760 propriétés.

"A l'écoute des préoccupations des communautés, nous avons accepté de modifier la division numérique et géographique de ces régions. Je suis convaincu que le processus de restitution progressera désormais plus rapidement, et que la Fondation sera inscrite comme il se doit sur les listes des autorités polonaises. La rapidité du processus se révèle cruciale en l'occurrence."

"De nouveaux espoirs sont nés quant à des activités communes à l'Organisation mondiale juive pour les restitutions et à l'Union, en ce qui concerne les réclamations sur les propriétés communautaires juives en Pologne. Cet accord constitue une victoire pour le peuple juif", devait conclure Chesler à la fin de ces rencontres.

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