Agenda-English

Vol.2, no 1
7 janvier 2001
12 Tevet 5761

 

QUARANTE-CINQ ISRAéLIENS TUéS DEPUIS LE DéBUT DES TROUBLES

L’ÉMISSAIRE DE BARAK CHARGÉ D’INTERPRÉTER LE «OUI, MAIS...» D’ARAFAT

L’ADMINISTRATION AMéRICAINE S’EFFORCE DE PARVENIR à UN ACCORD BARAK-ARAFAT AVANT LA FIN DU MANDAT DE BILL CLINTON

Dans cette édition:
Appel à la libération des soldats enlevés
L’aliya - existentielle en Israël
Les dangers du «droit au retour» des Palestiniens
Taglit 2001
Le terrorisme palestinien
Le plan par étapes de l’OLP
Bilan du travail des délégués
Des croix gammées dans la forêt de Jérusalem
Au Forum israélien
Un chabbat paisible
Savez-vous que...
L’identité juive enseignée aux Juifs de la CEI
L’attachement à Israël des Juifs américains
Un gouverneur juif en Russie
Une semaine en Israël
Publications
La chorale d’enfants éthiopiens
Le judaïsme irakien
La recette de la semaine

Maquette de bus israélien incendiée par des militants du Hamas



Le Cabinet restreint israélien est censé se prononcer sur la pertinence de la poursuite des pourparlers de Washington, dont le but est de parvenir à un accord avec Arafat et à une accalmie des attentats avant la fin du mandat de Clinton. Cette décision est fonction du rapport attendu de l’envoyé spécial, Guilad Sher, arrivé dans la capitale américaine jeudi dernier pour procéder à l’analyse des intentions d’Arafat concernant les propositions présentées la semaine dernière par le président américain. En Israël, les partis d’opposition s’opposent catégoriquement à la poursuite des pourparlers à la veille des prochaines élections. De façon générale, les critiques se multiplient en Israël concernant la légitimité de négociations menées par le Premier ministre démissionnaire dans le climat de violence actuel. Ainsi, Elyakim Rubinstein, le conseiller juridique du gouvernement, n’a pas hésité à exprimer ses réserves quant à cette légitimité, et l’ancien président de l’État, Ezer Weizman, a récemment annoncé qu’il soutiendrait la candidature d’Ariel Sharon.

Lundi prochain est prévue une grande manifestation contre un éventuel renoncement à la souveraineté israélienne sur le mont du Temple et sur certains quartiers de Vieille Ville. Les manifestants entendent également dénoncer les pressions exercées par les Palestiniens en vue de la reconnaissance du droit au retour des réfugiés à l’intérieur de la «ligne verte», exigence qui menace la majorité démographique juive en Israël.

Depuis Hanoukka, cinq Israéliens ont été tués au cours d’attentats, ce qui porte à 45 le nombre de victimes israéliennes depuis le début des troubles, fin septembre 2000. Parmi les morts, deux soldats récemment immigrés en Israël: le capitaine Gad Marsha, originaire d’Éthiopie, et le sergent major Jonathan Wermollen, originaire de Hollande. Les trois autres sont Eliyahou Cohen de Modiin, Benjamin Zeev Kahana, fils du rabbin Méir Kahana et son épouse Talia, tués au cours d’une embuscade dans les territoires. Signalons que 50 personnes ont été blessées au cours des deux dernières semaines, dont 10 grièvement, suite à des tirs ou à des attentats sur des routes longeant ou contournant des villages arabes. L’une des cibles palestiniennes les plus fréquentes ces derniers jours est la route Jérusalem-Modiin, principale alternative à l’autoroute numéro 1 reliant Jérusalem à Tel-Aviv.

Pour l’heure, en dépit des promesses de cessez-le-feu faites par Arafat au président Clinton, rien ne laisse augurer que des instructions aient été données dans ce sens par l’Autorité palestinienne à ses forces armées.

Dans cette édition:

L’AGENCE JUIVE AUX COMMUNAUTéS JUIVES DE DIASPORA:

«FAITES PRESSION SUR LES RESPONSABLES POLITIQUES DE VOS PAYS POUR HÂTER LA LIBÉRATION DES SOLDATS PRIS EN OTAGES»

Amos Hermon, président de la Commission à l’éducation de l’Agence Juive, chargé de la coordination des activités de l’Agence Juive et des communautés de l’étranger concernant les soldats enlevés et retenus en otages, a récemment lancé un appel aux dirigeants juifs de Diaspora. S’adressant également aux délégués de l’Agence Juive dans tous les pays du monde, Amos Hermon préconise l’organisation de manifestations et l’exercice de pressions en vue de la libération des soldats kidnappés par des forces ennemies.

Cet appel de l’Agence Juive a été initié par le président Sallaï Meridor, suite à un entretien avec les familles des victimes, au cours duquel est apparu le besoin de coordination entre toutes les instances impliquées: communautés, organisations juives et universités, écoles et mouvements de jeunesse, tous ont accepté d’inscrire cet appel dans leurs activités pour la fête du miracle de Hanoukka, proche cette année de Noël et de l’Id el-Fitr qui clot le Ramadan.

Ci-dessous la liste des activités organisées la semaine dernière conjointement avec le président de la Commission à l’éducation de l’Agence Juive:

  • Des dizaines de communautés juives du monde entier ont simultanément allumé la cinquième bougie de Hanoukka avec les familles des soldats disparus et les représentants de l’Union nationale des étudiants israéliens au Musée de Tel-Aviv.

  • Le mouvement de jeunesse «Young Judea» aux États-Unis a pris l’initiative d’une cérémonie spéciale au cours de laquelle la biographie de chacun des soldats kidnappés a été évoquée, avant d’être diffusée dans toutes les communautés et organisations juives nord-américaines.

  • Les membres des mouvements de jeunesse juifs des États-Unis ont organisé des rencontres et signé des pétitions qu’ils ont présentées aux membres du Congrès américain. 1400 jeunes Juifs se sont réunis à Boston, ont recueilli les signatures d’habitants de la ville et envoyé cette pétition partout aux États-Unis.

  • Au Canada, les dirigeants de tous les courants religieux ont lancé un appel aux communautés juives de ce pays. Le 18 janvier, un grand rallye est prévu à Toronto en présence du ministre canadien de la Défense et du maire de la ville. Une pétition signée par des écoles juives et des synagogues de tout le pays va être adressée au président américain, au Secrétaire général de l’ONU et aux dirigeants de la Croix-Rouge.

  • En Australie, des centaines de jeunes participants à des camps d’été à Melbourne et Sydney, ont pris part à des cérémonies de Hanoukka au cours desquelles a été évoqué la prise en otage de soldats israéliens.

  • En Amérique latine - en Argentine, au Brésil et en Uruguay - des milliers de jeunes participent à l’heure actuelle à des camps d’été. Dans les villes proches de ces camps, ont été organisées des défilés et des cérémonies de Hanoukka. Au Chili, l’allumage des bougies de Hanoukka s’est déroulé dans le centre de la capitale en présence de 500 membres de la communauté juive. Le troisième soir de fête, les bougies ont été allumées à l’ambassade d’Israël en présence d’ambassadeurs de pays étrangers, de représentants des mouvements de jeunesse et de responsables de la Fédération sioniste chilienne.

  • À Paris, 1500 membres de mouvements de jeunesse juifs et élèves des écoles juives ont allumé la première bougie au pied de la Tour Eiffel, en présence du rabbin Messas et du grand-rabbin de France, Joseph Sitruk, qui ont prononcé des allocutions émouvantes à cette occasion. Étudiants et membres des mouvements de jeunesse juifs de France prévoient l’organisation de retraites aux flambeaux dans les camps d’hiver de la communauté juive de France, ainsi que la diffusion d’information sur l’enlèvement des soldats de Tsahal dans toutes les grandes villes de France.

  • Dans les pays de la CEI, des dizaines de milliers d’élèves des oulpanim de l’Agence Juive et de participants aux camps d’hiver de l’Agence Juive, ont allumé les bougies de Hanoukka et retracé les événements qui ont débouché sur l’enlèvement des soldats à la frontière libanaise, des soldats disparus au cours des combats de Sultan Yaacoub, et de Ron Arad. Sous la direction d’Eli Yitzhaki, chef de la délégation de l’Agence Juive en Ukraine, a été organisé un happening à Kiev auquel ont participé 1500 personnes, dont le rav Bleich, grand-rabbin d’Ukraine.

  • À Odessa, Kharkov, Cherkassy et Dniepropetrovsk, 2000 élèves des oulpanim de l’Agence Juive ont pris part aux cérémonies de Hanoukka. À la fin de la semaine de fête, des milliers de personnes se sont rendues à Chernovitz et Lvov pour assister aux cérémonies de Hanoukka et suivre les discours prononcés par les délégués de l’Agence Juive.

  • À Moscou, 1000 personnes se sont réunies dans la salle du Méridien pour l’allumage de la septième bougie. Karol Ungar, chef de la délégation de l’Agence Juive en Russie, les grands-rabbins Lazar et Shayevich et le Pr Chlenov, président de la communauté, ont lancé un appel au gouvernement russe et au ministre de la Défense en visite en Iran, préconisant une aide humanitaire au profit des soldats israéliens kidnappés.

Ajoutons que le Département de l’éducation de l’Agence Juive a ouvert un site Internet qui fournit toutes les informations disponibles sur ces soldats à l’adresse:
http://www.jazo-ed.org.il/actual/#people


Soldates de Tsahal arborant un ruban bleu en signe de solidarité avec les soldats israéliens enlevés par les forces ennemies

Dans cette édition:

LE PRéSIDENT DE L’AGENCE JUIVE à LA CONVENTION DES ORGANISATIONS D’IMMIGRANTS:

«L’ALIYA EST EXISTENTIELLE»

«En Israël, le taux de natalité de la population non juive est supérieur à celui de la population juive; sans immigration, les Juifs risquent de devenir minoritaires dans leur propre pays. L’aliya est par conséquent un besoin existentiel de l’État d’Israël, elle garantit le maintien d’un pays juif et démocratique. L’immigration représente l’infrastructure fondamentale de l’État d’Israël. Même dans l’adversité, la réponse sioniste aux attaques contre nous est l’accroissement de l’aliya.» C’est dans ces termes que Sallaï Meridor, président de l’Agence Juive, s’est adressé à la convention nationale des Organisations d’immigrants qui s’est tenue à l’hôtel Shalom de Jérusalem.

Première de son genre, cette convention a attiré plus de 150 dirigeants d’une centaine d’associations d’immigrants et d’organisations juives de l’étranger, des pays de la CEI en particulier. Elle a été parrainée par l’Agence Juive et le ministère de l’Intégration dans le but d’établir un comité directeur chapeautant toutes les instances chargées de l’immigration et de l’intégration des immigrants en Israël, et de former une nouvelle génération de leaders parmi ces derniers. Ce comité directeur contribuera à étayer l’efficacité du travail effectué par les instances officielles chargées de l’intégration des immigrants.

Sallaï Meridor a demandé aux associations d’immigrants de promouvoir l’aliya de membres de leurs communautés d’origine, parallèlement à leurs activités au profit de l’insertion des immigrants en Israël. Il a également préconisé que le gouvernement et la société d’Israël accordent à l’aliya une place privilégiée dans l’ordre des priorités nationales.

Soulignons qu’en l’an 2000, l’Agence Juive a alloué plus de 12 millions de shekels aux 24 associations d’immigrants qui se chargent de faciliter l’intégration initiale des olim en Israël.

Dans cette édition:

LES DIRIGEANTS DE L’AGENCE JUIVE AUX HABITANTS DES LOCALITéS DE GALILéE:

«L’INSTALLATION DE RÉFUGIÉS PALESTINIENS MENACE L’AVENIR D’ISRAËL»

Les dirigeants de l’Agence Juive et les responsables des localités de la région septentrionale d’Israël ont demandé au gouvernement de ne pas s’engager à intégrer des réfugiés palestiniens en Galilée, mesure qui constituerait un danger réel pour cette région. Un appel dans ce sens a été lancé au terme d’entretiens entre les dirigeants de l’Agence Juive et des localités juives de Galilée, entretiens destinés à renforcer la population juive de cette région.

Les participants aux entretiens ont également préconisé que la Direction des domaines réduise le prix des terrains afin d’encourager l’installation de Juifs dans la région. Une attention spéciale a été accordée aux efforts conjoints prévus par l’Agence Juive et les autorités locales pour faciliter l’intégration des immigrants. Ces efforts se traduiront dès le mois prochain, grâce à la collaboration étroite instaurée entre les instances locales, les employeurs potentiels et les organisations volontaires de Galilée.

Selon Sallaï Meridor, l’ordre des priorités nationales d’Israël doit être redéfini. La reconnaissance des droits de l’Agence Juive par la Direction des domaines va faciliter le renouvellement des investissements à visée sioniste, notamment au profit du peuplement de la Galilée.

Le trésorier Chaim Chesler a souligné que l’Agence Juive s’efforce depuis de longues années d’encourager et de soutenir la population juive de Galilée. Dans ce but, elle a créé des localités et initié le projet Partnership 2000 de partenariat entre les communautés juives de l’étranger et les localités juives d’Israël.

Ont pris part à ces entretiens: Arieh Ariav, maire de Nazareth-Ilit; le Dr Shmaryahou Biran, maire d’Acre; Erez Kreizler, président du conseil régional de Misgav; Eitan Broshi, président du conseil régional d’Emek Yezreel; le général de réserve Zvi Brick, coordonnateur en Galilée. L’Agence Juive était représentée par son président et son trésorier, ainsi que par Paula Edelstein, directrice du Comité israélien; Aaron Abramovich, directeur général; Méir Nitzan, directeur général du Département israélien; enfin Ofra Friedman, directrice de la région.

L’Agence Juive entend agir conjointement avec le gouvernement et les autorités municipales pour intensifier la prise de conscience du public juif et israélien concernant les défis et les problèmes liés au développement de la Galilée. Notons que la Galilée occupe une place privilégiée dans les donations effectuées par des Juifs pour renforcer le peuplement de cette région d’Israël.

Dans cette édition:

«TAGLIT 2001»: 10 000 éTUDIANTS JUIFS DE 21 PAYS SONT ATTENDUS EN ISRAëL

Une cinquantaine de vols transporteront en Israël les 10 000 étudiants juifs attendus mi-février en Israël, un chiffre record du programme Taglit, dont l’ambition est de permettre à de jeunes Juifs de 18 à 26 ans qui n’ont jamais eu l’occasion de se rendre en Israël en voyage organisé, de faire connaissance avec la patrie du peuple juif et d’affermir leur identité.

Ils viendront d’Europe, des États-Unis, du Canada, d’Amérique du Sud et d’Australie. Les deux groupes en provenance des pays de la CEI - soit quelque 600 étudiants - viendront essentiellement de Russie, d’Ukraine, de Géorgie, d’Ouzbékistan, de Biélorussie, de Moldavie, de Lituanie, de Lettonie et d’Azerbaïdjan. Une centaine d’étudiants juifs originaires d’ex-Union soviétique et installés en Allemagne participeront également à ce voyage.

Les étudiants passeront une dizaine de jours en Israël où ils seront accompagnés par un millier de moniteurs israéliens. Les activités prévues au programme incluent l’acquisition de valeurs juives et sionistes, ainsi que des cours sur la Shoah et la société israélienne contemporaine. Ils visiteront des sites juifs et s’entretiendront avec des Israéliens de leur âge, étudiants, soldats et immigrants récemment arrivés en Israël.

«Taglit» est une initiative de deux philanthropes juifs, Charles Bronfman et Michaël Steinhardt, qui ont rallié quatorze autres grands donateurs juifs à cette cause. Le projet a été mis en place en réaction aux deux principaux dangers qui menacent les relations entre Israël et la Diaspora: d’une part l’assimilation des jeunes Juifs à la culture ambiante de leurs pays respectifs, voire l’apathie et l’indifférence à l’égard d’Israël; d’autre part l’incompréhension dont témoignent les Israéliens à l’égard de leurs coreligionnaires de Diaspora.

Il y a dans le monde environ 1, 2 millions de lycéens et d’étudiants juifs qui sont pour la plupart totalement éloignés du judaïsme et d’Israël. Le quart seulement d’entre eux fréquentent des établissements éducatifs juifs. Les recherches prouvent que le fait de passer quelques jours ou quelques semaines en Israël crée, chez les jeunes Juifs, des liens beaucoup plus étroits avec le judaïsme et suscite en eux le désir de s’impliquer dans les activités de leur communauté.

Le projet a été lancé en décembre 1999, au profit de 800 étudiants originaires de 15 pays, soit cinq fois plus que le nombre de ceux qui se rendaient en Israël avant la création de ce projet. Une preuve supplémentaire de sa pertinence.

Dans cette édition:

LE PORTE-PAROLE DE TSAHAL:

LES ACTIVITÉS TERRORISTES DU FATAH SONT MENÉES SOUS L’ÉGIDE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE

Avec l’approbation de l’Autorité palestinienne, le Fatah a fait défiler plusieurs dizaines de ses effectifs, armés jusqu’aux dents, au centre de Ramallah le 24 décembre dernier, pour marquer l’anniversaire de sa création. Visages masqués, les activistes rassemblés à l’école Faradanz, se sont dirigés, en compagnie de centaines d’habitants de la ville, vers la place Manarah. Là ont été prononcés des discours ponctués de coups de feu préconisant la poursuite de l’intifada (Alhiya al-Jadida, 25 décembre).

En décembre 2000 a pris fin un cours militaire de 45 jours intitulé «Les martyrs de l’intifada El-Aksa». 800 activistes du Fatah (sélectionnés parmi 5000 volontaires de 18 à 24 ans) y ont participé. Les hauts responsables du Fatah et les dirigeants des services palestiniens de sécurité palestinienne étaient présents à la cérémonie de fin de cours, au cours de laquelle les combattants frais émoulus ont fait les preuves de leur bravoure et de leur dextérité. Des cours de préparation militaire du même genre sont prévus dans toute la bande de Gaza.

L’Autorité palestinienne continue de légitimer les prétendues «activités militaires» du Fatah menées par des moyens terroristes contre des soldats de Tsahal et des localités israéliennes.

Dans cette édition:

Un aveu de l’idéologue du Fatah: l’intifada El-Aksa s’incrit dans la stratégie globale de l’OLP

Au cours d’une assemblée tenue au Club de l’idéologie et du dialogue national de Ramallah le 17 novembre dernier, Sahar Habash («Abu Nazar»), membre influent du Comité central de l’OLP et l’un des principaux idéologues de cette organisation, a prononcé un discours intitulé «Pierres de soubassement pour la poursuite de l’intifada, jusqu’à la victoire finale.» Ces «pierres» sont, selon l’orateur, les suivantes:

1. L’attitude cohérente et le consensus de tous les segments du peuple palestinien concernant Jérusalem, l’indépendance de la Palestine et le droit au retour des réfugiés.

2. «L’union nationale - afin d’éviter les différends internes qui se soldent par des conflits dont tire profit l’ennemi israélien.»

3. L’approvisionnement en nourriture et en matériaux de base, pour pallier la clôture des territoires par Israël.

4. La répartition équitable des allocations entre les diverses organisations.

5. Les rouages de l’Autorité palestinienne doivent servir les masses palestiniennes qui mènent le combat pour défendre leurs positions aux pourparlers de paix. La poursuite de l’intifada se traduira par l’évacuation forcée des territoires occupés, par le démantèlement des colonies juives et par la reconnaissance d’un État palestinien, avec Jérusalem pour capitale.

6. Le maintien d’une vie normale, notamment en matière éducative, pour éviter des souffrances au peuple palestinien, comme ce fut le cas au cours de la précédente intifada.

7. Le principe d’une intifada globale, impliquant simultanément ou séparément, tous les secteurs palestiniens, notamment le secteur rural. «Les troubles doivent atteindre les colonies juives et les routes qui y mènent, afin de prouver au gouvernement israélien que nous sommes capables de porter atteinte à ceux qui les empruntent.»

Et Habash d’ajouter: «L’intifada se manifeste aussi par des moyens qui ne contredisent pas nécessairement les positions fondamentales de l’Autorité palestiniennes, ni la poursuite des négociations... À ce stade, il est vital pour nous de réaliser nos objectifs ponctuels: l’établissement d’un État indépendant ayant Jérusalem pour capitale, sur les frontières du 4 juin [1967], débouchant à terme sur un État démocratique palestinien couvrant la totalité de notre territoire national. À mon sens, les conditions ne sont pas encore réunies pour envisager une révolution destinée à libérer la totalité de notre territoire. Les faits prouvent pour l’heure que la ténacité manifestée par les Palestiniens, les Arabes et les Islamistes s’est soldée par l’établissement d’une entité palestinienne sur une partie de nos terres. Elle contribuera à l’avenir au renforcement de l’Autorité palestinienne, un rempart contre le projet sioniste qui entend conquérir tout le Proche-Orient. Le futur État palestinien sera la première pierre abattue dans le processus de démantèlement du projet sioniste.»

Dans cette édition:

CHESLER AUX DéLéGUéS DE L’AGENCE JUIVE: VOUS êTES LES AMBASSADEURS DU PEUPLE JUIF AUPRèS DE LA SOCIéTé ISRAéLIENNE

RÉUNION À SHEFAYIM DE 150 DÉLÉGUÉS RENTRÉS DE 20 PAYS

Le trésorier de l’Agence Juive, Chaim Chesler, a demandé aux délégués rentrés de mission à l’étranger d’être les ambassadeurs du peuple juif dans la société israélienne: «Vous êtes le plus grand atout de l’Agence Juive, et je suis certain que nous continuerons à travailler ensemble au resserrement des liens entre le peuple juif et l’État d’Israël, et à garantir l’avenir du peuple juif. A l’étranger, vous étiez les émissaires du sionisme; en Israël, vous devez être les ambassadeurs du peuple juif.» Chesler s’est adressé aux délégués rentrés de l’étranger au cours d’une réunion organisée à Shefayim à laquelle assistaient plus de 150 émissaires de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste.

Yohanan Simon, chef des délégués de l’Agence Juive, a affirmé que son organisation entend maintenir des contacts réguliers avec tous les anciens délégués, afin de promouvoir des activités communes auxquelles prendront part les centaines de femmes et d’hommes qui l’ont représentée dans tous les pays du monde.

Les délégués de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste encouragent l’immigration en Israël, œuvrent au renforcement de l’éducation juive et sioniste, enseignent l’hébreu et les traditions juives, et créent des partenariats entre Israël et les communautés juives de Diaspora.

Dans cette édition:

DES CROIX GAMMÉES SUR DES PLAQUES COMMÉMORATIVES DE LA FORÊT DE JÉRUSALEM

Le Keren Kayemet a récemment déposé une plainte à la police dénonçant les croix gammées graffitées sur des plaques commémoratives de la forêt de Jérusalem, dans le bosquet de la Haganah qui surplombe le Centre Zippori. L’incident a été rapporté par le centre d’information du Keren Kayemet, Kav Layaar.

Selon les gardes forestiers du Keren Kayemet, il s’agit d’un acte de vandalisme perpétré au cours du week-end dernier. Le nettoyage est en cours.

Dans cette édition:

DE JEUNES LEADERS AMÉRICAINS INVITÉS PAR LE FORUM ISRAÉLIEN

Cette semaine, 70 membres du cabinet du Young Leadership de l’Union des communautés juives américaines arriveront en Israël dans le cadre d’une mission de solidarité qui examinera la coexistence judéo-arabe et le secteur économique et industriel israélien, au cours d’un voyage d’étude concocté spécialement pour eux par le Forum israélien.

Les jeunes leaders seront divisés en deux groupes: un groupe focalisé sur les technologies de pointe et un groupe d’étude. Le premier rendra visite à des start-ups en communications et en technologies bio-médicales dans les zones industrielles de Petah-Tikva et de Tel-Hachomer; les membres de ce groupe seront également informés des percées effectuées dans tous les domaines des industries de pointe par des spécialistes. Le second visitera le centre communautaire judéo-arabe de Jaffa, unique en son genre en Israël; il étudiera également les projets éducatifs et culturels communs aux deux communautés. Les deux groupes se retrouveront ensuite pour des débats sur les moyens de resserrer les liens entre le Forum israélien et le Young Leadership américain.

Le Forum israélien est une organisation apolitique créée en 1985 par l’Agence Juive pour œuvrer au rapprochement des Juifs de Diaspora et des Israéliens. Ses membres sont représentants de tous les âges, de toutes les professions, de toutes les opinions et de tous les genres de vie. Zvi Ramot, son président, souligne que le Forum mène divers projets destinés à promouvoir un dialogue créatif entre Israéliens et Juifs de l’étranger. Au nombre de ces projets: «Reout», qui se consacre à l’intégration d’immigrants; «Gesher», qui tisse des liens entre des étudiants juifs de l’étranger et des sociétés commerciales israéliennes; «Otsma», qui prévoit des séjours d’un an de volontariat en Israël pour étudiants nord-américains.

Les membres du Young Leadership américains feront partie de l’une des plus grandes missions de solidarité à laquelle vont prendre part quelque 800 Juifs de tous les États américains. Leur circuit, organisé par l’Union des communautés juives américaines et l’Agence Juive, prévoit également la visite de localités israéliennes engagées dans des relations de partenariat avec des communautés juives américaines.

«ESPRIT ISRAÉLIEN», HIGH TECH ET POTACHES

Dans le cadre d’une initiative prise par la campagne Harouah haisraelit («L’esprit israélien») pour resserrer les liens entre le secteur industriel et la société israélienne, les sociétés Intel-Israël et Harmonic Data Systems (fabricant de systèmes Internet par satellite) a organisé cette année des fêtes de Hanoukka pour les pensionnaires des villages d’enfants de Kiriat Yearim et de Neve Michaël. Les employés de ces sociétés ont activement participé aux activités: jeux, karaoke, ateliers, spectacles d’artistes et remise de cadeaux.

Ces villages regroupent des enfants et des adolescents à risque ou issus de familles nécessiteuses. Certains sont orphelins ou ont été abandonnés par leurs parents, et proviennent de milieux où la violence domestique, la drogue, la boisson et les abus sexuels sont la norme.

La campagne «Esprit israélien» initiée par l’Agence Juive et le Keren Hayessod, se consacre à promouvoir des projets à finalité sociale. Cette année, elle a recueilli des fonds en provenance du public israélien et de sociétés commerciales, telles Intel et Harmonic, au profit d’enfants de milieux défavorisés qui poursuivent leur scolarité dans ces pensionnats.

Dans cette édition:

UN WEEK-END PAISIBLE À NITSANA

Le village de jeunes de Nitsana (géré par l’Aliya des Jeunes de l’Agence Juive) reçoit depuis plusieurs semaines des habitants des localités juives de Judée-Samarie, qui y passent un week-end paisible, loin de la menace d’attentats terroristes.

L’équipe du village met au point des programmes spéciaux pour ces familles: visite aux thermes de Neve Midbar, randonnées à dos d’âne, à pied ou à bicyclette, et activités ludiques pour parents et enfants.

En retour, le village de jeunes de Nitsana reçoit des dizaines de lettres de remerciements pour la générosité, la variété des activités et l’atmosphère de détente particulièrement précieuse pour ces familles qui vivent dans un état de tension perpétuelle depuis plus de trois mois.

Le village de Nitsana héberge des immigrants qui suivent des cours spéciaux, organise des séminaires pour lycéens et jeunes Juifs de l’étranger, et des cycles d’informatique et de technologie pour les élèves des localités de développement de la région.

Dans cette édition:

SAVEZ-VOUS QUE...

  • 38 élèves de seconde de lycées sud-africains ont passé trois mois en Israël, où ils ont suivi des cours d’hébreu et de judaïsme, et participé à des excursions dans tout le pays. «L’oulpan sud-africain» est un projet du Département de l’éducation juive et sioniste de l’Agence Juive.

  • 19 000 dollars US: c’est le montant de l’allocation de l’Agence Juive au profit d’un programme éducatif sur la prévention du sida dans les lycées israéliens.

  • 1,5 million de dollars US: c’est le budget alloué par l’Agence Juive pour renforcer l’identité juive d’immigrants potentiels des pays de la CEI.

  • 8590 lauréats des établissements secondaires de l’Aliyat Hanoar ont achevé leurs études secondaires et effectuent à l’heure actuelle leur service militaire. Des scores supérieurs à la moyenne nationale.

  • 498 immigrants sont arrivés en Israël la semaine dernière, dont 336 de la CEI. Les autres sont originaires de France, du Brésil, d’Argentine, d’Angleterre, d’Afrique du Sud, d’Australie, des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Autriche, des États-Unis, du Canada et d’Éthiopie.

Dans cette édition:

LES COURS D’IDENTITÉ JUIVE DANS LES PAYS DE LA CEI

DES CHIFFRES IMPRESSIONNANTS

Une première promotion de candidats à l’immigration en Israël des pays de la CEI a récemment achevé un cycle d’études juives organisé par l’Agence Juive. 18 000 personnes suivent actuellement des cours du même genre en Russie, Ukraine, Biélorussie et Moldavie.

30 000 autres sont prévues en 2001, notamment, et pour la première fois, dans les républiques d’Asie centrale, dans le Caucase méridional et dans les pays baltes.

Les cours d’identité juive, répartis sur une centaine d’heures par an, sont dispensés en oulpan. Leur objectif: instruire les Juifs de l’ex-Union soviétique, coupés pendant des décennies de leurs traditions sous le régime communiste, et faciliter leur insertion dans la société israélienne après leur aliya. Les diplômés de ces cours sont crédités en conséquence, en particulier ceux qui ne sont pas considérés comme Juifs par la Halakha mais qui bénéficient des dispositions de la Loi du retour.

20 000 personnes font l’apprentissage de l’hébreu dans les 316 oulpanim de l’Agence Juive ouverts dans tous les pays de la CEI. Quelque 7000 adolescents et étudiants sont inscrits aux programmes éducatifs et culturels dispensés dans les 174 clubs de jeunes de l’Agence Juive.

En outre, 1600 jeunes gens et jeunes filles des pays de la CEI viennent poursuivre leurs études seuls en Israël sous l’égide des programmes de l’Agence Juive: «Naaleh», «Halom» (formation professionnelle) et «Selah».

Dans cette édition:

UNE ENQUêTE DU COMITé JUIF AMéRICAIN

DES LIENS SOLIDES AVEC ISRAËL, MAIS INDIFFÉRENCE À L’ÉGARD DES MARIAGES MIXTES

David Harris, directeur exécutif du Comité juif américain a récemment présenté les conclusions du rapport annuel de son organisation à la Convention d’Herzliya consacrée à l’examen des forces morales d’Israël. Ce rapport investigue les attitudes des Juifs américains concernant les principaux problèmes du judaïsme contemporain.

Selon cette enquête, 74% des personnes interrogées expriment des liens très puissants avec Israël, 58% d’entre elles n’ont toutefois jamais visité Israël, 90% taxent de très positives les relations israélo-américaines. 87% affirment leur désaccord concernant l’allégation selon laquelle «Israël n’a plus besoin du soutien financier du judaïsme américain». Si 42% se déclarent déçues par le taux de mariages mixtes, 40% des personnes interrogées s’avouent indifférentes à ces chiffres.

Pour plus d’information, consultez le site de l’American Jewish Committee: www.ajc.org

Dans cette édition:

ROMAN ABRAMOWITZ ÉLU GOUVERNEUR DE LA PROVINCE DE CHUKOTSKIY (RUSSIE)

Déjà député à la Douma, Roman Abramowitz, un homme d’affaires jeune et ambitieux d’origine juive, a récemment été élu gouverneur de la province de Chukotskiy, par plus de 91% des 32 000 bulletins de vote déposés par les habitants de cette province autonome du nord-est de la Russie.

Il a acquis sa réputation en 1999, au cours d’une controverse entre le Premier ministre Yevgueni Primakov et le magnat juif Boris Berezovsky, proche de la famille de l’ex-président Eltsine. La presse russe l’appelait «le trésorier de la famille présidentielle» et affirmait qu’il était le confident de Berezovsky et de la fille d’Elstine, Tatiana Diachenko.

Propriétaire de la quatrième société d’exploitation pétrolière de Russie, la «Sibneft», il détient une bonne partie des actions de la «Selebneft», la troisième société russe, et son empire s’étend aux gisements d’aluminium.

Il est actuellement en odeur de sainteté parmi les dirigeants russes, qui s’efforcent d’ignorer certains rapports du ministère russe des Finances alléguant que la Sibneft paie huit fois moins d’impôts que les sociétés concurrentes. En fait, ses pratiques sont couvertes par la réglementation russe qui cautionne certaines mesures préférentielles en matière de taxation. Selon le ministère des Finances, la Sibneft aurait échappé durant l’été 2000 au paiement de 90% de l’impôt sur ses revenus.

Roman Abramowitz est né en 1966 à Saratov, en Russie centrale. Selon sa carte d’identité, il est Ukrainien. Orphelin depuis son plus jeune âge, il a été élevé par son oncle à Moscou. Pendant ses études à l’Institut de pétrochimie - en pleine perestroïka - il fait, avec ses amis étudiants, une première tentative de création d’une société privée. Ces jeunes-là deviendront les dirigeants de la Sibneft. Il est à l’heure actuelle l’un des hommes d’affaires les plus riches de Russie. Selon les médias russes, il possèderait une dizaine de grandes sociétés, et des biens immobiliers atteignant la valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars, en Russie et à l’étranger.

La province de Chukotskiy, c’est l’autre bout du monde. Peuplée de 90 000 habitants, elle s’étend sur 737 700 mètres carrés. Le détroit de Bering la sépare de l’Alaska. Les eaux qui la baignent - la mer de Sibérie au nord-ouest et la mer de Bering à l’est - sont gelées la plus grande partie de l’année. Son climat est particulièrement rigoureux: de -15 à -39o en janvier, avec des records de -50o.

Les habitants de la région ont un besoin urgent d’investissements dans tous les domaines, les infrastructures étant dans un état de délabrement avancé. Le plus grand problème est l’approvisionnement de denrées de première nécessité en provenance de Russie centrale. Pas ou peu de bois et de charbon de chauffage, des hôpitaux qui manquent de tous les équipements indispensables, des écoles sans manuels scolaires, des usines, des mines et des carrières fermées, un taux de chômage inquiétant. Le tout sur fond de ressources naturelles particulièrement riches et diversifiées: pétrole, gaz, charbon et métaux. Selon les géologues, le sous-sol de la province renferme à lui seul 300 tonnes d’or (contre 400 pour tout le territoire de la Fédération russe).

Pourquoi cet homme d’affaires célèbre et en pleine ascension a-t-il choisi de représenter au parlement russe cette province démunie dont il est aussi le gouverneur ? Pour plusieurs raisons: les mauvaises langues affirment qu’il brigue en premier lieu l’immunité parlementaire pour couvrir ses fraudes fiscales, et que sa seule chance d’être élu à la tête d’une province était à Chukotskiy. Mais ce n’est certainement pas là sa seule motivation.

La Sibneft s’investit beaucoup au développement des ressources naturelles de Chukotskiy, d’autant qu’elle a acquis de l’expérience dans l’exploitation des gisements d’or de la région de Khavrobesk, une expérience qui sera mise à profit à Chukotskiy. Au cours de sa première année de député à la Douma, Abramowitz a fait la preuve que ses intentions de développer la région étaient sérieuses: ainsi, il a financé une colonie de vacances d’enfants de la province sur les rives de la mer Noire; il a assuré la livraison de matériaux de chauffage et a tenté de résoudre les problèmes vitaux de la population locale. Autant d’actions qui sont révélatrices de ses intentions, et du succès remporté par sa candidature auprès des habitants de la province de Chukotskiy.

Si le Kremlin s’efforce de réduire les pouvoirs des instances provinciales dans toute la Russie, ces dernières continuent toutefois d’exercer une influence déterminante sur leurs administrés. Certes, Abramowitz n’est sûrement pas un philanthrope, et les ressources naturelles de la région ne lui sont pas indifférentes: l’or, le pétrole, mais aussi la pêche, puisque la province, située à la frontière américaine et japonaise, possède un potentiel d’export-import non négligeable.

Des motivations économiques donc, mais politiques aussi. Car le poste de gouverneur d’une province possédant un tel potentiel peut servir à Abramowitz de tremplin pour investir l’arène politique russe. Il ne sera pas le seul Juif jeune et ambitieux à gravir les échelons du pouvoir en Russie. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les innombrables problèmes que posent en Russie leurs origines.

Dans cette édition:

UNE SEMAINE EN ISRAËL

La Knesset a approuvé à la majorité, en deuxième et troisième lecture, la proposition de loi déniant le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948 et 1967. 56 députés de tous les partis - à l’exception des partis arabes - ont voté pour, 12 contre et 3 abstentions. Cette proposition de loi prévoit que «les réfugiés ne pourront bénéficier du droit au retour qu’en cas de vote favorable et majoritaire à la Knesset», en d’autres termes dans le cas où 61 des 120 députés se prononceraient pour.


À la dernière minute - et dans le sillage de la décision du président Clinton - Israël décide de se joindre aux pays favorables à la mise en place d’un Tribunal international chargé de la poursuite des crimes contre l’humanité, malgré les positions contraires prises officiellement sur ce registre.


Moshé Katsav, qui s’est rendu dans plusieurs localités arabes la semaine dernière, a dû annuler sa visite à Taïbeh suite au refus officiel du maire de cette ville arabe de recevoir le président de l’État d’Israël. Réaction du président: cette attitude, révélatrice de la faiblesse du maire, porte essentiellement atteinte aux habitants de sa ville.


Shaul Mofaz, chef d’état-major, a récemment annoncé que les périodes de réserve seraient également effectuées par les soldates célibataires de Tsahal. Une mesure depuis longtemps encouragée par l’ancienne commandante des forces féminines de Tsahal, colonelle de réserve qui dirige à l’heure actuelle l’organisation féminine Na’amat.


Yasser Arafat a pénétré à Jérusalem la semaine dernière, pour la première fois depuis 1967: la nuit de Noël, après la messe de minuit à Bethléem, suite à un problème technique de l’hélicoptère qui devait le ramener à Gaza, les autorités palestiniennes ont demandé au Premier ministre Ehud Barak l’autorisation d’emprunter les artères de la ville. Tollé de certains Palestiniens qui n’ont pas manqué de rappeler à leur leader sa promesse de ne pas entrer à Jérusalem aussi longtemps que la ville sainte serait «occupée par Israël».


Des livres et des cartes de vœux d’une valeur totale de 40 000 shekels ont été envoyés aux enfants des localités juives menacées, sous l’égide de la Fondation américaine «Aisaf».


Quatre Israéliens âgés de 17 ans sont accusés de complicité dans une tentative d’obstruction des réseaux informatiques américains pendant la nuit de Noël. Ils ont été interrogés par la police locale sur la demande du FBI.


Le Mif’al hapaïs (loterie israélienne) veut s’essayer au casino ! Son directeur trouve regrettable en effet que les Israéliens dépensent 3,5 millions de shekels dans 150 casinos illégaux, alors que ces sommes pourraient revenir à une société publique et bénéficier à l’ensemble de la population. Ses chances de convaincre la Knesset sont minces, les partis religieux étant opposés à toute concession dans ce domaine.


Selon le Bureau national des statistiques, la population d’Israël atteint les 6,4 millions d’habitants à ce jour. 5,2 millions d’Israéliens sont Juifs, soit 81,4% de la population totale. En l’an 2000, 150 000 nouveaux citoyens sont venus s’ajouter à la population israélienne. Autre chiffre: 85% des immigrants arrivés en 2000 sont originaires des pays de la CEI.

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PUBLICATIONS

YEHUDA DOMINITZ: ALIYA ET MIGRATION

Yehuda Dominitz, qui occupa des postes-clés aux départements de l’immigration et de l’intégration de l’Agence Juive et prit une part active à la définition de ses grandes options, est l’auteur d’un ouvrage récemment publié par la maison d’édition de l’Organisation Sioniste Mondiale, la Zionist Library. Il y évoque les décisions prises par les institutions sionistes en matière d’aliya et de migration entre 1935 et 1961, années particulièrement critiques puisqu’elles couvrent la période qui précéda la Shoah et celle des premières années de l’État d’Israël.

La migration est un phénomène connu et éprouvé, qui n’est pas réservé aux Juifs. Elle se distingue de l’aliya, la «montée» en Terre d’Israël, seule patrie des Juifs. Les modèles d’aliya en Israël, hétérogènes et variables d’une période à l’autre, sont l’aboutissement de valeurs spirituelles, religieuses et nationales, voire la combinaison de tous ces facteurs.

Dans son ouvrage, Yehuda Dominitz investigue la migration des Juifs d’un pays à l’autre et leur immigration en Israël: celle des rescapés de la Shoah après la Deuxième Guerre mondiale, celle des Juifs du Maghreb pendant les années soixante et la migration de certains d’entre eux au Canada, les chiffres de l’immigration et de l’émigration des Juifs d’URSS pendant les années soixante-dix.

L’auteur concentre ses propos sur les décisions prises par les institutions sionistes au cours de la période analysée, sans oublier la lutte contre les autorités mandataires avant la création de l’État, les problèmes posés par l’immigration illégale, les débats portant sur les mécanismes de sélection et les conflits suscités par le traitement réservé aux immigrants.

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LA CHORALE DES PETITS ÉTHIOPIENS DU CENTRE D’INTÉGRATION DE MESSAVERET TSION

La chorale d’enfants éthiopiens du centre d’intégration de l’Agence Juive à Mevasseret Zion va se produire au Festival des jeunes talents du Théâtre de Jérusalem organisé par l’Association nationale des enfants d’immigrants de la CEI et par le Centre israélien de soutien aux enfants doués pour les arts.

Composée de jeunes Éthiopiens de 8 à 14 ans immigrés il y a moins d’un an et demi, cette chorale interprète depuis plusieurs mois des chants hébraïques et russes sous la direction de Rima Ochital, sa directrice musicale et du chef d’orchestre Yaakov Yunaiev.

UN FORUM DE DISCUSSION SUR L’ALIYA DES JUIFS ÉTHIOPIENS AU CENTRE D’INTÉGRATION DE MEVASSERET TSION

Aaron Abramovich, directeur général de l’Agence Juive, a institué une nouvelle pratique: la réunion «sur le terrain» de hauts responsables de l’Agence Juive: la semaine dernière, cette réunion a eu lieu au centre d’intégration de Mevasseret Tsion, où sont hébergés à l’heure actuelle un millier d’immigrants éthiopiens arrivés l’an dernier. Les membres du Forum se sont entretenus avec les familles d’immigrants et le personnel du centre d’intégration, et ont écouté trois chants du répertoire de la chorale d’enfants éthiopiens, sous la baguette de deux immigrants russes: deux chants en hébreu «Yierushalayim chel zahav» et «Eli, Eli», un en russe «Galinka»...

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LE JUDAÏSME BABYLONIEN ET SA CONTRIBUTION À LA SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE

Le Conseil sioniste a pris l’initiative d’une série de rencontres destinées à faire la rétrospective de l’histoire de la communauté juive irakienne, de sa culture spécifique et de sa contribution à l’essor d’Israël. Les premières rencontres se sont déroulées au Centre d’histoire du judaïsme babylonien, à Or Yehuda. Deux autres sont prévues dans le courant de ce mois.

Des personnalités politiques, intellectuelles et artistiques originaires d’Irak participeront à ces rencontres focalisées sur l’histoire du sionisme clandestin, l’aliya des Juifs irakiens, la culture matérielle de cette communauté, sa gastronomie et sa contribution dans les domaines de l’art et de la musique. Chaque réunion s’achèvera par une dégustation des spécialités de la cuisine juive irakienne.

Ces réunions et conférences s’inscrivent dans un nouveau projet du Conseil sioniste destiné à exposer au public les particularités des différentes ethnies d’Israël et intitulé «Tous partie d’un tout - le Peuple juif.» Moshé Ben-Atar, directeur général du Conseil sioniste, souligne qu’au cours de l’année seront organisées des assemblées marquant le cinquantenaire de l’immigration de masse en provenance des pays d’Afrique et d’Asie, en particulier de Boukhara, du Maroc et d’Iran.

Signalons qu’au moment de l’indépendance de l’État, la communauté juive irakienne recensait 120 000 membres. Et qu’il n’en reste que 50 à peine à Bagdad de nos jours.

Les personnes intéressées par la culture juive irakienne peuvent s’inscrire aux bureaux du Conseil sioniste, tél.: 02-6233971 et 6202215. Entrée: 45 shekels. Si les spécialités de la gastronomie juive irakienne vous attirent, essayez donc notre Recette de la semaine ci-dessous.

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PÂTE DE COINGS À L’IRAKIENNE

Ingrédients

1 kg de coings
1 kg de sucre
1 cuillerée à soupe de cannelle
1/2 tasse de noix concassées
1 tasse et demie de noix de coco
du papier sulfurisé

Préparation:

  • Rincer soigneusement les coings, les évider et les couper en quatre. Les placer dans une grande marmite, recouvrir d’eau et laisser cuire une demi-heure. Verser les coings dans une passoire avant de les peler. Les hacher menu et les remettre dans une marmite.

  • Ajouter sucre et cannelle et laisser cuire une demi-heure à feu doux. Remuer de temps en temps, et remettre à feu doux pendant une heure et demie, jusqu’à l’obtention d’un appareil souple et épais. Le mélange est prêt quand, en remuant, on voit le fond de la marmite.

  • Ajouter les noix et remuer. Déposer du papier sulfurisé sur un plateau et le saupoudrer de noix de coco. Verser l’appareil et former une couche régulière de pâte de coings. Saupoudrer de nouveau de noix de coco. Découper en rectangles ou en losanges et laisser reposer cinq heures au réfrigérateur avant de servir.

BON APPETIT!

Beteavon!

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