NOUVELLES ÉCONOMIQUES
2001 a été l'année la plus sombre dans l'histoire de l'économie israélienne depuis 1953, dernière année de la période d'austérité intitulée « Tsenah». Les principales raisons de cette récession sont la crise économique mondiale et la détérioration de la situation sécuritaire depuis l'éruption de l'intifada El-Aqsa, en septembre 2000. Ci-dessous, quelques faits et chiffres:
Taux de croissance : moins 0,5%
Produit national brut par habitant : diminution de 2,9%, contre une hausse de 3,6% en l'an 2000
Revenus commerciaux : chute de 2,1%
Production industrielle : baisse de 4,8%
Bâtiment : moins 10,5%
Exportations : baisse de 13,1%
Investissements : moins 8,9%
Invertissements dans l'immobilier (résidentiel) : moins 15,8%
Consommation des particuliers : hausse de 3,1% contre 6,6% en l'an 2000
Taux de chômage : hausse de 9%
Productivité du travail: augmentation de 0,3% seulement.
L'année 2002 débute sans le vote par la Knesset du budget de l'État. Mise en place d'un budget temporaire.
Le dollar US a atteint un taux record de change : 4,49 shekels, soit une hausse de 9,3% pour l'année 2001.
Pertes des valeurs boursières : l'indice Tel-Aviv-100 a chuté de 8,6% en 2001. Les valeurs les plus atteintes sont dans la cimenterie (- 64%). La hausse record de l'année a été atteinte par la société Ritlix, avec 66% d'augmentation.
En novembre dernier, les résidents étrangers en Israël ont effectué des retraits de devises équivalents à 178 millions de dollars; en octobre 2001, 52 millions, alors qu'au troisième trimestre 2001, ils avaient effectué des dépôts de 487 millions de dollars, et au second trimestre ils avaient déposé 1906 millions de dollars.
La société israélienne Liberty Properties a récemment fait l'acquisition d'un complexe de bureaux à Prague. Montant de la transaction: 79 millions de shekels. Les locaux sont loués à des sociétés commerciales. Revenus escomptés des loyers: 7 millions de shekels par an. Liberty Properties possède et gère des biens, lance et développe des projets immobiliers, vend et loue des centres commerciaux.
La société Yaacov Engel poursuit ses achats à l'étranger. Après avoir investi des centaines de millions de dollars dans des projets de construction en Europe, elle a récemment fait l'acquisition d'un vaste ensemble de locaux commerciaux à Montréal pour la somme de 13,4 millions de dollars canadiens. Dans ce complexe, situé rue Sainte Catherine, en plein cœur de la ville, se trouve le siège de la Banque de Montréal.
La société israélienne Azimuth Technologies a récemment vendu au ministère turc de la Défense des systèmes de repérage de cibles et de collecte d'informations à usage militaire. Azimuth conçoit des systèmes de navigation et de contrôle aérien, ainsi que des équipements de mesure optique à usage civil et militaire.
La société israélienne Clicksoftwood, cotée au Nasdaq, va livrer à la grande firme australienne de télécommunications « Telstra» des systèmes d'amélioration des services clientèle. Montant de la transaction : 7 millions de dollars US dans un premier temps. Clicksoftwood conçoit des solutions d'affectation de services temporisés destinés aux entreprises qui généralement envoient leur personnel de maintenance chez le client. Ces solutions comportent le séquençage de l'emploi du temps du personnel intervenant, le suivi sans-filaire en temps réel, la résolution des problèmes, le planning à court terme du personnel et à long terme des capacités de traitement, enfin l'analyse au jour le jour des résultats.
Telcor, fabricant israélien de blocs d'alimentation électrique pour les équipementiers en télécoms, va fournir à l'américain ALLIANT des blocs d'alimentation destinés à l'aéronautique militaire. Ce contrat de 8 millions de dollars porte sur une durée de 4 ans. Les blocs israéliens serviront à alimenter le système d'urgence des appareils. Telcor a été choisi comme fournisseur exclusif de cet appareil, à la suite d'un appel d'offre et d'une étude qui a porté sur 12 mois.
IEC, la compagnie d'électricité israélienne, va acheter du gaz naturel pour 1,5 milliard de dollars dans le cadre du projet «Yam Tatis », propriété de la société américaine Semidan (47% des parts), le reste étant détenu par des sociétés israéliennes Avner Oil Exploration, Delek Drilling et Delek Investments. Ce contrat de 11 ans permettra d'alimenter une centrale thermique au gaz naturel à Ashdod (Eshkol) et des turbines à gaz à proximité de Ramleh (Gezer). Les quantités de gaz de ce projet s'élèveraient à 45 millions de mètres cubes.
PUBLICATIONS
UN HOMME INVISIBLE
Une nouvelle biographie : Shaul Avigour
Shaul Avigour (Meirov) occupa plusieurs fonctions clés dans les services israéliens de défense et de sécurité, dans les sections du peuplement du mouvement travailliste à l'époque du mandat britannique, puis au cours des deux premières décennies de l'État d'Israël. Mais, plus que toute chose, il prit, pendant cette période, une part active au sauvetage des Juifs de pays démunis, contribuant à l'organisation de leur transport et veillant à leur intégration en Israël. Ordonnateur de l'immigration illégale sous le mandat britannique, il dirigea pendant les années cinquante et soixante l'organisation clandestine «Nativ » qui entretenaient des liens secrets avec les Juifs d'Union soviétique et des pays de l'Est. Nativ fut pour Avigour le sommet d'une carrière riche en aventures et en rebondissements. Sur l'homme, le poète Nathan Alterman écrivit un jour : «Shaul était à la fois invisible et partout présent. »
Il n'avait acquis aucune spécialité formelle dans les nombreux domaines qu'il orchestrait. Ni soldat, ni armateur, ni marchand d'armes, encore moins diplomate. Pas plus qu'il n'était doué pour la rhétorique, ni connu pour ses capacités d'analyse. Et pourtant, il était parvenu à concentrer dans ses mains un pouvoir impressionnant et savait spontanément en imposer à ses interlocuteurs et à ses subordonnés, qui lui obéissaient au doigt et à l'œil.
Son secret : son honnêteté à toute épreuve, sa fiabilité et son obstination à parvenir à ses fins. Il se dégageait de sa personnalité beaucoup d'autorité morale. Pour tous, il représentait l'idéal, le consensus sioniste. Ceux qui le côtoyaient savaient que ses décisions reposaient sur des valeurs morales indiscutables, qu'elles n'étaient jamais inspirées par des considérations personnelles. Les mots «Shaul a dit… » venaient fréquemment clore débats et différends entre ceux qui travaillaient sous ses ordres.
Un homme typique de sa génération, motivé par l'action, soutenu par son idéal. Il considérait sa propre existence comme faisant partie intégrante de la renaissance du peuple juif en terre d'Israël et entendait que ce fut le cas de tous ses contemporains, cette génération de pionniers purs et durs, qui avaient délibérément choisi un style de vie quasiment ascétique.
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