Agenda-English

No 12 - 26 mars 2000, 16 Adar II 5760

Dans cette édition:
Le néo-nazisme en Lettonie
D’émouvantes retrouvailles
Les orphelins de Tchétchénie
Savez-vous que...
Médecine 2000
Baisse spectaculaire des effectifs de la communauté juive d’Afrique du Sud
La famille Simon réunie en Israël
La Fondation Beit Shean-Cleveland
Le mémorial de Buenos-Aires
Tsahal adopte des olim
De jeunes sportifs d’origine éthiopienne en Italie
Friandises de Pourim et cadeau de Pessah
Pourim à Moscou
Visite en Israel de Jean Chrétien, Premier ministre du Canada
Une semaine en Israël
Musique à Tibériade
Shidoukhim à New York
Mariages juifs en Biélorussie
Un guide des sites juifs de Los Angeles
Bon appétit!


Répondant à la pétition des sénateurs américains, le président par intérim Poutine déclare :

«L’ANTISÉMITISME EST UN ACTE D’AGRESSION NATIONALISTE»

Élections présidentielles cette semaine en Russie

«La Russie considère toute manifestation d’antisémitisme comme un acte d’agression nationaliste n’ayant pas sa place dans un pays civilisé», a déclaré le Premier ministre et président par intérim Vladimir Poutine, en réponse à la pétition adressée par le Sénat américain dénonçant la récente vague d’antisémitisme en Russie. Le prochain scrutin présidentiel aura lieu le 26 mars.

Les observateurs s’accordent sur le fait que Poutine remportera vraisemblablement le premier tour des élections et la majorité des sondages lui prédisent plus de 50% des votes. Sa popularité provient dans une grande mesure de l’énergie qu’il témoigne sur le front tchéchène, la plupart des citoyens russes étant en effet convaincus que la seule manière de mettre un terme au séparatisme est l’adoption d’une politique énergique, la seule capable à leur sens d’extirper leur pays de la crise économique et sociale sévissant à l’heure actuelle.

Suivant de près les événements actuels en Russie, Amos Lahat, directeur du Département de la CEI à l’Agence Juive, estime que les votes des Juifs russes se répartiront de la même manière que ceux de leurs concitoyens. «Les réserves de l’intelligentsia juive concernant les déclarations péremptoires de Poutine sont le reflet de celles des intellectuels russes. On ne peut envisager
l’unanimité des options électorales de la population juive», déclare Amos Lahat.

Selon Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, les prochaines élections n’auront pas d’incidence directe sur les chiffres de l’émigration vers Israël : «Nous traitons à l’heure actuelle d’émigrations soigneusement planifiées et non plus de décisions précipitées comme ce fut le cas l’an dernier».

A l’instar d’Amos Lahat, Michaël Chlenov, président du Va’ad, la confédération juive de Russie, pense que les voix des électeurs juifs de Russie se répartiront de façon semblable à celle des non Juifs, à l’exception de ceux parmi ces derniers qui se prononceront pour les partis nationalistes, lesquels ont récemment multiplié leurs déclarations antisémites. En d’autres termes les électeurs juifs se prononceront massivement pour Poutine. Chlenov ajoute que sa victoire de Poutine n’aura pas d’effet sur la aliya en provenance de Russie, ni d’incidence sur le malaise ressenti depuis deux ans par la communauté juive de Russie.

Les sondages récents estiment que 45 à 55% des bulletins de vote iront à Poutine et accordent à son principal opposant, le leader du Parti communiste Gennadi Zyuganov, quelque 20% des voix. Dans sa campagne électorale, Zyuganov a dénoncé les effets nocifs sur son pays de la démocratie, de l’économie de marché, des droits humains et de toutes les réformes libérales. Les dirigeants communistes n’ont pas hésité à faire usage de slogans nationalistes et antisémites.

Quant aux onze autres candidats à l’élection présidentielle - Gregory Yablonski et Vladimir Zhirinovsky notamment - les sondages ne leur attribuent que 1 à 5% des voix.

Dans cette édition:

UN DÉFILÉ NÉO-NAZI EN LETTONIE

Malgré la décision du gouvernement lettonien d’interdire la manifestation néo-nazie récemment organisée à Riga, plus de 2000 personnes ont participé au défilé annuel des vétérans des SS lettoniens de la Deuxième Guerre mondiale .

Ephraïm Medan, chef de la délégation de l’Agence Juive à Riga, rapporte que plusieurs députés se sont joints au défilé et que le nombre de participants était plus élevé que jamais. L’Agence Juive, l’ambassade d’Israël en Lettonie et la communauté juive locale ont exprimé leurs protestations dans les médias locaux.

Quittant la cathédrale de Riga, les anciens combattants SS se sont dirigés vers le monument de la Liberté où ils ont déposé une gerbe à la mémoire des 50 000 SS lettoniens tués en mars 1944 pendant les combats contre l’Armée rouge. Portant des drapeaux SS, les anciens combattants SS ont pris à partie des dizaines de leurs concitoyens qui avaient organisé une contre-manifestation, en hurlant «Nous aurions dû massacrer tous les opposants au régime nazi pendant la guerre.»

Jusqu’en 1998 - le fait mérite d’être signalé, - le défilé annuel des SS faisait partie intégrante des manifestations de la Fête nationale lettonienne, ce qui soulevait de vives protestations de la part des pays occidentaux. Les pressions exercées par l’État d’Israël et par d’autres pays ont contraint le gouvernement lettonien à annuler la Fête nationale. Ce qui n’empêche pas les anciens SS de défiler dans les rues de Riga.

La Lettonie est le seul pays au monde où ont été engagées des poursuites contre des opposants au nazisme. Ainsi, du procès actuel contre un vétéran de l’Armée rouge accusé d’avoir exécuté des collaborateurs lettoniens pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Selon le Département de la CEI de l’Agence Juive, la résurgence du nationalisme dans les républiques baltes a suscité la fondation d’associations antisémites et extrêmistes qui accusent les Juifs de tous les maux. La littérature et les médias antisémites sont florissants à l’heure actuelle. En réponse à la plainte d’un des journaux à option démocratique de ce pays, le Procureur général de Lettonie a même déclaré que le mot Zhid («youpin», «sale Juif») n’est pas une insulte...

L’Agence Juive, qui évalue à 10 000 le nombre de Juifs lettoniens (dont 70% pour la seule Riga), a ouvert trois oulpanim d’hébreu fréquentés par 180 élèves et trois clubs pour jeunes. La communauté locale possède sa synagogue et son école ; le mouvement hassidique Habad a pour sa part ouvert un complexe scolaire comprenant un jardin d’enfants et une école.

Dans cette édition:

D’ÉMOUVANTES RETROUVAILLES

Maria, réfugiée tchétchène, retrouve sa sœur en Israël, grâce à l’Agence Juive

Après neuf ans de séparation, Galina Studinovsky a enfin retrouvé sa sœur Maria Kolker, libérée de l’enfer tchétchène grâce à une mission de sauvetage de l’Agence Juive. Maria est arrivée la semaine dernière à l’aéroport Ben-Gurion avec 28 immigrants originaires du Caucase septentrional, en même temps qu’une autre réfugiée tchétchène, Ludmilla Nisanov, échappée de Grozny par le «couloir de la vie» ménagé sur accord entre les rebelles tchétchénes et l’armée russe pour permettre aux civils d’échapper à l’assaut des forces russes.

Les deux sœurs étaient séparées depuis 1991, année où Galina décida, à 46 ans, d’émigrer en Israël avec sa famille, laissant Maria à Grozny. En 1994, au moment où éclata le premier conflit tchétchène, Galina perdit tout contact avec sa sœur et tous ses efforts pour la retrouver restèrent vains. Après les deux conflits meurtriers de Tchétchénie, elle craignait de ne plus retrouver sa soeur en vie. Mais un miracle se produisit en décembre 1999 : dans un reportage d’une chaîne de télévision russe captée en Israël sur les horreurs perpétrées en Tchétchénie, Galina reconnut sa sœur parmi les milliers de Tchéchènes réfugiés en Ingouchie.

S’empressant d’enregistrer l’émission, elle courut ensuite à l’Agence Juive, laquelle transmit à son délégué à Pyatigorsk, Abba Faigin, tous les détails disponibles concernant Maria. Abba Faigin entreprit immédiatement des recherches, qui le menèrent auprès du ministre du Travail et des affaires sociales d’Ingouchie, chargé de l’accueil des réfugiés tchéchènes dans son pays. Maria fut retrouvée, en état de choc et de malnutrition, dans un camp de réfugiés proche de Troitskaya, puis tranférée par les soins d’Abba Faigin dans un établissement pour convalescents de Pyatigorsk, où elle a été soignée. L’Agence Juive s’est assurée qu’elle était bien nourrie et portait des vêtements chauds, tout en obtenant les permis indispensables pour son aliya.

Les retrouvailles à l’aéroport Ben-Gurion ont été émouvantes : «Pendant toutes les années où nous étions séparées, je me reprochais de n’avoir pas su convaincre Maria de venir avec nous en Israël», a déclaré Galina en essuyant ses larmes.

Ludmilla Nizanov, pour sa part, s’est aussi enfuie de Grozny par le «couloir de la vie» et, sur les conseils du ministre des Affaires sociales d’Ingouchie, elle s’est adressée à l’Agence Juive, qui a immédiatement pris les dispositions nécessaires pour hâter son émigration en Israël. Ses proches, arrivés en Israël en 1991 et qui se sont installés à Beershéva, l’attendaient à l’aéroport Ben-Gurion...

Dans cette édition:

UN APPEL AU PROFIT DES ORPHELINS DE TCHÉTCHÉNIE

«La situation des orphelins tchéchènes en Ingouchie s’est détériorée depuis l’assaut sur Grozny des forces russes en automne 1999», déclare Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, qui espère mobiliser les Juifs du monde entier au profit de ces orphelins, Juifs et non juifs. Accompagnée d’une délégation de l’United Jewish Communities américaine, Alla Levy a récemment rendu visite aux orphelins à qui ont été remis, pour la fête de Pourim, des paquets de nourriture et de friandises.

aliya.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • En janvier et février 2000, 3124 jeunes ont suivi les cours des limoudiot créées par l’Agence Juive dans la CEI : 1560 en Russie, Biélorussie et dans les États baltes ; 894 en Ukraine et Moldavie ; 670 dans les Républiques asiatiques. Le programme d’études de ces limoudiot - délivré généralement en six mois - assure la préparation de ces jeunes aux examens d’entrée aux programmes Selah et Chalom destinés aux diplômés d’études secondaires, ainsi qu’au programme Naaleh destiné aux lycéens. Les jeunes inscrits effectueront leur aliya avant leurs parents.

  • Depuis le début du mois de mars 2486 personnes ont immigré en Israël : 2208 de l’ex-Union soviétique ; une d’Ethiopie ; 277 d’autres pays. Ce qui porte à 11 745 le nombre d’immigrants arrivés en Israël depuis le 1er janvier 2000, qui se répartissent comme suit : 10 127 en provenance de la CEI ; 192 d’Ethiopie ; 1426 d’autres pays (France, Belgique, Suisse, Italie, Angleterre, Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Uruguay, Chili, Colombie, Venezuela, Etats-Unis, Canada et Inde).

  • 85% des élèves des Villages de jeunes de l’Agence Juive réussissent aux épreuves de la bagrout (diplôme de fin d’études secondaires) et font leur service militaire. Un score supérieur à la moyenne nationale israélienne.

  • Coût annuel d’un club de jeunes de l’Agence Juive dans les pays de la CEI : 4000 dollars US.

  • L’Agence Juive a attribué un budget de 3 000 000 de dollars US pour l’année scolaire 1999-2000 à des Centres de soutien à des enfants en difficultés scolaires répartis dans tout Israël et fréquentés par plus de 25 000 élèves.

  • L’Agence Juive a accordé la somme de 19 000 dollars US à l’Association israélienne de lutte contre le sida pour répandre les cours de prévention dans les lycées du pays.

Dans cette édition:

Une collaboration entre Partnership 2000 de la Fédération juive de Louisville (Kentucky) et la mairie de Nahariya

LA PREMIÈRE CHIRURGIE DE LA COLONNE VERTÉBRALE PAR LAPAROSCOPE À L’HÔPITAL DE NAHARIYA

Une chirurgie très délicate de la colonne vertébrale a été réalisée ce mois-ci pour la première fois à Nahariya, en présence d’une équipe de médecins et d’infirmières du Jewish Hospital de Louisville (Kentucky) arrivés sous l’égide de l’Agence Juive et du projet Partnership 2000 de la Fédération juive de Louisville avec la collaboration de la municipalité de Nahariya. L’équipe médicale américaine n’a passé qu’une semaine dans la ville où elle a effectué trois de ces opérations complexes devant plusieurs chirurgiens venus de tous les hôpitaux israéliens. Les médecins et infirmières ont également procédé à la démonstration des équipements spéciaux en provenance des États-Unis offerts à l’hôpital de Nahariya.

La première chaîne de la Télévision israélienne ayant consacré un reportage spécial à cette équipe médicale américaine, les Israéliens souffrant du dos se sont adressés en masse à l’hôpital de Nahariya, le seul pour l’instant à posséder les équipements requis pour cette chirurgie.

Dirigée par le Dr David Roubin, orthopède et chirurgien de la colonne vertébrale, l’équipe a examiné des patients israéliens souffrant de maux de dos, à qui ils ont expliqué la procédure opératoire.

Satisfait de ses résultats sur les trois opérés israéliens, le Dr Roubin assure que l’hôpital de Nahariya a toutes les compétences requises pour effectuer des opérations du même genre.

La Fédération juive de Louisville et le Jewish Hospital de la ville ont l’intention d’inviter prochainement des médecins et infirmières israéliens, afin d’étayer la collaboration des deux équipes chirurgicales.

Dans cette édition:

BAISSE DES EFFECTIFS DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE D’AFRIQUE DU SUD

La grande synagogue - la Gendinningvale Synagogue - de Port-Elisabeth (Afrique du Sud) est en vente. Une église souhaite en faire l’acquisition. Autrefois effervescente, la communauté juive de la ville recensait un millier de familles. Il n’en reste plus que 350.

La situation n’est pas très différente à Johannesbourg, où l’une des dernières institutions pour personnes âgées, «Our Parents Home» est menacé de fermer ses portes par manque de fonds. Les autres institutions pâtissent de graves difficultés financières.

La communauté juive d’Afrique du Sud recensait 120 000 membres il y a quelques décennies. Ses effectifs atteignent à peine 70 000 personnes à l’heure actuelle. En 80 ans d’existence, cette communauté bien établie avait mis en place de nombreuses structures, en particulier dans le domaine éducatif. A présent, ses priorités sont définies par le vieillissement de ses membres et ses ressources ont considérablement diminué.

Dans cette édition:

LES RETROUVAILLES DES SIMON EN ISRAËL

La principale difficulté pour la grande majorité des immigrants, c’est la séparation de leur famille. Joe et Phyllis Simon ont décidé, eux, de rejoindre en Israël leurs quatre enfants en novembre dernier. A leur arrivée à l’aéroport Ben-Gurion ils les attendaient, avec leurs épouses, leurs fiancés et leurs petits-enfants. «Cela faisait des années que nous n’étions pas tous réunis», affirme Joe Simon. Le premier vendredi soir dans leur appartement de Jérusalem, toute leur descendance a dansé autour de la table en chantant Veshavou banim legvoulam («... tes enfants rentreront dans leur domaine», Jérémie 31, 17).

La famille Simon est un véritable microcosme du rassemblement des exilés. Leur fils aîné, Yaïr, le premier à immigrer en Israël en 1991, a épousé une jeune Israélienne dont le père est d’origine syrienne et la mère anglaise ; Michelle, leur fille, a fait son aliya en 1997 et s’est récemment mariée à un dentiste originaire de Copenhague ; Nahi, le benjamin de la famille, arrivé en Israël en juillet dernier, est fiancé à une jeune fille d’origine argentine qu’il a rencontrée à l’oulpan Etsion de l’Agence Juive ; Rodney et son épouse, arrivés en 1999, viennent de quitter le Centre d’intégration de l’Agence Juive de Raanana pour emménager dans leur nouvelle demeure.

Phyllis, la mère, est originaire de Lituanie, comme beaucoup de ses coreligionnaires sud-africains. Joe, lui, est d’origine allemande : ses parents ont quitté Francfort dans les années vingt. Militant dans sa jeunesse du mouvement religieux Hachomer Hadati (précurseur des Bnei Akiva), il a fait des études d’ingénieur à l’Université de Witwatersrand, a milité dans les rangs du mouvement Mizrahi avant d’être membre du comité exécutif de la Fédération sioniste sud-africaine qu’il finit par présider.

Leurs enfants, élevés dans le judaïsme et le sionisme, ont fréquenté le Yeshiva College, établissement scolaire allant de la maternelle au lycée, et ont poursuivi pendant un an leurs études juives en Israël.

Mais même pour des militants sionistes, l’immigration à un certain âge est une gageure : «Pour obtenir mon permis de conduire israélien, il me faut suivre les cours d’une auto-école, moi qui conduis depuis 45 ans! Et puis, il n’est pas facile de s’installer, de se faire de nouveaux amis, de s’habituer à des mœurs différentes. Même si vous avez été un makher dans votre pays, ici, vous vous fondez dans la masse», déclare Joe.

Tous les débuts sont difficiles, mais les Simon au moins ne vivront plus les affres du Juif errant.

Dans cette édition:

UNE VALLÉE EN TRANSITION

Partnership 2000 : la Fondation communautaire de Beit Shéan sur le modèle de celle de Cleveland

Steve Minter, président et directeur exécutif de la Cleveland Foundation, s’emploie en même temps que Pini Kabalo, le maire de Beth Shéan et Yaël Shaltieli, présidente du Conseil régional de la région de Beth Shéan, à l’établissement d’une fondation qui encouragera le développement des services sociaux, éducatifs, artistiques, sportifs et économiques de la région. Signalons que la Cleveland Foundation, dont l’actif atteint 1, 6 millions de dollars, est la deuxième fondation communautaire d’Amérique du Nord.

Steve Minter et son épouse, Dolly, directrice par intérim de la Fondation Lorain, ont récemment passé une dizaine de jours en Israël où ils sont allés rendre visite à de jeunes dirigeants communautaire de Beth Shéan invités à Cleveland l’an dernier. Ces jeunes ont été suivis par Pini Kabalo et Yaël Shatieli. Les relations entamées entre les deux villes situées à des milliers de kilomètres, ont été parrainées par le projet Partnership 2000 de l’Agence Juive.

L’idée de créer une fondation communautaire à Beth Shean a été inspirée par «Vallée en transition», un plan mis au point conjointement par le Conseil régional de Beth Shéan, par «Sionisme 2000», une association israélienne sans but lucratif, et par la Fédération juive de Cleveland. Elle a été présentée aux dirigeants locaux et aux activistes de Partnership 2000 au cours d’une réunion à laquelle ont notamment participé le maire, Yaël Shaltieli, Méir Nitzan, directeur général du Département israélien de l’Agence Juive, Sagi Melamed, directeur de la région Beth Shéan de l’Agence Juive, ainsi que des représentants du Comité de distribution du JOINT.

Les Minter ont rencontré des dirigeants communautaires de tout le pays et des membres d’associations, entre autres le Pr Eliezer Jaffe (né à Cleveland) de l’Université hébraïque et le Pr Benny Gidron de l’Université Ben-Gurion du Neguev.

Établie dès 1914, la Cleveland Foundation fut la première de ce genre aux États-Unis. A présent, outre aux États-Unis des fondations de ce genre existent dans plus de 200 communautés juives au monde.

«Nous avons compris que le don n’est pas seulement motivé par des dégrèvements d’impôts. Les habitants de Beth Shéan commencent à se dire qu’une fondation de ce genre assurera l’avenir de leurs enfants et de leur ville», affirme Steve Minter.

Dans cette édition:

HUIT ANS APRÈS LES ATTENTATS DE BUENOS-AIRES

Au cours de la cérémonie à la mémoire des victimes de l’attentat contre l’ambassade d’Israël, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Israël Itzhak Aviran, de dirigeants communautaires juifs et de membres des mouvements de jeunesse sioniste, Fernando de la Rua, le président argentin, a récemment réitéré sa promesse d’activer l’enquête en cours sur les deux attentats meurtriers de mars 1992 et de juillet 1994.

Kito Hasson, chef de la délégation de l’Agence Juive, également présent à la cérémonie, rapporte que cette promesse a déjà été exprimée par le nouveau président, entré en fonctions il y a deux mois.

Rappelons que 29 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées dans l’attentat terroriste du 8 mars 1992 contre l’ambassade d’Israël. Deux ans après, l’attentat du Centre communautaire juif faisait 86 morts et plus de 100 blessés.

L’impuissance des autorités argentines à identifier les responsables a soulevé la colère des Juifs argentins. Depuis 1994, les familles des victimes et des citoyens argentins, Juifs et non juifs organisent une fois par semaine une manifestation de protestation devant la cour de justice pour protester contre l’impéritie de la justice argentine.

La cérémonie, qui a eu lieu sur le site de l’ancienne ambassade d’Israël, entièrement détruite par l’explosion, s’est achevée par l’inauguration d’un square où ont été plantés 29 arbres en souvenir des victimes.

Dans cette édition:

UNE UNITÉ D’ARTILLERIE DE TSAHAL ADOPTE LE CENTRE D’INTÉGRATION NOURIT DE BEERSHÉVA

Une adoption réciproque : celle d’une unité d’artillerie de Tsahal et d’immigrants du Centre d’intégration Nourit de Beershéva. Pour marquer ce rapprochement, une journée d’activités sportives sera organisée au Centre d’intégration pour les soldats et les jeunes immigrants.

Le Centre Nourit héberge à l’heure actuelle 500 immigrants d’Ethiopie dont la plupart sont originaires de la région de Quara. Shalom Cohen, directeur du Centre, souligne que cette adoption mutuelle s’inscrit dans les efforts menés par l’Agence Juive pour encourager l’intégration des immigrants et rapprocher les cœurs et les esprits de tous les Israéliens.

Dans cette édition:

DES IMMIGRANTS ÉTHIOPIENS REPRÉSENTERONT ISRAËL À UN TOURNOI DE FOOT EN ITALIE

Trois jeunes immigrants originaires d’Éthiopie qui vivent à l’heure actuelle au Centre d’intégration Nourit de Beershéva ont été sélectionnés pour représenter Israël à la Coupe Daniel Pecci de football qui aura lieu le mois prochain.

Cette coupe réservée aux jeunes footballeurs de moins de 14 ans se déroule depuis 19 ans en Italie. Des équipes de toutes les régions italiennes viennent disputer leurs matchs pendant une semaine près de Rimini.

Pour la première fois des équipes étrangères prendront part cette année à la compétition. L’équipe israélienne sera formée de 18 jeunes sportifs du Neguev et de Beershéva sélectionnés parmi une centaine de candidats. Parmi eux, trois jeunes immigrants éthiopiens : Adana Worko, Alex Massala et Méir Sanbato, élèves de quatrième entraînés par l’équipe de foot de la ville.

Leur déplacement sera financé par la somme collectée auprès des employés du Centre Nourit, par la mairie de Beershéva, l’Association des immigrants éthiopiens et par le show télévisé du célèbre animateur israélien Doudou Topaz.

On ne compte plus les sportifs accomplis de la communauté éthiopienne en Israël. Citons, pour le seul football Baruch Dago (de l’équipe municipale d’Ashdod), les jumeaux Ziv et David Kabeda du Hapoel-Tel-Aviv et de Zafririm-Holon, Ephraïm Einbrum du Maccabi-Kiriat-Gat, et Kfir Zukel du Maccabi-Natanya.

Dans cette édition:

Une initiative généreuse des étudiantes du Makhon Gold de l’Agence Juive

DES FRIANDISES POUR POURIM ET DES VIVRES POUR PESSAH

La semaine dernière les étudiantes de l’École normale «Makhon Gold» de Jérusalem se sont, sur leur initiative, consacré à recueillir des denrées de base pour dix familles nécessiteuses de la capitale - un microcosme de la société israélienne puisqu’il s’agit d’immigrants de l’ex-Union soviétique et d’Éthiopie, d’ultra-orthodoxes et d’habitants des quartiers défavorisés de la ville. Après avoir emballé et décoré agréablement les michlohé manot, les jeunes filles se sont rendues déguisées dans les familles, non sans avoir pris la précaution de glisser à l’intérieur des colis un billet qui permettront de faire l’acquisition de quelques vivres pour fêter Pessah.

Pour financer cette œuvre les étudiantes ont préalablement organisé une vente aux enchères sur le campus du Makhon Gold (quartier de Katamon) qui leur a rapporté 5700 shekels, mobilisé des commerçants et des restaurateurs de Jérusalem et fait la quête parmi leurs pairs et leurs enseignants du Makhon Gold.

Le Makhon Gold assure depuis plus de 40 ans la formation de jeunes filles à l’enseignement formel et informel. Un cursus spécial d’un an sanctionné par un diplôme du ministère israélien de l’Éducation forme des enseignantes en matières juives dans les communautés de Diaspora.

Shonny Solow, directrice de cet institut, rapporte que cette années des étudiantes venues des États-Unis, du Canada, du Brésil, d’Angleterre, de Croatie, de Russie, d’Ukraine, d’Allemagne, de Hollande et de Suisse ont participé à la fête de Pourim avec leurs camarades israéliennes.

Dans cette édition:

POURIM À MOSCOU

Au carnaval de Pourim organisé à Moscou par l’Agence Juive et par le Centre israélien de la communauté juive de la ville, le premier prix a été un voyage en Israël.

Plus de 2000 personnes ont participé à ce carnaval et à la Foire de la aliya qui l’a précédé. Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, Boris Maftsir, directeur général du ministère israélien de l’Intégration et Avi Ganon, directeur du Centre israélien, ont souhaité la bienvenue aux participants.

A la Foire de la aliya, l’Agence Juive a présenté ses programmes d’études en Israël aux centaines de jeunes présents.

Alla Levy rapporte que le Congrès Juif Russe dirigé par Vladimir Gusinski a également organisé des réjouissances, au nouveau Cirque municipal de Moscou, devant un public de 3500 spectateurs.

Cette semaine, l’Agence Juive organise un autre carnaval réservé aux enfants au théâtre juif Shalom de Moscou, conjointement avec le Comité de distribution du JOINT et le Centre communautaire juif de la ville. Au programme : chants, danses folkloriques, concours de dessin, Purimspiel et prestations de clowns. Un cadeau sera remis à chaque enfant.

Outre les dizaines de festivités qu’elle a organisées pour Pourim dans toute la Russie, l’Agence Juive a envoyé des colis de nourriture à l’orphelinat municipal de Moscou. Cinquante petits orphelins ont reçu un énorme paquet de friandises et ont été invités aux célébrations de l’Agence Juive et des associations juives locales. La mairie de Moscou s’était adressée l’an dernier à l’Agence Juive en lui demandant d’aider ces orphelins. En réponse, l’Agence Juive parraine des activités extra-scolaires telles que dessin, danses folkloriques et art dramatique. Ce dimanche, ces enfants vont faire sur scène la démonstration de leurs talents et remporter des prix au carnaval de Pourim.

Dans cette édition:

VISITE EN ISRAËL DE JEAN CHRÉTIEN, PREMIER MINISTRE DU CANADA

M. Jean Chrétien, Premier ministre canadien, se rendra en Israël - la première visite officielle dans l’exercice de ses fonctions - en avril prochain. Il sera accompagnée d’une délégation de dirigeants juifs, dont Moshé Ronen, président du Congrès Juif Canadien, Joe Wilder, président du Comité Canada-Israël et David Goldstein, président du KKL au Canada, ainsi que de membres du Conseil de tutelle de l’Agence Juive.

Au programme de sa visite de deux jours : un entretien avec Ehoud Barak, Premier ministre d’Israël, une visite à Yad Vashem et la remise, par l’Université hébraïque de Jérusalem, d’un doctorat Honoris Causa.

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

Le rabbin Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du parti ultra-orthodoxe Shas, s’est dans son sermon du samedi soir dernier lancé dans des diatribes contre Yossi Sarid, ministre de l’Éducation et chef du parti Meretz, le traitant de «Satan», de «Haman» et préconisant qu’il soit «balayé comme Amalek». La classe politique israélienne a unanimement condamné ces expressions de violence verbale. Les services du Procureur de l’État ont envisagé des poursuites contre le rabbin, ancien Richon Letsion (Grand-Rabbin sefarade d’Israël). Sans aller jusqu’à s’excuser, Ovadia Yossef a toutefois nié avoir incité son auditoire à la violence contre Yossi Sarid. Pour l’heure, aucune enquête n’a été ouverte contre le dirigeant spirituel du Shas.


A la veille des entretiens de Genève entre les présidents Clinton et Assad, le bruit court que la santé du président syrien s’est récemment détériorée. Un haut responsable européen qui l’a récemment rencontré à Damas rapporte que le président syrien se déplace avec difficulté et ne maîtrise pas les mouvements involontaires de ses jambes en position assise. Il lui faut de l’aide pour se lever, son élocution est hésitante et lente. Toujours selon cette source Hafez Assad aurait de fréquents moments d’inconscience.


Israéliens et Palestiniens ont entamé des pourparlers à Washington sur l’accord cadre et sur l’envergure du troisième retrait des territoires.

Dans cette édition:

TIBÉRIADE : UNE MINI-CAPITALE DE LA MUSIQUE

Huit mois à peine après son arrivée en Israël, Iya Yermolivea, originaire de la ville de Montsigorsk en Russie, a donné sa première audition au récital de piano organisé par l’Agence Juive avec la collaboration de la mairie de Tibériade.

Elle était, dans sa ville natale, promue à une brillante carrière de pianiste, mais elle a choisi d’immigrer en Israël sous l’égide du programme Selah de l’Agence Juive. Diplômée du conservatoire de sa ville, elle a reçu de nombreux prix en Russie et a même été lauréate du prestigieux Prix Rachmaninoff.

Aliska Yarden, responsable des activités culturelles du Centre d’intégration de Tibériade s’est vite rendu compte du talent de la jeune femme et s’est arrangée pour qu’elle puisse disposer du piano du Centre culturel Yad Labanim situé à proximité. Son interprétation récente d’oeuvres de Rachmaninoff, Chopin et Mozart a ravi l’auditoire.

Iya est l’une des 110 jeunes gens et jeunes filles de la CEI accueillis au Centre d’intégration de Tibériade en août dernier dans le cadre des programmes Selah et Chalom de l’Agence Juive qui prévoient l’hébergement, l’étude de l’hébreu et l’aide à l’intégration des jeunes. Selah est un cours préparatoire aux études supérieures en Israël ; Chalom, un cours préparatoire à des études en établissement d’enseignement professionnel.

La musique et la danse occupent une place de choix au Centre d’intégration de Tibériade. Aliska Yarden a créé une chorale d’immigrants qui interprètent des chansons du répertoire israélien. Le Centre a même son ballet, dont le chorégraphe est un professionnel. Les deux groupes se produisent régulièrement dans les manifestations organisées par l’Agence Juive ou devant des personnalités. Cette année, pour la troisième fois consécutive, elles se produiront à la manifestation culturelle organisée par l’Agence Juive à la résidence présidentielle qui porte le nom de Yahad beseder («Ensemble pour le Seder»).

Dans cette édition:

LA RUBRIQUE «SHIDOUKHIM» DE LA SEMAINE

Il y aura des tastevins chevronnés, des comédiens et des artistes en herbe, mais aussi des spécialistes de Wall Street et des érudits en Torah. Ils seront tous là pour trouver le prince charmant ou l’âme-sœur! Ils auront de 20 à 40 printemps et se retrouveront à la Kehilath Yeshurun de New York. Mais pas n’importe comment : autour de neuf ateliers interactifs, ils apprendront à jongler comme au cirque, s’initieront aux subtilités de la graphologie, réaliseront leur premier chef-d’œuvre peint à l’huile ou débattront des derniers sites Internet. A moins qu’ils ne préfèrent échanger de bons conseils en investissements boursiers, jouer au volley ou se plonger dans la Haggadah de Pessah pour revivre l’exode d’Egypte.

Le tout est concocté par l’Union orthodoxe qui depuis deux siècles se charge de la cacherout de la communauté juive américaine. Son label OU se retrouve sur les produits cacher du monde entier, ou presque : 250 000 produits dans 68 pays...

Dans cette édition:

UN MARIAGE SANS MARIÉS À GOMEL (BIÉLORUSSIE)

Des anneaux en papier aluminium ; pas de At mekoudechet li kedat Moshé veIsrael du marié sous le dais nuptial. Ceci dit, le «mariage» était conforme aux traditions juives d’Europe centrale : un dais, de la musique klezmer, des rondes effrénées de jeunes gens et de jeunes filles autour des époux et des mets appétissants sur les tables. On se serait cru dans un roman de Shalom Aleikhem.

L’idée de ce mariage modèle revient à deux monitrices hiérosolymitaines du mouvement religieux Ezra que l’Agence Juive a déléguées auprès de la communauté juive de Gomel, Efrat Goldstein et Odelia Hadjaj. Dès leur arrivée, elles ont aidé la branche Ezra locale à recruter une quarantaine de jeunes, ont initié des projets dans les oulpanim de l’Agence Juive et organisé la Kabbalat Chabbat au Centre Hessed pour personnes âgées fondé par le JOINT. Elles ont donné des cours d’hébreu dans les petites classes des écoles publiques juives et ont mis en place des cours du dimanche. Leur énergie n’a pas tari à Pourim : elles ont organisé une fête et ont récompensé les plus beaux déguisements.

La contribution d’Efrat et d’Odelia s’est aussi traduite par une initiative pour le moins originale - l’organisation d’un mariage modèle conforme aux traditions juives, le premier depuis presqu’un siècle...

Elles ont été aidées par le mouvement Habad, qui leur a envoyé deux jeunes gens et quatre jeunes filles de Saint-Pétersbourg (19 heures de train!) et s’est occupé de commander des mets cacher à Minsk que ces jeunes ont emportés avec eux à Gomel, en même temps que la houpa, le dais nuptial traditionnel.

Sceptiques au début, les membres de la communauté juive de Gomel finirent par se laisser convaincre, au point que les deux Israéliennes ont vite été débordées par les coups de fil requérant des invitations.

Le jour J, 215 personnes s’entassaient dans le réfectoire d’une usine de Gomel, choisi pour ses dimensions. Dansant aux sons de chants hassidiques, de refrains de Carlebach et de mélodies israéliennes, la fête s’acheva sur l’hymne national israélien, Hatikva.

Mais la grande victoire d’Efrat et d’Odelia ne s’est pas limitée à cette fête : pendant qu’elles préparaient la soirée, quatre couples de fiancés les ont contactées. Pour leur demander d’organiser pour eux de vrais mariages juifs.

Dans cette édition:

LE GUIDE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE LOS ANGELES

Vous êtes de passage à Los Angeles, vous cherchez une synagogue, une épicerie cacher, une école juive... Qu’à cela ne tienne. Toutes les réponses à vos questions se trouvent dans le Guide to the Los Angeles Jewish Community publié par la Fédération juive du Grand Los Angeles : des noms, des adresses, des numéros de téléphone, des adresses e-mail d’une myriade d’institutions juives, de synagogues, de clubs et de mouvements de jeunesse, de colonies de vacances, jardins d’enfants, écoles et lycées juifs. Dans la dernière édition, on trouve aussi tout ce qui existe dans la ville en matière de loisirs pour jeunes, pour célibataires, la liste des mikwaot (bains rituels), des pompes funèbres et cimetières, des librairies juives, et la liste n’est exhaustive.

Dans cette édition:

La recette de la semaine

GUACAMOLE

Puisque nous achevons notre Agenda de la semaine sur la Californie, voici une recette mexicaine célèbre aux avocats, très populaire dans cet État américain, et ailleurs.

Il vous faut :
deux beaux avocats mûrs
l’équivalent d’un quart de verre d’oignon haché
deux cuillerées à soupe de jus de citron
deux cuillerées à soupe de piment vert haché
un quart de verre de persil haché
une cuillerée à café d’huile d’olive
du sel

Bien écraser les avocats. Mélanger la purée obtenue aux autres ingrédients, à l’exception du persil, à réserver pour la garniture. Servir avec des biscuits salés ou des galettes de maïs, ou farcir de ce mélange des tomates évidées.

BON APPETIT!

Beteavon!

Dans cette édition: