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No 10 - 11 mars 2000, 2 Adar II 5760

Dans cette édition:
Visite en Israël du président mexicain
L’opération humanitaire menée par le mouvement Habad
Mobilisation contre la délinquance juvénile de la communauté juive de Toronto
Savez-vous que...
Le versement d’indemnités aux rescapés de la Shoah
Non à Haider
Yad Vashem
Un projet éducatif au Mémorial de l’Holocauste de San Francisco
L’identité juive en ex-Union soviétique
Le mouvement réformé à Odessa
Circoncision post-Révolution russe
Activités pour célibataires à Toronto
La Fédération juive de San Francisco
Les manuscrits de la mer Morte à Chicago
Une semaine en Israël
Le prix du Livre juif
Des maquettes de sites juifs dans un nouveau parc israélien
Artistes et immigrants
Adar, le temps de la joie
De la gastronomie exotique et cachère
Bon appétit

Un jeune Juif originaire du Yémen «libéré» grâce à la coopération de l’Agence Juive et de la police new-yorkaise

Le jeune Joseph El-Zandani détenu depuis plusieurs années à New York, contre son gré et le gré de sa famille par des Hassidim de Satmar, a été récemment délivré grâce aux efforts conjoints de l’Agence Juive et de la police new-yorkaise.

Ses parents avaient immigré en Israël il y a quelques années avec cinq de leurs enfants. Deux de leurs fils furent kidnappés par des Hassidim de Satmar et transportés à New York.

En novembre 1999, les parents parvinrent à faire libérer l’un de leurs fils, qui fut immédiatement transporté en Israël par les soins de l’Agence Juive sur un vol d’El Al, en même temps que 25 autres Juifs yéménites.

Joseph ne fut pas relâché. Sa famille s’adressa alors à l’Agence Juive qui entreprit immédiatement des recherches pour retrouver le jeune garçon. Heureux dénouement la semaine dernière: la police new-yorkaise a remis l’enfant à Kalman Grossman, chef de la délégation de l’Agence Juive à New York, qui a hâté la procédure d’émigration de l’enfant vers Israël. Joseph a atterri en Israël vendredi dernier.

L’Exécutif de l’Organisation Sioniste Mondiale partisan d’une emprise juive sur la Galilée, le «Triangle» et le Neguev

Au cours d’une réunion convoquée d’urgence suite à la décision de la Cour Suprême relative à la localité de Katsir, l’exécutif de l’Organisation Sioniste Mondiale a décidé de nommer une commission spéciale chargée à la fois de garantir une mainmise juive sur la Galilée, le Triangle et le Neguev, et de maintenir le principe fondamental d’égalité entre tous les citoyens israéliens. La Cour suprême a en effet statué que l’État d’Israël ne peut procéder à la discrimination entre ses ressortissants juifs et arabes en allouant des terres exclusivement réservées au peuplement juif. La décision a légitimé le recours d’un couple d’Arabes israéliens, Adel et Iman Ka’adan, à qui avait été refusé le permis de construire dans la localité juive de Katsir (dans la vallée de l’Iron).

L’Exécutif Sioniste, qui a réitéré la nécessité de garantir l’emprise juive dans cette région, entend mener des activités dans ce sens, en accord avec le gouvernement, le KKL, le Keren Hayessod et les leaders des zones de peuplement juives, dans le dessein d’affermir la nature, juive et démocratique à la fois, de l’État d’Israël.

Si tous les orateurs se sont accordés sur l’impératif de respecter la décision de la Cour suprême, tous s’efforcent également de trouver les moyens d’éviter qu’elle ne porte atteinte aux droits du peuple juif sur sa patrie.

Au cours de la réunion, Sallai Meridor, président de l’Agence Juive, a affirmé que la question controversée n’est pas la définition de droits individuels ou le problème spécifique soulevé par telle ou telle famille, et qu’il importe de faire tous les efforts possibles pour améliorer la qualité de vie et l’égalité des droits des citoyens arabes d’Israël. Cependant, tout en précisant que la controverse ne concerne pas directement l’Agence Juive, Sallai Meridor a souligné que dans la situation actuelle l’avenir de certaines zones du Triangle, de la Galilée et du Neguev est remis en question par une population majoritairement arabe, d’autant que certaines de ces zones créent une continuité démographique avec l’entité palestinienne.

Chaïm Chesler, trésorier de l’Agence Juive, a pour sa part déclaré: «Fils de rescapés de la Shoah, je n’éprouve aucune honte à défendre les droits des Juifs à protéger leurs terres et à les peupler.»

Avi Pazner, président mondial du Keren Hayessod, a mis en garde contre d’éventuelles conséquences regrettables de la décision de la Cour suprême. Il a également affirmé qu’il entre dans la responsabilité des Institutions Nationales de représenter les droits du peuple juif tout entier à s’installer sur ses terres.

Shlomo Gravetz, co-président du KKL, ainsi que Yona Betzaleli, Eli Eyal, Yehezkel Zakaï et Avraham Duvdevani - tous membres de l’exécutif de l’Organisation Sioniste Mondiale, ont insisté sur l’obligation des Institutions Nationales à assurer la pérennité des propriétés juives sur les terrains domaniaux de l’État d’Israël.

Dans cette édition:

Visite en Israël du président mexicain

Des dirigeants de la communauté juive mexicaine dans la délégation officielle

En présence du Premier ministre israélien Ehud Barak et du président mexicain Ernesto Zedillo, un accord de libre-échange a été signé la semaine dernière à Jérusalem afin d’équilibrer la balance des paiements entre les deux pays. Au cours de la cérémonie de signature de l’accord, le président Zedillo s’est félicité des relations nouées entre les deux pays ainsi qu’entre son gouvernement et la communauté juive de Mexico.

La délégation du président Zedillo était formée de plusieurs ministres et d’économistes, ainsi que de dirigeants communautaires juifs, dont Daniel Liwerant, président du Conseil de tutelle du Keren Hayessod. Selon Liwerant, cet accord est le premier passé entre Israël et un pays d’Amérique latine, ce qui est révélateur de l’évolution manifeste de la politique étrangère mexicaine et de son ouverture à l’endroit d’Israël.

Les dirigeants de la communauté juive de Mexico ont assisté à la cérémonie de signature et au banquet offert en l’honneur du président et de sa délégation en présence du président de l’Etat, Ezer Weizman, et du Premier ministre Ehud Barak. Daniel Liwerant, qui est également membre du Conseil de tutelle de l’Agence Juive, a souligné l’importance de cet accord et de cette visite d’État.

«La grande délégation officielle mexicaine, qui comprenait des dirigeants de la communauté juive, reflète l’importance que le président mexicain accorde aux Juifs de son pays, qu’il considère comme des partenaires privilégiés de l’essor social et économique de son pays. J’espère que cette visite contribuera à resserrer les liens entre la communauté juive mexicaine et le peuple juif de par le monde», a déclaré Liwerant.

La communauté juive de Mexico se compose de 40 000 âmes. Les communautés ashkénaze, séfarade et celle des Juifs originaires d’Alep possèdent leurs propres institutions, mais les infrastructures de la communauté juive de la ville sont gérées en commun. L’une de ses instances les plus remarquables est le Comité central pour l’éducation, instigateur de nombreux projets éducatifs et du renforcement des liens avec Israël, et qui supervise des structures éducatives formelles et informelles à Mexico. Citons également l’Université juive de la ville reconnue par le ministère mexicain de l’Éducation, qui est spécialisée dans la formation aux professions libérales, notamment à l’enseignement. Dans le secteur de l’éducation informelle, plus de dix mouvements sionistes sont représentés à Mexico, qui organisent des activités en fin de semaine et des colonies de vacances.

Une trentaine de délégués de l’Agence Juive sont actifs dans des établissements scolaires et deux dans l’éducation informelle. Des centaines de Juifs mexicains se rendent tous les ans en Israël dans le cadre des programmes de promotion de l’aliya de l’Agence Juive.

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Habad célèbre le 50ème transport par avion vers Israël d’enfants de Tchernobyl

Le cinquantième vol d’enfants rescapés de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl est arrivé en Israël la semaine dernière, transportant 21 enfants originaires de régions hautement contaminées de Biélorussie et d’Ukraine. Le mouvement hassidique Habad, qui a pris l’initiative de sauver des enfants juifs de villes et villages irradiés en 1986, a marqué le «jubilé» de ces vols qu’elle parraine.

Les enfants de ce vol venaient de Gomel (Biélorussie), de Zhitomer et Kiev (Ukraine) et de la ville de Chechersk, située à proximité des zones les plus dangereuses de Biélorussie, qui, hautement contaminées, sont interdites de résidence et de visite sans permission spéciale. Ces enfants sont issus des centaines de familles qui n’ont pu être relogées dans des zones intouchées par manque d’appartements disponibles. Tous orphelins de père, ils possèdent des attestations de leur pays confirmant leur état de santé déficient - cécité partielle, diabète et graves dysfonctionnements thyroïdiens - des suites de l’explosion de la centrale de Tchernobyl. La mort prématurée de leurs pères a été provoquée par les radiations subies au cours du nettoyage du réacteur, après l’explosion.

L’opération de sauvetage des enfants victimes de l’accident nucléaire de Tchernobyl, menée pour la dixième année consécutive par le mouvement Habad, a convoyé en Israël 1925 enfants, qui sont hébergés dans des centres spéciaux de soins et d’éducation. Cette initiative humanitaire exceptionnelle est menée à raison d’un vol par mois à l’heure actuelle. L’arrivée du 2000ème enfant, en août prochain, sera pour le mouvement Habad l’occasion de fêter son action humanitaire.

Quand l’avion s’est posé sur l’aéroport Ben-Gurion, Yossie Raichik, directeur de l’Association CCOC (sigle de Chabad Children of Chernobyl) a déclaré: «Cinquante, c’est le jubilé de la liberté, celui où la Torah nous commande de retourner à notre terre et à notre famille. Ces enfants, à l’instar des 1900 qui sont arrivés avant eux, sont délivrés désormais de la peur et de la maladie; ils sont retournés sur leur terre - Israël - et dans leur famille - le peuple juif.»

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La communauté juive de Toronto se mobilise contre la délinquance juvénile

La communauté juive de Toronto est très préoccupée par la délinquance et la violence juvéniles dans cette ville, depuis décembre dernier en particulier, a déclaré Alan Sandler, président du Keren Hayessod à Toronto.

L’un des moyens exploités par la communauté est l’instigation de projets éducatifs destinés aux jeunes. L’objectif, à long terme, est d’investir dans le jeune leadership, en contribuant à la promotion des compétences et des talents des jeunes concernés, à leurs relations sociales, aux chances qui leur sont offertes de poursuivre leurs études et de trouver des emplois.

Les fonds fournis par le Keren Hayessod de Toronto pourvoiront au salaire d’un assistant social qui participera au planning et à l’instigation de rencontres, d’excursions et de projets au profit des jeunes.

Les programmes, coordonnés par le JIAS (sigle anglais de Jewish Immigrant Aid Service), organisme créé par le Keren Hayessod de Toronto, seront ouverts aux jeunes, Juifs et non juifs. Les organismes juifs fournissant leurs prestations aux jeunes et à leur famille se joindront à un comité consultatif chargé d’évaluer la situation et de mieux satisfaire les besoins actuels de la communauté.

«Les adolescents ont besoin de défis, de programmes sociaux et de loisirs qui les aideront à jouer un rôle positif dans leur communauté.», affirme Sandler. Ces impressions sont partagées par le délégué de l’Agence Juive à Toronto, Offer Isseroff, qui se félicite de l’influence bénéfique exercée par les mouvements de jeunesse sionistes - en particulier les camps d’été - sur le jeune leadership juif.

Isseroff rapporte qu’il y a à Toronto quatre émissaires de mouvements de jeunesse juifs: Hashomer Hatsaïr, Betar, Habonim-Dror et le mouvement canadien Young Judea, qui regroupe quelque 2000 jeunes Juifs de tout le Canada. «L’Agence Juive, conjointement avec la Fédération de l’UJA de Toronto et les mouvements de jeunesse sionistes, s’emploie à créer un Conseil des jeunes sionistes qui s’occupera de tous les registres relatifs à la jeunesse juive locale», précise Isseroff.

Dans cette édition:

Savez-vous que...

  • 7850 immigrants en provenance de la CEI sont arrivés en Israël au cours des deux premiers mois de l’année 2000, soit une hausse de 4% par rapport aux mois de janvier et février 1999.

  • Une hausse de 6% de jeunes Juifs ayant participé aux programmes du Département d’éducation de l’Agence Juive a été constatée en 1999 par rapport à l’année 1998. «L’Expérience israélienne» les a familiarisés avec tous les aspects de la vie en Israël. En tout, 15 700 jeunes sont arrivés dans ce cadre en Israël, dont 3200 pour des séjours plus longs.

  • 20 000 immigrants de Géorgie se sont installés en Israël au cours de la dernière décennie. À la fin du mois un grand match de football sera pour la première fois disputé entre les équipes nationales israélienne et géorgienne. Pourquoi à Ashdod ? Parce que l’Association israélienne de football a tenu compte du nombre particulièrement élevé d’habitants originaires de Géorgie de cette ville.

  • 60 millions de dollars US: c’est le total de la somme investie pendant l’année 1999 en ex-Union soviétique pour promouvoir la aliya et l’éducation juive et sioniste.

  • 46 dollars US: c’est le salaire mensuel moyen en Azerbaïdjan. A noter qu’en 1999 le nombre d’immigrants en provenance de ce pays a augmenté de 9%, passant à 1237 personnes. Au cours de la dernière décennie, Israël a accueilli 31 982 immigrants originaires de ce pays.

  • 16 000 dollars US: c’est la somme allouée par l’Agence Juive au programme d’enrichissement culturel spécialement conçu pour combler les lacunes des jeunes élèves des écoles primaires originaires d’Éthiopie et étayer leur confiance en eux. Il s’agit là de l’un des centaines de projets sociaux et éducatifs parrainés par l’Agence Juive en Israël.

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Les indemnités aux rescapés de la Shoah: le cas des évadés

Les rescapés de la Shoah qui entrent dans la catégorie des évadés ont toujours été négligés en matière d’indemnités. Enfuis la plupart du temps juste avant l’invasion nazie, ils ont tout laissé derrière eux, leurs familles et leurs biens. Toutefois, n’ayant pas personnellement eu à pâtir de l’occupation nazie, ils n’ont jamais été considérés comme des victimes du nazisme.

Leur cas douloureux a été évoqué par la Fondation allemande chargée de la distribution de 10 milliards de marks à des rescapés de la Shoah, au cours d’une réunion convoquée la semaine dernière dans les locaux du Département d’État de Washington.

«Nous souhaitons que ces survivants - nombreux parmi eux, après d’indicibles souffrances, vivent aujourd’hui en Israël - reçoivent des indemnités en provenance de cette Fondation», a déclaré Bobby Brown, délégué de l’Agence Juive et représentant du rabbin Michaël Melchior, ministre israélien chargé des relations d’Israël avec la Diaspora. Cet espoir est partagé par Sallai Meridor, président de l’Agence Juive et par Israël Singer, co-président de la World Jewish Restitution Organization (WJRO).

Autre registre évoqué: le cas des travailleurs forcés. Bobby Brown a déclaré les concernant que l’Agence Juive souhaite que leur soit remise la somme individuelle de 15 000 marks et non de 5000 marks comme en avait décidé la Fondation allemande. Relativement peu nombreux, ces rescapés furent internés dans des camps de travail essentiellement en Hongrie, Bulgarie et Grèce pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Cette semaine aura lieu en Israël un Congrès sur les indemnités matérielles réclamées à l’Allemagne, au cours duquel sera également évoquée l’attitude à adopter à l’égard de l’Autriche. Ce congrès se déroulera parallèlement à la réunion de l’exécutif du WJRO, laquelle sera co-présidée par Sallai Meridor et Israël Singer.

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«Non au haiderisme»

Sous le titre «Non au haiderisme», un séminaire a été organisé la semaine dernière à Kiriat Moriah (Jérusalem), en présence de Sallai Meridor, président de l’Agence Juive et de l’Exécutif sioniste, de Chaim Chesler, trésorier, de Yossef Lapid du parti Shinoui et du Dr Avi Beker, président du Congrès Juif Mondial en Israël.

M. Meridor a déclaré qu’aucune négociation ne doit être menée avec l’Autriche concernant la restitution des propriétés juives ni le versement d’indemnités aux rescapés de la Shoah tant que le parti des Libertés de Haider fera partie de la coalition gouvernementale de ce pays. Le président de l’Agence Juive a rappelé à ses auditeurs qu’au cours des 50 dernières années, les gouvernements autrichiens ont tous refusé de régler ce contentieux avec Israël.

M. Chesler a souligné que le 15 mars prochain l’Organisation Sioniste Mondiale organisera une marche aux flambeaux entre Yad Vashem et le Centre des congrès (Binyanei Haouma) de Jérusalem, où aura lieu une grande manifestation contre Haider et son parti, la première en Israël où, à la différence de toutes les capitales européennes, aucune manifestation n’a été pour l’heure organisée.

Le député Yossef Lapid, natif de Hongrie et rescapé de la Shoah, a souligné que le haiderisme évoque de douloureux souvenirs en Autriche, pays qui, à l’instar de la Hongrie, se prétend victime du nazisme, alors qu’il a amplement collaboré avec l’Allemagne nazie.

Quant au Dr Avi Beker, il a rappelé que Kurt Waldheim, ancien Secrétaire général de l’ONU fut - et est toujours - interdit de séjour aux États-Unis à compter du moment où fut dévoilé son passé nazi.

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Une nouvelle bibliothèque à Yad Vashem

Plus de 55 millions de pages de documentation, et 80 000 ouvrages seront désormais conservés au bâtiment des Archives et de la Bibliothèque de Yad Vashem inauguré la semaine dernière. Les archives comportent des témoignages personnels, des documents nazis, des protocoles de procès contre les criminels de guerre nazis, des journaux intimes et des mémoires rédigés par des victimes. C’est la plus grande collection au monde de documents sur la Shoah.

Avner Shalev, président du Directoire de Yad Vashem, a affirmé que les Archives et la Bibliothèque du Mémorial de la Shoah seront gérés à l’aide des équipements les plus perfectionnés, et mis à la disposition des chercheurs de cette génération et des générations à venir.

Le bâtiment a été érigé avec la contribution de la «Conference on Jewish Material Claims against Germany», laquelle a également contribué au financement de la construction de Yad Vashem et continue de parrainer ses projets de développement.

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Un projet de la Fédération juive de Los Angeles

Enseignants et élèves impliqués dans des projets sur la Shoah

Le Musée de l’Holocauste de la Fédération Juive de Los Angeles parraine ce mois-ci une compétition sur la Shoah réservée aux élèves des quatre dernières classes du cycle secondaire. Intitulé Jay Shalomi Holocaust Art and Writing Contest, ce concours implique des entretiens des candidats avec des rescapés de la Shoah et le transfert en arts plastiques, en écriture et en projets multimédias des témoignages recueillis.

«Ce concours permet à des lycéens de rencontrer des rescapés, explique Roz Rothstein, qui a initié et parraine ce projet à la mémoire de son père, Jay Shalomi, seul rescapé de toute sa famille. Le meilleur moyen de s’identifier et d’appréhender les affres vécues par les rescapés - qui avaient souvent le même âge que nos lycéens pendant la Deuxième Guerre mondiale - est de nouer des liens personnels avec eux.»

Ce mois-ci aura également lieu à Los Angeles le 17ème Programme annuel d’enseignement de la Shoah aux professeurs du cycle secondaire. Le Musée de l’Holocauste de la Fédération juive de Los Angeles finance partiellement ce programme auquel contribuent d’éminents chercheurs, des éducateurs, des spécialistes de documentation et des témoignages de rescapés de cette sombre période de l’histoire juive.

A propos de la Loi du Retour

«L’établissement de l’État-Nation juif n’est pas encore achevé»

Sallai Meridor, président de l’Exécutif de l’Agence Juive, a réitéré cette semaine son opposition à tout amendement à la Loi du retour. «Pour garantir une majorité juive en Israël, il nous faut poursuivre la politique d’immigration, laquelle serait gravement menacée par des amendements à cette loi fondamentale de l’État qui créeraient un schisme entre Israël et le peuple juif aux conséquences incalculables», a affirmé M. Meridor, en soulignant que «le rôle d’Israël est d’aider les immigrants non Juifs du point de la Halacha à se joindre à notre peuple et à nos traditions. C’est donc d’ouvrir nos coeurs qu’il s’agit.»

Le président de l’Agence Juive s’est exprimé à l’occasion d’une réunion spéciale de la Commission parlementaire à l’immigration et l’intégration. Ont participé à cette réunion plusieurs personnalités opposées aux amendements à la Loi du Retour, lesquels pénalisent un nombre relativement important d’immigrants non Juifs en provenance de la CEI. Parmi les opposants, le président de la Knesset, Avraham Burg, qui a déclaré: «Il ne s’agit pas seulement des immigrants de l’ex-Union soviétique, mais également des Juifs occidentaux, dont la moitié sont d’obédience réformée ou ‘conservative’ et qui définissent différemment leur foi et leur culte.» Le Pr Asa Casher de l’Université de Tel-Aviv, l’un des philosophes israéliens les plus distingués, s’oppose également à tout amendement. «Nous n’avons pas encore achevé la période d’établissement de l’État juif. Nous n’avons pas de réelle constitution, ni la paix avec nos voisins. La majorité du peuple juif ne vit pas en Israël. Au moment où nous statuons sur le droit d’un petit-fils de Juif à immigrer en Israël, c’est son grand-père qui doit nous inspirer, lui qui a été persécuté en tant que Juif. Aucune obédience juive ne possède de monopole sur le peuple juif», a souligné le Pr Casher.

Le Pr Ruth Gabison de la Faculté de droit de l’Université hébraïque de Jérusalem, a suggéré de distinguer le «droit au retour» du droit d’acquérir la nationalité israélienne. A son avis, ce dernier doit être soumis à un serment de loyauté, à la connaissance de la langue et de la culture hébraïques, à une insertion sociale. Elle a toutefois souligné que tactiquement parlant, il lui semble prématuré d’envisager tout amendement à la Loi du Retour. Zvi Magen, directeur du Bureau de liaison «Nativ», a préconisé plus de souplesse et de sensibilité de la part des participants aux débats, en leur demandant de ne pas perdre de vue que la moitié environ des conjoints de Juifs de par le monde ne sont pas Juifs.

La députée Naomi Blumenthal, présidente de la Commission parlementaire à l’immigration et l’intégration, s’est pour sa part déclarée favorable à l’amendement de la Loi du Retour.

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Un programme de renforcement de l’identité juive en CEI

Plus de 100 immigrants potentiels de nationalité ukrainienne ont pris part à un premier chabbat qui s’inscrit dans le programme d’un séminaire organisé par l’Agence Juive à proximité de Kiev. Ce chabbat a marqué le lancement d’un projet destiné à des immigrants potentiels qui ne sont pas Juifs selon la Halakha mais qui souhaitent se convertir afin de faciliter leur intégration en Israël.

Le programme comporte une centaine d’heures d’enseignement de matières juives, notamment en pensée juive, calendrier juif, histoire, Bible, chabbat et fêtes. «Notre objectif est de les instruire en matière d’État juif et de judaïsme», souligne David Ben-Naeh, directeur du Centre des affaires religieuses de l’Organisation Sioniste Mondiale. Les heures de cours suivies leur seront créditées au moment où ils entameront leur procédure de conversion.

En janvier dernier, l’Agence Juive a établi un Service inter-départemental chargé de l’identité juive, qui a été placé sous la direction du rabbin Richard Hirsch, directeur du Département de la CEI, de Amos Hermon, directeur du Département à l’éducation, de Amos Lahat, directeur du Département de la CEI. L’équipe de ce Service inter-départemental est formée de David Ben-Naeh, le Dr Yitzhak Rize, directeur des projets spéciaux du Département de la CEI, Uri Ohali du Département de l’éducation, Mme Ira Dasevski de Makhanaim, service éducatif formé d’immigrants russes en Israël, enfin du rabbin Raphaël Ostro du Service des conversions de l’État d’Israël.

«Je souhaite que les immigrants soient fiers du judaïsme en arrivant, fiers de leur histoire et du passé glorieux de leur peuple qui a apporté une contribution exceptionnelle à l’humanité en matière de religion, de culture et de sciences», a déclaré le Dr Yitzhak Rize.

Toutes les fins de semaine, un nouveau groupe d’immigrants potentiels sera inclus dans ce programme et passera un chabbat au centre de l’Agence Juive. Shlomo Neeman a été envoyé sur place pour coordonner le projet conjointement avec Eli Yitzchaki, chef de la délégation de l’Agence Juive pour Israël en Ukraine et Moldovie, et avec les délégués locaux.

Un programme semblable sera entamé cette semaine à Moscou, avec la collaboration de la délégation de l’Agence Juive pour Israël en Russie, Biélorussie et dans les pays baltes. Alla Levy, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie a été chargée de la mise en oeuvre de ce programme. Au cours des semaines prochaines une initiative semblable sera menée à St-Pétersbourg.

L’Agence Juive a alloué la somme de 1,5 millions de dollars US pour la réalisation de ce programme dans les pays de la CEI.

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Le mouvement réformé retourne à Odessa

Après 70 ans d’interruption forcée, le mouvement juif réformé a renouvelé la semaine dernière ses activités à Odessa (Ukraine), rapporte Israël Rashel, délégué de l’Agence Juive.

Selon Rashel, la communauté réformée d’Odessa recense d’ores et déjà 20 membres. Ses dirigeants sont convaincus que les rangs de leur communauté iront en s’amplifiant. La cérémonie officielle de renouvellement des activités de la communauté juive réformée a été menée par le rabbin Alex Duchovny, seul rabbin réformé parmi les 23 rabbins actifs en Ukraine.

Le rabbin Duchovny a rappelé que la première communauté réformée vivait à la fin du XIXe siècle à Odessa et que, peu après la Révolution bolchévique, ses activités ont été interdites par les autorités locales.

Né il y a cinquante ans à Kiev, Alex Duchovny décida aussitôt après l’effondrement de l’URSS de redonner vie à la culture et aux traditions juives en Ukraine. Il alla en 1994 poursuivre ses études au Leo Beck College de Londres où il rencontra sa future épouse, Arlene Wallhouse, elle-même rabbin du mouvement réformé en Angleterre. Une fois ordonné rabbin réformé, Duchovny est retourné en Ukraine en août 1999 et a entamé ses activités professionnelles.

«Ces dernières années, le mouvement réformé a pris de l’essor en Ukraine, passant de 5 à 24 communautés. Au cours de l’année prochaine, nous espérons en créer 11 nouvelles. Le renouvellement des activités du mouvement réformé dans la communauté d’Odessa a une signification historique particulière puisque c’est dans cette ville que ses activités ont été interrompues il y a 70 ans», précise le rabbin Duchovny.

Israël Rashel précise de son côté que la semaine dernière une délégation de 13 rabbins américains de toutes obédiences s’est rendue à Odessa pour se rendre compte des activités juives dans la ville, celles de l’Agence Juive, du JOINT et de Habad. Les délégués ont visité l’oulpan d’hébreu et le club de jeunes de l’Agence Juive, un jardin d’enfants du mouvement Habad, ainsi que les synagogues de la ville. Ils se sont également entretenus avec les parents d’enfants qui poursuivent leurs études en Israël sous l’égide des programmes pour jeunes de l’Agence Juive et ont visité des sites juifs de la ville.

Selon Israël Rashel, les rabbins ont été fortement impressionnés par l’étendue des activités juives en dépit du peu de ressources dont dispose la communauté de cette ville, qui recense vraisemblablement 26 000 Juifs.

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Premières circoncisions depuis la Révolution russe

Pour la première fois depuis la Révolution russe, cinq jeunes Juifs de Taganrog (Russie du sud-ouest) ont été récemment circoncis. La cérémonie a été organisée par le délégué de l’Agence Juive dans cette ville, Alexander Luchbitzki, qui s’est chargé de faire venir un mohel et de préparer un buffet en l’honneur des participants.

«Jusqu’alors, les Juifs de Taganrog qui désiraient faire circoncire leur enfant devaient parcourir des centaines de kilomètres pour arriver à la plus grande ville de la région, Rostov- sur-le-Don. Désormais, ils peuvent obéir à ce commandement sur place», déclare Luchbitzki.

Au cours de cette cérémonie, plusieurs jeunes garçons de 12 à 19 ans se sont déclarés prêts à remplir ce commandement dans leur ville. Le délégué de l’Agence Juive a convié le mohel moscovite Yeshayahu Shachit à Taganrog. La cérémonie s’est déroulée dans l’appartement de l’un des activistes juifs locaux en présence des parents, de délégués de l’Agence Juive et de membres de la communauté locale.

Soulignons que Yeshayahu Shachit, immigrant russe arrivé au début des années 90, a fait ses études de circonciseur en Israël et se déplace dans toute la Russie pour effectuer des circoncisions.

Jerry Rozicher, chef de la délégation de l’Agence Juive à Rostov-sur-le-Don et responsable des activités menées à Taganrog, espère que des cérémonies de ce genre se reproduiront fréquemment: «Les Juifs ont été forcés de renoncer à leurs traditions ancestrales pendant de longues années et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’ils puissent se ressourcer.» Sa prochaine initiative: des cérémonies de mariage avec un rabbin et le dais traditionnel. «J’ai promis aux jeunes de la communauté que tous ceux qui souhaitent se marier selon les traditions juives le feront avec l’aide de l’Agence Juive, avec un orchestre de klezmer à la clé», ajoute Rozicher.

Précisons que Taganrog, qui a vu naître Anton Tchékov, est situé sur les rives de la mer d’Azov. L’Agence Juive estime sa population juive à quelque 2000 âmes, sur une population totale de 300 000 habitants. La communauté juive de la ville, décimée pendant la Deuxième Guerre mondiale, renaît récemment de ses cendres. L’Agence Juive a mis à sa disposition un club pour jeunes, un oulpan d’hébreu et des activités récréatives. En 1999, 174 membres de cette communauté ont immigré en Israël, plus de dix fois plus que l’année précédente.

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Pour les célibataires juifs de Toronto

Grâce aux fonds accordés par la Fédération juive de Toronto, des centaines d’adultes juifs âgés de 30 à 50 ans participent à toute sorte d’activités culturelles et récréatives: bals, activisme écologique au profit d’Israël, chabbat et conférences.

«Toutes les activités que nous avons organisées l’an passé étaient focalisées sur un thème particulier», précise Florence Marantz, directrice du Centre communautaire Bloor de la ville. L’attitude décontractée des organisateurs, qui ne font jamais pression pour inciter à des rencontres, explique la réussite de cette entreprise qui attire 150 à 200 personnes par mois.

Outre les projets destinés aux célibataires, la Fédération juive de Toronto alloue des fonds au profit de la participation au projet «Expérience israélienne» et à divers programmes conçus pour étayer l’identité, la culture et l’éducation juives des participants.

«Ces allocations encouragent le partenariat entre les différents organismes juifs de Toronto», affirme Susan Jackson, directrice du programme de Continuité juive de la Fédération. Ainsi, au cours des quatre dernières années, plus de 500 000 dollars ont été alloués pour le financement d’une centaine d’initiatives du même genre.

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Les liens avec Israël étayés par le projet «Taglit», Beit Hillel et l’Agence Juive

Récemment, 85 étudiants de la baie de San Francisco qui ont participé au début de l’hiver au programme Taglit ont participé à un séminaire à l’Institut Marin Headlands. Ce séminaire est une première tentative de convertir en engagements communautaires l’expérience acquise au cours du séjour en Israël, précise Lisa Gann-Perkal, déléguée de l’Agence Juive et directrice du Centre Israël-San Francisco, qui a coordonné le séminaire conjointement avec l’Association Beit Hillel sur quatre campus universitaires de la région: celui de Berkeley, de la San José State University, de la San Francisco State University et de la Sonoma State University.

Au cours de ce séminaire organisé pendant un week-end, les participants au programme Taglit on pu échanger leurs impressions et leurs réflexions, en présence de personnalités locales et israéliennes, notamment Brian Lurie, ancien vice-président du Keren Hayessod et qui préside à l’heure actuelle le Musée de San Francisco, ainsi que le professeur de philosophie Asa Casher, lauréat du Prix d’Israël.

Ce séminaire, le premier du genre, avait pour dessein de mobiliser les jeunes participants au programme Taglit au profit de leur communauté.

Soulignons que le Centre Israël-San Francisco, créé il y a trois ans sur l’initiative de la communauté juive du grand San Francisco, est financé par cette communauté et par le Département de l’éducation de l’Agence Juive. Il a pour but d’étayer l’identité juive et les liens de ses membres à Israël.

La vie: concept sous-jacent du Musée juif de San Francisco

Un grand principe directeur soutend la conception du futur Musée juif de San Francisco: la vie. S’étendant sur une superficie de 33 000 mètres carrés, cette structure avant-gardiste de trois étages conçue par l’architecte berlinois Daniel Libeskind sera achevée fin 2002. Épousant la forme du mot hébraïque Haï («vivant» mais aussi chiffre du nom divin), ce bâtiment est ponctué d’immenses fenêtres représentant les lettres hébraïques peh, resh, dalet et samekh, autrement dit le pardes de la mystique juive.

Le Musée juif, situé à l’heure actuelle dans les locaux de la Fédération juive, présentera au cours de ses cinq premières années 18 expositions itinérantes reflétant la diversité de la pensée et du vécu juifs avec l’appoint de médias électroniques et d’expressions artistiques: arts plastiques, cinéma, vidéo, sono, théâtre notamment qui illustreront les thèmes présentés.

Grand théoricien de l’architecture, Libeskind, qui a enseigné dans les prestigieuses universités de Yale, Chicago et Londres, a été le concepteur du Musée juif de Berlin et du Centre de la Shoah de Manchester.

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De nouveaux Manuscrits de la mer Morte exposés à Chicago

Des fragments du Deutéronome n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition seront livrés à la curiosité du public cette semaine à Chicago, rapporte Dan Bielski, délégué de l’Agence Juive dans cette ville. Ces fragments seront exposés dans le plus grand musée de Chicago, avec la collaboration de l’Autorité israélienne aux Antiquités, en même temps que d’autres Manuscrits de la mer Morte.

Bielski ajoute que cette exposition soulève un grand intérêt, dans la communauté juive en particulier. Elle sera inaugurée par le maire de la ville, Richard Daly, et visitée entre autres par des élèves des écoles, juives et non juives.

Rédigés pendant 300 ans en hébreu, araméen et grec, et comportant des parties du Lévitique, du livre d’Osée et d’autres livres de la Bible, les Manuscrits de la mer Morte comportent aussi des documents de nature profane, tels la règle de vie de la secte de la mer Morte et un document relatif au calendrier juif. Depuis 1947 ont été mis au jour huit rouleaux de parchemin presque intacts, ainsi que quelque 100 000 fragments épars.

L’exposition durera trois mois et comprendra des objets mis au jour au site de Qumran, non loin du littoral de la mer Morte: monnaies, sandales de cuir, jarre où les célèbres manuscrits étaient entreposés et encrier d’argile. Un laboratoire de conservation et de reconstitution des documents rares permettra au public d’observer comment les spécialistes de l’Autorité israélienne aux Antiquités procèdent à la restauration des fragments.

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Une semaine en Israël

Yitzhak Mordehaï, ministre israélien des Transports, s’est mis en congé suite à une enquête policière provoquée par la plainte pour harcèlement sexuel déposée par une employée de son ministère. Précisons que c’est la première fois dans les annales israéliennes qu’un ministre fait l’objet d’une enquête policière pour harcèlement sexuel.



Tsahal évacuera le Liban en juillet avec ou sans accord de paix avec la Syrie. La décision a été prise à l’unanimité la semaine dernière en conseil des ministres.



L’impasse des pourparlers de paix avec les Palestiniens a pris fin et les négociations seront prochainement renouvelées à Washington. Ehud Barak, Yasser Arafat et Hosni Moubarak se sont rencontrés la semaine dernière à Sharm el-Cheikh.

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Le Prix du Livre juif octroyé au Dr Renée Levine-Melammed

«Le fait que des Juifs baptisés aient eu à prendre des décisions existentielles concernant leur condition de crypto-Juifs (pratiquant leur religion en secret) est un aspect de l’histoire juive qui m’a toujours fascinée», a expliqué le Dr Renée Levine-Melammed, adjointe au doyen de l’Institut Schechter d’études juives, filiale du Theological Seminary of America, et directrice du cursus de maîtrise interdisciplinaire de cet institut qui combine études juives et recherches sur les différences entre les sexes. Le Dr Levine-Melammed est lauréate pour l’année 2000 du Prix du Livre juif, qui va lui être décerné pour son ouvrage sur les Juifs sefarades et sur la condition féminine sefarade, Heretics of Daughters of Israel: The Crypto-Jewish Women of Castile, paru aux presses de l’Université d’Oxford en 1999.

L’auteur s’est fondée sur des documents inédits datant de l’époque de l’Inquisition. «La mise au jour de la vie de ces femmes révèle les sacrifices qu’elles ont fait pour préserver leur identité juive», précise-t-elle. Son ouvrage est focalisé sur les crypto-Juives de Castille, qui ont joué un rôle unique de préservation clandestine du judaïsme à une époque où les institutions juives traditionnellement dirigées par des hommes n’existaient plus.

Se basant largement sur les archives secrètes des procès pour hérésie menés par l’Inquisition, Levine-Melammed souligne le courage exceptionnel témoigné par les conversas (Juives forcées de se convertir au christianisme) pour préserver le patrimoine religieux juif.

L’Institut Schechter d’études juives de Jérusalem est à la fois une École supérieure d’études juives avancées, l’École rabbinique du mouvement «conservative» à Jérusalem, et une École normale. Il est affilié au Séminaire théologique juif américain et au mouvement «conservative» (massorati).

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Une version israélienne du Madurodam hollandais

Le ministre du Tourisme, Amnon Lipkin-Shahak et le maire de Jérusalem, Ehud Olmert, ont assisté à l’inauguration d’une exposition inédite de maquettes d’Eretz-Israël, de la période du Second Temple à l’époque contemporaine. Ouverte au public la semaine dernière, cette exposition sera localisée définitivement entre Jérusalem et Tel-Aviv, dans un kibbouts de la région. Les 70 maquettes exposées à l’heure actuelle ne représentent que le tiers de l’exposition définitive, laquelle est conçue sur le modèle du Madurodam hollandais.

Selon le ministre du Tourisme «Ce parc attirera de nombreux touristes israéliens et étrangers qui trouveront sur place des représentations à échelle réduite de tous les sites et édifices historiques du pays.»

Réalisée par la société Mini-Park-Israël, cette exposition retrace l’histoire extraordinaire du berceau des trois religions monothéistes et celle de l’État d’Israël depuis son établissement. Les modèles, d’une grande précision, (à l’échelle 1:25) représentent les sites religieux, archéologiques, historiques et nationaux érigés en Terre sainte dans le passé et de nos jours. «Je suis convaincu que les touristes viendront nombreux les contempler, avant d’aller les visiter sur place», a déclaré Ehud Olmert, maire de Jérusalem.

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Une vitrine de la production artistique des immigrants

La «Galerie du Nord», créée par la Région Nord de l’Agence Juive pour présenter les œuvres d’artistes immigrants et faciliter leur insertion en Israël, inaugure cette semaine une exposition spéciale intitulée «Immigrants et aliya» où sont présentés les travaux de 28 jeunes artistes immigrants hébergés dans des centres d’intégration de l’Agence Juive et dans des oulpan-kibbouts de Galilée.

«Ces artistes, dont certains sont réputés dans leur pays d’origine, témoignent d’un niveau élevé de spécialisation combiné aux influences puisées dans leur pays d’origine, à des techniques et à des approches nouvelles», affirme Zvi Kahana, directeur de la Région Nord. Un grand nombre de moyens d’expression artistique est représenté: peinture, graphisme, sculpture, ainsi qu’arts appliqués: orfèvrerie, céramique, broderie et travail du bois.

Dix de ces artistes sont arrivés en Israël sous l’égide du programme Selah de l’Agence Juive - cursus préparatoire aux études universitaires destinés aux jeunes ayant achevé leurs études secondaires en ex-URSS.

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«Lorsque Adar arrive, les joies sont multipliées»

Le Brésil célèbre son carnaval, la France et la Nouvelle-Orléans son Mardi gras, Israël Pourim. 5760 étant une année embolismique, Pourim advient le 21 mars, soit le 14 du mois de Adar II.

La joie se multiplie en Israël. Pour fêter Pourim on parade dans les rues, petits et grands se déguisent, dans les synagogues on lit le Livre d’Esther à haute voix et on hurle à chaque fois qu’est mentionné le nom d’Haman, on mange des gâteaux, des «Oreilles d’Haman» notamment. Le tout, pour fêter la victoire d’Esther et de Mardochée sur Haman, le ministre d’Assuérus de sinistre mémoire qui voulait exterminer tous les Juifs de l’empire perse.

Dans les villes entourées de murailles, comme Jérusalem, la fête, qui s’intitule Shushan Purim (Pourim de Suze) est célébrée un jour plus tard, en souvenir du combat qui opposa les Juifs et les partisans d’Haman à Suze, alors capitale ceinte de remparts, de l’empire perse. Précisons que cette année Shushan Purim tombe le 22 mars.

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Vive la gastronomie asiatique et cachère

Très à la mode depuis des années, les cuisines chinoise, malaisienne, indonésienne, thaïlandaise, indienne, vietnamienne, philippine ou laotienne ! Mais pas cachères... Qu’à cela ne tienne ! Une société, la American-Asian Kashrus Services, s’est associée au Beit-Din de Londres pour mettre en place une cinquantaine de fabriques en Extrême-Orient: 15 en Chine, 25 en Malaisie et 10 en Indonésie. Ses produits, certifiés cacher, vont de l’huile de palme au tapioca en passant par le lait de noix de coco.

Parmi ses clients, des musulmans aussi qui se tournent vers les produits cacher à défaut de Halal, et des végétariens. A ce propos, Samuel Meyer, directeur du marketing de la société, insiste sur la rigueur de la surveillance en matière d’ingrédients d’origine animale.

Un détail qui intéressera de plus près nos lecteurs francophones et français: la société American-Asian Kashrus Services fournit aux perplexes de l’information sur la cachrout sur l’Internet, site: http://www. kashrus.org/aks.html. Ainsi que des recettes de cuisine asiatique dûment adaptées aux règles de la cachrout.

Samuel Meyer, né à Singapour de parents originaires d’Irak, ajoute que la communauté de Singapour recense 200 Juifs et entretient deux synagogues sefarades et une petite congrégation réformée. On trouve à Singapour un mikvé et un Talmud-Torah. Quand à la nourriture cachère, on en trouve aisément à la synagogue Maguen Avot.

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LA RECETTE (CHINOISE) DE LA SEMAINE
Sauté de bœuf aux aubergines

Ingrédients:
Une belle aubergine
250 gr de bœuf émincé à faire mariner dans
2 cuillerées à café de sauce de soja
1 cuillerée à soupe de cognac
et une pincée de poivre du moulin

De l’huile à friture pour l’aubergine
deux cuillerées à soupe d’huile
une gousse d’ail
une cuillerée à café de gingembre frais
un peu de sauce piquante (du Tabasco par exemple)
deux oignons frais, coupés en rondelles de 5 cm
une à deux cuillerées de caramel

Pour la sauce:
3 cuillerées à soupe de sauce de soja
2 cuillerées à soupe de vin blanc
1 cuillerée à soupe de vinaigre
1 cuillerée à café de sucre
sel, poivre

Préparation:

  1. Couper l’aubergine dans le sens de la longueur en lamelles de 1 cm d’épaisseur.
  2. Émincer la viande.
  3. Mélanger les ingrédients de la marinade et laisser la viande mariner quelques heures.
  4. Mélanger les ingrédients de la sauce dans un bol.
  5. Mettre l’huile à chauffer et faire frire les lamelles d’aubergines pendant 3 minutes environ. Retirer et laisser dégorger dans une passoire.
  6. Dans une grande poêle (ou un wok), faire sauter rapidement les deux cuillerées à soupe d’huile avec l’ail, le gingembre, la sauce piquante et l’oignon.
  7. Ajouter la viande marinée et faire sauter 2 à 3 minutes avant d’ajouter les lamelles d’aubergine frites et le caramel. Bien mélanger.
  8. Ajouter alors la sauce, porter rapidement à ébullition et servir chaud sans attendre.

BON APPETIT!

Beteavon!

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