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No 25 - 16 juillet 2000 13 Tamouz 5760

 

LA DETTE MORALE DU PEUPLE JUIF ENVERS LES OUZBÈKES

Dans cette édition:
Le mémorial de Minsk
«Taglit» dans la CEI
Les amis de Natacha en Israël
Savez-vous que...
Ouverture d’un centre du Joint à Tumen
Microsoft parraine des jeunes défavorisés
Volontariat en Israël de Bnei Akiva anglais
Le partenariat Boston-Haïfa
Un été à Bordeaux
«Taglit» version canadienne
Journée de la Femme du mouvement massorati
Anbessa Teferra, docteur es-langues éthiopiennes
Un Juif fier: Anatoly Palvanov
Une semaine en Israël
L’art au service de l’éducation
Au Festival de danse de Carmiel
Des petits Éthiopiens qui chantent en russe
Du programme Selah au championnat de Dames
La communauté boukharienne d’Israël: 130 ans
La recette de la semaine

La mission de l’Union des communautés juives américaines à Boukhara. Au centre de la photo, Raphaël Davidov, président de la communauté juive de la ville
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Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, l’ambassadeur des États-Unis en Israël Joseph Pressel, et l’ambassadeur d’Israël en Ouzbékistan Noah Gal ont évoqué en termes élogieux l’attitude des Ouzbèkes pendant la Shoah qui ont accueilli et protégé plus de 300 000 réfugiés juifs en provenance de régions envahies par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ces déclarations ont été faites au cours de la visite des délégués de l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord qu’a dirigée Bob Schrayer à Tachkent, Boukhara et Samarcande. Les délégués se sont ensuite rendus en Israël.

«Les Ouzbèkes ont ouvert leurs cœurs et leurs frontières aux réfugiés juifs et partagé avec eux le peu qu’ils possédaient», ont souligné le président de l’Agence Juive et les deux ambassadeurs. «Des familles musulmanes ont accueilli chez elles des familles juives et leur ont permis d’échapper à cette sombre période de l’histoire de l’humanité, aux camps de concentration et aux chambres à gaz. C’est au tour du peuple juif, de l’État d’Israël et du gouvernement américain d’aider le peuple d’Ouzbékistan à sortir de la crise qu’il traverse à l’heure actuelle, en dépit des nombreuses ressources naturelles qu’il possède. C’est notre façon de reconnaître notre dette morale à l’égard du peuple ouzbèke.»

Précisons que la grande majorité des réfugiés juifs à Tachkent, Boukhara et Samarcande pendant la Deuxième Guerre mondiale, ont quitté l’Ouzbékistan dès la fin des années cinquante pour immigrer en Israël. Au moment de la chute du Rideau de fer, il restait en Ouzbékistan 100 000 Juifs, dont 75 000 ont immigré en Israël au cours de la dernière décennie.

L’ambassadeur des États-Unis a souligné qu’il s’exprimait en tant que Juif et Américain. L’ambassadeur d’Israël a parlé au nom de son gouvernement et Sallaï Meridor au nom du peuple juif.

La délégation nord-américaine a visité le Centre pédagogique de l’Agence Juive à Tachkent, un camp d’été organisé à proximité de la capitale, ainsi que des colonies de vacances à Boukhara et Samarcande; elle a également rencontré les parents de jeunes participants à des programmes éducatifs en Israël, a rendu visite au projet de distribution de vivres aux personnes âgées parrainé par le Joint, au projet «Hessed», et aux synagogues de Boukhara et de Samarcande. Les délégués de l’Agence Juive ont eu l’agréable surprise de constater la présence, sur le mur des synagogues, d’impressions de la version russe de cet Agenda.

Au terme de la visite, Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie et qui est nommée au même poste aux États-Unis, a présenté de façon exhaustive l’attitude de l’Agence Juive concernant les besoins du peuple juif au XXIe siècle. Une conférence a présenté aux membres de la délégation la perception et la philosophie du Joint.

Quittant Tachkent jeudi dernier, la délégation s’est rendue par vol spécial en Israël en compagnie de 17 immigrants. Le transport de ces immigrants a été financé par un don spécial de la présidente de la Magbit (collecte de fonds) de Birmingham (Alabama), Lisa Engel. Dès leur arrivée en Israël, les membres de la délégation se sont rendus à la Knesset où un dîner de gala a été organisé en l’honneur de l’aliya des Juifs de Boukhara. Des jeunes originaires d’Ouzbékistan participant aux programmes éducatifs de l’Agence Juive en Israël, dont les membres de la délégation avaient rencontré les parents quelques jours auparavant à Tachkent, Boukhara et Samarcande, avaient été invités à cette soirée de gala à la Knesset. Les membres de la délégation leur ont remis les cadeaux envoyés par leurs parents et montré les photos prises avec eux. Vendredi, la délégation s’est rendue dans les localités situées à la frontière libanaise en signe de solidarité avec leurs habitants.

Dans cette édition:

LE PRÉSIDENT DE BIÉLORUSSIE: «NOTRE PEUPLE A ÉTÉ TÉMOIN DES HORREURS PERPÉTRÉES PAR LES NAZIS CONTRE LE PEUPLE JUIF»

«La population de Biélorussie et de tous les pays de l’ex-Union soviétique a été témoin des horreurs perpétrées par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale. C’est la raison pour laquelle l’Union soviétique a été parmi les premiers pays à soutenir l’établissement de l’État d’Israël, patrie du peuple juif». C’est dans ces termes que s’est exprimé la semaine dernière Alyksandr Lukashenka, président de la République de Biélorussie, au cours de la cérémonie d’inauguration du mémorial de Minsk, érigé pour perpétuer le souvenir des Juifs de Biélorussie exterminés par les nazis. Évoquant l’héroïsme des soldats juifs qui ont servi dans les rangs de l’Armée rouge, le président s’est engagé à œuvrer au profit de tous les peuples vivant actuellement en Biélorussie, les Juifs compris.

Vladimir Yermoshin, Premier ministre de Biélorussie, a affirmé à Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, que son gouvernement poursuivrait sa lutte contre l’antisémitisme, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les Juifs de son pays vivent en sécurité. Chesler a pour sa part exprimé la reconnaissance de l’Agence Juive pour la participation du gouvernement biélorusse à l’édification du Mémorial. Il a rappelé que son propre père, à l’instar de nombreux Israéliens, était originaire de Biélorussie, et que les peuples juif et biélorusse partagent un passé commun de souffrances causées par le régime nazi.

Dov Sharfstein, délégué du Département de la CEI de l’Agence Juive, présent à l’inauguration du Mémorial, rapporte que 2000 personnes étaient présentes à la cérémonie officielle, dont le vice-président de la Fondation Lauder, George Baan; le rabbin Andrew Baker, représentant le Comité juif américain, le grand-rabbin de la communauté Habad de Russie, Berel Lazar, ainsi que des dirigeants juifs de tous les pays du monde.


Alyksandr Lukashenka, président de la République de Biélorussie, et Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive, au cours de la cérémonie d’inauguration du mémorial de Minsk

Dans cette édition:

«TAGLIT» DANS LES PAYS DE LA CEI

36 étudiants juifs des pays de la CEI sont arrivés la semaine dernière en Israël où ils effectuent un séjour de neuf jours sous l’égide du projet «Taglit». Ces étudiants, qui visitent Israël pour la première fois, se rendront dans les sites historiques du peuple juif, dans le cadre d’un programme mis au point par le Département de l’éducation de l’Agence Juive.

Ils visiteront également Yad Vashem, le mémorial de la Shoah, feront l’escalade traditionnelle de Massada, se rendront le long de la frontière libanaise et s’entretiendront avec des étudiants immigrants originaires de la CEI qui les instruiront des cycles d’études universitaires dans les institutions israéliennes d’enseignement supérieur.

Ces étudiants forment l’un des premiers groupes de jeunes des pays de la CEI visitant Israël sous l’égide du projet «Taglit». Ils ont été sélectionnés parmi les étudiants impliqués dans les activités des clubs de jeunes de l’Agence Juive en Russie, Ukraine, Biélorussie, Moldavie et dans les Pays Baltes.

Selon le chef de la délégation de l’Agence Juive en Ukraine, Eli Itzhaki, les jeunes Juifs d’Ukraine ont suivi des cours préparatoires à leur visite, notamment des séminaires focalisés sur la géographie d’Israël, l’histoire du peuple juif et la Shoah. Ces séminaires, animés par une équipe d’enseignants et par les délégués de l’Agence Juive d’Ukraine, ont été organisés au nouveau Centre pédagogique «Sha’ar Ha’aliya» de Kiev.

Le séjour en Israël de ces étudiants sera guidé par un ancien refusenik, guide diplômé, et par une monitrice immigrée depuis deux ans de St-Petersburg, où elle était conseillère d’un club de jeunes de l’Agence Juive.

«Taglit» est un programme éducatif parrainé conjointement par l’État d’Israël, l’Agence Juive, des philanthropes juifs et des communautés juives de l’étranger. Le budget qui lui est alloué s’élève à 210 millions de dollars US répartis sur cinq ans. La participation de l’État d’Israël est de 70 millions.

Dans cette édition:

LES AMIS DE NATACHA EN ISRAËL

Après un mois et demi de villégiature dans une maison de convalescence de Pyatigorsk, 44 orphelins tchéchènes arriveront cette semaine en Israël. Associant ses efforts de sauvetage à ceux de l’Agence Juive, le Congrès Juif russe a financé le transport et la visite de ces enfants en Israël.

Les enfants seront hébergés, en compagnie des équipes soignantes, au village de jeunes Hadassah-Neourim géré conjointement par l’Agence Juive et l’organisation féminine Hadassah. Pendant quatre mois, ils participeront à des activités culturelles et ludiques.

Amram Shauli, directeur du village Hadassah-Neourim, assure que tout sera fait pour effacer les séquelles des combats acharnés dont ces orphelins ont été témoins et victimes en Tchéchénie: activités sportives, spectacles, films et excursions dans tout le pays.

Les liens entre l’Agence Juive et ces orphelins ont été noués pour la première fois l’an dernier: un reportage d’Isabella Ginor, journaliste au quotidien israélien Haaretz, avait alerté l’Agence Juive. Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, s’était alors rendue en Ingouchie pour retrouver une jeune Juive, Natacha, dans un camp de réfugiés. Les conditions de vie des petits orphelins réfugiés de Grozny en Ingouchie étaient lamentables.

Depuis neuf mois, l’Agence Juive apporte une contribution précieuse à l’orphelinat, à qui elle fournit des vivres, des vêtements et des médicaments. L’Agence Juive a pris l’initiative, il y a un mois, de transférer les orphelins dans une maison de repos de Pyatigorsk.

La jeune Natacha Sochakova qui, dans l’intervalle, a achevé ses études secondaires à Pyatigorsk, va arriver en Israël avec ses amis. Admise dans le programme Halom de l’Agence Juive, elle sera hébergée dans un centre d’intégration et fera des études professionnelles.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 19 000 dollars US: c’est la contribution de l’Agence Juive au projet «Kelim Sheluvim» conçu par l’association Eden qui œuvre à l’application de projets éducatifs dans le Neguev au profit d’enfants en difficultés scolaires et présentant des troubles psychiques. Ce projet implique notamment des thérapies par l’art, le mouvement et l’orthophonie.

  • 526 000 dollars US: c’est le montant du budget de fonctionnement du Centre pédagogique du Département de l’éducation de l’Agence Juive. Ce Centre, situé sur le campus de Kiriat Moriah, fournit conseils et matériel didactique, sur l’Internet notamment, aux éducateurs et organisations juives de tous les pays du monde.

  • 2 340 000 dollars US: c’est le montant du budget consacré par l’Agence Juive en l’an 2000 à la réinsertion sociale des anciens refuseniks.

  • 3110 jeunes ont participé au cours des quatre premiers mois de l’année 2000 aux camps d’hiver organisés dans 21 sites de l’ex-Union soviétique.

  • 1036 immigrants sont arrivés la semaine dernière en Israël, dont 918 des pays de la CEI; les autres sont originaires de France, Belgique, Suisse, Venezuela, Brésil, Chili, Argentine, Colombie, Angleterre, Afrique du Sud, Hollande, Australie, Danemark, États-Unis et Canada.

  • 50 lycéens de Kiriat Malakhi, natifs d’Israël et immigrants récemment arrivés d’Éthiopie et de la CEI, participent à un projet d’encouragement de l’excellence en sciences naturelles. Ce projet a pour visée de promouvoir le rapprochement culturel et d’étayer les sentiments d’identification des immigrants avec la population israélienne. Il est mené conjointement par le Département israélien de l’Agence Juive et par la Société pour la protection de la Nature.

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LE JOINT INAUGURE UN CENTRE À TUMEN (RUSSIE CENTRALE)

Un Centre des institutions juives a été inauguré la semaine dernière à Tumen par le Joint: il facilitera la coordination des activités des organisations juives de la ville, celles de l’Agence Juive, des instances juives locales, de Hessed et de l’École du dimanche. L’Agence Juive y ouvrira un oulpan d’hébreu, un club de jeunes et d’autres programmes de promotion de l’éducation juive et de l’aliya.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence d’Ilya Pestrikov, chef de la délégation du Joint en Oural; Asher Oliamperl, chef de la délégation de l’Agence Juive à Ekaterinburg; Vladimir Zegwasinski, gouverneur de la province de Tumen et Raphaël Goldberg, président de la communauté juive de Tumen.

La cérémonie d’inauguration a été agrémentée par un spectacle organisé par des troupes d’artistes juifs de la région. Selon Asher Oliamperl, responsable des activités de l’Agence Juive pour les régions de l’Oural, les organisations juives locales ont toutes contribué à la réussite de la cérémonie.

Tumen, située au pied des monts de l’Oural en Sibérie occidentale, a été la première ville créée en Sibérie en 1686. L’Agence Juive, qui estime que sa population juive est de 2500 âmes - sur un total d’un demi-million d’habitants -, y gère un club de jeunes et un cours d’hébreu. Un coordonnateur chargé de l’aliya est préposé dans cette ville par l’Agence Juive.

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UN PROJET DE MICROSOFT: LE PARRAINAGE DE JEUNES DÉFAVORISÉS

La section de recherche et développement de Microsoft à Haïfa a récemment décidé de parrainer deux villages de jeunes de Galilée: Ben Yakir et Ramat Hadassah où des milliers d’enfants issus de familles nécessiteuses poursuivent leur scolarité en internat. Cette initiative s’inscrit dans la campagne «Esprit israélien». La contribution de Microsoft inclue dix allocations destinées à des cours d’enrichissement culturel au profit d’internes de ces établissements situés à proximité de Haïfa.

Outre les allocations, Microsoft a offert des logiciels à quatre villages de jeunes et tous les équipements nécessaires à la salle d’informatique du village Ben Yakir. La grande société d’informatique entend multiplier les contributions financières et les interventions bénévoles de ses employés au profit de ce village, notamment la formation d’enfants à l’informatique.

Les relations entre Microsoft-Haïfa et la campagne de collecte «L’esprit israélien» - organe de collecte de fonds de l’Agence Juive et du Keren Hayessod - ont été nouées en avril dernier: Microsoft avait alors apporté une importante contribution à la campagne lancée par l’Agence Juive au profit des réfugiés du Kosovo.

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LES LIENS SE RESSÈRENT ENTRE LA COMMUNAUTÉ JUIVE ANGLAISE ET LES LOCALITÉS FRONTALIÈRES DE GALILÉE

«L’année que j’ai passée en Israël m’a beaucoup apporté. J’espère rendre ce que j’ai reçu au peuple d’Israël», nous dit Karen Finesilver, une monitrice de 19 ans du mouvement des Bnei Akiva de Wembley, qui participe avec 20 de ses camarades à un programme éducatif d’un an en Israël.

De concert avec leurs camarades israéliens, ces jeunes des Bnei Akiva d’Angleterre vont diriger les camps d’été organisés dans la région de Merom Hagalil au profit d’enfants des localités frontalières.

La communauté juive du Royaume Uni est jumelée aux conseils régionaux de Merom Hagalil, de Ma’ale Yossef et à la mairie de Shlomi sous l’égide du projet Partnership 2000 initié par l’Agence Juive et le Keren Hayessod.

Sefton Bergson, délégué du Keren Hayessod anglais auprès des localités frontalières de Galilée, souligne que les activités de volontariat des moniteurs des Bnei Akiva s’inscrivent dans une initiative destinée à étayer les liens entre les membres des communautés juives britanniques et les habitants des localités frontalières. Parnership 2000 mène une vingtaine de projets de développement dans le même objectif: aider les localités frontalières d’une part, renforcer l’identité juive des jeunes de Diaspora d’autre part.

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LES JEUNES ESPOIRS DU PARTENARIAT BOSTON-HAÏFA

Un groupe auquel participent 12 jeunes de Boston, 4 de Haïfa et 4 du village de jeunes Yemin Orde, s’emploient cet été à transformer le monde sous l’égide d’un projet éducatif de six semaines intitulé «Teens for Tzedek» (Jeunes pour la justice) mené avec la mairie de Haïfa par la Fédération juive de Boston.

Après quatre semaines d’excursions en Israël, les jeunes Américains et Israéliens effectueront deux semaines de volontariat dans un site d’intégration pour immigrants éthiopiens en Galilée. Les participants au programme participeront également à des séminaires sur l’histoire du peuple juif et sur la société israélienne destinés à renforcer leur identité juive.

Au terme de leur période de volontariat en Israël, les jeunes iront effectuer à Boston des missions de volontariat auprès de personnes âgées dans des maisons de retraite, apporteront leur aide aux sans-abris qui fréquentent les soupes populaires de la ville, ainsi qu’à des projets de protection de l’environnement.

Le projet «Teens for Tzedek» est mené pour la troisième année consécutive par le Centre communautaire de Boston, le Comité aux relations communautaires de la ville et le Village de jeunes Yemin Orde. Cette année, le Beit Rothenberg de Haïfa s’est joint à ce projet qui est financé par les jeunes et par des fonds en provenance de la Fondation de la Famille Frieze.

Jennifer Zwilling, du Centre communautaire de Boston, souligne que les 12 lycéens de sa ville ont été sélectionnés sur la base de leurs implications communautaires. Pour Nancy Kaufman, directeur exécutif du Comité aux relations communautaires de Boston, ce programme d’activités éducatives et communautaires à la fois est une excellente occasion d’échanges entre lycéens d’origine sociale et culturelle différente. Une expérience qui forge l’identité juive de tous les participants.

Margalit Toledano, déléguée de l’Agence Juive en Nouvelle-Angleterre, indique que ce programme s’inscrit dans une série de projets initiés par la communauté juive de Boston: ainsi des milliers de Juifs bostoniens se portent volontaires, notamment en tant qu’enseignants d’informatique dans des quartiers défavorisés peuplés essentiellement d’Afro-Américains, dans des activités de promotion de la justice sociale et d’amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens.

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UN ÉTÉ À BORDEAUX

Une centaine de filles et garçons membres du mouvement de jeunesse religieux Ezra sont en colonie de vacances à Strasbourg, sous la direction de Shira Bergson, déléguée de l’antenne israélienne du mouvement Ezra. L’objectif essentiel de ce camp d’été est d’inculquer des valeurs d’aide et de respect mutuels, et pour mieux en faire la démonstration, une dizaine de moniteurs se rendront dès la fin du camp d’été (le 19 juillet prochain) à Bordeaux, où ils se porteront volontaires auprès de personnes âgées et de nécessiteux de la ville.

Selon Danny Ellison, secrétaire général du mouvement Ezra mondial, ce programme est mené conjointement avec le mouvement Yeshurun de France, dans le dessein commun d’étendre les activités de volontariat en Europe. Au cours des prochains mois, Ezra prévoit en effet d’étendre ses activités à la Hollande et à la Suisse.

Fin juillet, le mouvement Ezra - qui est parrainé par l’Agence Juive - enverra des moniteurs et conseillers qui dirigeront les camps d’été de l’Agence Juive en Biélorussie et Ukraine. La colonie de vacance à proximité de Minsk doit accueillir 80 enfants; celle de Dniepropetrovsk, une centaine. Au programme: des cours d’histoire, de pensée et de traditions juives. Le mouvement Ezra recense 150 membres en Biélorussie et 250 en Ukraine.

Précisons qu’Ezra est un mouvement sioniste religieux, auquel sont affiliés 8000 jeunes dans ses 35 branches israéliennes, dont la moitié sont situées dans des villes de développement et des quartiers défavorisés. Le mouvement Ezra mondial se consacre à la promotion de l’éducation et de l’aliya.

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«TAGLIT» VERSION CANADIENNE

125 jeunes Canadiens de 18 à 24 ans, ont récemment passé dix jours en Israël sous l’égide du programme «Taglit». Au programme: visite d’Israël, contacts directs avec la société israélienne et renforcement de leur identité juive par le biais d’excursions et de séminaires focalisés sur le patrimoine juif, la genèse du peuplement d’Israël, l’enseignement du leadership et du sens des responsabilités.

Selon Adam Minsky, le directeur de «L’expérience israélienne» et de «Taglit» au Canada, si ce programme n’a pas l’ambition de présenter tous les aspects de la réalité israélienne en dix jours, il vise toutefois à sensibiliser les jeunes Juifs de tous les milieux, en particulier de familles qui ne s’identifient ni à Israël, ni au judaïsme, et à les encourager à œuvrer au profit de leur communauté.

Le programme canadien d’Expérience israélienne a été cité à plusieurs reprises par le célèbre sociologue Erik Cohen pour la qualité de ses activités, de leur préparation et de leur suivi. Les moniteurs canadiens se rendent en Israël avant l’arrivée des participants au programme et suivent des formations en même temps que les éducateurs et les guides israéliens. Pour ce qui est du suivi, l’Expérience israélienne au Canada coordonne de nombreuses activités: chabbats, cours et conférences, seder de Pâque... «Le séjour en Israël est le catalyseur d’une identité juive que nous étayons par des activités ultérieures», précise Lorne Kemensberg, directeur en Israël de l’Expérience israélienne au Canada. «Si ces jeunes passent dix jours formidables en Israël et qu’à leur retour chez eux, plus personne ne les contacte, notre mission a échoué. Notre succès se mesure à long terme.»

Depuis le démarrage de l’Expérience israélienne au Canada, il y a quatre ans, le nombre de participants est en croissance continue: de 300 en 1996 à 2500 d’ici la fin de l’an 2000. «Taglit», parrainé par l’Agence Juive, résulte de la collaboration de la Fondation américaine des jeunes sionistes, du Keren Hayessod et de la Fondation Andrea et Charles Bronfman.

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JOURNÉE DE LA FEMME DU MOUVEMENT MASSORATI D’ISRAËL

Quelque 200 femmes membres de communautés du mouvement massorati d’Israël ont participé le mois dernier à un séminaire d’une journée à l’Institut Schechter d’études juives de Jérusalem. Thème du séminaire: les divers aspects de la vie juive pour les femmes. Des ateliers en hébreu, anglais, russe et espagnol se sont focalisés sur les actes de violence perpétrés contre les femmes, sur le problème des agounot dans la société israélienne, sur les femmes dans la Bible et sur le leadership communautaire des femmes.

Outre les participantes israéliennes, des immigrantes, essentiellement d’Argentine, inscrites au mouvement massorati de Haïfa, ont pris part au séminaire en même temps que leurs consœurs, Israéliennes de plus longue date, originaires des États-Unis, d’Angleterre et d’Afrique du Sud.

Ce séminaire a été initié et dirigé par Diane Friedgut de la Ligue féminine du judaïsme massorati et par le Pr Alice Shalvi, présidente sortante de l’Institut Schechter et Karen Goldschmidt, directrice à l’éducation du mouvement massorati.

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DOCTEUR EN LANGUES ÉTHIOPIENNES

Anbessa Teferra est le premier immigrant éthiopien titulaire d’un doctorat de l’Université hébraïque de Jérusalem. Son domaine de spécialisation: la grammaire des langues éthiopiennes, le sidaama en particulier.

Né en 1962 à Awasa, petite ville de 20 000 habitants située dans le sud de l’Éthiopie, Teferra a quitté sa ville natale après son diplôme d’études secondaires pour poursuivre ses études à l’Université d’Addis-Abeba, où il a obtenu sa licence et sa maîtrise avant de devenir assistant. Il a immigré seul en Israël en 1990, suivi un an plus tard par sa femme et ses deux fils qui ont pris part à l’Opération Salomon.

«Ma thèse, rédigée en anglais, est focalisée sur la grammaire du sidaama, l’une des cinq langues principales d’Éthiopie. Bien qu’usitée par deux millions de personnes dans le centre et le sud de l’Éthiopie, sa structure grammaticale n’a jamais fait l’objet d’une recherche systématique», précise Teferra, qui attache une grande importance à la connaissance de la langue dans le processus d’intégration des immigrants, les jeunes en particulier. «La plupart des jeunes Israéliens dont les parents sont originaires d’Éthiopie, ne savent pas parler l’amharique. Il me semble essentiel de leur enseigner la langue de leurs parents pour générer plus d’harmonie et de compréhension entre leur génération et celle qui les a précédés.»

Le Dr Teferra est actuellement enseignant d’amharique à l’Université hébraïque de Jérusalem. Parmi ses étudiants, des linguistes et des étudiants en études africaines, mais aussi du personnel chargé de l’accueil et de l’intégration des immigrants éthiopiens.

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UN JUIF FIER ET HEUREUX

« Je n’ai plus peur d’aller à la synagogue», nous dit Anatoly Palvanov, immigré il y a neuf ans d’Ouzbékistan où il était adjoint au maire de la ville d’Altimkul, et pratiquait clandestinement son judaïsme. De nos jours, il dirige les services d’entretien du Centre d’intégration Shoshana de l’Agence Juive à Kiriat-Gat. Un poste qui n’est peut-être pas très glorieux pour un ex-maire adjoint, mais ce changement de statut professionnel n’altère en rien son bonheur d’être Israélien.

Anatoly Palvanov a commencé par faire une belle carrière d’ingénieur en bâtiment en Ouzbékistan, d’abord dans une usine d’Altimkul (100 000 habitants, dont une vingtaine de familles juives). Pendant une dizaine d’années, il a été membre du conseil municipal de cette ville, avant d’être nommé adjoint au maire en 1986. Depuis, il avait cessé de pratiquer ouvertement sa religion juive.

Après la chute du Rideau de fer en novembre 1991, Palvanov décida d’immigrer en Israël avec sa femme et ses trois enfants. Il espérait trouver un emploi dans sa spécialité, mais la pénurie de postes dans ce domaine et l’immigration massive en provenance de l’ex-Union soviétique firent qu’après son oulpan à Dimona, il ne parvint à trouver un emploi qu’en tant que maçon, puis comme pompiste dans une station d’essence.

Ofer Baram, le directeur du Centre d’intégration Shoshana de Kiriat-Gat, ne tarit pas d’éloges sur le dévouement, la bonne humeur et les compétences de son nouveau directeur des services de maintenance.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

Les différends concernant les pourparlers actuels de paix n’évoluent guère. Au sommet de Camp David auquel participent le président américain Bill Clinton, le Premier ministre israélien Ehud Barak et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, Bill Clinton entend donner toutes ses chances. La marge de manœuvre d’Ehud Barak est considérablement affaiblie par la motion de censure remportée par l’opposition à la Knesset, par 54 voix contre 52. Précisons que selon la législation israélienne, l’opposition ne peut dissoudre le parlement qu’avec une majorité de 61 voix. Conclusion: le gouvernement Barak se maintient au pouvoir.


Fureur des membres du parti Shas: la Cour suprême, tout en rejetant une partie des chefs d’accusation contre Arieh Deri, ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du parti, n’a pas hésité à le condamner à une peine de trois ans de prison ferme. Les réactions déchaînées des partisans du Shas ne se sont pas fait attendre.


Démission la semaine dernière du président Ezer Weizman. Abraham Burg, président de la Knesset, remplira les fonctions de chef de l’État par interim jusqu’à la nomination officielle du prochain président. Deux candidats à la magistrature suprême: le travailliste Shimon Perès et le député du Likoud Moshé Katsav.

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L’ART AU SERVICE DE L’ÉDUCATION

Quelque 80 éducateurs chevronnés et membres des équipes dirigeantes des cinq villages de jeunes de l’Aliya des jeunes de l’Agence Juive ont participé la semaine dernière à un cours de perfectionnement de deux jours sur le thème «L’art au service de l’éducation» organisé à Zikhron Yaacov. Ce séminaire a présenté les moyens d’expression artistiques susceptibles de contribuer au bien-être et à l’équilibre psychique des enfants et des adolescents.

Plusieurs ateliers ont été consacrés à l’art dramatique, au mime, à la musicothérapie, au langage corporel et aux masques. Le Pr Adir Cohen, spécialiste de bibliothérapie à l’Université de Haïfa, a donné une conférence sur l’utilisation de la littérature, notamment dans le traitement des conflits entre parents et enfants.

Aaron Abramovich, directeur général de l’Agence Juive, a rencontré les participants et présenté une rétrospective des développements récents au sein de l’Agence Juive et des organismes de collecte de fonds à l’étranger. Il a insisté sur le statut prioritaire accordé par l’Agence Juive aux institutions de l’Aliya des jeunes.

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LE FESTIVAL DE DANSE DE CARMIEL

Des milliers de spectateurs, des centaines de danseurs, les meilleures troupes d’Israël et de l’étranger ont participé la semaine dernière au Festival international de danse de Carmiel, organisé conjointement par le programme Partnership 2000 de l’Agence Juive, la mairie de la ville, les ministères de la Culture, des Sciences et des Sports, des Affaires étrangères et du Tourisme, avec la contribution d’usines de Carmiel.

«L’Agence Juive a décidé d’investir des fonds au profit du développement du Neguev et de la Galilée, et de promouvoir les activités culturelles en Israël. Carmiel est exemplaire: c’est une ville où vivent harmonieusement de nombreux immigrants aux côtés d’Israéliens de longue date», a déclaré Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive au cours de la cérémonie d’ouverture du Festival. Matan Vilnaï, ministre de la Culture et le maire de la ville, Adi Eldar, ont également prononcé des allocutions.

Après les discours, le Festival a été ouvert par la production de Barry Avidan en hommage aux arts visuels en Israël: Voir les sons, sur une chorégraphie originale basée sur les chefs-d’œuvre des plus grands artistes israéliens. La prestation la plus émouvante de la soirée a été celle chorégraphiée par Oren Halaly à partir du tableau La maison de mes rêves, œuvre de Sahar Pick, jeune trisomique qui vit à Carmiel.

Pendant trois jours, le Festival de Carmiel a proposé au public des dizaines de spectacles de tous les styles: folkore, jazz, claquettes, ballet (notamment par la troupe du Ballet de Chine populaire), danses japonaises, indiennes et colombiennes, ballets nautiques... Un spectacle en hommage à la regrettée Ofra Haza a été mis en scène par Shlomo Maman, directeur artistique du Festival de Carmiel.

Eli Itzhaki, chef de la délégation de l’Agence Juive en Ukraine et Moldavie, souligne que les jeunes membres de «Schahar» la troupe de danse de Kiev, ainsi que ceux de la chorale «Colombes de la paix» de Dniepropetrovsk se sont rendus au Festival de Carmiel. Ces deux groupes, fondés par l’Agence Juive, participent aux activités des clubs de jeunes en Ukraine, se produisent dans toute la région et ont fait récemment une tournée aux États-Unis.


Voir les sons - chorégraphie d’Oren Halaly, avec la participation de 120 danseurs de 8 à 12 ans, dont deux immigrants de la CEI arrivés le mois dernier en Israël

Dans cette édition:

DES IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS QUI CHANTENT EN RUSSE

Ils sont 24 enfants de 10 à 14 ans originaires d’Éthiopie, membres du chœur du Centre d’intégration de Mevasseret, à répéter actuellement un répertoire de 40 minutes de chansons en hébreu et en russe. Ils sont dirigés par deux musiciens immigrants de la CEI: Rima Uchitel, chanteuse d’opéra, chef d’orchestre et enseignante de chant, et Yaakov Yuniev, lui aussi chef d’orchestre et enseignant.

Les petits chanteurs, tous originaires de Quara, sont arrivés dans le courant de l’année passée. Ils chantent en hébreu, de tout leur cœur, dans cette langue que la plupart d’entre eux ne savent pas encore parler couramment, les chants des débuts du sionisme. Pour Avi Levinson, le directeur du Centre d’intégration, ce chœur d’enfants éthiopiens symbolise l’avenir, le leur et celui de tout Israël.

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UNE ÉTUDIANTE DU PROGRAMME SELAH VA REPRÉSENTER ISRAËL AU CHAMPIONNAT INTERNATIONAL DE DAMES EN HOLLANDE

Olga Rodavitzkaya, étudiante du programme Selah de l’Agence Juive, va représenter Israël au championnat international de Dames pour jeunes qui se déroulera en Hollande fin juillet. Immédiatement après, Olga participera aux championnats européens en Italie, puis, fin août, aux Olympiades de Londres.

Olga, 19 ans, a immigré seule en 1998 en provenance d’Ukraine, dans le cadre du programme Selah de l’Agence Juive pour immigrants désireux d’entamer leurs études universitaires en Israël. Hébergée à la cité universitaire Abba Hushi de l’Agence Juive à Haïfa, elle vient d’achever un cycle d’études préparatoires et a été admise au département de statistiques de l’Université de Haïfa.

Benny Rom, directeur de la cité Abba Hushi, précise qu’Olga s’est entraînée en vue du championnat au Centre d’intégration Calanit d’Ashkelon à proximité duquel vit son entraîneur.

Rappelons que la dernière vague d’immigrants en provenance de la CEI se distingue par un nombre impressionnant de champions et d’entraîneurs, dans tous les secteurs des sports de compétition. Lilly Carmi, présidente de la Fédération israélienne de Dames, souligne que ce jeu est extrêmement prisé par les immigrants de la CEI et que des rubriques spéciales lui sont consacrées dans les journaux en langue russe.

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LE 130ème ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNAUTÉ BOUKHARIENNE

La communauté boukharienne d’Israël - 150 000 membres - a fêté la semaine dernière le 130ème anniversaire de l’immigration en terre d’Israël du premier Juif de Boukhara et le 30ème anniversaire du grand exode de cette ville. Pour marquer l’événement, la Knesset a reçu ses dirigeants et ses principaux artistes. Des expositions sur les costumes, les instruments de musique et d’autres articles caractéristiques de cette communauté ont été présentées à la Knesset, de la musique folklorique jouée dans les couloirs du parlement israélien et des spécialités gastronomiques boukhariennes offertes aux députés. L’Agence Juive a été représentée par son directeur général Aaron Abramovich, qui a congratulé la communauté boukharienne en Israël.

La Commission parlementaire à l’immigration et à l’intégration s’est réunie en séance spéciale consacrée à l’intégration des immigrants de Boukhara, à laquelle ont participé toutes les instances qui ont contribué à l’insertion de ces immigrants. Présidée par le député du parti Shas Amnon Cohen, lui-même ancien immigrant de Boukhara et très actif au sein des associations d’immigrants en Israël, cette séance a évoqué les problèmes sociaux et éducatifs auxquels se sont heurtés les immigrants de Boukhara, en présence du directeur général du ministère de l’Intégration, Boris Mafzir. La création d’un Congrès Juif boukharien a été annoncée: il sera présidé par l’homme d’affaires Lev Levayev.

Les Juifs de Boukhara, descendants d’exilés de la période qui suivit la destruction du Premier Temple, sont considérés comme la plus ancienne communauté juive du monde. Ils sont célèbres pour la richesse de leur patrimoine spirituel et culturel, qui conjugue la magie de l’Orient avec les traditions juives, mais aussi pour leur gastronomie, dont les recettes traditionnelles passent d’une génération à l’autre. Notre Agenda de cette semaine s’achève sur l’une des recettes les plus connues de Boukhara: les beignets à la viande.

Dans cette édition:

LA RECETTE DE LA SEMAINE

BEIGNETS À LA VIANDE OU GUSHTAGIJA

Ingrédients (pour 8 beignets)

Farce:
300 de viande
200 g d’oignons
un œuf entier
sel, poivre, cumin
10 g de grains de sésame

Pâte:
200 g de farine
12 g de levure de bière
de l’eau

Préparation

  • Hacher grossièrement la viande et les oignons. Ajouter sel, poivre et cumin.
  • Travailler la pâte à pain et la découper en cercles de 10 cm de diamètre.
  • Disposer la farce au centre des cercles, former des chaussons, napper d’œuf battu et saupoudrer de grains de sésame.
  • Cuire 25 minutes à four chaud (150-160 degrés).

BON APPETIT!

Beteavon!

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