L'ORGANISATION JUIVE MONDIALE POUR LES RESTITUTIONS ET L'UNION DES
COMMUNAUTÉS JUIVES POLONAISES ONT ACCEPTÉ, LORS DE RENCONTRES MENÉES A
VARSOVIE LES 25 ET 26 JUILLET, D'OEUVRER ENSEMBLE À LA RESTITUTION DES
PROPRIÉTÉS SPOLIÉES EN POLOGNE
L'organisation juive mondiale pour les restitutions et l'union des
communautés juives religieuses de Pologne se sont mises d'accord pour
continuer à travailler ensemble, afin de réclamer les propriétés
communautaires juives saisies durant la Shoa et nationalisées durant l'ère
communiste d'après-guerre.
Un accord créant une fondation commune pour la préservation de l'héritage
juif, avait été signé en juin 2000. Néanmoins,la concrétisation de cet
accord s'est effritée au fur et à mesure qu'approchait la date limite de mai
2002, imposée par la loi polonaise pour l'enregistrement des réclamations
sur d'anciennes propriétés communautaires. Afin de remettre sur les rails
cette fondation, une délégation dirigée par le trésorier de l'Agence Juive,
Haïm Chesler, et le vice-président du Joint, Michael Schneider, s'est rendue
en Pologne pour y rencontrer les représentants de la communauté polonaise.
Cette délégation était habilitée par Sallaï Meridor et Israël Singer,
codirecteurs de l'organisation mondiale juive pour les restitutions, à
modifier certains éléments de l'accord original, afin de faire en sorte que
la procédure de demande de restitution puisse se dérouler correctement.
"Nous étions déterminés à remettre sur les rails le travail de la
Fondation", devait déclarer Chesler, en ajoutant: "et nous nous nous sommes
efforcés de travailler en pleine coopération avec les communautés juives
polonaises. Tout en restant pleinement conscients des besoins de ces
communautés, nous leur avons expliqué que l'héritage matériel et culturel de
la communauté juive polonaise d'avant-guerre appartenait aux communautés
juives renaissantes en Pologne, aux survivants de la Shoa dans le monde
entier et à l'ensemble de la communauté juive. Ensemble, nous avons la
responsabilité de réclamer autant d'héritage que possible avant la date
limite de mai 2001."
Selon cet accord la Pologne a été divisée en secteurs. Les indemnités
perçues dans certains de ces secteurs resteront la propriété des communautés
locales et de l'Union, et serviront à aider les communautés et leurs
activités. Les indemnités émanant d'autres secteurs deviendront propriété de
la Fondation, et viseront des objectifs plus larges, comme la préservation
de l'héritage juif polonais, l'aide aux membres de la communauté juive
d'avant-guerre vivant un peu partout dans le monde, et des buts généraux,
comme par l'exemple l'éducation. Aux termes de cet accord, l'Organisation
mondiale juive pour les restitutions fournira les fonds nécessaires aux
recherches d'archives.
L'Union et les communautés locales ont d'ores et déjà commencé à réclamer
des propriétés. Le directeur de l'Union, Jerzy Kichler, a déclaré lors de
ces rencontres que des demandes avaient été déposées concernant plus de 760
propriétés.
"A l'écoute des préoccupations des communautés, nous avons accepté de
modifier la division numérique et géographique de ces régions. Je suis
convaincu que le processus de restitution progressera désormais plus
rapidement, et que la Fondation sera inscrite comme il se doit sur les
listes des autorités polonaises. La rapidité du processus se révèle cruciale
en l'occurrence."
"De nouveaux espoirs sont nés quant à des activités communes à
l'Organisation mondiale juive pour les restitutions et à l'Union, en ce qui
concerne les réclamations sur les propriétés communautaires juives en
Pologne. Cet accord constitue une victoire pour le peuple juif", devait
conclure Chesler à la fin de ces rencontres.
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