Agenda-English

No 24 - 6 Tamouz 5760 9 juillet 2000

 
Dans cette édition:
Des croix gammées à Riga
Le mémorial de la Shoah en Biélorussie
Savez-vous que...
Les élections présidentielles au Mexique
L’enseignement de la Shoah dans les écoles arabes d’Israël
140 nouveaux délégués de l’Agence Juive
Des dirigeants communautaires américains en Ouzbékistan et en Israël
D’émouvantes retrouvailles
Renaître Juif en Israël
Le volontariat juif à Toronto
Bar-mitsva en Israël
Une semaine en Israël
Le ministre indien des Affaires étrangères en visite en Israël
La recette de la semaine

Croix gammée sur la synagogue «brûlée» de Riga
voir article



LE PROCÈS DE SHIRAZ

POUR LE PRÉSIDENT CLINTON, UN RÉGIME QUI BAFOUE SA JUSTICE NE PEUT ÉDIFIER UNE SOCIÉTÉ ÉQUITABLE

Le président des États-Unis envisage de pénaliser l’Iran en intensifiant ses sanctions économiques et ses pressions diplomatiques, suite au verdict sévère prononcé récemment à Shiraz contre des Juifs innocents. Il l’a déclaré au cours d’entretiens menés mercredi dernier avec les dirigeants des communautés juives américaines et les représentants de la communauté juive iranienne aux États-Unis.

«Un pays qui bafoue son propre système judiciaire ne peut édifier une société équitable», a déclaré le président Clinton à propos du procès de Shiraz.

Parmi les personnalités juives présentes à la réunion avec le président Clinton, son épouse Hilary, candidate au poste de sénateur de l’État de New York, la Secrétaire d’État Madeleine Albright et le président du Conseil national de sécurité, Sandy Berger. Les organisations juives étaient représentées par le dirigeant de la Conférence des présidents des communautés juives américaines, Ronald Lauder et le directeur général de cette instance, Malcolm Hoenlein; Abe Foxman de la Ligue anti-diffamatoire et David Harris de l’American Jewish Committee. La réunion s’est tenue en présence de membres américains des familles de trois inculpés juifs iraniens.

«Ce chabbat, le fils de l’un des inculpés fêtera sa bar-mitsva, les pleurs empliront la synagogue et non la joie»... Cette déclaration de l’un des proches des inculpés juifs présents à la réunion a beaucoup ému les participants. Le président Clinton s’est enquis des conditions d’emprisonnement et de la situation de la communauté juive iranienne.

Les détails qui lui ont été fournis sont pénibles: les Juifs de Téhéran et de Shiraz vivent un cauchemar, leurs enfants sont poursuivis et battus par leurs camarades de classe musulmans.

Les participants à cet entretien ont passé en revue les mesures de représailles envisagées en accord avec le Congrès pour intensifier les sanctions économiques et isoler diplomatiquement l’Iran de la communauté internationale. Le président Clinton n’a pas caché que la situation des Juifs iraniens le préoccupe depuis longtemps: s’il a été, dans une certaine mesure, rassuré par les sentences - pas de condamnation à la peine capitale - la sévérité et l’injustice des peines de prison et des châtiments corporels prononcés contre des innocents l’ont révolté. Le président américain entend coordonner les interventions américaines avec l’Union européenne, le Japon et les ministres des Affaires étrangères de tous les pays du monde.

Les verdicts du tribunal de Shiraz ont suscité de vives réactions en Israël. Le ministère des Affaires étrangères a publié une véhémente protestation, à laquelle s’est joint le Premier ministre Ehud Barak.

Le président de l’Agence Juive, Sallaï Meridor, a pour sa part déclaré: «Les Juifs iraniens sont innocents, le seul grief contre eux est leur judaïsme. C’est pourquoi le monde libre doit s’unir pour les faire libérer immédiatement. Les sentences extrêmement sévères - de longues années de prison et des châtiments corporels, comme au Moyen Age - ne nous laissent pas l’espoir de voir l’Iran sortir de cette ère d’obscurantisme.»

Le professeur Irwin Kutler de l’Université MacGill de Montréal, spécialiste de renommée mondiale des droits de l’Homme, a attaqué violemment le tribunal révolutionnaire iranien qui a condamné ces Juifs innocents. Il a également souligné que dans ce procès le juge a rempli toutes les fonctions: l’instruction, la défense et le ministère public - au mépris de tous les principes fondamentaux du droit pénal. Pour le Pr Kutler, il faut à présent exercer toutes les pressions possibles pour que l’appel soit porté devant une cour où les inculpés bénéficieront de la défense que tout être humain mérite.

Dans cette édition:

DES CROIX GAMMÉES SUR LES MURS DE LA SYNAGOGUE «BRÛLÉE» DE RIGA

Des inconnus ont graffité de croix gammées et d’inscriptions antijuives les murs de la synagogue «Korali» de Riga, la capitale lettonienne. Ephraïm Meidan, chef de la délégation de l’Agence Juive dans les Pays baltes, rapporte qu’en pleine nuit, des inconnus ont badigeonné les murs de la synagogue des inscriptions «Mort aux Juifs», «Retournez au ghetto» et autres. Cet acte de vandalisme a été perpétré la veille de la Journée nationale du souvenir des victimes du nazisme, célébrée sur tout le territoire lettonien la semaine dernière.

Condamnant violemment cet acte, le Premier ministre de Lettonie, Andreis Birojs, a ordonné aux forces de police de redoubler d’efforts pour capturer les coupables et les déférer à la justice. Il a également demandé au ministre lettonien de l’Intérieur de renforcer les forces de sécurité autour des sites où se sont déroulées les cérémonies du souvenir des victimes de la Shoah.

Ephraïm Meidan précise que les habitants de Riga appellent cette synagogue la «synagogue brûlée» depuis que les nazis et leurs collaborateurs lettoniens y concentrèrent, en juillet 1941, 300 Juifs de la ville et les brûlèrent vifs. Ceux qui tentèrent de s’échapper furent repoussés à l’intérieur à coups de crosse par les soldats qui se tenaient à l’extérieur de la synagogue.

De nos jours, cette synagogue sert de mémorial de la Shoah en Lettonie. La communauté juive de Lettonie y a commémoré la semaine dernière le souvenir des Juifs brûlés vifs sur les lieux, en présence de son président Gregory Kropnikov et de représentants officiels du gouvernement lettonien. Le Premier ministre a pour sa part envoyé une lettre où il exprime ses regrets pour l’acte de vandalisme, et s’engage à faire tout son possible pour arrêter les coupables.

Selon les estimations du Département de la CEI de l’Agence Juive, quelque 10 000 Juifs vivent à l’heure actuelle en Lettonie, dont 70% dans la capitale. L’Agence Juive emploie trois responsables locaux chargés de promouvoir l’aliya, et a ouvert un club de jeunes et plusieurs cours d’hébreu, qui sont suivis par 200 élèves. A Riga se trouvent une école juive, une synagogue et un centre pédagogique du mouvement Habad qui comporte une école et un jardin d’enfants. Depuis le début de l’année, plus de 300 Juifs lettoniens ont immigré en Israël.

Dans cette édition:

LE MÉMORIAL DU JUDAÏSME DE BIÉLORUSSIE

Plus de 1500 Juifs de Biélorussie et dirigeants communautaires du monde entier participeront cette semaine à l’inauguration d’un Mémorial de la Shoah édifié sur le site du ghetto de Minsk à la mémoire des Juifs de Biélorussie exterminés par les nazis. A la cérémonie officielle d’inauguration qui se déroulera sous le haut patronage du président de l’État, Alyksandr Lukashenka, prendront part Chaim Chesler, trésorier de l’Agence Juive; Martin Peled-Flex, ambassadeur d’Israël en Biélorussie; l’industriel israélien et président des organisations juives de la CEI, Lev Levaïev; le président de l’Union des communautés juives de Biélorussie, Leonid Levine, ainsi que le corps diplomatique en poste à Minsk.

Le Kaddish à la mémoire des disparus, par le célèbre ténor Doudou Fischer, sera suivi de chants de la chorale «Hatikva» de l’Agence Juive à Minsk. La cérémonie s’achèvera par une réception au Hall de la République en présence de personnalités juives de tous les pays du monde et de dirigeants locaux.

Le mémorial a été édifié conjointement par l’Union des communautés juives de Biélorussie, le gouvernement de Biélorussie, l’Agence Juive et d’autres organisations juives. Baruch Kamil, chef de la délégation de l’Agence Juive en Biélorussie, rapporte que ce Mémorial est situé dans l’enceinte de l’ancien ghetto de Minsk, non loin du site de Yama de sinistre mémoire, où 5000 Juifs de Minsk furent exécutés en une seule journée, en mars 1942. Le projet de construction du mémorial a été conçu par le président de l’Union des communautés juives de Biélorussie, Leonid Levine, architecte de métier. Des modifications lui ont été apportées pour le transformer en site digne de commémorer le souvenir des Juifs de Biélorussie. La communauté juive locale entend édifier, sur l’emplacement du ghetto, un musée du judaïsme biélorusse et un monument où figureront les noms des victimes de la Shoah.

«Nous accordons une importance primordiale à cet édifice qui commémorera le souvenir des dizaines de milliers de Juifs de Biélorussie exterminés par les nazis», a déclaré Levine, en ajoutant: «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’ancien ghetto de Minsk devienne l’un des sites les plus célèbres jamais édifié en souvenir des victimes de la Shoah, sur le modèle de Babi Yar à Kiev.»

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE... ?

  • 9 000 000 de dollars US: c’est le budget attribué par l’Agence Juive au programme Naaleh 16 (jeunes immigrés en Israël sans leurs parents). Ce programme prévoit l’insertion d’adolescents des pays de la CEI dans le cycle secondaire du réseau scolaire israélien.

  • 780 000 dollars US: c’est la contribution de l’Agence Juive au cursus de formation d’éducateurs chevronnés de Diaspora délivré cette année au Centre Melton de l’Université hébraïque et au Centre Lookstein de l’Université Bar Ilan. Les participants suivent un programme d’études focalisé sur les compétences et les outils requis dans leurs professions.

  • 305 000 dollars US: c’est le montant du budget accordé par l’Agence Juive à l’Institut WUJS (sigle de World Union of Jewish Students) d’Arad pour promouvoir l’immigration de jeunes universitaires de l’étranger, essentiellement des pays occidentaux. Ce programme comporte une période de cinq mois et demi d’études et six mois de volontariat en Israël.

  • 25 000 enfants, dont de jeunes immigrants et des Israéliens issus de familles nécessiteuses sont insérés dans des encadrements extra-scolaires en externat fonctionnant après les heures de classe. But de l’opération: donner à ces enfants les moyens de s’intégrer le mieux possible dans la société israélienne. Ces externats sont parrainés conjointement par l’Agence Juive, le ministère de l’Éducation, l’Association pour la promotion de l’éducation, la Fondation Schechter-Rachi et les conseils régionaux. Pour la seule année 2000, l’Agence Juive attribue la somme de 3 millions de dollars à ce projet.

  • Entre 2000 et 2500 jeunes prendront part cette année au programme «Exodus» mis au point sous l’égide de l’ «Expérience israélienne» de l’Agence Juive. «Exodus» reconstitue l’épopée de l’immigration clandestine en Israël. Soulignons que les frais sont entièrement couverts par les participants.

  • 941 immigrants sont arrivés la semaine dernière en Israël. 750 d’entre eux sont originaires des pays de la CEI, les autres de France, Argentine, Pérou, Uruguay, Allemagne, Angleterre, Australie, États-Unis, Canada, Éthiopie et Inde.

Dans cette édition:

LES ÉLECTIONS AU MEXIQUE: UNE VICTOIRE HISTORIQUE

«Les Juifs mexicains ont voté selon leur conscience, à l’instar de leurs concitoyens», rapporte le président du Conseil d’administration du Keren Hayessod, Daniel Liwerant, qui réside à Mexico.

Les élections présidentielles qui se sont déroulées la semaine dernière au Mexique ont porté au pouvoir, avec 42% des voix, le candidat des partis de droite et du centre, le parti PAN (Parti d’action nationale), Vincente Fox. Elles ont mis fin à 71 ans de suprématie du parti centriste, le PRI, qui n’a remporté que 35% des voix au récent scrutin. Le PRD, parti de gauche, n’a pour sa part remporté que 17% des voix.

Selon Daniel Liwerant, les promesses de maintien du pluralisme, de la tolérance et de la laïcité faites par Fox au cours de sa campagne électorale ont favorablement impressionné la communauté juive mexicaine. D’autant que le nouveau président s’est engagé à agir en faveur de l’unité nationale, une unité qui devrait mobiliser toutes les obédiences politiques de son pays.

Daniel Liwerant estime que le fait qu’aucun parti n’a obtenu la majorité absolue des votes va contraindre le nouveau président à se rallier le soutien de tous les partis, ce qui était d’ailleurs le cas au Mexique au cours des dernières années.

Signalons que l’accord israélo-mexicain de libre échange signé en mars dernier à Jérusalem et récemment entériné par les deux chambres du parlement mexicain, bénéficie du soutien des deux principaux partis mexicains. Un signe, parmi d’autres, que les relations économiques et politiques entre les deux pays ne seront pas altérées par l’élection du nouveau président.

Dans cette édition:

L’ENSEIGNEMENT DE LA SHOAH DANS LES ÉCOLES ARABES D’ISRAËL

«Le judaïsme est à l’évidence une race, et non une communauté religieuse... Tout ce qui exalte les hommes - la religion, le socialisme, la démocratie - est exploité par les Juifs pour atteindre un seul but: leur goût du lucre et du pouvoir. Les Juifs ne font qu’infecter les autres races de leur ‘tuberculose raciale ’. Le but suprême est de se débarrasser de tous les Juifs.»

Ces phrases, extraites du premier article d’Hitler et daté du 16 septembre 1919, figurent dans une compilation spéciale documentant la Shoah en langue arabe, récemment publiée par le Mémorial Yad Vashem de Jérusalem et la maison d’édition du kibbouts Lohamei Haghetaot sous le titre: «Anthologie de l’histoire de l’Holocauste». Ce recueil est destiné à l’enseignement de la Shoah dans le réseau scolaire arabe d’Israël.

Réalisée par le Dr Irit Abramsky-Bleich, cette compilation s’adresse aux lycéens, aux étudiants et aux enseignants arabes. Elle comporte des témoignages de rescapés et des documents en hébreu et arabe sur la machine d’extermination nazie. On y trouve également des passages littéraires illustrant l’influence exercée par la Shoah sur la société israélienne contemporaine. A la fin de l’ouvrage figurent des articles d’intellectuels arabes expliquant la pertinence de l’étude de la Shoah pour les Arabes en général et les Arabes israéliens en particulier.

Dans cette édition:

140 DÉLÉGUÉS DE L’AGENCE JUIVE ENVOYÉS AUPRÈS DES COMMUNAUTÉS JUIVES DE DIASPORA

Zvi et Lea Yavnieli partent le mois prochain enseigner l’hébreu aux 250 élèves de l’école juive Carmel de Hong Kong. Ils font partie d’un groupe de 140 shlihim (délégués) envoyés par l’Agence Juive en août prochain dans une trentaine de pays.

Yohanan Simon, chef de la Direction des délégués de l’Agence Juive, insiste sur la mission éminemment sioniste impartie à ces délégués, qui représentent l’État d’Israël auprès des communautés de Diaspora et œuvrent au resserrement des liens entre les Juifs de Diaspora et d’Israël. Les délégués de l’Agence Juive sont également chargés de concevoir des programmes éducatifs et de renforcer l’identité juive des membres des communautés auprès desquelles ils sont détachés. Ils agissent aussi en matière de promotion de l’aliya en informant les candidats sur les opportunités d’emploi, de logement et d’insertion des jeunes dans le réseau scolaire israélien.

La formation de ces délégués, organisée par la Direction des délégués, inclue une étude approfondie des structures organisationnelles de l’Agence Juive et des domaines d’activité de chaque département, ainsi que l’étude des communautés et des organisations juives de l’étranger. Les futurs délégués acquièrent une solide formation d’orateurs qui leur permettra de s’exprimer aisément en public ou dans les médias. Elle prévoit également une sensibilisation aux besoins des conjoints et des enfants des délégués.

Une trentaine de ces futurs délégués sont eux-mêmes d’anciens immigrants qui se destinent à devenir délégués en matière d’immigration, d’éducation ou de direction de jeunes et d’étudiants dans les pays de la CEI. 39 participants au cours rempliront des postes de délégués dans les communautés et les mouvements sionistes des pays occidentaux. 70 enseignants et éducateurs participent à un cursus spécial de formation de délégués auprès des établissements scolaires laïques et religieux des pays occidentaux.

Leur mission s’étendra sur deux à trois ans. Les délégués à l’immigration se consacreront à promouvoir l’aliya auprès des ayant-droits, et de toutes les procédures afférentes à l’immigration. Les délégués auprès des communautés, au resserrement des liens entre la communauté spécifique et l’État d’Israël. Quant aux délégués auprès des mouvements de jeunesse et des organisations estudiantines, ils représenteront entre autres les mouvements Massorati («conservative»), le Young Judea, le Betar, les Bnei Akiva, le Hashomer Hatsaïr, le Habonim-Dror, les Jeunesses sionistes et la Hazit haNoar, et se consacreront à approfondir l’éducation juive et sioniste des membres de ces mouvements. Les enseignants ayant suivi ce cours de formation enseigneront les matières juives et l’hébreu dans les établissements scolaires juifs de Diaspora.

L’origine sociale de ces délégués est très variée: immigrants installés de longue date en Israël et Israéliens de naissance. Ils sont spécialisés dans différents domaines: journalistes et avocats, cadres, enseignants et assistants sociaux, ils sont membres de kibboutsim ou citadins, jeunes et moins jeunes.

En août, un nouveau cycle de formation accueillera une soixantaine de jeunes filles du sherout leoumi (service national) «Bat-Ami» qui effectueront leur service dans des communautés juives de l’étranger, ainsi que plusieurs dizaines de candidats en provenance du mouvement «Hakollel Hatsioni».

Dans cette édition:

UNE DÉLÉGATION DE DIRIGEANTS COMMUNAUTAIRES JUIFS AMÉRICAINS EN OUZBÉKISTAN ET EN ISRAËL

Une délégation composée de 150 dirigeants de la campagne menée par l’Union des communautés juives d’Amérique du Nord effectue ces jours-ci une visite de trois jours auprès de la communauté juive d’Ouzbékistan. Elle est accompagnée du président de l’Agence Juive, Sallaï Meridor et du représentant du Joint, Aryeh Dubov. Cette visite sera suivie par un séjour de trois jours en Israël.

La délégation se rendra à Tachkent, la capitale ouzbèke, où elle participera aux activités de l’Agence Juive, notamment aux différents programmes conçus pour les jeunes, ainsi qu’aux oulpanim d’hébreu. Les femmes de cette délégation se rendront ensuite à Samarcande, les hommes à Boukhara (précisons que le même jour, un débat spécial sera consacré à la Knesset sur l’intégration en Israël des immigrants originaires d’Ouzbékistan).

Les membres de la délégation rendront visite à des familles dont les enfants ont immigré en Israël et participent aux programmes d’intégration des jeunes de l’Agence Juive. Ils pourront ainsi donner des nouvelles de leurs familles à ces jeunes, qu’ils rencontreront ensuite en Israël.

La communauté juive d’Ouzbékistan recense 24 000 membres, vivant dans trois villes: Tachkent, la capitale (14 800 Juifs), Samarcande (4200) et Boukhara (3000). Signalons que depuis la chute du Rideau de fer, 75 745 Juifs d’Ouzbékistan ont immigré en Israël.

Pendant leur séjour en Israël, les membres de la délégation se rendront à la frontière libanaise en signe de solidarité avec les habitants de la région après le retrait des forces de Tsahal. Les dirigeants communautaires américains rencontreront également des médecins et des infirmières volontaires qui se sont joints aux équipes de secours mises en place ces dernières semaines par l’Agence Juive pour venir en aide aux victimes de la famine en Éthiopie. Elle s’entretiendra également avec de jeunes immigrants originaires de la CEI et d’Éthiopie qui se sont parfaitement intégrés en Israël.

Dans cette édition:

D’ÉMOUVANTES RETROUVAILLES

Elles ne s’étaient pas revues depuis 25 ans, Galina Medbarak de Yavné et sa sœur Marina Portnoy de Russie. L’Agence Juive les a récemment réunies. Marina, 65 ans, a été retrouvée il y a quelques mois dans une piteuse maison de retraite, au fin fond de la Russie. Sous-alimentée, elle était dans un état lamentable. Désormais, elle est en Israël, toute heureuse de l’accueil qui lui a été réservé par Galina, 70 ans, et les siens.

Leur première séparation remonte à la Deuxième Guerre mondiale, à Zhitomir (Ukraine), quand leur père fut enrôlé dans l’Armée Rouge. Leur mère étant hospitalisée, les enfants du couple - notamment Galina et Marina - furent envoyés dans un orphelinat. Marina et son jeune frère Semyon furent transférés dans les montagnes de l’Oural, tandis que Galina fut expédiée à Tachkent (Ouzbékistan).

Leurs premières retrouvailles eurent lieu quatorze ans plus tard: Galina découvrit que sa sœur était en vie et habitait à Sverdlovsk, rebaptisée Iekaterinburg. Elles se téléphonaient de temps à autre, se rendaient de rares visites. Quant à Semyon, leur frère, il a disparu de la surface de la terre. En 1969, jeune pédiatre, Marina fut envoyée à Perm, en Russie centrale, et Galina resta à Zhitomir. Depuis cette année-là, elles ne s’étaient pas revues.

Galina immigra en Israël en 1990 et s’installa à Yavné. Elle souhaitait y attirer sa sœur, mais il s’avérait que l’immeuble où cette dernière logeait avait été démoli. Il fallut dix ans à Galina pour retrouver les traces de sa sœur, en février de cette année. Tout arriva grâce à une conversation fortuite avec une immigrante originaire de la région de Perm qui lui assura que Marina se trouvait dans une maison de retraite.

Bouleversée, Galina s’adressa au Département de l’immigration de l’Agence Juive, dont la section russe fut immédiatement mobilisée pour retrouver Marina. Ruth Rudshevsky, déléguée de l’Agence Juive à Iekaterinburg, parvint à retrouver l’emplacement de la maison de retraite, où elle se rendit rapidement et constata l’état d’abandon, d’isolement et de saleté de cet établissement auquel menait un sentier praticable uniquement à la belle saison. Ruth Rudshevsky hâta la procédure d’émigration et une association caritative chrétienne aida à transférer Marina dans un hôtel de Iekaterinburg.

Impatiente de retrouver sa sœur, Galina s’empressa d’aller la rejoindre. Il y a quelques jours à peine, elles se sont toutes deux embarquées pour Israël. Marina entame une nouvelle vie en Israël, et malgré son âge, elle s’est mise à l’hébreu: elle sait déjà dire toda (merci).

Dans cette édition:

POUR RENAÎTRE JUIF EN ISRAËL

Au cours d’une récente cérémonie à Nazareth-Illit, 700 jeunes, immigrants et touristes hébergés dans les centres d’intégration et les oulpan-kibbouts de l’Agence Juive en Galilée ont reçu des documents attestant de leur date hébraïque de naissance.

Le programme spécial focalisé sur le patrimoine du judaïsme et l’identité juive et israélienne qu’ils ont suivi s’est poursuivi pendant tout le mois de Sivan. Des excursions dans des sites historiques, des ateliers et des débats sur la Loi du retour, la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël, les emblèmes nationaux et les particularismes religieux, le calendrier juif, ont ponctué le cours.

Après la cérémonie de clôture, les participants se sont rendus à l’exposition qu’ils ont eux-mêmes conçue - sur les fêtes juives et sur le thème Israël cheli («Mon Israël») consacrée au rassemblement des exilés.

Yael Reich, inspectrice des programmes pour jeunes, précise que dans le cadre des plans d’intégration de jeunes en Galilée, l’Agence Juive accueille à l’heure actuelle quelque 2000 jeunes originaires de tous les pays, immigrants et touristes: des participants aux programmes Selah et Halom, des élèves des oulpanim des centres d’intégration et des oulpan-kibbouts, des étudiants en année préparatoire aux études supérieures, de jeunes professionnels et des volontaires dans les communautés juives de Diaspora arrivés en Israël dans le cadre des programmes de promotion de l’aliya qui viennent en Israël sous l’égide de «Partnership 2000» de l’Agence Juive.

Dans cette édition:

UN COMMANDO DE VOLONTAIRES JUIFS À TORONTO

De nombreux jeunes professionnels de la communauté juive de Toronto ont récemment pris part à une Journée du volontariat organisée par la Fédération juive de leur ville. Cette initiative s’inscrit dans la tendance de plus en plus marquée manifestée par les jeunes Juifs de Toronto de se porter volontaires dans leur communauté et de contribuer au bien-être de leurs concitoyens nécessiteux, juifs et non-juifs.

Leur bonne volonté s’est traduite dans tous les domaines d’intervention sociale et communautaire: nettoyage d’un parc de la ville, peinture d’une salle du «Shalom Food Project» qui accueille des deshérités non juifs; cours d’appoint aux élèves des réseaux scolaires de la ville les après-midis; soutien aux victimes de violences domestiques et à des déséquilibrés mentaux; jardinage ou sélection de vêtements remis à des nécessiteux.

Dans cette édition:

BAR-MITSVA EN ISRAËL

Dix jeunes immigrants originaires des pays de la CEI installés à Carmiel et huit garçons et filles de leur âge venus de Pittsburg ont fêté ensemble leur bar et bat-mitsva au cours d’une cérémonie organisée récemment dans la vieille synagogue de Tibériade. La fête a été parrainée par le programme «Partnership 2000» de l’Agence Juive.

Les jeunes Juifs de Pittsburg ont visité Israël en même temps que leurs parents, sur l’initiative renouvelée tous les ans par la communauté juive de cette ville. Tsur Goldenblum, délégué de l’Agence Juive dans cette ville et qui a accompagné ces familles, rapporte que ces dernières a visité tout le pays, et en particulier la région de Carmiel-Misgav, localités parrainées par «Partnership 2000».

Malgré leurs barrières linguistiques, les enfants israéliens et russes ont vite noué des relations amicales. Jessica Gerber s’est ainsi fait deux nouvelles amies à Carmiel, Nathalie et Rima, récemment arrivées de l’ex-Union soviétique, et espère que cette amitié résistera à la distance géographique qui les sépare. En attendant, elles ont déjà échangé des lettres.

Le projet Bar-mitsva de «Partnership 2000» a pour visée de permettre à des enfants immigrants, surtout ceux en provenance des pays de la CEI et d’Éthiopie, de célébrer leur majorité religieuse conformément à la tradition juive.


Plantation d’arbres par les jeunes Bar-mitsva dans la forêt Pittsburg de Carmiel fondée par le projet «Partnership 2000»

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

Le ministre de l’Intérieur Natan Sharansky menace de démissionner en cas de réunion du sommet de Camp David entre Ehud Barak, Arafat et Clinton, prévu ce mardi. Le Parti national religieux de son côté a décidé de réunir ses institutions en vue d’une éventuelle démission de ses ministres.


Visite éclair du Premier ministre la semaine dernière en Europe. Ehud Barak s’est entretenu avec Tony Blair et avec le président Jacques Chirac sur le processus de paix.


Malgré les débats houleux soulevés par la proposition de loi présentée par la Commission Tal sur l’exemption du service militaire pour les élèves de yéchiva, 52 députés ont voté pour et 43 seulement contre (essentiellement les députés des partis Likoud, Shinoui et Meretz qui ne font pas partie de la coalition actuelle).


117ème jour de grève des médecins israéliens. Depuis mercredi dernier, le mouvement s’est intensifié: plus aucune opération dans les établissements hospitaliers du réseau public.


Canicule en Israël: plus de 35 degrés à Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa.

«EXODUS» À MEXICO

Le musée «Exodus 1947» retraçant le douloureux périple du paquebot et de ses 4500 passagers rescapés de la Shoah, inauguré la veille du Jour de la Shoah à l’école Maguen David de Mexico, a attiré 4000 visiteurs au cours des deux derniers mois.

A l’école juive Maguen David de Mexico, 1200 élèves de 4 à 18 ans poursuivent leurs études primaires et secondaires. Leurs parents sont dans leur très grande majorité originaires d’Alep (Syrie). Selon Avinoam Granot, délégué de l’Agence Juive à Mexico et principal de cet établissement, deux sujets d’étude sont investigués tous les ans: l’un de portée universelle, l’autre spécifiquement juif. Cette année le choix s’est porté sur l’Exodus.

A l’aide du matériel recueilli pendant toute l’année par les élèves, l’école Maguen David a ouvert un musée et un cercle d’étude intitulés «Exodus 1947». Le musée, conçu par Israël Karabel et Malka Melamed a fait pendant deux mois la rétrospective du parcours de l’Exodus d’une façon très vivante. La première partie de cette rétrospective est consacrée aux vicissitudes des Juifs d’Europe pendant la Shoah, aux ghettos, aux camps d’extermination, à la résistance juive, aux rescapés et au devoir de mémoire à l’égard des disparus. La deuxième partie comporte une maquette du vaisseau; les visiteurs reçoivent un permis d’embarquement sur le paquebot et visionnent un film documentaire sur le périple de l’Exodus.

Parmi les milliers de visiteurs, des membres de la communauté juive locale, élèves de cette école et d’autres écoles juives de Mexico, des universitaires et des lycéens juifs et non juifs, qui ont été guidés par les lycéens de Maguen David.

Mexico possède 14 écoles juives, fréquentées par 85% des enfants et adolescents juifs de la ville. Son centre communautaire est fréquenté par 70% des Juifs de la ville. Selon Avinoam Granot, le réseau scolaire juif de cette ville est remarquablement développé et entretient des relations étroites avec des instances éducatives en Israël, notamment avec le Département de l’éducation de l’Agence Juive, l’Université Bar Ilan, l’Université hébraïque et l’Institut Branco Weiss.

La communauté juive du Mexique recense 40 000 membres, dont les 98% vivent à Mexico, et 2% seulement à Monterey au nord du pays et à Guadalajara à l’est. Si les communautés d’origine ashkénaze et sefarade entretiennent des organismes séparés, l’ensemble de la communauté juive vit dans l’harmonie et possède des structures communautaires efficaces. Mexico possède également une université juive dont les cursus d’étude sont reconnus par le ministère mexicain de l’Éducation, qui assure essentiellement la formation d’enseignants. L’éducation informelle est assurée par plus de dix mouvements de jeunesse sionistes fréquentés les fins de semaine et pendant les camps d’été.

La délégation de l’Agence Juive au Mexique compte 30 personnes impliquées dans l’éducation formelle et informelle. Des centaines de jeunes Juifs mexicains se rendent tous les ans en Israël dans le cadre de l’Expérience israélienne de l’Agence Juive.

UNE RECRUE CÉLÈBRE DANS LA FÉDÉRATION JUIVE DE LOS ANGELES

Shawn Green a quitté les Blue Jays de Toronto pour l’équipe de base-ball des L.A. Dodgers, a décidé de participer activement au programme Koreh d’apprentissage de la lecture lancé par la Fédération juive de Los Angeles en automne dernier. Plus de 600 volontaires apportent leur contribution à ce projet qui concerne des élèves de 6 à 9 ans d’une trentaine d’écoles de la ville, et qui est parrainé par une donation de 100 000 dollars par an (pendant cinq ans) de la Fondation Famille Winnick.

Inutile de préciser que ce geste du célébrissime joueur de base-ball accroît considérablement la motivation des petits écoliers de Los Angeles...

Dans cette édition:

VISITE EN ISRAËL DU MINISTRE INDIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Pour la deuxième fois cette année, Israël accueille une personnalité politique indienne de premier plan: deux semaines après la visite du ministre indien de l’Intérieur, Jaswant Singh, ministre indien des Affaires étrangères s’est rendu en visite officielle en Israël.

Sa visite soulève le problème posé par la communauté des Bné Menashé, dont les 800 000 membres vivent au nord-est du sous-continent, dans deux États frontaliers du Myanmar, le Mizoram et Manipour. Se réclamant de leurs origines juives - de la tribu de Menashé, l’une des dix tribus «perdues» - les membres de cette communauté revendiquent leur droit d’immigrer en Israël.

Un porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, a récemment affirmé à Michaël Jankelowitz, responsable des relations avec la presse étrangère à l’Agence Juive, que c’est l’État d’Israël qui ne reconnait pas la judéité de ces Bné Menashé, et par extension leur droit à l’immigration. Il ne s’agirait donc pas d’un refus de son pays, qui ne s’oppose pas à l’émigration de ses nationaux.

Signalons que vivent actuellement en Israël un millier de Bné Menashé. Le ministère israélien de l’Intérieur leur délivre un permis de résidence spécial. Ils sont rejoints tous les ans par environ 150 membres de leur communauté. L’un des défenseurs les plus ardents de leur droit de retour est le rabbin Eliahou Avihail de l’organisation Amishav. Dernièrement le producteur canadien Simcha Jacobovici a réalisé un film sur cette tribu qui a été projeté par la télévision canadienne et le sera prochainement par la télévision israélienne.

Depuis l’établissement de l’État ont immigré en Israël quelque 30 000 immigrants indiens qui vivent essentiellement à Ramleh, Lod, Ashdod, Beershéva, Dimona et Yerouham. Il reste environ 6000 Juifs en Inde, essentiellement à Bombay. Quant aux minuscules communautés des Juifs de Cochin et des Juifs originaires de Bagdad, elles recensent chacune une centaine de membres.

Dans cette édition:

LA RECETTE DE LA SEMAINE

Cette recette de la cuisine indienne nous a été communiquée par la directrice de la chaîne de restaurants Tandoori

POULET AUX NOIX DE CAJOU

Ingrédients

  • 800 g de blanc de volaille
  • 100 g de champignons de Paris (frais)
  • 4 tomates moyennes (réduites en purée au mixer avec un ½ verre d’eau)
  • 4 oignons moyens
  • 100 g de noix de cajou
  • 1 cuillerée à café de cumin
  • 1 cuillerée à café de gingembre rapé
  • 1 cuillerée à café de coriandre lyophilisé
  • 1 cuillerée à soupe de coriandre fraîche
  • ½ cuillerée à café de curcuma
  • 1 cuillerée à soupe d’ail écrasé
  • 1 cuillerée à café de paprika
  • 2 verres d’eau
  • 1 cuillerée à café de poivre noir
  • 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
  • 2 cuillerées à soupe de margarine
  • sel

Préparation
  • Découper en dés les blancs de poulet
  • Faire dorer les oignons
  • Passer au mixer les quatre tomates et le demi-verre d’eau
  • Broyer au mixer les noix de cajou avec un demi-verre d’eau
  • Couper en quatre les champignons de Paris

Cuisson de la sauce
  • Verser les quatre cuillerées à soupe d’huile d’olive dans une marmite.
  • Faire dorer l’ail dans cette huile.
  • Ajouter le gingembre et laisser frire deux minutes supplémentaires.
  • Ajouter les tomates en purée et laisser cuire 5 à 7 minutes.
  • Ajouter les oignons frits et faire cuire 2 à 3 minutes.
  • Ajouter le mélange noix de cajou et eau, les épices et faire cuire 10 à 15 minutes.
  • Retirer la sauce du feu.

Cuisson du poulet
  • Faire fondre les deux cuillerées à soupe de margarine dans une cocotte.
  • Ajouter les dés de poulet et le poivre.
  • Quand les dés de poulet sont bien dorés, verser la sauce préparée au préalable.
  • Ajouter deux verres d’eau et laisser cuire 5 minutes.
  • Ajouter les champignons et laisser cuire 5 minutes supplémentaires.

Décorer avec de la coriandre ciselée et quelques noix de cajou.

BON APPETIT!

Beteavon!

Dans cette édition: