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No 14 - 9 avril 2000, 4 Nissan 5760

Dans cette édition:
Mouvement de soutien aux 13 Juifs iraniense
L’antisémitisme en Ukraine
La Loi du Retour au cœur des débats
Savez-vous que...
L’Agence Juive et les localités frontalières
Mission high tech américaine en Israël
Les sociétés high tech israéliennes recrutent du personnel aux États-Unis
La marche Partnership 200 du Neguev
L’itinéraire de l’horreur
Une opération de secours de l’Agence Juive
Un bel exemple d’intégration
Dans les arcanes du Capitole de Washington
Mobilisation des communautés d’Amérique latine contre le congrès néo-nazi au Chili
Promouvoir l’esprit d’entreprise des Namibiennes
Une semaine en Israël
Un dialogue musical
Bible et artistes bostoniens
La rubrique Shiddouhim de la semaine
Seder dans des familles israéliennes
Pessah version karaïte
Des ateliers sur Pessah
La recette de la semaine


UN ENGAGEMENT DU PRÉSIDENT DE LA RUA À SALLAÏ MERIDOR: NOUS ENQUÊTERONS SUR LE SORT DES JUIFS DISPARUS À L’ÉPOQUE DE LA JUNTE MILITAIRE

Le Dr Fernando de la Rua, président argentin, a promis au président de l’Agence Juive de redoubler d’efforts pour révéler le sort de plus de 1000 jeunes Juifs enlevés et disparus au cours des années soixante-dix, sous la dictature militaire de l’époque. Il s’est également engagé à arrêter les terroristes responsables des deux attentats de Buenos-Aires, qui ont fait plus d’une centaine de morts.

Ces engagements ont été formulés au cours d’un entretien qui a lieu la semaine dernière au palais présidentiel de Buenos-Aires, étape de Sallaï Meridor dans ses visites en Amérique latine destinées à promouvoir l’éducation juive et la aliya.

Pendant cet entretien, qui s’est déroulé dans une atmosphère cordiale et a été précédé par une rencontre avec des représentants des familles des 1000 Juifs disparus, le président de l’Agence Juive a demandé l’intervention du président argentin au profit des familles des victimes.

M. Meridor n’a pas dissimulé sa surprise concernant le fait que les responsables de l’attentat contre l’ambassade d’Israël en 1992 (29 morts) et celui contre le bâtiment de la communauté juive, en juillet 1994 (86 morts) n’ont toujours pas été arrêtés, tout en remerciant le président De la Rua pour les positions fermes exprimées sur ce registre douloureux dès son entrée en fonction.

Le président argentin a également promis d’intensifier les moyens de lutte contre l’antisémitisme dans son pays, a exprimé son intention de se rendre prochainement en Israël, et s’est félicité des liens noués entre son pays et l’État d’Israël, et de la contribution de la communauté juive d’Argentine. Il a exprimé son désir de resserrer les liens économiques entre les deux pays. L’entretien s’est déroulé en présence de Yitzhak Aviran, ambassadeur d’Israël en Argentine. A son retour, Sallaï Meridor a fait état de ses entretiens au Premier ministre Ehoud Barak et au ministre israélien des Affaires étrangères, David Levy.

La communauté juive d’Argentine, numériquement la plus importante d’Amérique latine, recense 200 000 membres, vivant pour la plupart à Buenos-Aires. Les institutions communautaires, affaiblies par l’attentat de 1994, pâtissent d’une grave crise budgétaire. Pour pallier le manque de ressources de cette communauté, l’Agence Juive a considérablement augmenté ses subventions en Argentine: ainsi, en 1999, a été accordée une allocation spéciale de 400 000 dollars US, qui s’est ajoutée aux 4 millions investis annuellement par l’Agence Juive, essentiellement pour promouvoir l’éducation juive et sioniste, la aliya et l’intégration des immigrants en Israël.

M. Meridor a lancé un appel semblable au président d’Uruguay, Jorge Battle, à qui il a demandé d’intensifier le combat contre l’antisémitisme dans son pays et d’interdire les organisations néo-nazies qui prolifèrent dans tous les pays d’Amérique latine.

Dans cette édition:

Malgré l’autorisation probable du gouvernement iranien d’engager des avocats pour défendre les suspects

LE MOUVEMENT DE SOUTIEN AUX 13 JUIFS IRANIENS DÉTENUS POUR ESPIONNAGE S’INTENSIFIE

Sous la direction active des principales organisations juives américaines et du CRIF français, le judaïsme mondial mène ouvertement un combat acharné pour la libération des 13 Juifs accusés d’espionnage en Iran.

La décision de manifester dans les rues, après une longue période de discrètes tractations diplomatiques, a été prise à la suite d’informations sur l’intention d’ouvrir cette semaine le procès au Tribunal révolutionnaire où siègent des membres et sympathisants de la révolution de Khomeiny.

Malgré l’intention déclarée de différer de quelques jours le procès, afin de permettre aux inculpés d’être défendus par des avocats indépendants, la direction des organisations juives, les mouvements de jeunesse et les associations d’étudiants juifs sont résolus à poursuivre leurs activités de protestation dans le monde entier.

Pour Malcolm Hoenlein, vice-président exécutif de la Conférence des Présidents américaine, aucune charge n’a été formulée contre les 13 Juifs iraniens et, en dépit du fait que les avocats choisis pour les représenter doivent prendre le temps nécessaire pour étudier leurs dossiers, l’heure n’est plus à la diplomatie tranquille. On s’attend également à ce que le Congrès américain vote une résolution conjointe des partis républicain et démocrate condamnant la détention des Juifs iraniens et exigeant leur libération immédiate.

Le CRIF, qui a pris la tête des protestations en Europe, a organisé une grande manifestation la semaine dernière à Paris, avec la participation de députés et de nombreuses personnalités.

Une prière spéciale a été récitée dans les synagogues américaines pour la libération des prisonniers. Le Conseil des Juifs américains d’origine iranienne organisera à Los Angeles une cérémonie spéciale marquant le premier anniversaire de l’arrestation des 13 Juifs iraniens innocents.

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L’ANTISÉMISTISME EN UKRAINE

Andrei Kapostin, membre du conseil municipal de Kharkov (Ukraine), a demandé au président ukrainien Leonid Kutchma d’intervenir personnellement pour mettre un terme à la vague de publications antisémites récemment distribuées dans cette ville. Selon Meron Lahat, chef de la délégation de l’Agence Juive à Kharkov, cet appel - sous forme de lettre ouverte - a été inspiré par les activités de la Société culturelle ukrainienne «Prosoyta», qui a répandu des centaines de pamphets antisémites dans les établissements scolaires de la ville.

Au cours des mois derniers, cette Société a publié une série d’articles antisémites accusant les Juifs de détruire l’Ukraine, de s’emparer de l’administration publique et de spolier le peuple ukrainien. Dans ces articles étaient insérés des slogans antisémites du genre «Tuez des Juifs - vous serez expiés de quarante péchés», ou «Juif et maître - tous deux sont des chiens aux mêmes convictions.»

Les Juifs de Kharkov ont violemment réagi aux thèses antisémites défendues par le journal de la Société. Ainsi Alexander Feldman, président de la communauté juive de la ville, et son adjoint, Gregory Shohat, ont entamé une procédure contre «Prosoyta», exigeant la fermeture immédiate du journal et la cessation immédiate des subventions publiques à cette société.

En réaction, le chef de «Prosoyta», le Pr Kondratenko, a lancé un appel à la restriction des activités juives en Ukraine et a préconisé l’interdiction aux autorités judiciaires et législatives du pays de donner suite à des poursuites engagées par des Juifs contre des organisations et des journaux ukrainiens. Kondratenko a également accusé les Juifs d’avoir affamé le peuple ukrainien en 1932 et 1933, et exigé des réparations financières pour les torts subis par ses concitoyens à cette période.

Kharkov, située en Ukraine orientale, est la deuxième ville du pays après Kiev. Selon les estimations de l’Agence Juive, la ville recenserait 30 000 Juifs. Le mouvement religieux Habad et le Centre israélien de Kharkov ont fondé une école juive, qui est fréquentée par 500 élèves. Cette école inaugure cette semaine un nouveau laboratoire de physique-chimie financé par l’Agence Juive. Une autre école juive, parrainée par l’Union des congrégations juives orthodoxes d’Amérique, est fréquentée par quelque 150 élèves. Une branche de l’Université juive «Solomon» de Kiev a ouvert à Kharkov deux facultés: d’études juives et d’informatique. Précisons que l’Université «Solomon» de Kiev entretient des relations étroites avec l’Université hébraïque de Jérusalem et que ses programmes d’études sont homologués par le ministère ukrainien de l’Éducation.

Pour sa part, l’Agence Juive organise dans cette ville de nombreuses activités éducatives et de promotion de la aliya, notamment un oulpan d’hébreu et des cours d’identité juive, dont les 500 élèves sont répartis en 24 classes ; deux clubs pour jeunes fréquentés par 250 jeunes de la communauté juive locale ; huit groupes d’émigrants potentiels suivant des cours de préparation à leur aliya qui sont focalisés sur la situation ponctuelle de l’emploi et sur l’essor de l’informatique en Israël.

Meron Lahat, chef de la délégation de l’Agence Juive à Kharkov précise que chaque mois quelque 150 personnes viennent prendre des renseignements auprès de ses services en vue de leur aliya, et qu’en 1999 le nombre d’immigrants en provenance de Kharkov a dépassé les 2050 personnes.

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La Loi du Retour au cœur des débats d’universitaires israéliens

SELON UNE ENQUÊTE RÉCENTE: UN SOUTIEN MANIFESTE À LA LOI DU RETOUR PARMI LA POPULATION JUIVE D’ISRAËL

Pour les 64% des Juifs israéliens, la Loi du Retour doit être maintenue dans sa lettre: c’est la conclusion d’une enquête menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Tel-Aviv sous la direction du Pr Ephraïm Ya’ar. Ces conclusions ont été présentées au cours d’une débat organisé par l’Université de Tel-Aviv et par l’Office israélien de l’information, en présence de personnalités politiques et d’universitaires pour marquer le cinquantenaire de la promulgation de cette loi.

Particulièrement élevé parmi les Israéliens d’origine européenne et parmi les immigrants de l’ex-Union soviétique - 73% -, le degré d’adhésion à la Loi du Retour l’est nettement moins parmi les Israéliens d’origine sefarade et orientale - 55% seulement. Les chercheurs expliquent cette disparité des chiffres par les frustrations ressenties par la deuxième génération de Juifs sefarades et orientaux face aux avantages offerts au cours de la dernière décennie aux immigrants de l’ex-Union soviétique.

Les scores les plus bas proviennent des secteurs religieux et ultra-orthodoxe de la population: 53%, reflétant l’opposition des ultra-religieux à la nature séculière des récentes vagues d’immigration en provenance de la CEI et au pourcentage élevé d’immigrants qui ne sont pas Juifs d’après la halakha.

Notons toutefois que toutes les catégories évoquées ci-dessus sont majoritairement favorables au maintien de la Loi du Retour. Parmi les principales raisons évoquées pour son maintien: en premier lieu la volonté de préserver une majorité juive dans la population israélienne (48%) ; le fait qu’Israël doit rester un abri pour les Juifs en danger (40%) ; enfin le maintien des liens avec la Diaspora (38%). L’enquête fait toutefois ressortir qu’un tiers de la population israélienne s’oppose au maintien de la Loi du Retour.

«Malgré une certaine désaffection à l’égard de la Loi du Retour, la population juive de l’État d’Israël y reste favorable, déclare le Pr Ya’ar. Toutefois, la tendance est à la distinction entre le droit à l’immigration et l’octroi immédiat de tous les droits et devoirs du citoyen israélien.»

Yossef Gorni de l’Université de Tel-Aviv a présenté le contexte sioniste de la Loi du Retour, tout en reconnaissant que sous sa forme actuelle, cette loi discrimine la minorité arabe d’Israël.

Le professeur de géographie Arnon Sofer, de l’Université de Haïfa, a mis en garde contre le désastre écologique qu’implique cette loi pour la démographie israélienne. «Nous sommes à la veille d’une catastrophe écologique, car l’État d’Israël n’est pas en mesure de satisfaire les besoins d’une population dont le taux de croissance est le plus élevé au monde. Mais il reste que, compte tenu du taux de croissance de la population arabe d’Israël (3,5% par an), la Loi du Retour doit être maintenue afin de garantir une majorité juive dans ce pays.»

Le Dr Ilan Pappa de l’Université de Haïfa s’est élevé contre les aspects discriminatoires de la Loi du Retour, et a préconisé que le débat la concernant soit inséré dans les négociations de paix avec les Palestiniens.

Le Pr Yoav Gelber, de l’Université de Haïfa, ne voit pas de relation entre la Loi du Retour et la situation de la population non juive d’Israël. A l’appui, le Pr Gelber a cité plusieurs exemples de lois semblables en Angleterre, en Allemagne et ailleurs. Cependant, le Pr Gelber préconise de l’amender et de la réserver aux Juifs de Diaspora désireux de préserver leur droit d’asile dans la patrie du peuple juif, sans pour autant obtenir automatiquement la citoyenneté israélienne. Laquelle, à l’instar du modèle américain, serait soumise à une période de résidence, et à la connaissance minimale de l’hébreu et des lois fondamentales de l’État.

Quant au Dr Yoav Peled de l’Université de Tel-Aviv, il a rappelé la position de David ben Gurion qui considérait la Loi du Retour comme l’expression du droit historique du peuple juif à vivre en Israël, droit qu’il envisageait comme le fondement moral de ce pays. Toutefois, a ajouté le chercheur, l’État d’Israël évoluant à l’heure actuelle dans le sens d’une démocratie libérale, la révocation de la Loi du Retour s’impose, avec l’adoption, à sa place, d’une législation équilibrée en matière d’immigration tenant compte de facteurs nationaux, entre autres le facteur écologique.

Le député Nahum Langenthal (Parti national religieux) souhaite exclure la Loi du Retour des débats portant sur l’immigration et sur la discrimation en Israël. De son point de vue, la Loi du Retour doit être maintenue en tant que loi fondamentale de l’État, mais doit être limitée pour éviter l’entrée de non juifs en Israël.

Pour sa part, le député arabe Taleb A-Sanna (Liste arabe unifiée) a affirmé que la Loi du Retour contredit la nature démocratique de l’État en accordant à ses citoyens un statut inégal basé sur l’appartenance nationale et religieuse. Pour ce député, la Loi du Retour doit être révoquée pour laisser la place à une loi fondamentale prenant en considération la population arabe d’Israël.

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SAVEZ-VOUS QUE...

  • Des bar et bat-mitsva d’enfants en difficulté ont été célébrées récemment en Israël par le Mouvement massorati («conservative») à la synagogue Temple Sinai de Tel-Aviv. Précisons que l’Agence Juive subventionne certaines activités de ce mouvement.

  • Le programme d’un an pour étudiants de 19 à 25 ans des universités d’Amérique du Nord, intitulé Otsma, accueille cette année 62 participants. Ce programme comporte des séjours en kibboutsim, des études d’hébreu en oulpan, des séminaires, des excursions et des activités de volontariat. Le Département de l’éducation sioniste de l’Agence Juive a alloué au programme actuel la somme de 155 800 dollars US.

  • Une équipe de coureurs de cross formée de jeunes pensionnaires du village Neourim, qui est parrainé par l’organisation Hadassah et par l’Agence Juive, a récemment remporté au Maroc la septième place d’une compétition internationale pour lycéens. Précisons que les membres de l’équipe sont tous d’origine éthiopienne.

  • 128 200 dollars US: c’est la somme totale nécessaire à la formation et à l’envoi de 820 conseillers pour camps de jeunes aux États-Unis et au Canada l’été prochain. Ces conseillers devront s’occuper de quelque 100 000 jeunes Juifs de ces pays.

  • 712 200 dollars US: c’est ce que coûtent à l’Agence Juive les programmes pour lycéens de l’étranger conçus par son Département à l’éducation juive et sioniste.

  • 766 lycéens, de seconde, première et terminale d’Amérique latine ; 280 de pays anglophones et 180 de pays francophones suivent en Israël des cours annuels ou semestriels qui leur sont crédités dans leurs établissements scolaires respectifs.

  • 808 900 dollars US: c’est le coût des programmes à court terme pour étudiants de l’étranger. Il s’agit là notamment des cursus proposés par le WUJS (World Union Jewish Students), Pardes, Yavne Olami et Otsma.

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Pour Haïm Chesler, trésorier de l’Agence Juive

«L’AGENCE JUIVE RECOMMENCE À CONSTRUIRE NOTRE PAYS»

Haïm Chesler, trésorier de l’Agence Juive, préconise l’adoption d’une résolution portant sur les dettes à l’Agence Juive et à différentes banques accumulées par les mochavim et les kibboutsim situés sur les frontières. «Nous ne pouvons pas laisser les localités frontalières sans père ni mère.»

Chesler a fait ces déclarations au cours d’un congrès organisé la semaine dernière à la mer Morte par le Département israélien de l’Agence Juive. Selon lui, ce Département est en mesure d’aider les localités démunies et d’en créer de nouvelles. Cette semaine, des membres de l’exécutif de l’Agence Juive se joindront à une visite sur les frontières organisée par le ministère de la Défense avec la participation du commandant de la Région nord, le général Gabi Ashkenazi.

Les députés Eli Goldschmidt, Anat Maor et Avshalom (Abu) Vilan y prendront également part, aux côtés de représentants du Mouvement kibboutsique unifié, de la présidence du Conseil, du ministère de l’Agriculture et de coordinateurs régionaux de l’Agence Juive.

But de la visite: examiner les préparatifs de Tsahal à la frontière libanaise et leurs incidences sur les localités frontalières.

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MISSION HIGH TECH DE L’UJC

Une délégation de 17 dirigeants communautaires de la région de Washington DC est arrivée en Israël la semaine dernière pour faire le point des progrès réalisés en Israël par le secteur des technologies de pointe. Selon Stuart Kurlander, avocat à Washington, l’un des objectifs de cette mission est d’investiguer les moyens de créer des entreprises high tech pour immigrants.

Sommet de la visite: le Technion de Haïfa, où les délégués ont pris connaissance du projet de formation d’ingénieurs et de techniciens supérieurs d’origine éthiopienne. La délégation s’est entretenue avec 10 étudiants éthiopiens inscrits à ce programme, dont certains sont employés à mi-temps par la société Intel, et s’est rendue au village de jeunes Kfar Hassidim où ils ont rencontré des étudiants en informatique d’origine éthiopienne participant à un cursus parrainé par l’Agence Juive.

La délégation s’est également entretenue avec des personnalités, dont Natan Sharansky, ministre de l’Intérieur, le Dr Yossie Vardi, président de Mirabilis, et Aaron Abramovich, directeur général de l’Agence Juive qui les a rencontrés à l’Institut supérieur de technologie de Jérusalem, où elle a visité un laboratoire d’analyse de l’énergie dirigé par deux immigrants: l’un, russe, a travaillé au projet Sputnik, l’autre, américain, à la NASA.

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L’AGENCE JUIVE AIDE LES SOCIÉTÉS ISRAÉLIENNES DE HAUTE TECHNOLOGIE À TROUVER DU PERSONNEL AUX ÉTATS-UNIS

Quelque 150 ingénieurs et chercheurs spécialisés en informatique ont participé à une foire à l’emploi qui a pris fin la semaine dernière aux États-Unis. Cette foire, organisée conjointement par l’Agence Juive, le ministère israélien de l’Intégration et l’Association des industries électroniques d’Israël, avait pour dessein de recruter des immigrants potentiels et des Israéliens vivant aux États-Unis pour le secteur high tech israélien.

Les candidats, sélectionnés sur c.v. après annonces passées dans les médias juifs américains, ont été convoqués à des entretiens avec des représentants de sociétés israéliennes.

A cette foire, organisée dans trois villes - San Francisco, Boston et New York - ont participé 15 sociétés israéliennes, dont Intel, IBM-Israël, Elbit, Motorola-Israël, Comverse Networks, Tower Semiconductor et Qualcom. Certains candidats ont été employés sur place, d’autres ont obtenu des renseignements pertinents sur leur insertion professionnelle en Israël immédiatement après leur immigration.

Yohanan Simon, représentant de l’Agence Juive à ces foires, rapporte que suite à une initiative semblable l’an dernier, 30 ingénieurs sont venus s’installer en Israël. Mais il manque encore 3000 ingénieurs au secteur high tech israélien. Pour satisfaire la demande de ce marché en plein essor, l’Agence Juive prévoit l’organisation de foires du même genre à Moscou et Paris.

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DES MILLIERS D’ISRAÉLIENS À LA «MARCHE PARTNERSHIP 2000 DU NEGUEV»

Des milliers d’habitants du Neguev prendront part cette semaine à la «Marche Partnership 2000 du Neguev» organisée par les habitants des régions d’Ofakim et de Merhavim, et par le projet Partnership 2000 de l’Agence Juive. La marche est destinée à resserrer les liens entre les habitants du Neguev et les communautés juives américaines impliquées dans ce projet.

Y participeront des habitants de ces régions, des immigrants récemment arrivés en Israël, des soldats de Tsahal, des Bédouins de la localité de Rahat, des lycéens, et des représentants des communautés américaines de Metrowest et Bergen County (New Jersey). Sur le parcours, les marcheurs passeront devant des illustrations de projets assumés par Partnership 2000 dans les domaines de l’éducation, de la culture, des services sociaux, des arts, du jeune leadership et des liens noués avec les communautés américaines.

Un happening conclura cette marche au parc Gan Habanim d’Ofakim, en présence du ministre israélien de la Culture et des Sports, Matan Vilnaï.

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L’ITINÉRAIRE DE L’HORREUR

En prévision de la Journée de la Shoah, le 2 mai prochain, l’Agence Juive organise un itinéraire dans les camps de la mort de Pologne pour un groupe de 250 moniteurs de mouvements de jeunesse juifs et d’enseignants d’hébreu des pays de la CEI.

Pendant les trois derniers mois, les membres de ce groupe ont participé à un séminaire spécial sur la Shoah. La visite sur les sites où ont été perpétrés les massacres sera assortie de cérémonies commémorant le souvenir des Juifs exterminés en Pologne. Quatre groupes de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie participent à ce projet, chacun suivra un itinéraire séparé.

Cette semaine partira une première délégation de 140 moniteurs originaires de huit villes d’Ukraine, en compagnie de dirigeants de l’Agence Juive. Les membres de cette délégation se rendront à Cracovie, Katowice et Piotrkow, visiteront le camp de concentration de Maïdanek et participeront à une cérémonie du souvenir à Auschwitz.

La délégation «Volga», comprenant 33 responsables juifs de Samara et d’autres villes de Russie orientale situées sur le parcours de la Volga, se rendra dans quelques jours en Pologne. La population juive de ces régions a été exterminée par les nazis dans les mêmes proportions qu’en Lituanie ou en Ukraine. Les jeunes générations juives ont été élevées dans le mythe du sauvetage des rescapés des camps par les soldats de l’Armée rouge, sans avoir jamais appris les conséquences de la guerre sur leurs coreligionnaires juifs. Cette visite les éclairera...

Après leur voyage en Pologne, 20 moniteurs viendront passer une semaine en Israël, au cours de laquelle ils participeront à un séminaire à l’Institut Massoua d’étude sur l’extermination des Juifs d’Europe et aux cérémonies de la Journée de la Shoah telles qu’elles sont organisées en Israël.

A la fin du mois d’avril enfin, deux autres groupes d’une centaine de personnes chacun, quitteront Minsk et Moscou. La délégation de Minsk prendra part à la «Marche de la Vie» organisée tous les ans en Pologne, avec la participation de nombreux lycéens israéliens.

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UNE OPÉRATION DE SECOURS DE L’AGENCE JUIVE

L’Agence Juive a organisé le transport d’urgence en Israël de la petite Berta Simandoyev, sept mois et de ses parents. Le bébé, souffrant d’une grave thrombose cérébrale congénitale, doit subir une opération chirurgicale extrêmement complexe qui, selon son père, Sirhan Simandoyev, ne peut être effectuée en Azerbaïdjan. Le père a supplié l’Agence Juive de sauver son enfant et de la faire transporter en Israël.

La famille Simandoyev qui vit à Ogoz, localité située à l’ouest de la capitale, Bakou, envisageait son aliya dans un avenir proche, mais l’état de santé de leur enfant les a contraints à l’avancer. Le couple sera hébergé par des parents à Tel-Aviv.

Selon Aryeh Resnick, chef de la délégation de l’Agence Juive à Bakou, les effectifs de la communauté juive d’Ogoz se montent à 250 personnes à peine. Une vingtaine d’enfants suivent des cours d’hébreu organisés par l’Agence Juive dans cette bourgade. Précisons qu’en 1999, 1200 Juifs d’Azerbaïdjan ont immigré en Israël.

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UN BEL EXEMPLE D’INTÉGRATION

Les jeunes immigrants originaires de la région de Quara (Éthiopie) hébergés au Centre d’intégration de Mevasseret situé à proximité de Jérusalem, témoignent d’un développement psychique et cognitif encourageant, grâce à un programme spécial appliqué dès janvier 2000 pour combler leurs lacunes culturelles.

Avec l’aide d’une subvention de 1 000 000 de shekels, dont la moitié a été allouée par l’Agence Juive, des activités extra-scolaires ont été conçues pour 500 enfants et adolescents d’âge pré-scolaire et scolaire récemment arrivés de Quara avec leurs familles. Le projet, appliqué par l’Association pour le progrès de l’éducation en Israël, prévoit un encadrement de soutien scolaire - de 13 heures à 16 h 30 - dans les onze établissements fréquentés par ces enfants: après un repas chaud, les élèves suivent des cours particuliers ou en groupe, et des cours d’enrichissement culturel, le tout dans une atmosphère chaleureuse.

Ces centres de soutien scolaire fonctionnent depuis six ans dans tout le pays au profit de quelque 25 000 enfants de classes sociales défavorisées. Ce projet pilote, au départ pour les élèves du cycle moyen (équivalent des collèges français), a été étendu à des dizaines de villes et de villages d’Israël, au profit d’immigrants de l’ex-Union soviétique et d’Éthiopie, mais aussi d’Arabes israéliens, de Bédouins et de Druzes. Ces centres sont parrainés par l’Agence Juive, le ministère de l’Éducation, les municipalités et conseils régionaux, ainsi que par diverses fondations. Les cours d’appoint sur les matières au programme - histoire, éducation civique, maths, etc. - sont assortis de loisirs: sports et excursions notamment, qui permettent aux jeunes de s’intégrer plus aisément dans leur nouveau pays.

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DANS LES ARCANES DU CAPITOLE

Quelque 3000 jeunes dirigeants des communautés juives américaines et canadiennes se sont récemment rendus à Washington. Pour mieux découvrir les rouages de la démocratie américaine et se préparer à défendre les intérêts juifs dans leur pays, en Israël et dans le monde, ils ont rencontré une quarantaine de sénateurs américains.

Ils ont également suivi des conférences de Coretta Scott King, veuve de Martin Luther King, de James Rubin, porte-parole du Secrétariat d’État américain, de David Ivry, ambassadeur d’Israël aux États-Unis et de l’écrivain Dennis Prager.

Une jeune immigrante en Israël, Orna Rosenfeld, originaire de Yougoslavie, a présenté son parcours personnel: sauvée de l’enfer kosovar par l’Agence Juive, elle poursuit à l’heure actuelle ses études d’architecture au Technion de Haïfa.

Le Young Leadership du Canada était représentée par une grande délégation de 75 membres dirigée par Richard Diamond, président du Young Leadership canadien.

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MANIFESTATIONS DES COMMUNAUTÉS JUIVES D’AMÉRIQUE LATINE CONTRE LE CONGRÈS NÉO-NAZI AU CHILI

Le 7ème Meeting des Institutions juives et des dirigeants des communautés latino-américains s’est tenu il y a plus de deux semaines à Cuernavaca (Mexique), en présence de 80 membres des délégations de jeunes venus du Mexique, du Guatemala, de Cuba, du Venezuela, d’Argentine, du Brésil, d’Uruguay et du Chili.

Parrainée par le JOINT, le Comité central de la communauté juive mexicaine que préside Ishie Gitlin et par l’organisation Tribuna Israel, cette réunion a été coordonnée - pour la partie du programme réservée aux 80 jeunes - par le Département Hagshama («Réalisation») de l’Organisation Sioniste Mondiale.

Haïm Hayat, directeur du Département Hagshama de l’Organisation Sioniste Mondiale souligne l’importance de la présence de la future génération de leaders aux côtés des dirigeants actuels des communautés juives d’Amérique latine. Avec le rabbin Joe Wernick, directeur du Département des activités sionistes de l’Organisation Sioniste Mondiale, Haïm Hayat a participé à un panel sur les relations entre Israël et la Diaspora.

Les résolutions suivantes ont été proposées par les jeunes leaders juifs au cours de cette réunion:

  1. Le soutien des communautés aux mesures initiées par les jeunes leaders pour protester contre le congrès néo-nazi qui doit se dérouler au Chili. (Précisons à ce propos que le Département Hagshama a organisé des manifestations auprès de toutes les délégations chiliennes en Amérique latine, ainsi qu’une pétition contre ce congrès).

  2. L’accès à tous les Juifs souhaitant s’impliquer dans des activités communautaires, et pas seulement aux nantis.

  3. Le soutien aux pourparlers de paix entre Israël et ses voisins arabes.

S’il ne s’agit certes pas de la première grande réunion des communautés latino-américaines, celle-ci a toutefois eu pour particularité de rechercher des solutions créatives à leurs besoins, face aux réalités nouvelles et à la complexité croissante de la vie juive dans ces régions.

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POUR PROMOUVOIR L’ESPRIT D’ENTREPRISE DES FEMMES DE NAMIBIE

Sur l’invitation de Veronica De Klerk, directrice du programme «Women’s Action for Developpement » de Namibie, le Dr Dalia Fisman, chef du projet de promotion des entreprises féminines de l’Agence Juive, et Zalman Gordon, maître de conférences en travail social à l’Université de Haïfa (programmes d’études pour étrangers), ont été invités en Namibie pour une mission de consultants et d’enseignants.

Cette visite en Namibie, pays en développement situé aux confins nord-est de l’Afrique du Sud, a été parrainée par le Centre international de formation Golda Méir du ministère israélien des Affaires étrangères. Ce Centre, où sont accueillis des stagiaires de pays du tiers-monde, propose des cours sur les aspects socio-économiques du développement, à des femmes en particulier.

Les deux spécialistes israéliens donneront près de Windhoek, la capitale namibienne, un cours d’une semaine focalisé sur l’exploitation du potentiel commercial local, les stratégies mercatiques, la gestion, la planification des entreprises, et les analyses de faisabilité. Leurs exposés seront assortis de travaux pratiques et de débats. Les activités seront focalisées sur les données fournies par les participants sur les communautés rurales et semi-urbaines caractéristiques de leur pays. Les participants présenteront en fin de cours un projet individuel d’entreprise rentable.

La création de petites entreprises est un domaine particulièrement prometteur pour les femmes des pays en développement. Vendredi prochain, Dalia Fisman et Zalman Gordon seront les hôtes des membres de la petite communauté juive de Windhoek, où vivent quasiment tous les Juifs de Namibie. Ils suivront les offices du chabbat à la synagogue de la Windoek Hebrew Congregation, créée en 1924.

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UNE SEMAINE EN ISRAËL

La police israélienne a recommandé de ne pas entamer de poursuites contre le président Ezer Weizman accusé d’avoir reçu des sommes d’argent en provenance de l’homme d’affaires Édouard Seroussi, acte qui n’entre pas dans la catégorie «corruption». Quant aux autres chefs d’accusation contre le président de l’État d’Israël, ils entrent dans la catégorie «prescription».


Le général Dan Halutz a été nommé commandant-en-chef de l’armée de l’air. Il succède au général Eytan Ben-Eliahu.


Grève depuis quatre semaines des services médicaux du secteur public en Israël, suivis depuis la semaine dernière et cette semaine par les employés de certains ministères.


Nirit Bakshi du mochav Brosh dans le Neguev, a été couronnée Miss Israël.


Victoire jeudi dernier par 68-57 du Maccabi-Tel-Aviv sur le Hapoel-Jérusalem en coupe nationale de basket.

Dans cette édition:

UN DIALOGUE MUSICAL

Quand, en octobre dernier, Sabrina Lastman et Katia Kaganovich sont arrivées au Centre d’intégration Calanit d’Ashkelon, elles n’avaient que la musique pour se comprendre.

Sabrina s’était spécialisée en anthropologie à l’Université de Montevideo, Katia avait fait des études de musique à Kiev. Le cursus Selah TAKA d’études préparatoires à l’admission dans les universités israéliennes leur a permis de se rencontrer.

Aujourd’hui, elles conversent en hébreu, mais leur amitié s’est nouée sur des airs de Gershwin et d’autres chants en anglais qu’elles affectionnaient toutes deux. Leurs talents ont été exploités par la mère aubergiste du Centre d’intégration d’Ashkelon, qui leur a demandé d’animer la soirée de Hanouccah organisée pour les résidents. Alors elles ont chanté, et ont convaincu par la même occasion d’autres étudiants de ce programme de former une chorale d’amateurs, qui se produit bénévolement devant les pensionnaires de la maison de retraite «Beit Gil hazav» et devant les enfants hospitalisés à l’hôpital Barzilaï de la ville.

Leur «tube» préféré est la chanson israélienne Ani hadash ba’arets («Je suis nouveau dans le pays»), nous dit Eli Goldsmitd, directeur du Centre d’intégration Calanit.

Le programme Selah TAKA est conçu pour des immigrants de 19 à 28 ans ayant achevé un an au moins d’études universitaires dans leur pays d’origine. Conjuguant des cours intensifs d’hébreu et d’anglais, d’informatique, de statistiques et d’études juives, ce programme a déjà intégré des étudiants d’Inde, du Guatemala, du Honduras, d’Uruguay, du Brésil, d’Argentine, de Colombie, de Turquie, de France, du Maroc, de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie, d’Azerbaïdjan et du Tadjikistan.

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THÈMES BIBLIQUES POUR ARTISTES BOSTONIENS

«Trouver sa voix» c’est aussi trouver sa voie, celle de Hannah, mère de Samuel, dont la prière n’a pas été entendue. C’est le thème évoqué par l’Association des artistes de Boston, devant laquelle Benjamin J. Samuels a présenté une interprétation traditionnelle du livre biblique, tandis que ses homologues ont évoqué leur art et leurs racines juives.

Margalit Tolédano, déléguée de l’Agence Juive à Boston, rapporte qu’une centaine d’artistes juifs (peintres et sculpteurs, musiciens, écrivains et comédiens) sont membres de cette association et se réunissent régulièrement au Centre communautaire Newton. Henry Altman, directeur des arts visuels de ce Centre a pris l’initiative de ses activités et a organisé, il y a quelques mois, une exposition collective sur le thème du Psaume 145.

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LA RUBRIQUE SHIDDOUHIM DE LA SEMAINE

Une visite guidée des sites juifs de Berlin, un dîner suivi d’un tour de Berlin by night, puis un chabbat en chœur: c’était le programme réservé aux quelque 50 célibataires juifs arrivés à Berlin la semaine dernière, en provenance d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, de France, d’Angleterre, des Pays-Bas et d’Israël. Des séances «brise-glace» ont contribué à rapprocher les cœurs et les esprits.

Le Réseau européen des célibataires juifs intitulé Yahad («Ensemble») a été créé sur l’initiative du Conseil européen des communautés juives. Il est parrainé partiellement par la section du Développement communautaire du JOINT en Europe. Yahad organise des réunions de célibataires de 30 à 50 ans originaires de tous les pays européens, dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Au cours de la prochaine réunion, en mai prochain à St-Petersbourg, Yahad célébrera le 13ème anniversaire de sa fondation.

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Une initiative de l’Agence Juive

DES CENTAINES D’IMMIGRANTS SERONT REÇUS DANS DES FAMILLES ISRAÉLIENNES POUR LE SEDER DE PESSAH

De jeunes immigrants et des soldats immigrants seront accueillis par des familles israéliennes grâce à une initiative de l’Agence Juive intitulée Yahad baSeder («Ensemble pour le Seder»). Au nombre des hôtes: le Premier ministre Ehoud Barak, le ministre du Développement régional Shimon Peres, le ministre de l’Éducation Yossi Sarid, des députés à la Knesset, des maires, des chefs de conseils régionaux et des membres de l’exécutif de l’Agence Juive.

Une rencontre a été coordonnée en début de semaine à la résidence présidentielle pour les représentants des immigrants et les familles qui se sont portées volontaires, en présence du président de l’État, Ezer Weizman, du trésorier de l’Agence Juive Haïm Chesler et du directeur de la Commission à l’intégration de l’Agence Juive, Arieh Azoulay.

Le Seder de Pessah, fête célébrée en famille, est particulièrement pénible pour ceux qui sont seuls. C’est aussi une occasion de vivre et de ressentir une fête juive, surtout pour ceux à qui toute identité juive a été déniée au cours des sept décennies de régime soviétique.

Aryeh Azoulay souligne pour sa part que cette initiative, prise il y a trois ans, est une occasion unique de resserrer les liens entre les différents segments de la société israélienne.

Selon le Département de l’immigration de l’Agence Juive, le nombre de familles désireuses de recevoir des immigrants a été particulièrement élevé cette année. En outre, quelque 2000 immigrants et touristes participant aux divers programmes de l’Agence Juive et dont la plupart se trouvent seuls en Israël, ont choisi de passer la soirée du Seder dans quinze centres d’intégration et dans des kibbouts. Ajoutons que le Seder est célébré dans les bases de Tsahal pour les soldats de garde et les soldats immigrants, en compagnie de leurs commandants.

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PESSAH VERSION KARAÏTE

Mardi dernier, Nehemia Gordon est allé cueillir des gerbes d’orge dans la région de Jéricho. Pour lui, comme pour ses coreligionnaires karaïtes, l’orge est le signal du printemps, de la Pâque.

La secte des Karaïtes adhère à la Torah, célèbre la Pâque conformément au commandement biblique (Exode 34, 18): «Observe la fête des azymes: sept jours tu mangeras des azymes, à l’époque du mois de la germination, car c’est dans ce mois que tu es sorti d’Égypte.» Selon la doctrine karaïte, le mois de la germination commence quand l’orge a mûri.

À la différence du judaïsme rabbinique qui a adopté un calendrier calculé d’avance sur une période de 19 ans, les débuts des mois hébraïques (Roch hodesh) des Karaïtes, et par voie de conséquence toutes les fêtes du mois, sont basés sur la nouvelle lune. De sorte que la date du Seder de Pessah peut différer de plusieurs jours, voire d’un mois, par rapport à la date fixée par le calendrier rabbinique. Chose qui ne s’est pas produite depuis longtemps, précise Magdi Shmuel, dirigeant karaïte d’Ashdod.

Le karaïsme est depuis le VIIIe siècle de l’ère chrétienne à Babylone, une secte dissidente du judaïsme sous la direction d’Anan ben David. Les dirigeants musulmans de l’époque autorisèrent ce groupe à pratiquer librement leurs rites et le groupe s’intitula Bnei Mikra (littéralement «Fils des Écritures») avant d’adopter le nom de Karaïtes.

Aujourd’hui très clairsemés, les Karaïtes étaient autrefois nombreux en Russie, Irak, Turquie et Égypte. Au Moyen-Age, ils atteignaient dans certaines régions presque la moitié de la population juive. Les 25 000 Karaïtes vivant actuellement en Israël sont en général originaires d’Égypte et d’Irak.

Comme tous les Juifs du monde, ils célèbrent la Pâque par un Seder comprenant la lecture de la Haggadah. Mais leur Haggadah - qui comporte deux versions, la version «égyptienne» abrégée et la version «russe» plus ancienne - cite des versets des Psaumes et d’autres livres de la Bible pour raconter l’Exode, et est entremêlée d’explications et de bénédictions.

Leur repas du Seder est agrémenté des denrées évoquées dans la Bible: agneau, matsa et maror (herbes amères), mais sans plateau garni d’œuf et de harosset. Les quatre verres traditionnels de vin sont remplacés par du jus de raisin non fermenté, les Karaïtes se refusant à manger tout aliment ayant subi un processus de fermentation, y compris les fromages.

Aux États-Unis, la communauté karaïte (1200 membres) vit essentiellement à San Francisco. On trouve également de nos jours de minuscules communautés à Istanbul et au Caire. Comme le yom tov sheni shel galouyot - jour additionnel observé par les Juifs de Diaspora rappelant les difficultés de communication dans l’Antiquité et au Moyen-Age - résulte d’une décision rabbinique, les Karaïtes de l’étranger observent à Pessah sept jours de fête seulement, à l’instar des Juifs israéliens.

Si les Karaïtes se refusent à observer la Loi orale - c’est à dire la Michna et le Talmud - et l’autorité rabbinique, ils partagent toutefois les dogmes fondamentaux du judaïsme rabbinique: le monothéisme, la Révélation et l’attente du Messie. Pour Nehemia Gordon, étudiant de maîtrise à l’Université hébraïque de Jérusalem, issu d’une famille orthodoxe de Chicago et qui se définit comme «ba’al tchouva karaïte», «les Karaïtes sont convaincus que chaque Juif a l’obligation d’étudier la Torah et de décider seul de l’interprétation à donner aux commandements divins, selon sa conscience.»

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DES ATELIERS SUR PESSAH

La semaine dernière, une trentaine d’immigrantes ont participé au premier atelier sur Pessah organisé au Centre d’intégration Beit Canada de l’Agence Juive à Ashdod. Nombreuses étaient celles, surtout parmi les immigrantes originaires de la CEI, qui entendaient pour la première fois de leur vie parler de cette fête.

«Nous tentons de leur enseigner le judaïsme en les distrayant, tout en facilitant leur intégration», déclare Dina Shalvi, responsable culturelle du Centre. Les ateliers sont animés par Ella Kaminsky, chanteuse et comédienne qui a quitté Kiev pour Israël il y a neuf ans et souhaite devenir chantre du mouvement réformé. La première séance de l’atelier a été consacrée au nettoyage de Pâque et au rituel de la fête. Les autres rencontres seront focalisées sur l’art et l’artisanat liés à cette fête: notamment la fabrication de napperons pour recouvrir les matsot et la préparation des mets traditionnels.

Cet atelier s’inscrit dans une série de rencontres sur les principes et les rites fondamentaux du judaïsme. «Le rôle de la femme est essentiel, c’est elle qui enseigne le patrimoine juif à ses enfants, elle qui prépare le chabbat et les fêtes», ajoute Dina Shalvi.

Le Centre d’intégration d’Ashdod organise également des ateliers sur l’identité juive destinés aux quelque 200 enfants et adolescents qui y sont hébergés. Les plus jeunes sont chargés du nettoyage à fond de leur salle de réunion et apprennent à lire une Haggadah illustrée. On y apprend aussi à brûler le hamets et à cuire des matsot. Puis c’est un modèle de seder pour le plus grand plaisir des participants, et avec l’intervention active des cordons bleus du Centre, qui échangent les recettes juives traditionnelles de Pessah.

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Dans cette édition de votre Agenda, nous avons choisi de vous livrer une recette traditionnelle des Juifs du Maroc:

POISSON EN SAUCE ROUGE

Ingrédients
deux mulets
trois poivrons rouges
un piment piquant
cinq gousses d’ail
1/2 botte de coriandre
1/2 verre d’huile
deux cuillerées à soupe de paprika
du sel

Préparation
Lever les filets des poissons et les placer dans une poêle.
Couper les poivrons rouges en lamelles et ciseler le piment.
Disposer l’ail et la coriandre hachée sur le poisson, verser l’huile, un peu d’eau et assaisonner.
Mettre à feu vif quelques minutes et réduire la flamme jusqu’à la cuisson du poisson.

BON APPETIT!

Beteavon!

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